Pour sauver leur maison de retraite menacée de fermeture, 4 anciennes gloires de l'opéra acceptent, à l'occasion du gala annuel de l'établissement, de rechanter le quatuor de Rigoletto qui les avaient rendus célèbres 30 ans plus tôt. Les blessures du passé, les insuffisances du présent (les aigus ne sont plus ce qu'ils étaient) et ... les caprices de diva (on ne se change pas !) ne rendront pas la partie facile. Quel magnifique film, hommage à l'opéra et hymne à l'éternelle jeunesse ! On rit, on essuie une larme. Un régal ! Les acteurs sont tous épatants, mention spéciale à Tom Courtenay, bouleversant.
L'idée est simple, le scénario n'apporte pas de rebondissements majeurs une fois le décor planté, mais la régularité du décours temporel permet d'en suivre l'évolution "au jour le jour", avec les différents personnages. Les acteurs ont certes chacun un rôle à jouer, mais pour des personnages "humains", et ils brillent par leur justesse. Ça sonne juste, traitant avec humour des problèmes qui nous touchent tous un jour, et c'est agréable à regarder.
Un premier film pour Dustin Hoffman, dans le cadre d'une maison de retraite ou tous les pensionnaires sont d'anciens chanteurs d'Opera ou des musiciens. le problème c'est que le rythme est lent, et que la sauce ne prend pas. C'est pratiquement un huit-clos, et tout le film durant on attend des rebondissements qui ne viennent pas.
Plutôt ennuyeux, "Quartet" se dote tout de même d'un scénario intéressant. En effet, l'histoire est bien écrite. D'autre part, les acteurs jouent correctement. Néanmoins, la réalisation n'est pas excellente et la mise en scène est loin d'être drôle voire touchante malgré quelques bonnes petites scènes. Ainsi, le film n'est pas vriament captivant dans son ensemble, on a du mal à être pris dans l'oeuvre.
Au regard des critiques émises, je l'ai trouve un peu surnoté. Il est vrai que cette comédie a de l'humour et que le quatuor d'acteur remplit très bien son rôle mais entre un rythme pas assez soutenu, un scénario et une mise en scène correcte mais trop prévisible, j'ai le sentiment que le réalisateur n'a pris aucun risque avec son film. Et en cela, c'est dommage. L'ensemble est quand même tout à fait correct.
Une comédie dramatique d'automne tiède visant le vieillissement «Quartet» est le premier film de Dustin Hoffman, mais il a tiré une cartouche a blanc.
Adapté par Ronald Harwood à partir de sa propre fin des années 1990 stageplay, "Quartet" se déroule avec un vernis bien nantis respectueux et respectable, semblant croire que son casting merveilleux lui confère une sophistication automatique qui inocule contre des accusations de l'ennui.
Le film, cependant, n'offre pas grand chose, même dans la voie de soulèvement programmatique. Mais ses personnages sont si... directement dans leurs réactions émotionnelles, que le film prend rapidement les qualités narratives sans fioritures d'une série du petit écran, en l'absence d'un quelconque enjeu
. Il y a certes ceux qui parlent de la Maison Beecham qui aurait besoin d'argent, mais il n'y a pas d'antagoniste opposition donnée à cette menace vaguement défini -
en un mot, aucune motivations ou de subtilités d'engagement .
en bref "Quartet", offre un tas de personnages au service d'une histoire vide. 2.5
Un très bon film porté surtout par des acteurs brillants au sommet de leur art. La pudeur des sentiments est assez bien saisie par Dustin Hoffman qui a su dirigé brillamment ces acteurs. A voir
Un bon premier film pour Dustin Hoffman qui traite de deux sujets important pour lui la musique classique et la vieillesse. Il les mélange tous les deux avec brio. On a plaisir de redécouvrir (ou découvrir) les grands classiques de l'opéra. Un film So British avec un casting qu'on ne présente plus et qui nous démontre une nouvelle fois son talent. Mon point noir, est l'histoire, qui est déjà vu (sous d'autre forme) et qui n'amène rien de nouveau si ce n'est l'opéra. L'histoire traîne en longueur, pour un final qui se précipite et que l'on avait deviné dès le début. Et cette fin que nous attendions temps nous est finalement sucré. On passe un bon moment, la réalisation est super.
