D'une générosité visuelle débordant incontestablement d'inventivité, "Jupiter Ascending" puise dans tous les archétypes du conte de fée pour construire une intrigue qui en conserve la pure naïveté dans un space-opera à la mythologie pourtant complexe et plutôt bien établie en seulement quelques dialogues.
Le film est un véritable vivier de références en matière de contes. Tout d'abord par le destin du personnage de Jupiter, évidemment, femme de ménage immigrée découvrant sa véritable nature de reine intergalactique qui tombe amoureuse de son "Chasseur" mi-homme mi-"Bête" amené à devenir "Prince", "Cendrillon" et "La Belle et la Bête" sont ouvertement cités dans le film. Mais aussi par des références plus ou moins implicites comme, parmi tant d'autres, cette dynastie réduite à deux frères et une sœur gouvernant l'univers qui rappelle une version dégénérée du monde du "Magicien d'Oz" (Jupiter est d'ailleurs clairement une Dorothy 2.0 dans ce monde fantastique qui s'offre à elle), le plus maléfique d'entre eux, Balem (génial Eddie Redmayne), s'apparente même à la Méchante Sorcière de l'Ouest avec son armée de singes...euh...lézards volants. Qui plus est, le film fait des clins d'œil appuyés à quelques uns de ses confrères cinématographiques au détour de quelques scènes comme avec cette utilisation jubilatoire d'aliens "familiers" dans un champ et qui se termine par une scène où le méchant Balem appelle son serviteur "M.Night" ou cette auto-référence de la part des Wachowski sur l'utilisation des humains par des êtres supérieurs.
Seul petit bémol dans tout cela, le manque cruel d'alchimie entre Mila Kunis et Channing Tatum, alors qu'ils sont plutôt convaincants séparément et que leur amour naissant devrait être un des points névralgiques du film, les séquences plus intimistes qu'ils partagent restent définitivement plates, il manque cette étincelle qui aurait permis au film de devenir un des sommets du genre.
Mais après tout, peu importe tant les morceaux de bravoure visuellement hallucinants dont seuls les Wachowski semblent à l'heure actuelle capables s'enchaînent à une telle vitesse pendant plus de deux heures laissant le gamin de 10 ans qui sommeille au fond de nous béat d'émerveillement, un peu comme si l'on découvrait un space-opera pour la première fois.
Merci encore à vous, les "gars", de m'avoir rattrapé, après les deux derniers volets décevants de "Matrix", au détour d'un virage avec "Speed Racer", de m'avoir envoyé au septième ciel avec "Cloud Atlas" et de continuer à me laisser en orbite avec ce "Jupiter Ascending". Punaise, mais vous allez me faire quoi dans le prochain ?
Comment les Wachowski ont-ils fait pour tomber aussi bas ? Ont-ils vraiment à ce point perdu leur maîtrise des scènes d'action, leur capacité à créer un univers visuel original et esthétique ? Le constat est bien triste et rien ne vient sauver ce naufrage (certainement pas un casting à la rue, des dialogues insipides et un scénario qui se voudrait complexe mais qui est juste confus et banal).
Un bon gros navet comme la belle Mila Kunis nous a si bien habitué. Très honnêtement j'ai strictement rien compris au film. Heureusement qu'il y a les effets spéciaux pour sauver un peu se désastre. Une chance que je ne l'ai pas vu au cinéma, j'aurais été obligée de sortir avant la fin. Même la bande originale est mauvaise.
Esthétique irréprochable, musique fabuleuse, mais scénario un peu lourd alors que l'histoire est simple. De vagues relents de matrix 3 sont à souligner. Les Washowskis sont tout de même passés maîtres dans la création d'univers futuristes / alternatifs :-)
Jupiter bénéficie d'une esthétique sublime, c'est d'ailleurs ce qui le sauve de la cata car pour le reste, on perçoit des prémices de bonnes idées dans le scénario mais tellement mal exploitées, mal interprétées et mal mises en scènes (on a parfois carrément l'impression qu'il manque des scènes !!) qu'on frise le ridicule à plusieurs reprises... Les acteurs, peu convaincants, ne sont pas là non plus pour relever le niveau... Il manque trop d'ingrédients à cet ambitieux projet pour en faire une réussite, malgré les scènes d'action qui sont, elles, exceptionnelles !
