Michael Kohlhaas
Note moyenne
3,0
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270 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 août 2013
Les critiques souvent assez dures qui avaient accueilli la projection à Cannes ne m'avaient pas laissé envisager que je verrai un si bon film. J'ai en effet beaucoup aimé l'histoire complexe de Michael Kohlhaas, filmée avec beaucoup de rigueur et de justesse par Arnaud des Pallières, qui refuse toute facilité pour arriver à une œuvre qui donne à penser.

Dans les beaux et rudes paysages des Cévennes du XVIème siècle, Michael Kohlhaas est un homme prospère et heureux, puisqu'il a tout pour l'être: la sécurité d'un amour partagé, avec une femme et un enfant, une aisance matérielle et une activité dont il est fier, avec l'élevage de magnifiques chevaux. Kohlhaas est un homme libre, qui vit selon ses convictions protestantes et qu'on imagine plutôt privilégié dans un monde que l'on devine difficile. Mads Mikkelsen prête magnifiquement ses traits, forts et harmonieux, à ce personnage avec lequel il fait corps.
Jusqu'au jour où Michael Kohlhaas est victime des agissements malhonnêtes d'un petit baron local: deux de ses chevaux sont abîmés et un de ses valets est méchamment rossé. A compter de cet événement, le marchand de chevaux, qui menait jusque là une vie paisible, ne va cesser de tout mettre en œuvre pour réclamer justice, quel qu'en soit le prix, allant jusqu'à déclencher une guerre.

Arnaud des Pallières mène son film comme Kohlhaas mène sa quête: sans varier, sans jamais s'éloigner de son objectif. Il s'attache sans fioriture et sans effet aux pas de son personnage, ce qui a pu faire prononcer le mot ennui à certains. Il est vrai que durant les deux heures du film, l'esprit vagabonde parfois, mais Arnaud des Pallières sait toujours capter à nouveau l'attention de son spectateur et je dirais même davantage: il lui laisse la liberté de réfléchir.
Car enfin, quelle est réellement la motivation de Kohlhaas ? La justice, l'orgueil, le fanatisme ?
Et que penser de lui ? Bien sûr, sa quête de justice touche, car sur le fond, il a totalement raison, dramatiquement raison. Mais une fois encore que penser d'un homme prêt à mettre tellement dans la balance: sa famille, ses amis, son existence toute entière et même les innocents qu'il entraîne, des Don Quichotte ventripotents chevauchant des bidets fatigués ?
Kohlhaas émeut autant qu'il terrifie; car au final lui seul est comptable du sang qui est versé à profusion et qui jamais ne l'arrête.
Kohlhaas n'est ni pragmatique, ni politique, adjectifs à la connotation souvent négative, et pourtant, s'il l'était davantage ! Ces aspects apparaissent d'ailleurs nettement lors du face à face entre le marchand de chevaux et la princesse, Marguerite de Navarre, qui est, elle, politique jusqu'au bout de ses jolies mains jointes. Il s'agit d'un personnage magnifiquement abouti en une seule scène, interprété avec maestria par Roxanne Duran, une jeune comédienne de 20 ans qui m'a époustouflée.

De par sa droiture inflexible, Michael Kohlhaas est au final un homme incroyable, dont les dernières larmes gardent tout leur mystère. Un homme d'exception, qui donne vraiment envie de célébrer les hommes ordinaires.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2013
Une merveille comme je n'en n'ai pas vu depuis longtemps !
Pas de superflux, l'essentiel y est simplement mais magnifiquement.

Au delà de l'histoire relativement simple, MADS MIKKELSEN est d'une prestance incroyable ce qui donne à ce film toutes sa beauté, sa puissance.
Paysages et climat parfois rude, parfois chaleureux, musique douce et intense, c'est beau, c'est fort et c'est bouleversant.
lionelb30

545 abonnés 2 931 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2013
Film long , lent , peu d'action , peu de dialogue , des scènes qui durent... dommage car le sujet aurait pu donner un bon film et l'acteur principal est vraiment interressant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 août 2013
Magnifique engagement d'Arnaud de la Pailliére pour cette oeuvre théo/ philo/psycho qu'est Michael Kolhlaas. Une démarche méritoire qui a bien mérité sa sélection officielle à Cannes , ayant eu la chance d'être sur le tournage et de suivre l'aventure Cannoise, j'affirme pour ma part que plus tard loin du strass... On parlera longtemps de M'K, dans un contexte de culture et de partage d'idées, loin d'une pensée unique /stéréotypée. Arnaud à le courage de ses idées, il les a transposées sur l'écran, grande démarche de résistance à débattre plus sur France Culture ou dans des cafés philo' que sur le tapis rouge des marches... François Vernhes (GrandNours)
chatiment
chatiment

23 abonnés 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2013
Beaux paysages, un peu long mais le suspense jusqu'à la fin va-t'il mourir ou non ? Outre passer les droits ou s'en attribuer, quels en sont les conséquences ? Quel impacte sur les personnes ? Belle réflexion sur ce sujet dont l'origine est 2 chevaux
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 août 2013
Film éclatant .
La bande son est superbe notamment le vent lors de l'attaque du vallon qui est inoubliable. Bravo à l'équipe du son!
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2013
'aurais furieusement aimé aimer ce film, ne serait-ce que pour inviter tous mes lecteurs à y contempler de superbes paysages cévenols.

