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NeoLain
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2,5
Publiée le 30 mai 2013
Cauchemar bien joyeux du moins pas pour le dormeur éveiller, ce qui l'entoure sautille tout autour de lui, visuel au clair de la lune mon ami Pierrot. Attachant et très soigner.
Les trucages sont évidemment très réussi, mais bon Le Cauchemar n’a rien de franchement flippant. On constate juste devant notre écran qu’un homme rêve d’une très belle femme assise au bord du lit et cette dernière se met à se transformer en ménestrel ou encore en Pierrot. Cela reste tout de même évidemment agréable à suivre et assez attachant parce que l’ensemble est fort bien conçu, mais bon ne vous attendez pas à subir une très grande frousse.
Et Dieu créa Méliès . Et une fois de plus , Méliès nous enchanta . Le cauchemar réunit les thèmes auxquels sont attachés , le prodige des débuts du cinéma à savoir la distinction entre le rêve et la réalité , l'atmosphère fantastique , les visions . Et que dire , si ce n'est qu'il est si rare de voir un objet cinématographique aussi beau , élégant , stylisé , soigné , poético-cauchemardesque ? Pas grand chose mais permettons nous juste de crier "Au génie ! " .
Le Cauchemar s’inscrit dans la continuité des premières expériences de Georges Méliès, tout en marquant une évolution nette vers la mise en scène. Réalisé en 1896 au théâtre Robert-Houdin, le film montre un homme endormi, bientôt envahi par des visions inquiétantes et irréelles. Contrairement aux vues documentaires, il ne s’agit plus d’enregistrer un fragment du réel, mais de représenter un état mental, celui du rêve transformé en cauchemar.
Le film repose sur une succession d’apparitions, de disparitions et de métamorphoses obtenues par des trucages simples mais pleinement assumés. Le décor devient instable, les corps surgissent sans logique réaliste, et l’espace bascule continuellement entre réel et imaginaire. Méliès utilise le cinéma pour donner une forme visible à l’invisible, explorant des thématiques nouvelles pour l’époque : le rêve, la peur intérieure, la frontière poreuse entre fantasme et réalité.
J’ai apprécié cette œuvre en ce qu’elle marque une étape claire dans le travail de Méliès. On sent ici qu’il ne s’agit plus seulement de produire un truc isolé, mais de construire une véritable situation, avec un espace, un corps et un regard mis en jeu. La mise en scène prend une place centrale, et le film affirme une intention plus affirmée.
Le cinéma entre ici dans la tête : rêve, fantasme, inconscient.