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Ricco92
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3,0
Publiée le 22 juin 2014
Après Honkytonk man et Bird, Clint Eastwood se penche une nouvelle fois sur la vie de chanteurs, The Four seasons cette fois-ci. Le résultat est cependant assez décevant car il ressemble à de multiples films sur la milieu de la musique et sur la jeunesse américaine des années 50 et 60. Il est d'ailleurs surprenant que ce soit Clint Eastwood qui réalise ce film car ces points semblent plus être fait pour Martin Scorsese. On pense également à ce dernier car parmi les personnages connus se trouve un Joe Pesci encore inconnu (et qui, coïncidence, interpréta dans Les Affranchis un personnage nommé Tommy DeVito, homonyme d'un des chanteurs des Four seasons). Mais Eastwood (qui profite de l'occasion pour faire un clin d'oeil à la série qu'il interprétait à l'époque, Rawhide) raconte son histoire de manière beaucoup plus classique que ne le ferait le réalisateur de Casino, ce qui renforce l'impression de déjà-vu et par conséquent d'ennui. Étrangement, les séquences les plus prenantes sont celles où on l'attendait le moins, à savoir les séquences musicales, notamment celle débutant le générique final qui laisse deviner une aptitude à la comédie musicale inattendue. Ainsi, Jersey boys n'est pas un mauvais film, au contraire, mais une œuvre souffrant de l'impression de redite.
Un film en demi-teinte, c'est rare chez le grand Clint qui est le plus étoilé de mes réalisateurs ( au moins dans mes critiques Allo-Cine ). Mais "Jersey Boys" m'a un peu déçu... Ce biopic qui raconte la naissance et la séparation d'un groupe des années 50 est pourtant plein d'entrain. Avec une musique qui emballe. On se surprend souvent à dire "ah, c'est eux qui ont lancé cette chanson", alors que tout leur répertoire a été souvent repris par la suite ( notamment ce formidable "Can't take my eyes off you !", sans doute une des vingt meilleures chansons de danse-music ). Bref, les oreilles sont ravies... Les images, à l'inverse, sont plus convenues. La restitution de l'époque est très imparfaite, y compris sur le plan musical où on ne voit à aucun moment l'arrivée du rock qui a sans doute vite démodé les Four Seasons. Il faut dire aussi que c''est difficile d'innover et de surprendre avec ce type d'histoire où l'on assiste à l'ascension, avant de vivre la chute et les tensions inévitables au sein d'un groupe. On vit donc les disputes au sein du groupe et des couples avec une attention un peu relâchée. Cela ronronne tranquillement. Difficile d'y voir la patte de ce réalisateur épatant qui sait toujours bien nous raconter une histoire. Reste que le casting est absolument remarquable, avec un quatuor parfait dans son jeu. Quant à Christopher Walken, il est excellent, une fois de plus... La fin du film nous réveille un peu, car en vieux routier de la pellicule, Clint Eastwood sait parfaitement jouer la corde de la nostalgie. Et les images finales sont un moment de pur bonheur musical. On sort du film le sourire aux lèvres, avec l'envie d'aller danser. C'est déjà un beau résultat. Mais deux heures après le film, j'ai déjà oublié le nom du leader du groupe. Un petit film dans la filmographie eastwoodienne....
Jersey Boys...de Clint Eastwood. Un biopic sur les Four Seasons, groupe des années 50-60 à qui l’on doit Sherry, Can’t take my eyes of you et d’autres chansons cultes. On n’attendait pas Clint Eastwood dans ce genre de registre, mais comme la vie des Four Seasons est plus ou moins liée à la mafia, on se dit que finalement il a dû finir par trouver son compte. La mise en scène est plutôt classique, avec parfois des élans de modernité, beaucoup d’ellipses qui ne sont pas toujours les bienvenues. Les différentes parties du film sont commentées par chacun des membres du groupe, qui s’adresse au fur et à mesure à la caméra, qui nous regarde droit dans les yeux, et je me demandais pourquoi avoir préféré ce procédé bizarre à une fois off plus conventionnelle. Sans être un chef d’oeuvre, le film est agréable, il m’a appris des choses sur les Four Seasons dont je ne connaissais que quelques chansons, mais absolument rien de leurs parcours. Il faut aimer les voix de têtes, très aigües, les choeurs en mode polyphonie exacerbée. Les comédiens sont vraiment excellents, et Christopher Walken dans le rôle d’un «padrino» du New Jersey est complètement craquant. Une petite demi heure de moins aurait sans doute dynamisé davantage le film.
