Le BGG – Le Bon Gros Géant
Note moyenne
3,0
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278 critiques spectateurs

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Post-xMoVie
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11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2016
Ce qu’on apprécie chez certains cinéastes, c’est leur éclectisme, leur aptitude de passer d’un genre à son extrême opposé. Comme Martin Scorsese avait réalisé Hugo Cabret – qui tranche plutôt bien avec le reste de sa filmographie – Steven Spielberg, un de nos auteurs indémodables, signe Le BGG, dans la même veine qu’E.T. ou que Hook. Le roman de Roald Dahl était assurément parfait pour une belle œuvre toute poétique et délicate. Pourtant le film qu’en tire Spielberg témoigne de ses certaines « limites » à tout faire, trahissant ainsi une manière de faire des films presque obsolète. Explications.
Adapté du roman de Roald Dahl, l’histoire suit les aventures de Sophie, une fillette solitaire qui se fait enlever de son orphelinat par un géant cagoulé. Arrivée au « Pays des Géants », elle découvre tout un univers imaginaire, poétique, dans lequel son ravisseur est le bouc émissaire de neuf gros autres géants pas gentils… Certes, on aurait pu se passer de cette mièvrerie mais bon… C’est Spielberg, alors on lui pardonne pas mal de trucs, comme la fin hyper cliché du Pont des Espions. Mais nous, on le connaît depuis notre enfance : tant de films cultes, de souvenirs, d’émotion, de divertissement qu’on a un rapport sentimental avec ce réalisateur. On n’a pas pour autant renoncé à être exigeant concernant chacun de ses nouveaux films et avec Le BGG, quelque chose ne vas pas. C’est bancal de bout en bout. Le scénario, les personnages simplets, le rapport manichéen aux évènements, il ne reste que certains dialogues émouvants et une séquence onirique à sauver. Quand Sophie amène son ami géant chez la reine d’Angleterre, on est ahuri ; c’est si ridicule, si mal amené et mal fait ! Concours de pets, discussion à l’anglaise, puis hop !on part capturer les vilains géants avec des avions de guerre. Franchement, où sont passés le rêve et sa délicatesse ? Spielberg semble avoir perdu en cours de route sa voix de conteur généreux. Les effets spéciaux rendent « faux » ce pays où on est sensé apprendre l’étendu de notre imagination. La relation entre Sophie et son nouvel ami n’est même pas un récit d’initiation sur la beauté du songe ou une acceptation de l’irréel. On renonce vite à trouver un quelconque message.
Si le fond résonne creux, la forme est peut-être plus « esthétique », quoique toute cette synthèse fait pâtir le film d’un affreux manque de sincérité et de profondeur. Et pour cause la caméra joue habilement des effets de clair-obscur, de lumière, à un tel point que les « vraies » personnes dans les « vrais » décors paraissent sortir d’un jeu vidéo… De cette scène touchante – il y en a trois – où le BGG souffle un rêve dans la chambre d’un enfant à celle où il dévoile à Sophie qu’il faudra qu’elle se réveille, on ne saisit aucun cheminement propre, juste des racolages entre différentes séquences inégales. Cependant, si notre « tonton Spielberg » s’est converti – temporairement on l’espère – à ce cinéma guimauve, il n’a pas oublié de mentionner la puissance des rêves dans notre fonctionnement. D’autres l’ont déjà fait avant lui (on pense à Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles et bien d’autres) mais plus que tout, c’est une hymne à l’imaginaire, certes mal entonnée, qui nous redonne envie de voir les grands classiques du maître.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juillet 2016
Animation très bien faite. et puis l'histoire part dans l'étrange drôlerie incompréhensible niveau scénario... dommage...
Blog Be French
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48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mai 2016
Grande déception pour Steven Spielberg et son Bon Gros Géant, adaptation ultra-numérisée du livre de Roald Dahl où le réalisateur américain semble enchaîner les séquences sans jamais arriver à construire le film d'aventure merveilleux tant attendu. Même si l'on retrouve quelques signatures du grand maître ça et là, Spielberg orchestre assez difficilement cette fable dont l'héroïne (Ruby Barnhill) n'a pas le charisme suffisant pour emporter l'audimat.
