Fable initiatique, film de guerre apocalyptique à la sauce teen movie, How I Live Now déborde d’ambition mais ne parvient pas toujours à incarner pleinement les genres et les thèmes qu’il veut aborder, en résulte ce mélange frustrant entre moments fulgurants et séquences vraiment chiantes. En somme une sorte de balade champêtre à la fois légère et cruelle, formidablement portée par Saoirse Ronan, une fois de plus éblouissante.
Film intéressant et original. Le début est un peu lent et ennuyeux, l'histoire se met en place, on apprend à connaître les personnages. Ensuite, à partir du moment où arrive l'évacuation forcée des lieux, le film prend de l'ampleur et c'est nettement mieux, cela devient prenant et captivant. La jeune actrice principale est très bien.
Vraiment injustement descendu par la presse, How I Live est une petite bombe (si j'ose dire) naviguant entre romance, drame, action sans jamais se perdre. Le spectateur est littéralement embarqué, un bonheur.
Ce film, en dépit de ses imperfections, aurait mérité une ambition que le cinéma n'aurait pu lui offrir sans un énorme budget, ou comme l'aurait fait une mini-série TV où l'on aurait pu trouver le temps d'accentuer divers enjeux à peine survolés. Ceux-ci révélant d'autant plus les prémisses d'un réel potentiel finalement assez frustrant, mais qui montre que l'on a su se concentrer sur la progression de la protagoniste. La seule autre alternative aurait été de miser sur un scénario déconstruit, la première partie de la version actuelle pouvant remplir de flashbacks une seconde partie qui aurait composé la trame principale du film à la sauce apocalyptique, illustrant ainsi un paradis perdu (innocence), seule échappatoire à la triste réalité de la guerre (passage au monde adulte) brutalement apparue : l'adolescence survient très/trop vite avec l'histoire sentimentale, ce qui mène d'autant plus vite les personnages vers la quête de leur propre liberté, là où les adultes sont trop éloignés de leur innocence pour tenter quoi que ce soit d'aventureux (perte de leur idéalisme). Un film boutonneux, mais pas tant que ça, avec une héroïne, à défaut d'être sympathique, très pragmatique dans l'action, finalement presque plus crédible que celle d'Hunger Games, même si la comparaison s'arrête là.
un film que j'ai bien aimé visionner. L'histoire d'adolescents dans un contexte de guerre qui se retrouvent livrés à eux mêmes. Quelques scènes un peu choquantes mais ce n'est pas ce que j'en retiens. Les sentiments, la difficulté à vivre sa vie d'ado avec ses doutes et son mal être, l'amour ... Bien et bon moment
J’ai longtemps hésité avant d’aller voir ce dernier film de Kévin Macdonald. Le Dernier roi d’Écosse m’avait paru être une alchimie intéressante entre biopic et fiction, réalisée avec peu de moyen en plus d’être portée par un Forest Whitaker transcendé et habité par son rôle. C’est de nouveau le cas avec How I Live Now. Le réalisateur prouve une nouvelle fois qu’il n’a aucun lien de parenté avec le géant américain (cousin éloigné Ronald), usine à rêve et à oseille pour certains, usine à obésité, diabète, hypertension artérielle, cancers et j’en passe et des meilleurs pour d’autres. Des critiques négatives que j’ai pu lire au sujet du film, la majorité faites par la presse, semble ressortir ce concept du « film pour ado » au questionnement existentiel futile, et à la romance tirée par les cheveux. Il est important de souligner cette idée parce que le film n’appartient pas à cette catégorie un peu fourre-tout du teenage movie, d’une moins pas totalement. Cela vient surement du fait que c’est une adaptation d’un livre éponyme pour teenage. Avec un livre comme base narrative et scénaristique, mieux vaut en reprendre l’essence, du moins un minimum, si on ne veut pas être traité d’hérétique par la suite.
