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Danny N.
122 abonnés
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5,0
Publiée le 12 juin 2014
ce film tourné en 2012 sort enfin mais dans quelques salles seulement et uniquement en VO imposée. Je viens d'y aller ce jeudi malgré la canicule insupportable à Lyon car le film sera retiré de l'affiche au bout de sa première semaine : il n'y avait qu'une seule personne dans la salle en plus de moi !!!
le film relate l'histoire véritable de Eric Lomax qui a été torturé atrocement pendant la guerre du Vietnam et qui retrouve son bourreau de nos jours.
les comédiens Jeremy Irvine et Hiroyuki Sanada ( ex SAN KU KAI !!!) sont absolument grandioses et bouleversants. J'ai pleuré plusieurs fois notamment lors des scènes de tortures à la limite du supportable. Je me doutais un peu de la fin car des critiques l'avaient dévoilée plus ou moins. Kidman émouvante, apporte une belle pièce à sa filmographie et Colin Firth est exceptionnel.
Eric Lomax (Jeremy Irvine), jeune lieutenant de 23 ans servant dans les Transmissions, est envoyé après la chute de Singapour (février 1942) en Birmanie avec d'autres compagnons d'infortune. Il va participer à l'édification du fameux pont sur la rivière Kwaï à Kanchanaburi, pièce maîtresse de la "voie ferrée de la mort" (415 kms entre Bangkok et Rangoon). 16.000 prisonniers de guerre mourront à cette tâche (et 60.000 civils autochtones asservis). Lomax a survécu (ainsi que ses camarades les plus proches), mais dans quel état ? Jeune sexagénaire (rôle assuré à cet âge par Colin Firth), il rencontre (dans un train écossais - c'est un passionné, qui a un savoir exhaustif à cet égard) Patti Wallace (Nicole Kidman - moins amidonnée qu'à l'habitude), une quadra ancienne infirmière, en tombe amoureux au premier regard, et l'épouse rapidement. Ce "The Railway Man" (titre original explicite - c'est un portrait d'Eric Lomax, l'"homme du rail") navigue entre le passé (la détention sous la férule japonaise) et le présent (années 80). Au résultat, devant la caméra de l'Australien Jonathan Teplitzky, pour une réalisation classique, cela donne un drame charpenté, "historique" (belle reconstitution, sachant ne pas faire du spectateur un voyeur - ne montrant de l'horreur que ce qui est nécessaire), mais avec une très importante dimension psychologique (force de l'amitié, stress post-traumatique, syndrome de Stockholm), sans oublier une dimension "morale", spoiler: de quête de rédemption pour l'ancien tortionnaire, et de pardon, pour sa victime (cependant - en épilogue - la moins bien amenée, par le scénario et la réalisation, la moins fluide) - aspects là davantage mélodramatiques. Epiques, poignantes, que ces "Voies du destin" (adaptation des mémoires d'Eric Lomax, disparu en 2012), et bien défendues par les 2 "Lomax" (jeune et vétéran), comme les 2 "Nagase" (le très zélé "interprète" japonais kenpei).
Enfin un film qui mérite ses étoiles ... Un scénario sans faille tiré d'une histoire véridique, des acteurs splendides, la mise en scène, tout est à saluer. Je vois beaucoup de films en ce moment et j'attendais de décerner "mon prix spécial"....
Je n'aurais qu'un mot, précipitez-vous !!! colin firth qui avait ébloui dans le "discours d'un roi" est tout aussi bon, convaincant si ce n'est meilleur dans ce film qui n'est en aucun cas une réplique du fameux "pont de la rivière Kwai" de David Lean, mais aborde un fait de cet épisode de la guerre, avec beaucoup de subtilité et de précision morale .... Ce film est beaucoup plus subtil et se compose de trois grandes parties, la rencontre avec Nicole Kidman, les souvenirs de guerre et la vengeance..... Avec une précision millimétrique, le film dose le présent et le passé (la seconde guerre mondiale en Birmanie)..... Magistral Colin Firth, mais aussi Horoyushi Sanada dans les rôles de Eric Lomax et de Nagase, soldat de l'empire du soleil levant..... Leurs histoires se rencontrent et la collision est pourrait on dire presque suffocante, chargée émotionnellement, ce que la direction d'acteurs et le jeu des acteurs créent à la perfection.... certaines scènes sont violentes et mieux vaut être armé moralement face aux scènes de torture..... Le film est, il faut le confesser déchirant à bien des niveaux et le scénario réserve beaucoup d'imprévus, sur un rythme lent et émotionnel, avec une musique de circonstance qui ajoute à la gravité des situations, qu'elles soient de guerre ou d'affect.... La photo impeccable et les dialogues pertinents, les relations humaines l'emportent tout au long du film, et imprègnent le spectateur..... Si vous cherchez de la grandeur et de l'émotion, ce film est plus qu'une surprise, c'est un vrai coup de cœur.......On peut souhaiter que le bouche à oreille fonctionne, c'est largement mérité....
un recit émouvant sur les traumatismes , la brutalité de la guerre et aussi le pardon et la reconcilliation!sur une page historique assez meconnue , le seul reproche serait Un certain manichéisme (les japonais sont particilièrement cruels )
C'est à un grand sujet que s'attaque ce film, basé sur une histoire vraie dans laquelle un ancien lieutenant écossais encore traumatisé par les tortures qu'il a subi alors qu'il était prisonnier des Japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale apprend que son tortionnaire est encore vivant. Il y a bien évidemment le traumatisme et la haine mais alors que la guerre est finie depuis des années, les deux hommes ne sont plus que de simples personnes qui ont eu leur lot de souffrances. La question est de savoir si le pardon est alors possible. Si le sujet est bien évidemment très fort et porté par un Colin Firth émouvant, "Les Voies du destin" ("The Railway Man" en version originale), le film n'en est pas moins maladroit, la faute à une mise en scène peu inspirée et à un scénario trop convenu qui convainc seulement dans sa deuxième partie, assez intense. Toute la première heure du film, sans être complètement inintéressante, ne se démarque pas assez de certains autres films du genre, beaucoup plus réussis.