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

347 abonnés 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2016
"Le magiciens Spielberg est de retour"...ah là là, les critiques ne croient pas si bien dire ! Je sort de la séance encore tout retourné de ce que je viens de voir, la claque mais quelle claque !^^
Et pourtant ce n'était pas avec grande impatience que j'attendais forcément ce film. Non pas que je n'y croyais pas non non, j'ai confiance en Spielberg qui plusieurs fois m'a bien fait plaisir (E.T, Indiana Jones, Tintin entre autres...), c'est juste que ce film se situait au beau milieu du torrent de Blockbusters et autres grosses productions sur ma liste à voir en cet été 2016 très chargé. C'est donc sans grandes attentes que je me suis décidé à aller tester ce nouveau film assez élogieusement critiqué lors du dernier festival de Cannes...et le résultat dépasse largement toutes mes attentes ! En coproduction avec Walt Disney Pictures, S.Spielberg pour son nouveau film, à choisit de piocher dans le large catalogue des oeuvres écrites par Roald Dahl (Mathilda, Charlie et la chocolatrie...) et d'apporter un nouveau souffle à l'histoire du Bon Gros Géant (BGG). Le récit se passe à Londres, Sophie, jeune orpheline croyant aux histoires merveilleuses vivant sous les dures règles de l'orphelinat passe ses nuits à observer les ombres qui courent dans l'obscurité jusqu'à cette nuit ou l'enfant est enlevée par un géant de 7 mètres; ce dernier la conduit chez lui, au pays des géants. D'abords hostile au colosse, la petite découvre très vite que sous cette apparence terrifiante se cache un être pur et très gentil. Les deux apprennent à faire connaissance l'un l'autre mais cette amitié est menacée par les autres géants de la tribus, bien moins sympathiques et mangeurs d'hommes. Pour se défendre de ces brutes, Sophie et le BGG décident de demander l'aide d'une personne haut placée...la Reine d'Angleterre, rien que ça^^. Voilà pour le pitch global du film.
Et qu'est ce ça fait du bien ! Quel film incroyable ! Le BGG est un véritable enchantement de tous les instants ! Une histoire pleine de magie, d'aventure et d'amitié qui vous fait littéralement voyager dans le temps et vous fait redevenir un enfant de 8 ans., c'est magique,. Serte ça a ce caractère naïf mais on prend un grand plaisir à suivre les péripéties de ce sympathique géant et de cette fillette intrépide. C'est inventif, bien pensé et on arrive facilement à ressentir cette touche de magie made in Disney à la Peter Pan, semblable à celle des bon vieux grands classiques de la boîtes à Mickey. Le récit prend son temps pour introduire et développer cette belle amitié qui s'installe entre les protagonistes, un soin narratif qui permet à chaque scène de dégager son lot d'émotion. On rigole, tantôt on est ému (presque aux larmes), et sans parler du visuel qui est absolument sublime ! Mention spéciale à la scène de spoiler: la chasse aux rêves au pied de l'arbre à rêve. Tous ces plans sur l'arbre gigantesque et toutes ces lumières bleus/dorées brillantes qui scintillent comme des lucioles en se déplaçant à toutes vitesse, le ciel étoilé et les reflets sur le lac...^^
et c'est pas comme si j'avais eu la bouche et les yeux grand ouverts hein ^^. Les personnages sont hyper attachants, vraiment on s'y attache tout de suite, dès leur première apparition. D'abords la petite Sophie qui nous rend directement complice de sa veillée tardive à l'orphelinat, on découvre à travers ses yeux d'enfants en quête de rêve et d'aventure cet univers gigantesque (c'est bien le cas de le dire^^). Mignonne, calme, intelligente, on est admiratif devant sa détermination et son courage, chapeau à la petite Ruby Barnhill pour son jeu d'acteur excellent. Le Bon Gros Géant, très attachants également par son caractère poli et attentionné, amusant par sa fâcheuse tendance à s'emmêler les pinceaux verbalement et dans son vocabulaire, et un personnage doté d'un très beau sens moral. spoiler: L'idée de faire de lui un chasseur et un gardien de rêves (matérialisés sous forme de loupiotes colorées brillantes fait de lui quelqu'un de très généreux, toujours soucieux du bonheur des autres.
