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petitbandit
118 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juin 2014
Dans ce film, j'ai beaucoup aimé la qualité des décors, les costumes, l'entrain des différents acteurs et surtout l'excellente bande son très agréable à écouter. Clint Eastwood nous gratifie d'une biographie intéressante avec sa réalisation soignée. Le scénario est quant à lui assez peu développé, cette histoire de mafia, le personnage atypique de Tommy, les démêlés familiaux...De nombreux clichés également qui nuisent à l'ensemble et une vingtaine de minutes en moins auraient été bienvenues. Un bon film musical malgré tout.
Trois ans après J. Edgar, Clint Eastwood revient sur le devant de la scène avec Jersey Boys, adaptation du musical éponyme joué à Broadway depuis 2005. Le cinéaste s’attaque à un genre nouveau. Est-ce une franche réussite ou un échec cuisant ? Eh bien ni l’un, ni l’autre. A vrai dire, le film est plutôt bon dans son ensemble, malgré d’énormes baisses de régime par moments, notamment à cause de la réalisation trop académique du réalisateur qui ne semble séduire personne à part lui. Il en ressort un film à l’esthétique fade et la mise en scène digne d’un téléfilm dominical, qui sont d'autant plus marquées dans la seconde moitié du long-métrage qui nous parait alors affreusement longue et inintéressante, contrairement à la première qui narrait l’ascension du groupe et se voulait beaucoup plus rythmée en bénéficiant de quelques péripéties fort agréables à suivre.
Malgré ces quelques défauts, le film parvient à être sauvé par l’interprétation de ses acteurs principaux. En choisissant de s’entourer avec des interprètes issus du Theater District de Manhattan (dont l’acteur ayant interprété Frankie Valli dans la production originale jouée à Broadway), Eastwood réalise un sans-faute. Aucun membre du groupe n’est laissé de côté et chacun bénéficie de son propre moment de gloire, bien que Christopher Walken soit légèrement absent du film, son rôle de pseudo-mafieux considéré comme une figure paternelle pour les quelques membres du groupe demeurant un point positif tant l’acteur arrive à rendre son personnage attachant. Mais la révélation de ce casting demeure Vincent Piazza, totalement habité par son rôle de petite frappe italienne totalement égoïste et insensible. Et qui dit "comédie musicale" dit forcément chansons ! Bien que le film ne soit pas réellement une comédie musicale à proprement parler, il reprend les chansons du musical de Broadway tout en les plaçant dans un contexte différent. Et force est de reconnaître que la bande-son est un des meilleurs aspects du film, à la fois entraînantes et sympathiques, il est possible que plusieurs mélodies vous restent en tête après avoir la projection, dont notamment une reprise très plaisante de Oh What a Night.
Jersey Boys reste un bon film permettant d’en apprendre un peu plus sur ce groupe si méconnu que sont les Four Seasons, bien que plombé par la réalisation trop académique d’Eastwood (nul doute qu’il serait en mesure de recevoir une nomination aux Oscars). Il est toutefois sauvé par d’excellents acteurs et une bande-son plus qu'entraînante qui vous donnera envie de vous trémousser sur votre siège. Il ne s'agit pas du meilleur film du réalisateur, mais nous sommes encore bien loin du catastrophique Au-Delà, il serait donc dommage de bouder notre plaisir.
Il arrive parfois à Clint Eastwood de ne pas être très sobre et de s'adresser à une chaise vide: il vaut mieux oublier cet incident pathétique de la dernière campagne électorale américaine et courir voir son Jersey Boys. Pour ceux à qui le titre et le thème tiré d'un "musical" feraient peur, ce n'est pas une comédie musicale où les personnages expriment leurs émotions en chantant et en dansant: c'est le "biopic" à trois voix (manque étrangement celle du personnage principal) d'un groupe des années 60, "The Four Seasons", dont l'inculture attachante leur fait imaginer que Vivaldi est sans doute un Italien proche de la Mafia, comme ils le sont eux-mêmes. Inculte moi-même, j'avoue que je n'avais jamais entendu parler de ce groupe avant de découvrir, dans le film, qu'ils avaient créé quelques-uns des grands tubes des années 60 et 70. Fans de Claude François, réjouissez-vous... Le classique Clint nous offre une belle histoire d'amitié, d'amitié extrême où l'on se dévoue, se sacrifie, où l'on perd tout, sauf le sentiment d'avoir accompli une œuvre, aussi futile soit-elle, mais la futilité n'est-elle pas essentielle? Il y a du Flaubert dans le final amer et désenchanté: "C'est là ce que nous avons eu de meilleur" dit en substance le héros évoquant le plus beau souvenir de sa vie, que nous n'avons pas encore vu et qui va clore le film de manière magistrale. Restez jusqu'au bout du ballet euphorisant, il réserve une surprise. Et avant cette scène, nous aurons eu droit aussi à des retrouvailles émouvantes comme une reprise, peut-être un peu trop sentimentale, du Temps retrouvé. On trouve aussi, dans ce film dont on sort à la fois ragaillardi, plein de nostalie et pessimiste, une auto-citation de l'ancien héros de westerns, un hommage aux deux Douglas, Kirk (Le Gouffre aux chimères) et Michaël (Liberace). Vous voyez que Clint Eastwood est un chouette type quand il fait du bon cinéma.