Malheureusement, il me faut avouer que le décor seul tient ses promesses, et j'y inclus le visage de Mads Mikkelsen, incroyable de.... la suite ici :
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 août 2013
A voir pour le 1er rôle. Les amateurs de longueurs, phrases laconiques, histoires décousues apprécieront. Dommage.
ISAO12
ISAO12

67 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2013
Film difficile sur l'injustice au moyen age avec un mad toujours exceptionnel .
riri2
riri2

30 abonnés 263 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2013
De l'excellente réflexion de Heinrich von Kleist sur la justice et la révolte, Arnaud des Pallières nous propose quelque chose de totalement abscons sans émotion, sans rythme et sans spectacle.

Certes, Arnaud des Pallières a du talent (mise en scène, image) masi on se demande ce qu'il a voulu faire avec ce film : si il a aimé la nouvelle, on dirait que cela ne l'intéresse pas du tout et le film passe totalement a côté de l'histoire.

Les personnages sont désincarnés, tout se passe du point de vue de Michael Kohlhaas peu personnifié. De nombreuses prestations sont très mauvaises (notamment la princesse), seul Denis Lavant dans le rôle de Luther est performant.

Le film s'étire en longueur, avec très peu de parole. Les paysages sont beau, la mise en scène parfois sublime mais dès qu'il s'agit de filmer l'histoire et les actions, Arnaud des Pallières s'enlise à filmer en gros plan...

Bref, je n'arrive pas trop a comprendre ce que l'on peut ressentir devant un tel film... Ni apathie ni empathie, ni réflexion ni spectacle, Michael Kohlhaas est un sacré raté...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 août 2013
Arnaud des Pallières a réussi un pari (et même des paris) risqués avec Michael Kohlhaas.

Michael Kohlhaas est un "Murder and revenge" se passant à la renaissance (et pouvant étonnamment être aussi d'actualité) avec Mads Mikkelsen jouant aussi bien le dresseur de chevaux animé par la haine, la tristesse et la vengeance que le célèbre anthropophage avant sa rencontre avec Clarisse ! Un grand chapeau à l'artiste qui réussi à nous transmettre et à nous raconter tant de choses avec le peu phrases lui étant réservées et dans une langue qui n'est pas la sienne.

Dit comme cela on pourrait penser que Mads Mikkelsen n'est pas souvent devant la caméra... Loin de là ! Mais le film se passe approximativement la moitié du temps dans un silence bruyant (ça peut paraître surprenant) et oppressant nous racontant tout sans un mot... Impressionnant !

Couplet à cet étonnant aspect sonore, on retrouve un film très esthétique, pudique, où de nombreuses choses ne sont que suggérées et qui se focalise sur certains détails et faisant confiance à notre imagination pour remplir les ellipses narratives. A une époque où la majorité des choses sont prémâchées et où notre imagination est de moins en moins sollicitée, ça fait un bien fou !

On peut aussi saluer l'équipe de dressage des chevaux présents du début à la fin du film, ce qui n'a pas dû être une mince affaire !