On a aussi pitié de lui car il est spoiler: persécuté par ses paires
. Mark Rylance a vraiment bien assuré dans la peu de ce personnage unique, il en va de même pour Danny Boon au doublage Français qui vraiment s'est investit à fond et son timbre de voix correspond très bien à ce géant au grand coeur. La Reine d'Angleterre est convaincante aussi bien qu'on la voit moins. Sinon, autre grande qualité du film, l'humour fait mouche ! Déjà par les décalages de langues entre Sophie et le bon gros géant mais également grâce aux éléments du pays des géants comme la limonade pétillante à l'envers (dont j'ai oublié le nom), la différence de tailles qui amène aussi pas mal de situation rigolotes comme spoiler: la scène du déjeuné à Buckingham palace, avec tous les soldats aux petits (ou plutôt grands dans ce cas là^^) soins du géant
. On notera aussi le superbe travail de John Williams à la composition de la bande originale du film, cette musique imprègne toute la féerie de cette aventure. On pourrait éventuellement faire deux trois petits reproches au film bien sûr, il y a toujours à débattre, je pense surtout au fait que spoiler: les géants soient vaincus un peu trop rapidement à la fin
mais bon c'est de l'ordre du chipotage. Pour ma part j'ai passé un moment tellement agréable que bon, malgré quelques petites lacunes ici et là, il m'est impossible de mettre moins que 5/5, ce film le mérite. Merci Spielberg pour ce bijoux cinématographique, le BGG est un enchantement de tous les instants pour petits et grand avec lequel vous êtes sur de retomber en enfance.
VinzParker
VinzParker

46 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2016
Beaucoup de cinéphiles comme moi ont été bercés par les films de Steven Spielberg, tous intemporels dont ils représentaient à eux seuls l'âme du cinéma et qui nous incitaient à payer notre place pour s'évader loin de notre quotidien pendant 2 heures... Je veux bien sûr parler de la magie du cinéma, et Steven Spielberg en est le maître absolu. D'ailleurs, son dernier film, "Le Bon Gros Géant", ne va pas me contredire sur l'impression que j'ai pour cet homme car le magicien est bel et bien de retour..
En effet, cette fable permet au spectateur de retrouver le "Steven Spielberg" d'antan qui nous a fait rêver avec des films magiques dont « Le BGG » complète merveilleusement cette lignée. S'inspirant de l'oeuvre de Roald Dahl écrite en 1982, ce film raconte la fabuleuse amitié entre un Géant de 7 mètres et Sophie, une jeune orpheline âgée de 10 ans. Même s'il l'emmène par obligation au Pays des Géants spoiler: où l'on rencontre d'effroyables Géants mangeurs d'Homme de terre
, Le Géant éprouvera de la sympathie au fil du temps pour cette fille curieuse et courageuse qui apprendra d'elle et vice-versa..
Ruby Barnhill fait ses premiers pas au cinéma, et elle se débrouille super bien pour son âge, surtout que le défi était de taille car la plupart des personnages sont en « motion capture », hormis, a Reine d'Angleterre et ses serviteurs entres autres( spoiler: la scène au palais de Buckingham est jubilatoire, j'en pouvais plus tellement je riais
). Le BGG est incarné par Mark Rylance, un acteur génial qui arrive à nous faire rire et à nous émouvoir par son regard expressif lorsque la caméra s'avance sur son visage, dont on reconnaît tout le talent de Weta Digital sur ces effets spéciaux impressionnants..
