Trois décennies après avoir subi un terrible traumatisme Lydia vedette de la télévision pour son émission périodique sur la futile chasse aux fantômes, voit sa vie bouleversée lorsque sa fille Astrid, une adolescente rebelle (Tout comme elle a son âge), ouvre une porte vers l'au-delà. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que Beetlejuice le fantôme farceur ne revienne semer la pagaille !
Jus de scarabée, c'est ce farfadet clownesque dont il ne faut pas dire le nom trois fois ? Beetlejuice, Beetlejuice, … Avec le casting originel on retrouve tous nos petits démons ancrés dans leur folie, la famille Deetz et ses névroses. Mais aussi quelques nouveaux, Jenna Ortega dans le rôle d'Astrid, vous savez la Mercredi de la famille Adams, ce personnage lui va comme un gant. Monica Bellucci en femme morceaux recomposée, dévoreuse d'âmes. Mais encore, Danny DeVito, Willem Dafoe, Sami Slimane dans la peau de pittoresques morts. Même musique au générique que celle dont on se souvient et qu'on a aimé il y a 36 ans et on s'y croit déjà ! La grande scène du délire et de l'imaginaire est ouverte bienvenus messieurs, dames!
Squelettes et cadavres se côtoient dans la salle d'attente de la mort. Fantômes, morts vivants, revenants se disputent les places dans le long long rang de la file qui mène au guichet des admissions. C'est fou non ? Non c'est Tim Burton. Quand Astrid la polissonne ne veut en faire qu'à sa tête et fouille dans le grenier de la maison de son grand père disparu et découvre la maquette, les souvenirs de sa mère Lydia ressurgissent de plus en plus belle. Beetlejuice a grande hâte de faire son retour. C'est comme si vous entriez dans une de ces maisons hantées qui agrémentent les fêtes foraines. On rigole, on plaisante, mais une petite peur vous tient quand même. Régalez-vous. C'est le festival de l'horreur, comme il y a bien longtemps qu'on ne nous l'avait présenté. C'est la salsa du démon, The horror picture show, la Quatrième dimension, Creepshow, que du bonheur à vous empêcher de dormir. Ma note sera de 4,98 sur 5. Monsieur Burton votre Cinéma n'a pas pris une ride.