L'idée de départ est largement inspiré par La fin du jour, l'auteur ajoute juste un brin de romantisme. Un film honnête mais rien d'extraordinaire je préfère l'original plus riche en émotions.
Beaucoup d'acteurs et d'actrices plus ou moins talentueux s'essayent à la réalisation, un peu comme un rite de passage vers la postérité ou la reconnaissance, avec plus ou moins de bonheur. Dustin Hoffman n'ayant plus rien à prouver de par sa participation à de nombreuses réussites artistiques et/ou commerciales pouvait, lui, se permettre cet exercice pourtant périlleux. Il faut bien le reconnaître: là ou d'autres se vautrent, parfois lamentablement, lui réussit avec brio cette incursion dans un monde plutôt hermétique: la fin de vie de vieilles stars (Anglaises de surcroît!) d'un genre musical passablement élitiste. Et là, il nous délivre un message à la fois simple et merveilleux: l'amour et la passion sont éternels. Si çà, ce n'est pas une grande leçon d'humanité...
Dustin Hoffman s'est offert un petit plaisir personnel en filmant ce qui lui plait: des vieux écoutant de l'opéra, se remémorant leur passé, et qui intriguent toujours.
Dustin Hoffman livre un premier film , plutôt émouvant , porté par d'excellents acteurs. Même si je trouve que le thème de la vieillesse de l'artiste est un peu survolé.
Si on vous disait que vous passerez la fin de vos jours dans une maison de retraite paisible, réservée aux personnes mélomanes. Tout au long de la journée et où que vous alliez, la musique serait à vos côtés pour vous distraire, vous apaiser, et vous accompagner jusqu'au bout du chemin. C'est dans cette douce ambiance que Dustin Hoffman a choisit de placer son premier film, Quartet.
Reggie, Wilf et Cissy sont de proches amis, mais l'arrivée d'une nouvelle pensionnaire va bousculer la vie paisible de ce petit groupe. Le réalisateur en herbe nous propose de participer à leur quotidien, fait de ballade et de symphonie. Seulement, le film peine un peu à démarrer avant l'arrivée de truc. Peut-être qu'on insiste trop sur ces nombreuses musiques classiques en délaissant l'écriture et les dialogues. Il y a bien ce pseudo enjeu narratif pour garder le spectateur « en haleine », avec ce gala permettant la survie du domaine. Mais en définitive, Quartet est filmé au rythme de ses sujets, assez lentement.
La force de cette première oeuvre vient de ses quatre personnages principaux, composant un émouvant et juste tableau de la vieillesse. Billy Connolly ne veut pas vieillir et utilise l'humour et la grossièreté comme rempart à une mort prochaine. Le charme de ce groupe est apporté par Pauline Collins, qui perd la tête peu à peu mais qui possède une innocence que certaines personnes âgées ont encore. La nostalgie et le regret sont des ressentis qui font partie intégrante de cet âge avancé, et Maggie Smith le joue parfaitement bien. Quant à Tom Courtenay, il incarne probablement le sage qui aime ce qu'il devient, et qui arrive à pardonner malgré les aléas de la vie
Quartet est un film typiquement indépendant, avec cette touche humoristique à la sauce british. Nous sommes par ailleurs obligés de penser à Indian Palace (plus réussi) dans le traitement que le film fait de son sujet. Mais pourquoi Dustin Hoffman a t-il choisit ce thème comme premier film ? Peut-être parce qu'à 75 ans, lui aussi se sent vieillir et souhaite en parler. Simple et agréable à voir, ce film parlera surement plus à certains plutôt que d'autres.