Après "E.T.", Steven Spielberg retrouve son âme d'enfant, guidé par la plume de sa scénariste Melissa Mathison, qui avait le secret de toucher le spectateur, mais qui nous a quitté prématurément en novembre dernier suite à un cancer en nous laissant comme héritage un récit captivant, constructif, jouissif et émouvant. Elle a réussi à adapter « le BGG » sous plusieurs angles afin de plaire aux petits comme aux grands, qui ne verront pas un simple divertissement mais bien un film envoûtant porteur de messages forts et passionnants. Le film évite les clichés et les longueurs pour ne garder que le meilleur, à savoir un mélange savoureux d'humour, d'émotion et de bons sentiments. Un chef d'oeuvre de poésie qui nous démontre que l'amitié peut être la plus belle preuve d'amour de la vie, avec deux êtres complètement opposés mais qui vont se rassembler pour une même cause : continuer à faire vivre les rêves des enfants du monde entier..
Steven Spielberg ne change jamais son équipe, quelque soit le genre de film qu'il va réaliser, comme c'est le cas par exemple pour Janusz Kaminski. Il nous offre une parfaite photographie, notamment spoiler: à l'intérieur de la grotte du BGG ou durant la scène finale en plan-séquence pour être au plus proche de l'action et des personnages
. Il y a aussi Rick Carter qui s'occupe des décors fabuleux spoiler: (ex : la grotte du BGG, La ville de Londres, l'arbre des rêves au Pays des Géants,...)
, accompagné par Robert Stromberg. Le duo avait par ailleurs remporté l'Oscar des meilleurs décors en 2010 pour « Avatar », n'est-ce pas emballant ? ^^
Pour finir sur cette critique les amis, je voudrais féliciter John Williams, qui nous éblouit une fois de plus à chaque note de musique. On ne peut être qu'admiratif de cet homme sensationnel dont Steven Spielberg a de la chance de l'avoir à ses côtés. Pas étonnant qu'il est des nominations aux Oscars presque chaque année, et cela n'est pas près de changer..
Dahrar
Dahrar

33 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2016
Pour son retour au cinéma d'enfance, Spielberg déçoit. Le merveilleux ne l'est jamais ou alors si mal amené qu'on n'y croit pas et lorsque le monde fantastique se confronte au réel, il nous décourage d'essayer d'y croire à force de blagues potaches très appuyées et de bonhommie gênantes.
On retiendra les effets visuels bluffants et un film malgré tout plein d'honnêteté. Meilleur que beaucoup de productions du moment, on est juste déçu en lisant le nom de Spielberg dont on attendait plus.
Romain J.
Romain J.

65 abonnés 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2016
D'une beauté sidérante, le BGG souffre de son écriture maladroite et de longueurs indiscutables. Malgré tout, l'émotion est prégnante et le film de s'inscrire logiquement dans la carrière et les thématiques du cinéaste.

Critique complète ici.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2016
Ca fait plaisir de retrouver un aussi bon Spielberg dans ce genre de films , Son BGG n'est peut être pas aussi bon que son E.T d'antan mais il vaut quand même largement le coup d'oeil rien que pour la qualité visuelle du Géant et des décors. Ensuite, l'histoire plus ou moins connue est vraiment sympa: Simple et divertissante, grands et petits devraient y trouver leur bonheur! En tout cas, ce fut mon cas et celui des plus jeunes qui ont même applaudi a la fin du film!!! Oui, très bon public parce que je n'irai pt être pas jusque-là non plus! Il y a du rythme, quelques rebondissements et quelques gags par ci par là, et de l'émotion mais peut-être un poil pas assez pour atteindre le niveau des E.T ou de certains Pixar par exemple. Le Géant a beau être extra: Gentil, attachant tout comme l' adorable petite fille, je n'ai pas été aussi ému que ce à quoi je m'attendais. J'en suis ressorti malgré tout ravi d'avoir vu cette aventure !
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