Dès les premières secondes du générique, le ton est donné. Des paroles se font entendre et s’entremêlent. Ce sont celles de Daisy. Plus personne ne l’appelle Elisabeth. Ces bribes de pensée constituent une sorte de double « schizophrénique » qui s’exprime par l’intermédiaire de ce monologue intérieur. Monologue qui nous permet d’entrer dans cet univers alternatif du film à la croisée des genres – du film de guerre post-apocalyptique en passant par le drame, la romance sans oublier la science-fiction et un générique aux allures de court-film expérimental – par l’intermédiaire de son héroïne. Ces voix, ces pensées, qui se rapprochent d’une voix-off, habilitent l’immersion dans la psyché du personnage et nous permettent de faire connaissance avec cette adolescente quelque peu torturée, comme emprisonnée dans des normes et des cadres qu’elle se fixe mais aussi que la société, à la fois future et « actuelle », détermine. La musique signée Jon Hopkins - par ses sonorités à la fois « fragiles », sombres, irréalistes et annonciatrices d’une violence latente - participe à la création d’un univers manichéen opposant une beauté fragile aux concepts de mort et de barbarie. Je ne peux que vous conseiller d’écouter Rain and Ash, mélange de sonorités rappelant la violence sourde des talentueux Trent Reznor &Atticus Ross mais également les compositions de Clint Mansell. Le suspense se retrouve intensifié dans les scènes de marche et de poursuite, les ellipses et les nombreux changements d’angle de prise de vue fluidifiés par les transitions sonores et visuelles. La photographie est époustouflante - créatrice d’un univers onirique, contemplatif - et les mouvements multiples de caméra, les changements de focale attestent d’une maitrise technique certaine et de la qualité de metteur en scène de Mr. Macdonald. Les plans de succèdent au sein d’un montage rythmé, parfois épileptique, pour construire un objet filmique esthétiquement riche et à la photo léchée. Cette « poésie visuelle » donne d’autant plus de force au surgissement d’une troisième guerre mondiale meurtrière, quasi-génocidaire et violente – dont l’origine terroriste reste vague et les protagonistes suggérés. C’est le principe même de la guerre et du terrorisme : le surgissement d’une violence sanguinaire, irrationnelle, visant à désagréger la société et les valeurs qu’elle incarne. Pour une fois que le terrorisme n’est pas racialisé ou rattaché à un quelconque groupuscule islamiste, djihadiste, il est important de souligner cette originalité.
Grâce à ses acteurs méconnus - exceptée Siaoir…, Saior… pardon, Saoirse Ronan vu et encore « visible » chez Wes Anderson – au demeurant doués, le film ne vire à aucun moment dans le pathétique et possède, paradoxalement à son sujet, de nombreuses scènes comiques, incarnées avec beaucoup d’insouciance par Piper. Saoirse Ronan incarne avec beaucoup de talent et d’émotion cette adolescente au corps frêle, errant et déambulant dans cette campagne londonienne pré et post-apocalyptique. La nature, dans sa dimension générique, constitue un personnage à part entière dont le portrait nous est fait ; elle représente à la fois le symbole de la vie et celui de la mort.
Au vue de ces nombreuses qualités, difficile de ne pas vous conseiller ce film qui traite avec subtilité du thème de l’adolescence et « suggère » plus que ne montre la guerre sans pour autant mettre de côté sa violence psychologique et visuelle (syndrome post-traumatique). Les avions tout comme les balles fissurent l’espace sonore d’un rare réalisme et, l’explosion nucléaire incarne cette habilité du réalisateur à faire du spectre de la guerre un objet filmique à la fois monstrueux, cruel et poétique - faisant de la déflagration et du nuage de cendre autant de flocons caressant la nature, plus tard balayés par la pluie. En somme un film à la mise en scène inventive qui se détache de l’académisme visuelle habituelle et, qui développe des univers et des ambiances sonores, chromatiques diverses pour finalement faire de la projection une expérience de cinéma originale et sensorielle.
Très bonne surprise que propose ce film : au delà de la l'annonce de la 3ème guerre mondiale de nos jours, il fait réfléchir à l'importance nos problèmes rencontrés : ceci en prenant l'exemple de personnages contemporains tout à fait crédibles et en mélangeant la vie que peut avoir tout le monde avec ce chaos humain que peut être la guerre. Il parait léger au 01er abord mais prend tout sa consistance très vite jusqu'à devenir dur parfois mais vrai. A VOIR
Une adolescente new-yorkaise, en pleine crise, est envoyée en vacances chez ses cousins pour l'été. Commence alors la remise en question puis le "lâcher prise". Elle profite, tombe amoureuse, ne se soucie plus de ses principes qui lui gâchent l'existence. Elle vit. Mais la troisième guerre mondiale éclate et tout ce dont elle avait réussi à s'échapper depuis sa propre prison, resurgit avec la guerre. Une histoire d'ado, bien écrite, qui montre un passage à l'âge adulte forcé et rapide. La réalisation est parfaite. Au moment de l'insouciance de la jeunesse, les images défilent comme un clip. Et lors des moment de doutes et de guerre, les angles de vue sont décadrés. Les acteurs nous insufflent de la vie dans leur quête du bonheur ainsi que dans leurs émois. La musique est bien trouvée pour chaque partie. Un beau moment de cinéma.