Je suis allée voir ce film juste parce que le réalisation était Clint Eastwood et je ne l'ai pas regretté à par un bémol pour la voix de Francky Wlli qui était assez nasillarde mais j'ai quand même beaucoup aimé même si le film est assez long mais ca m'a replongé dans les années 1950/1960
Une biographie musicale plutôt agréable qui se laisse regarder facilement. Néanmoins, connaissant la rigueur habituelle de Clint Eastwood, on est surpris par quelques maladresses et raccourcis : il suffit de présenter une partition inconnue pour que le groupe l'interprète parfaitement (voire les yeux fermés), de présenter le texte d'une nouvelle chanson écrite en 15mn dans le bus sur un morceau de papier pour qu'au premier coup d'oeil ça paraisse génial. Quant aux maquillages, je mise toute ma fortune sur le fait qu'ils ne gagnent pas les Oscars... Enfin, la fin rompt brutalement avec l'avancée au rythme tranquille et régulier du film en partant dans tous les sens (pour une sorte de bouquet final sauf qu'en artifice, un bouquet final se préparer). Et puis les acteurs qui s'adressent à la caméra en permanence pour raconter l'histoire n'est pas un procédé qui me plaît tellement... Le casting d'inconnus (sauf Christopher Walken) est fabuleux, notamment John Lloyd Young.
Quelque jours avant la Fête de la Musique, le nouveau film de Clint Eastwood tombe à point nommé. Pour la première fois le réalisateur signe l'adaptation d'une comédie musicale qui cartonne à Londres et Broadway depuis une bonne vingtaine d'année. L'histoire romancé des Four Seasons et de leur charismatique chanteur Frankie Valli dont les chansons sont restées plus célèbres que le groupe en lui-même.
Avec sa voix d'ange, Francis Castellucio a peut être trouvé la solution pour se sortir de la vie de petit gangster qui l'attendait dans le New Jersey. Il rejoint le groupe de Tommy De Vito pour des débuts peu glorieux durant lesquels ils vont bien avoir du mal à se faire signer ou même trouver des concerts. Ce n'est que lorsqu'ils recrutent le compositeur Bob Gaudio que le groupe signe enfin ses premiers succès et qu'il adopte le nom de Frankie Valli.
Jersey Boys commence par un air bien connu, celui de What A Night adapté en France par Claude François sous le titre cette année là. On s'en étonne car les chansons des Four Seasons ne sont pas restées aussi connus dans leurs versions d'origine que celles d'autres groupes de la même période comme les Beatles et les Beach Boys. Ce biopic est l'occasion de braquer à nouveau les projecteur sur ce groupe pour le faire découvrir a de nouvelles génération.
La pièce comme le film prend pas mal de liberté avec l'histoire du groupe Les Four Seasons. Au début, on a l'impression de suivre un film de mafieux. Leur jeunesse dans le New Jersey ont fait qu'ils ont grandis au milieu des mafieux locaux qu'ils n'ont pas tardés à suivre dans leurs petites magouilles. Dans leur temps libre, ils couvent leur petit génie local Frankie Valli dont la voix d'or lui promet une eventuelle grande carrière musicale. Lorsque leur carrière décolle enfin, le film prend une nouvelle tournure en se rapprochant des habituels biopics musicaux.
Le film n'est pas une comédie musicale mais il permet d'entendre en entier les chansons du groupe et donne envie d'applaudir à la fin de chacune d'entre elle. Clint Eastwood a choisi de coller de près les quatre garçons au point d'éclipser totalement tout ce qui pouvait se passer autour d'eux à la même époque. A part une première date au début du film et une autre à la fin, on aura pas de trace du temps qui passe ni même une allusion aux groupes concurrents qui ont finalement eu plus de succès qu'eux.
