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Un visiteur
3,5
Publiée le 31 décembre 2014
Malgrès l'ambiance pesante, qui m'a aussi plongé dans la mélancolie, je trouve que c'est un bon film. Les acteurs impressionnants de vérité, et au fil de l'histoire on se sens étouffer sous la pression de se medecin froid et de ce train de vie, ou cette pauvre mère de famille n'est plus qu'une ombre, comme si elle n'existait plus. Une femme diminué devant ses enfants par un homme ayant une grande prise sur eux, un couple qui fini par ne plus se supporter, jusqu'a geste fatal. Très bon jeu d'acteurs.
Tout simplement fabuleux et tellement réel. Cette femme submergée par sa vie qui s'oublie et étouffe à petit feu avec ce médecin qui paralyse en plus leur vie par le moyen financier et un mari qui s'éloigne de plus en plus alors qu'elle en a de plus en plus besoin. C'est une réalisation parfaite qui montre autre chose que la cruauté mais bien comme le titre l'indique: perdre la raison. C'est poignant, d'une tristesse sans faille.D'un dépassement de soi et ses limites à supporter sa vie. J'aime beaucoup le moment de solitude dans sa voiture quand elle revient seule avec la chanson de Julien clair qui est un des moment fort du film.
un trio d' acteur excellent , l' enfermement de cette femme entre ces 2 hommes dont son mari d' une culture différente , le film devient même dur vers la fin où on voit l' aboutissement du film dont on s' attend dès le début , la musique du film fait penser au film la cérémonie de chabrol
Mais quel film que je viens de voir! Tiré d'un fait divers que je ne connaissais pas! (Bah oui...) où l'on est pris au tripe à observer cette descente aux enfers, cette situation étrange où une femme, se retrouve prise au piège dans un triangle affectif et culturel très malsain. Entre ce mécène qui contrôle la vie d'une famille qu'il finance "gracieusement" en instrumentalisant son mari. Mais quelle tragédie! Une puissance oppressante dû en grande partie à une réalisation intelligente! Avec ses plans en amorce porte/Mur/ etc qui isolent les personnages et créent cette masse émotionnelle étouffante qui grimpe par crescendo jusqu'à un final véritablement choquant! Comme il y a eu aucune erreur de casting... j'ai encore ces petits bouts de choux en tête! J'applaudis la démarche de ne pas rentrer dans le sensationnelle même si cela reste une fiction.
Un fait divers tragique interprété magistralement par Emilie Dequenne, Tahar Rahim et Niels Arestrup (3 acteurs magnifiques et puissants) et enrobé dans une mise en scène parfaite!! Un grand film.
Inspiré d'un tragique fait divers survenu en Belgique : le quintuple infanticide commis par Geneviève Lhermitte le 28 février 2007, Joachim Lafosse ne joue pas la carte du sensationnalisme (et donc de la facilité) loin de là, à propos de cette réalisation il déclare : Mon rôle, c'est de faire partager au spectateur la vie des personnages que j'ai mis en scène et de leur permettre d'appréhender le drame à travers un autre prisme. Je voulais montrer qu’un tel acte, dépeint comme "monstrueux", ne peut pas être le fruit du hasard. On dit que le crime infanticide est "impensable" : mon objectif est d'amener le spectateur à réfléchir sur ce qu'on qualifie trop souvent d'inexplicable, à poser un autre regard en me servant de l’outil fictionnel pour susciter un questionnement sur la perception de la réalité, tant par mon propre regard que par celui des spectateurs qui voient le film" La façon de filmer caméra à l'épaule est d'une efficacité redoutable, Joachim Lafosse signe ici sans aucun doute sa plus belle œuvre à ce jour. Emilie Dequenne est excellente et bouleversante dans son rôle de.. décomposition, quand à Tahar Rahim et Niels Arestrup ils sont tout aussi criant de vérité dans leur rôle respectif. "A perdre la raison" prouve encore une fois si besoin en était la qualité du cinéma Belge.
Film très fort, troublant, tragique sur un thème délicat. Le tout est bien mené de façon intelligente avec juste parfois quelques petites longueurs. Une interprétation magistrale d'Emilie Dequenne.
Le film est bien les acteurs très bon notamment Emilie Dequene, mais il reste une question essentiel a tout ca comment une mère pourrait trouver la force de tuer ses 4 enfants mais pas de se suicider après ?! pour moi toute cette histoire n'est pas claire jusqu’à aujourd'hui je ne pense pas que ce soit elle qui ai fait cette acte mais plutôt son mari ou le fameux docteur qui vampirisait leur vie. L 'attitude du médecin pour moi est satanique y a pas d'autre mot, et le meurtre des enfants à peut être été un actes rituel ou autre
Il est de ces films qui vous marquent et vous laisse un étrange sentiment à la fin, " A perdre la raison" est de ceux la! Inspiré d'un fait divers sensible, on a du mal à comprendre qu'une mère puisse de sans froid assassiner ses enfants mais ne pas parvenir à se suicider! Ce film ne donne pas d'explication à son geste il retranscrit le contexte dans lequel elle a évolué avant de commettre l'irrémédiable! C'est un beau film bien réalisé, parfaitement interprété mais qui n'en rend pas moins l'issue dramatique!
Finalement la seule fois où Emilie Duquenne est seule dans le cadre c’est lorsque dans une scène terrible où elle laisse éclater son désespoir en chantant un morceau de Julien Clerc. Elle sera seule face au gouffre. La musique du film dès le début donne une tonalité funèbre au film. C’est une lente marche, procession mortuaire. Là où on pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de mise en scène, parce que pas de travelling, pas de panoramique, pas de caméra qui virevolte, c’est là dans la concentration des plans sur les personnages, qui rendent l’étouffement mental dans lequel peu à peu est précipitée Murielle. Ce que pourrait dire le personnage, à sa psy, on le devine, on le sait même, et ça sans scène explicite. Donc l’intérêt n’est pas de deviner ce qui l’a poussé à ce crime affreux d’infanticide, mais dans l’extrême empathie et sensibilité avec lequel le sujet est traité : c’est de l’humain, il n’y a pas de machination, ce n’est pas Rosemary Baby, et ce que le film ramène, comme une vague qui vient caresser la plage et se retire, c’est un portrait de femmes marocaines, avec leur culture, et de occidentaux : on ne peut pas passer à côté de cet effroi que distille Niels Arestrup, une forme de néocolonialisme, immonde, très profonde, ancrée, c’est un personnage joué qui dit beaucoup, mais dont le for intérieur est d’une inexplicable noirceur, sous couvert d’une civilité et d’une bienveillance, un type que tout le monde voudrait avoir comme docteur, mais ce qu’il est en bien, verse dans sa face sombre : sa part maudite.
Le film est assez inégal et ceci est avant tout lié au fait que les personnages principaux sont assez inégaux également. Entre celui du médecin interprété par un impeccable Niels Arestrup très bien fouillé qui navigue entre sincérité et machiavélisme et qui du coup de retrouve tout en nuance et celui d Émilie Dequenne excellente elle aussi mais incroyable de passivité ce qui rend son personnage par moment difficilement crédible. Le scénario semble laisser quelques creux et raccourcis ce qui renforce ce sentiment de manque de crédibilité.
Film bouleversant et fort, les acteurs sont d'une justesse incroyable. L 'emprise y est décrite de façon "clinique" ce qui donne un ton réaliste à cette réalisation.