Le projet possède une belle sensibilité artistique tentant de jumeler le spleen adolescent avec l'anticipation d'un conflit mondial mais bute sur de nombreux éceuils, à savoir un récit guère palpitant, une héroine antipathique au début, fade ensuite et une difficulté à faire ressentir les épreuves traversées. Bref, pas terrible, juste sauvé par la belle luminosité de la photo
Après un court aparté par le domaine dans lequel il a fait ses premiers pas, à savoir le documentaire avec une excellente biographie de Bob Marley, Kevin Macdonald en revient à la fiction en proposant de nous faire suivre la survie d’une jeune fille américaine, déjà psychologiquement assez tourmentée mais en plus en terre inconnue chez sa lointaine famille britannique, alors que démarre une troisième guerre mondiale particulièrement explosive. Le film se doit donc de commencer par la mise en contact entre cette adolescente réservée et à priori antipathique (qu’interprète une Saoirse Ronan qui, depuis qu’elle a été découverte de Peter Jackson, est en train de devenir incontournable) et ses cousins vivant dans un milieu rural qui lui semble hostile, une introduction dans laquelle la caractérisation des personnages n’arrive pas à s’éloigner des clichés propres aux teen-movies, d’autant que la part émotionnelle du scénario va naitre d’un début de bluette, filmée avec la plus grande naïveté, entre elle et son cousin. Mais dès lors que cette bucolique histoire de famille est rattrapée par le drame de la guerre, avec une scène d’explosion nucléaire hors champ terriblement évocatrice, le ton va devenir de plus en plus violent, allant presque jusqu’à se rapprocher de ce qu’aurait pu être Requiem pour un massacre dans l’Angleterre post-apocalyptique des Fils de l’Homme. Outre cette scission choquante de tonalité, l’atout du scénario est d’avoir la subtilité de faire totalement fi des enjeux géopolitiques de cette bataille destructrice, ne s’embarrassant pas de pointer du doigt l’ennemi potentiel de la civilisation moderne et de la paix. Sur la forme, le long-métrage est véritablement une splendeur grâce à sa bande originale dynamique mais surtout au travail fait sur la colorimétrie et les lumières qui donne aux images une beauté visuelle qui ne fait qu’amplifier les nuances contenues dans cette adaptation d’un livre initialement destiné à un jeune public.
How I live now est un beau film, qui ce sert d'un conflit ( la 3eme guerre mondiale ) pour raconter une histoire. Car c'est pas la guerre qui est le centre du film, on sait même pas qui sont les ennemies et les rares choses qu'on peut apprendre dessus c'est quand les personnages écoutent la radio ou regardent la télé. Alors, l'histoire est vraiment intéressante a suivre, grâce a la réalisation et aux acteurs, Saoirse Ronan est vraiment excellente. Mais c'est long, je me suis ennuyé, j'avais l'impression que c’était interminable, ce qui est quand même un gros défaut. C'est beau, intéressant a suivre mais chiant.
Il manque une cohérence d'ensemble à "How I Live Now". La troisième guerre mondiale n'a guère d'importance dans cette romance adolescente ratée, et l'on a hâte de retrouver Kevin MacDonald et Saoirse Ronan respectivement dans un prochain film, qui nous fera vite oublier celui-là. Pour une critique détaillée du film :
Film d’initiation autant qu’histoire d’amour ou survival dans un monde en guerre, How I Live Now est un long métrage assez déroutant et qui marque surtout par son ambiance assez anxiogène. Saiorse Ronan s’affirme mais pas suffisamment pour emmener ce film vers des sommets que l’on n’atteint qu’à de trop rares moments.
Film choisi au hasard et pas pour l'affiche française ... totalement culcul ! Histoire sans prétention à la base : une romance. L'excellence vient de la façon de filmer, l'esthétique et des acteurs au diapason. Le génie résidant à émouvoir avec une histoire 100 fois dite. On est loin d'une histoire niaise ou naïve comme j'ai pu le lire plus bas, je pense qu'ici la beauté et la pureté sont confondues avec diverses romances ado. Alors, oui les personnages principaux sont des ados et oui il y a une histoire d'amour, BUT celle-ci est si bien traitée dans une espèce de non-temps, très peu parlée, tellement organique que la renier ne serait pas donner crédit au réalisateur ou au acteur. D'un autre côté la seconde partie du film est un véritable choc par sa violence si soudaine, son atmosphère oppressante (ouverture des sacs...). Un tout contrasté pour un film qui jusqu'au dernières seconde pour aura transporté. A voir et si vous n’êtes pas un minimum touché ou retourné... c'est bien dommage pour vous.