Grand Départ…Mouaich…il y avait pourtant tous les ingrédients pour en faire un bon film. Deux frères très différents de par leurs boulots, leur sexualité, leur manière de vivre, un peu en conflit, voient leurs vies chamboulées quand leur père commence à perdre la boule.
On est le cul entre deux chaises pendant une heure trente : quand ça se veut être une comédie, c’est raté, quand ça frôle le drame ce n’est pas assez appuyé, quand l’histoire commence enfin à nous intéresser c’est par intermittence. Ca part dans tous les sens, c’est maintes fois téléphoné, on est en terrain tellement connu, qu’il y a de nombreuses scènes que l’on n’a pas envie de voir car on sait exactement ce qu’elles vont contenir. Le monde de l’entreprise est mal dépeint, la famille est mal décrite, ce n’est pas très bien raconté, ni même ficelé, ni bien monté, ni rien…
A côté de cela j’ai vu des films bien pires cette année, c’est pourquoi je ne vais pas m’acharner davantage. Encore un mot sur les comédiens ? Jérémie Elkaim surjoue un peu, en restant justement « en dessous », oui je sais c’est compliqué à expliquer…c’est comme un genre de fausse modestie théâtrale. Pio Marmai est pas mal par moments, mais au bout du compte il y a comme un manque…Seuls Eddy Mitchell et Chantal Lauby tirent leurs épingles du jeu, comme quoi l’expérience, ça change tout !
En fait, avec 24 heures de recul, ce film, je m’en fous.