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inspecteur morvandieu
92 abonnés
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2,0
Publiée le 7 juin 2026
Jean Dréville tourne un improbable méli-mélo dans les montagnes suisses, d'après un roman que j'imagine particulièrement lourd de péripéties rocambolesques et mélodramatiques. Il s'agit des mésaventures de Pietro, un garçon de 18 ans... qui est en réalité une jeune fille, suivant l'histoire que résume en quelques instants la maman poitrinaire Gaby Morlay. Voilà révélé un secret de famille bien tarabiscoté. Le scénario additionne complaisamment les situations et incidents saugrenus, lesquels, comme attendu, et en toute invraisemblance, reposent principalement sur l'identité sexuelle double de Pietro-Angelina, qui est sous la menace d'être découverte ou qui, plus simplement, lui créé de l'embarras. Surtout qu'un nouvel ami se présente, genre jeune bûcheron baraqué. La réalisation est concise, voire elliptique, ce qui est à son avantage, au sens où elle n'a pas le temps de forcer les effets dramatiques ou de s'appesantir sur les multiples extravagances d'une intrigue au grand air qui n'a pas peur d'en faire trop. Michel Simon et Pauline Carton font une pige insignifiante, idem pour Gaby Morlay et Marcelle Géniat, à l'époque les spécialistes de la maternité pathétique, ici réunies. L'héroïne est une candide et sympathique comédienne qui est, ou deviendra, l'épouse du cinéaste.
J'ai moyennement adhéré à ce long métrage réalisé en 1952 par Jean Dréville qui avait les moyens artistiques pour plaire comme les décors montagnardes en fond d'écran extérieurs qui sont sublimes à l'écran, des comédiens impeccables avec une petite mention à l'actrice qui joue Angelina ou Pietro qui fait garçon manqué auquel elle s'en tire pas trop mal. Problème numéro 1: Je voulais voir un film avec comme tète d'affiche le grand comédien qu'était Michel Simon, il est cité au générique en premier mais le pauvre gars n'a qu'un role secondaire jouant le tuteur de l'heroine ou on le voit que 10 minutes, j'appelle ça une arnaque des distributeurs de l'époque. Problème numéro 2: l'histoire est un peu gnan gnan à la limite se s'ennuyer, heureusement que ça dure 1 heure 20. "La fille au fouet" est une oeuvre méconnu qui ne marque pas les esprits et qu'on oublie après le visionnage.
Bon film de Jean Dréville et bien joué par son épouse, Véronique Deschamps. Pendant tout le film, on est de plus en plus captivé par le dénouement de ce drame. La scène finale est un peu "gnangnan". Néanmoins, Véronique Deschamps est très convaincante dans son rôle de fille qui se fait passer pour un garçon. Ce n'est pas un film de mœurs. Par contre, il faut noter quelques scènes où Véronique Deschamps apparaît nue ou dévoile sa poitrine, ce qui est assez osé pour l'époque : nous sommes en 1952. Ces scènes ne sont ni grossières ni vulgaires.
Le scénario est particulièrement original, les images de la montagne sont magnifiques; les personnages surprenants: contrebandiers, montagnards et Angelina / Pietro, mi-garçon, mi jeune fille. Véronique Deschamps joue bien son rôle plein d' ambigüité, servie par son visage d'éphèbe, puisque l' on peut s' imaginer au début du film, avant que la vérité ne soit dévoilée, que c' est bien d' un jeune gars qu' il s' agit. La fin "eau de rose" dessert le film.
Un dréville à l' ambiance alpestre réussi qui doit beaucoup à la présence de Véronique Deschamps qui joue à 24 ans une jeune fille se faisant passer pour un garçon. Evidemment elle ne nous trompe pas vraiment mais elle dégage un truc qui maintien notre intérêt pour le film alors que le scénario reste finalement un peu limité. Un effet que le réalisateur a visiblement ressenti puisqu'il l'a l'épousé.