Jersey Boys donne l'impression de progresser par cases. Comme c'est souvent le cas dans le biopic musical, les cases s'ordonnent selon une opposition classique entre vie privée et vie publique: d'un côté, la vie du groupe, l'enregistrement du premier tube (comme dans Walk the Line), le premier passage à la télé, la love story du chanteur avec une journaliste (comme dans Control), les premières déchirures et la séparation. De l'autre, la vie familiale de Frankie Valli qui se délite peu à peu, les disputes avec sa femme, le décès d'une de ses filles: aucune de ces cases n'est évitée et si on a pour finir l'impression que le tableau est complet, celui-ci paraît étrangement morne, presque désincarné, comme si Eastwood n'avait rien investi dans son scénario issu d'une comédie musicale. Ou rien d'autre, peut-être, que la nostalgie de sa jeunesse: il avait une trentaine d'années à l'époque où "Sherry" cartonnait à la radio, il jouait alors dans la série Rawhide. Cette nostalgie affleure dans la dernière séquence, à travers un très beau flash-back qui est le seul moment vraiment surprenant du film. On pense alors à Peggy Sue de Coppola: même décor de gala, mêmes personnages foudroyés par la conscience de leur vie passée, même miracle d'un temps retrouvé et revécu ici sans mélancolie, ce que résume une des dernières répliques: "It was all great". Cette scène très étonnante explique la relative impression d'étrangeté que laisse finalement Jersey Boys, où Eastwood passe sagement par toutes les cases du biopic pour les enjamber dans un ultime mouvement d'une très grande beauté, donnant alors la sensation de flotter quelque part dans le temps, entre ses débuts lointains (on voit à la télé des images de Rawhide) et une fin où tout recommence encore.
Whaou ! Comme ça swing. Ce film est rafraîchissant... et enrichissant. Je connaissais pas mal de titres des "Four Seasons" sans le savoir - leur plus grand titres ayant été repris. Au delà de l'histoire musicale, il faut voir ce film pour faire plaisir à ses oreilles.
Ils étaient quatre garçons dans le vent dans les années 60 mais leur postérité n'a pas été pas celle des Beatles, c'est le moins que l'on puisse dire. Reste une poignée de tubes dont le connaisseur moyen n'avait pas la moindre idée qu'ils aient été signés par les Four Seasons, ces Jersey Boys dont Clint Eastwood nous raconte l'histoire en adaptant une comédie musicale dont il a conservé les comédiens, tous inconnus. Du cinéma classique pour évoquer les problèmes d'égo d'un groupe musical, dans une sauce vintage agréable et assez peu piquante, délayée dans une longueur excessive. Le problème est tout simple : on connait la chanson, de la modestie des origines des garçons à la moue de départ des maisons de disques en passant par les groupies hystériques, la vie de famille sacrifiée et donc les dissensions internes qui conduisent à la chute. Jersey Boys est un film sage comme une (belle) image, dont on devine la réalité édulcorée et qui donne, parfois, envie de se bouger sur son siège. C'était le but, non ?