Ce drame-biopic de Jonathan Teplitzky, "Les Voies du destin", qui s'inspire de la véritable et terrible vie d'Eric Lomax (le livre de ce dernier "The Railway Man" a été publié en 1995), officier de l'armée anglaise pendant la seconde guerre mondiale et capturé par les japonnais en 1942. A part l'interprétation de deux géants du cinéma, Colin Firth et Nicole Kidman, et d'un tout jeune acteur méritant, Jérémy Irvine (nommé meilleur espoir en 2012 The London Critics' Circle pour "Cheval de guerre"), le sujet des traumatismes de guerres à maintes fois été porté au cinéma. Ce n'est pas inutile toutefois de s'en remémorer...
Collin Firth et Jeremy Irvine jouent d'une même voix le tracé d'un personnage au travers de ses douleurs, de ses tourments et de leur dépassement. Avec un intérêt sans doute plus psychologique qu'historique, ce film reste fort et livre un bel exemple d'humanité et de pardon, avec ce qu'il faut d'émotions.
Frappé du label « histoire vraie », "Les Voies du Destin" bénéficie d'un Colin Firth irréprochable et surtout d'une imagerie parfaite avec des décors tout à fait somptueux. Mais engagée à grande vitesse sur la voie du pathos, le scénario ne suit pas et finit par vite décrocher pour n'être finalement qu'une leçon d'humanité se révélant mièvre et moralisatrice.
Le phénomène est d'une rigueur mathématique : aujourd'hui, n'importe quel livre trustant les têtes de gondole est directement adapté au cinéma. C'est inéluctable. Et le best-seller autobiographique d'Eric Lomax n'échappe pas à cette règle aussi implacable que 2 et 2 font 4. "Les Voies du Destin" prend pour toile de fond le calvaire enduré par cet ancien soldat britannique durant la Seconde Guerre mondiale où, fait prisonnier par les japonais avec sa section, il a été contraint de prendre part à la construction de « la voie ferré de la mort », une ligne de chemin de fer de plus de 400 kms reliant la Thaïlande à la Birmanie. C'est d'ailleurs sur le tracé de celle-ci qu'a été bâti un certain pont de la rivière Kwaï. Des décennies plus tard, ce traumatisme latent et indicible poussera son épouse à agir pour qu'il combatte ses vieux démons. Comme dans l'oscarisé "Le Discours d'un Roi", Colin Firth, idéal dans ce rôle, incarne à nouveau un homme blessé soutenu par une épouse dévouée. L'intrigue débute de façon légère, telle une comédie romantique, lorsque Lomax rencontre sa femme. Le destin, un brin pervers, veut d'ailleurs que cela ait lieu dans un train. Puis la construction narrative s'amorce en flashbacks, au gré des découvertes sur le sombre passé de son époux du personnage campé par une Nicole Kidman qui cabotine comme jamais. La reconstitution d'époque est vraiment grandiose et la mise en scène, certes académique, est très soignée. Mais le récit, romancé et fantasmé à outrance, accumule les effets appuyés et manque cruellement d'objectivité. Les soldats alliés ne sont que de pauvres victimes, braves et héroïques, tandis que les japonais sont cruels, mesquins et hystériques. Mais à la fin, les alliés, qui eux sont toujours justes et humains, offriront le pardon chrétien à leurs sauvages de bourreaux. Il s'agit-là toutefois d'un « beau » film, d'une « belle histoire » comme l'on dit, même si c'est littéralement plombé par un trop-plein de lourdeurs et d'effets lacrymaux. Car, au cours de son épilogue un brin pompeux, ce film à la dramaturgie voulue poignante mais finalement sans relief, nous offre une subtile leçon de morale : la haine c'est mal.
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Bon film tirée d'une histoire vraie. Colin Firth est remarquable dans ce role. Peut-on tout pardonné, même l'imaginable ? Allez voir le film pour le savoir.
Les Voies du destin, c’est une belle histoire humaine, une leçon qu’il faudra retenir toute sa vie, couplé avec une monstruosité de la Seconde Guerre Mondiale rarement évoquée dans les manuels d’Histoire.
Lisez la critique complète sur le blog de Marvelll.
pour ceux qui ont vu "Le pont de la rivière Kwaï", ce film est un juste retour aux réalités historiques. "The railway man" est une démonstration très émouvante de ce que peut être le syndrome de Stockholm, aux antipodes de la vision simpliste hollywoodienne de ce traumatisme...
J'en attendais peu, surtout avec deux acteurs peu réputés pour leur compétence (d'ailleurs, ils ne cassent pas trois pattes à un canard ici non plus). Néanmoins, avec ce coté flashback constant, qui nous plonge tantot dans son tourment de camp de torture, puis son tourment aujourd'hui face à ses cauchemars, l'histoire nous amène peu à peu vers cette rencontre, forte d'émotion, de colère, d'incompréhension pour finalement nous amener vers....je vous laisse voir le film :)