Ce film, qui tire son inspiration dans Star wars, dans Dune mais aussi dans le magicien d'Oz, sans pour autant toutefois égaler aucun des trois, est malheureusement gâché par un manque de profondeur dans son écriture qui du coup fait qu'à la fin il ne nous reste qu'une impression, quelques superbes décors et costumes, des scènes d'action souvent brouillonnes et amputables, mais surtout peu de choses sur la psychologie des personnages (dont le jeu d'acteur est pourtant à la hauteur), leur implication dans ce qui se trame et leur imbrication les uns par rapport aux autres, tout finalement se passe vite et est cousu de fil blanc spoiler: elle tombe vite amoureuse du vaillant "chevalier rollerskater" qui va la sauver des griffes des méchants envers et contre tout, même des éléments .
C'est dommage, car ce film avait bien des choses pour lui.
Le scénario est idiot, c'est hyper bruyant, l'humour tombe à plat et les scènes d'action sont trop chargées pour qu'on y comprenne quelque chose. Mais malgré cela, il a un certain charme ce film. Les décors numériques sont souvent grandioses et donnent une esthétique sublime aux mondes imaginés par les Wachowski. J'aurais aimé que la dernière trilogie de Lucas ressemble à ça. Jupiter ascending est globalement raté mais son univers est réussi. A voir, en faisant une pause toutes les 1/2h pour éviter de finir sourd et aveugle.
Jupiter:le le destin de l'Univers. C'est comment dire:.... un apéro sans cacahuète. Oui voilà, tu t'attends à une entrée qui te fais saliver, mais tu passes direct au desssert amert qui a oublié d'être poivré. En résumé, Jupiter, Mercure ou Pluton, sacrilège, tu ne regarderas pas au risque de casser ton écran LCD!
(...) "Jupiter ascending" ne manque ni de spectacle, ni de puissance. Il divertit sans problème et remplit le cahier des charges du blockbuster familial à n'en pas douter. A une exception près : le film a malheureusement le même défaut que les deux derniers Matrix de la trilogie : un propos scientifico-scientifique inutilement pompeux qui sert plus à meubler et justifier l'action, qu'à délivrer une véritable intrigue soignée. Les fanboys retrouveront avec plaisir les références ciblées de l'oeuvre majeure des Wachowski, mais cela suffit-t-il à convaincre ? A mon sens, non car il manque à "Jupiter ascending" le plus scénaristique qui aurait pu le faire passer la case "A ne pas manquer" à la case "Bien mais perfectible"...
Assez surprenant ! J'ai commencé ce film sans grande conviction : aux vues de l'affiche, du synopsis et du casting, je m'étais dit "... mouais ça m'a tout l'air d'un bon gros navet hollywoodiens mais peut être est-il sciencefictoesthétiquement valable ?" Je ne me suis pas trompé : j'aime assez Channing Tatum (même s'ils ont clairement loosé sur le bouc blond) et c'est toujours un plaisir d’apercevoir Boromir, quant à la belle Mila ... je passerai sur son rôle de reine de l'univers nymphomane ... après ... l'histoire casse pas trois pattes à un canard unijambiste ... par contre je ne m'attendais pas à prendre une telle claque visuelle : les scènes d'action/combat sont juste à couper le souffle, le design impeccable (à part le bouc de Channing une fois de plus ...) et l'univers globalement intéressant ! Je recommande donc ce film aux fans de SF qui n'ont pas envie de trop réfléchir !
Le film commence et BAM ! course poursuite, explosions, bagarres, lasers, spaceship et méchants reptiliens. Mis à part quelques lenteurs, on n’a pas de répit ou le temps d’apprécier les enjeux. D’un côté c’est ce que demande le peuple : un film bourré d’action et d’effets spéciaux époustouflants, mais d’un autre côté on n’a pas vraiment le temps de comprendre où le film veut nous emmener. Et étrangement cela semble voulu… la morale, on la comprend longtemps après, en réfléchissant au film et la dernière scène où la reine de Terre (et même plus) est contente de nettoyer les chiottes. Pour les Wachowski, cette histoire fait écho à Matrix et vient contrecarrer son individualisme (un élu au super pouvoirs) pour nous livrer une réponse au bonheur tellement humble qu’elle en devient insatisfaisante pour le spectateur à accepter. Bref un film qui déborde de superlatif pour faire passer le simple message qu’une vie banale est probablement notre plus heureuse perspective…
Pitié, le film est interminable, la seconde partie un prétexte pour une diarrhée visuelle, les enjeux difficilement compréhensibles, et les acteurs ont du mal à trouver le ton juste....pas grand chose à retenir de ce film...