Une fois passé le questionnement légitime de "mais pourquoi Franckie Valli a eu du sucés avec cette voie suraiguë insupportable ?!" et autres "sérieux, c'était vraiment tout pourri comme ça la musique américaine à cette époque ?!" vous pourrez profitez de ce film classique et sans surprise sur l'histoire d'un groupe de musique (honnêtement, vous avez l'impression que ça pourrait être l'histoire d'absolument tous les groupes de musiques). Le scénario est plutôt bien construit, on évite l’hagiographie (même si Franckie passe pour un saint au final, il est tout de même présenté en mauvais père et mauvais mari) et les acteurs sont convaincants dans leur manière relativement rétro de jouer... Mais le manque d’intérêt flagrant de l'ensemble sonne comme une évidence. Inutile à moins d'être fan.
une parenthèse enchantée, un délicieux "bonbon" que l'on aimerait savourer encore et encore tant l'univers des 60's est rendue avec beaucoup de maestria....tout est excellent les acteurs, la musique, la mise en scène..des tubes et des tubes ...un beau voyage!!!!!!!! laissez vous emporter ....seulement!!!!!!
Quel ennui durant la premiere heure , en plus la musique est ininteressante. Je suis partie au milieu du film donc impossible de dire si la deuxieme heure est mieux. Peut etre interessant pour les personnes ayant vecu dans les annees 60 mais ennuyeux pour les autres.
Le prolifique réalisateur Clint Eastwood réussit ici avec Jersey Boys ce qu'il sait le mieux faire. Reconstituer une époque, une ambiance avec tous les détails qui font vrai, de la coupe de cheveux à la bouteille de bière, du jukebox à la Studebaker, rien ne manque mais sans qu'on ait l'impression de visiter un musée pour autant. L'histoire de ces musiciens américains parfaitement oubliés chez nous importe peu, mais on apprécie les séquences musicales qui constituent sans doute plus de la moitié du film. Après les décevants Au delà et J.E Edgar , on n'atteint pas le niveau de certains chefs d'œuvre du Maître, mais on apprécie une fois encore les belles citations et la clarté du propos. Amitié, virilité, fidélité, élégance, font un peu has-been mais employées par le vieux Clint, on peut accepter! Enfin, et ce qui n'est pas négligeable, la qualité de l'image est ici exceptionnelle même si encore une fois très classique. Une leçon donc, à laquelle on ne pourra reprocher que l'excès d'amidon et une insuffisance d'émotion pour nous Français qui avons peu de souvenirs avec ce groupe musical mineur.
Clint Eastwood, plus qu'un grand, une véritable institution qui s'est imposé au cours de sa longue carrière comme une gueule de cinéma et un réalisateur plutôt doué qui a su livré de grands films ( Impitoyable, Mystic River, Million Dollar Baby, Gran Torino,... ) comme parfois des films pitoyables ( Firefox, Bronco Billy, Au-delà,... ). Sa carrière a donc toujours oscillé entre le prodigieux et le médiocre, le bon et le moins bon et ses dernières années il a eu tendance à livré ses films les moins inspirés notamment avec ses trois derniers qui souffrait d'un académisme irritant et soporifique. Chemin qu'aurait très bien pu prendre ce Jersey Boys car il avait toutes les cartes en mains pour être un de ces biopics sans saveurs et oubliable mais Eastwood retrouve sa passion que l'on croyait perdu pour extirper cette histoire en somme classique de la banalité et en faire une oeuvre exaltante. On peut dire que cela fait plaisir de revoir un Eastwood vraiment réussi, d'autant plus qu'il retourne dans un genre qu'il n'a pas beaucoup exploité durant sa carrière car c'est un réalisateur éclectique qui a fait tout les genres ( western, drame, policier,... ) mais qui ne sait intéressé qu'aux films musicaux qu'a deux reprises. C'est donc plus de 32 ans après l'excellent Honkytonk Man, drame sur un guitariste de country, et 26 après le magnifique Bird, biopic musical, que Clint se rattaque au genre musical et même si le film n'est pas aussi réussi que les deux précédents il est néanmoins un très bon moment de cinéma. Le scénario est d'ailleurs