A l'exception de Christopher Walken qui joue le Parrain local, Clint Eastwood a choisi de recruter que des acteurs quasi inconnus venant pour la plupart du théâtre. Pour jouer Frankie Valli il est allé chercher l'un des derniers interprète du rôle à Broadway le jeune John Lloyd Young dont la voix vaut largement celle du vrai. Vincent Piazza vu dans la série Boardwalk Empire joue Tommy De Vito le plus mafieux de la bande. Erich Bergen qui joue Bob Gaudio et Michael Loneda qui joue Nick Massi sortent tout deux de la tournée américaine de la pièce.
Très différent des précédents films de Clint Eastwood, Jersey Boys célèbre vraiment l'autre passion du réalisateur et acteur pour la musique. Une adaptation très fidèle dans laquelle les acteurs chantent et jouent réellement les chansons en live. Certains reprocheront peut être le coté un peu artificiel du film qui semble reproduire à la lettre les scènes de la pièce allant même jusqu'a s'adresser directement aux spectateurs comme cela peut se faire sur scène. C'est vraiment l'occasion de découvrir ce classique du West End Londonien et de de Broadway qui n'est pas joué en France.
Habile mélange entre le biopic musical et le film de mafieux, l'adaptation de Jersey Boys reste très fidèle à la pièce qui a cartonné sur les scènes de Broadway et du West End. L'occasion de braquer à nouveau les projecteurs sur les chansons des Four Seasons dont peu de gens se souviennent encore et dont les reprises sont souvent plus connues que les originales.
Je suis allée voir ce film par défaut, après avoir vu les autres films de la semaine qui m'intéressaient. Celui-ci je n'avais pas envie de le voir car à la base ce n'est pas bien mon genre de films (les comédies sur des chanteurs dans les années 60 je n'aime pas bien cela). Finalement je l'ai vu et j'ai bien aimé car c'est bien foutu, prenant et divertissant.
Tout est relatif: si l'on compare ce film aux blockbusters produits actuellement par Hollywood, uniquement obnubilé par l'argent, c'est un chef d'oeuvre d'intelligence, de virtuosité artistique, et même d'émotion... Maintenant, Clint Eastwood a déjà fait beaucoup mieux. Mais, franchement, cela reste un très bon film, à tous points de vue.
Habile par sa réalisation, ce film vous transportera dans une époque authentique bercée par l'ambiance musicale et vocale des Jersey Boys. Retraçant la vraie histoire de ce groupe mythique, vous assisterez à l'évolution électrique de ces 4 bonhommes attachants. Merci à Clint pour cette belle direction d'acteurs nourrit d'émotions naturelles, transformant ces Musiciens en véritables comédiens habiles. Un film à voir.
La "Eastwood Touch" en mode surmutiplié : super casting/direction d'acteurs, superbe mise en scène, un scenario bien huilé et évidemment une bande son au poil. Je ne connaissais rien de ses Jersey Boys, et pourtant la fameuse trame narrative nous invite de façon récurrente dans le film à nous intéresser, nous passionner à ce quatuor précurseur des Beach Boys. Client Eastwood aime la musique et cela se voit. L'équilibre est presque parfait entre Biopic et film d'aventures (musicales quand même). J'ai trouvé le film aussi réussi que "Walk the Line" de James Mangold, autre Biopic musical. La barre est donc placée assez haut, du début à la fin. De plus certaines scènes musicales sont tellement bien mises en scène avec des crescendo d'instruments et/ou de voix, que j'ai eu plusieurs fois la chair de poule, de grands moments d'émotion.
Pour prolonger la fête de la musique, vu ce 22 Juin. Un biopic sur le groupe Four Seasons, avec un voyage dans les années 50/60 pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles, on se surprend à découvrir les originaux (sauf les connaisseurs évidemment) de certains titres ("Can't take my eyes off you".. et l'original de "Ces soirées-la" dont je chercherai le titre plus tard ^^). Le cinéma de Clint Eastwood fonctionne à merveille ici (avec une petite originalité d'ailleurs puisqu'au lieu de la voix off habituelle, les personnages parlent directement au spectateurs) et l'on se prend à suivre avec grand intérêt le parcours de ce groupe.
Clint Eastwood aime aller au fond des sujets. Il va à fond de l'histoire des "Four Seasons". Et il maitrise la caméra, évidemment ici la bande son de ce groupe de chanteurs - tous excellents acteurs - et de son chanteur vedette extra-ordinaire, Francky Valli. On peut lui reprocher d'être allé à fond, trop au fond du sujet mais en contrepartie le nœud du sujet - les dépenses exagérées du leader du groupe - sont découvertes presque par hasard, comme l'histoire de la fille de Francky. Le film aurait gagné à mieux aborder ses sujets alors qu'il traine en longueur. Reste que la musique est belle et le final sublime !