Que vous l'aimiez et le trouviez affreusement ennuyant, dans tous les cas ce film ne vous laissera pas indifférent !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 novembre 2014
Enfin un film historique dénué de souffle épique. C'est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force car il est original de voir des personnages aussi humbles qu'impuissants. Seigneurs et paysans semblent lutter en permanence contre leur destin et l'absence de justice. L'histoire de Kohlhaas fait de suite penser à celle Braveheart. Mais ici les personnages dégoulinent de boue et de vengeance plutôt que de grands sentiments et d'idéalisme. Mads Mikkelsen est encore une fois glaçant, et son tête-à-tête avec Denis Lavant est l'un des grands moments du film. Mais toute l'histoire manque d'un certain souffle épique qui m'a empêché de vibrer avec eux. Alors je ne demandais certes pas un Braveheart ou encore un Robin des Bois de Ridley Scott, mais quand même ... Il montait pourtant en puissance pendant toute la première heure. Chacun se faisait justice, les pions avançaient, les personnages se révèlaient. Et puis ensuite plus rien ... L'intrigue se perd en chemin et le potentiel se gâche, malgré quelques passages savoureux. Je dirais que c'est un film à voir pour son ambiance tout à fait singulière, ses paysages, sa musique, ses acteurs qui sonnent juste, ses confrontations douloureuses. C'est très dommage pour le reste.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2013
Sorte de docu-fiction sur la vie dans les Cévennes au XVIème siècle, Michael Kolhaas mélange images abruptes et sèches percutant le spectateur au travers du montage tranchant avec une quête de justice aux hérissements émotionnels des plus durs qui se ressentent derrière le regard des acteurs, des situations où tout menace d'exploser, ou Mad Mikkelsen se dresse comme un roc, à deux doigts de ravager ce qui l'entoure, mais gagnant une puissance impériale dans sa retenue imperturbable. Arnaud des Pallières explique qu'il souhaite saisir le vrai, dans son éclat tout acéré, le vrai qui blesse plus que tout autre. Et cela rejoint à merveille les thématiques du roman de Kleist, cette recherche de justice, pas si éloignée que ça (au niveau du fond, le traitement et l'esthétique en sont très loin) de celle que Fritz Lang a recherché tout au long de son œuvre, car la justice et la pure vérité doivent se rejoindre ici pour ne faire qu'un et s'appliquer sans concessions. Une philosophie que tous entrevoit et que Kohlhaas réussira seul à en porter le fardeau, sans promesses d'avenir, sans rien d'autre que son respect inébranlable dans le juste. Le cadre rocailleux de la nature dure et implacable ajoute la touche parfaite à ce tableau de vérité crue brutalement tracé.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2013
Arnaud DES Pallières, Heinrich VON Kleist, on est dans l'aristo, le classe, le coincé. J'rigole! Mais il est vrai que ce beau film a un côté un peu raide. On sent que les références du réalisateur sont lourdes: Ingmar Bergman, voire Carl Dreyer.... En tous cas, on ne peut que le féliciter d'avoir mis en images ce récit de Kleist, dont Volker Schlöndorff s'était déjà emparé (mais je n'ai pas souvenir que le film ait été distribué en France).

Michael Kohlhaas est un marchand de chevaux prospère, il aime sa femme (Delphine Chuillot), il a une très jolie petite fille (Mélusine Mayance). Un jour, partant à la foire avec plusieurs bêtes, il est arrêté par une barrière. Le jeune baron du coin a décidé, de façon tout à fait illégale, d'imposer un droit de passage. Kohlhass doit laisser en gage deux chevaux, et un valet. Lorsqu'il revient, le valet a été à moitié dévoré par les chiens du baron, et les chevaux amaigris, blessés ont été manifestement maltraités. Pour cet homme rigide, il n'y aura de paix que lorsque justice aura été faite: les chevaux doivent être rendus en état. Il nous fait penser à l'héroïne du film de Zhang Yimou, "Qiu Ju, Une femme chinoise", qui conduit sa famille au désastre pour avoir voulu qu'on reconnaisse son bon droit. Même inflexibilité, même obstination suicidaire.

Les plaintes en justice de Kohlhass sont rejetées: le baron a des relations. Sa femme part plaider sa cause auprès de la princesse de Navarre, Marguerite d'Angoulème. Elle revient gravement blessée -et meurt. Le révolté fédère alors une véritable armée de paysans, aux règles drastiques (pas de vol, pas de pillage) qui met la région à feu et à sang. La princesse va envoyer auprès de lui un prédicateur (Denis Lavant) pour tenter de raisonner ce bon chrétien, au nom du devoir d'obéissance: rien n'y fait -et le prédicateur repartira sans lui avoir donné l'absolution. Je ne vous raconte pas la fin -mais la dernière scène est époustouflante.

On a le plaisir de retrouver ce cher Bruno Ganz dans un personnage épisodique. Le charismatique Mads Mikkelsen prête magnifiquement son opacité naturelle au héros. Les austères paysages des Cévennes accueillent l'action dans leurs amples perspectives. Le travail de ce réalisateur plutôt marginal est magnifique, mais en même temps cette recherche d'esthétisme, cette lenteur revendiquée, cet hermétisme finissent par glacer le film: singulièrement, il manque d'humanité, et même d'émotion. Et c'est un peu dommage. Mais à voir, bien sûr, c'est si rare de trouver sur nos écrans un film d'une telle exigence! Tenez, je suis sûre que vous avez des ados que vous ne savez pas comment occuper en cette dernière semaine de vacances: envoyez les au cinéma! C'est pour eux. Surtout s'ils sont fans de Game of Thrones.....

Je me suis demandée à quelle race appartenaient les deux chevaux noirs (le très beau gris à longue crinière est peut être un lipizzan?). Quelle beauté! quels magnifiques animaux! En tous cas, vous aurez plus de plaisir à contempler leurs superbes croupes lustrées que le maigre fessier étique de Marina Vacth....
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2013
Beau film dans l'ensemble, malgré des scènes souvent trop longues et des dialogues parfois trop convenus. Le jeu parfait de Mad Mikkelson et la bande sonore remarquable sauvent largement cette oeuvre.
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