plus que classique, s'inspirant de l'histoire des Four Seasons, mythique groupe des années 60, qui va nous montrer son ascension puis sa chute, avec la présentation de chaque membres du groupes ainsi que leurs déboires sentimentales et professionnelles. En gros rien de bien originale de ce coté-là, surtout que le film n'évite malheureusement pas l'académisme et qu'un manque d'émotion ce dégage de l'ensemble. Néanmoins il y a suffisamment d'humour et de personnages attachants pour qu'on reste captiver par l'histoire surtout si on n'est pas très familiarisé avec l'histoire de ce groupe. Sinon le casting est tous ce qu'il y a de plus solide avec le toujours impérial Christopher Walken ainsi que d'un jeune cast principalement composé d'acteurs peu connu qui sont tous très bon mais on retiendra surtout John Lloyd Young qui est la révélation du film et qui s'y montre excellent. Pour la réalisation Eastwood fait dans le classicisme qu'on lui connait mais il injecte dans son film une telle énergie qu'on se laisse prendre au jeu avec grand plaisir surtout que les musiques sont excellentes et le rythme très bien géré pour qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde. De plus il utilise une astuce de mise en scène vraiment sympa en brisant le quatrième mur avec les personnages qui parle directement avec le spectateur. On peut dire que l'ensemble est très classique mais malgré tous un charme opère et élève le film des autres productions comme si Eastwood faisait parler sa nostalgie et faisait son film avec le cœur en offrant un belle déclaration d'amour au cinéma. En conclusion on aura rien de transcendantal, pas de prise de risque majeure et rien de vraiment grandiose mais pourtant on aura de la sincérité, du respect et un bel hommage qui pourrait ce résumer par la très belle séquence finale. C'est donc un très bon film venu d'un cinéma sincère et authentique qui ce fait de plus en plus rare, la nostalgie d'une époque révolu et assurément un pari réussi de la part de Clint Eastwood qui livre son meilleur film depuis Gran Torino.
Je ne vous cache pas que ça me faisait un peu peur ce retour d’Eastwood. Qu'il s'agisse d'« Au-delà » ou de « J. Edgar » je considère que les derniers films du grand Clint n'ont clairement pas enrichi sa filmographie, bien au contraire ! Alors quand je découvre que ce film est un biopic sur Frankie Valli, j’ai encore plus peur. Je m’attends au film convenu, consensuel, sans sel ni intérêt... Une sorte de « Walk the line » bis... Pourtant au final, même si mes craintes n’étaient pas totalement injustifiées, je dois bien avouer que j’ai eu à faire là à un film qui tenait quand même bien la route. Certes c’est classique, mais c’est du bon classique : à la Eastwood quoi... C’est bien filmé, sobrement, sans chichi, et en plus de ça le film parvient à slalomer entre les poncifs insupportables dans ce genre de film, notamment les sentimentalismes surappuyés. Il y a un petit côté « fable mafieuse » à la Scorsese assez agréable d’ailleurs, avec en guise de clin d’œil la présence du toujours aussi bon Christopher Walken. D’ailleurs, je dois reconnaitre que le choix de la distribution, composée de relatifs inconnus, est plutôt bien vue, surtout qu’elle m’a permis de découvrir Vincent Piazza que j’ai trouvé particulièrement bon (une nouvelle étoile à suivre ?). Bref, je trouve que ce film n’a vraiment rien d’exceptionnel tant il est prévisible, mais il a cette petite sophistication, ce raffinement et parfois ce petit souffle (le final notamment m’a surpris de la part de papy Clint : on sent qu’il est encore capable d’audace) qui font que ça passe sans trop sourciller. Why not...
Quelle déception, je me réjouissais de voir un nouveau film de Clint Eastwood, mais je me suis ennuyé ferme avec cette histoire super lente, pas très intéressante, et ce chanteur crispant à voix de canard. Le seul intérêt de ce long film est de mettre un nom et une histoire sur les auteurs de deux grands tubes archi-connus (mais pour ça, il faut rester jusqu'à la fin !!).