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Un visiteur
4,5
Publiée le 9 octobre 2012
Une réelle surprise, une quasi claque, v/h/s ne m'a pas laissé indifférent, loin de là! Dans la lignée de "blair witch project" et "rec", largement au dessus d'un paranormal activity, je dois avouer que ça faisait longtemps qu'un film d'horreur ne m'avait autant captivé. Le principe "caméra amateur" marche à merveille, ça tourne dans tous les sens, que ceux qui ont vomi avec "cloverfield" préparent leur boîte de "spasfon". Des acteurs peu connus (amateurs?) qui s'en sortent très bien. Bon, on ne comprend pas grand chose de ce qu'il se passe, mais je pense que c'est voulu, et je trouve que ça ajoute à l'angoisse. On ressent beaucoup d'inspirations dans ce film, un gros côté geek spoiler: (la fin du film m'a fait penser au jeu vidéo "Silent hill IV: The room") . Des tripes, du sang, il y en a à revendre, âmes sensibles s'abstenir, âmes puritaines également, car le film n'est pas sans nous montrer quelques minous et tétons... Bref, pour résumer, un film à ne pas manquer!
Hum...miam! Du film d'horreur avec une organisation qui m'a fait pensé à des nouvelles, des scènes simples et efficaces, du gore "réaliste" et pas spectacularisé comme on en voit trop souvent...des touches de fantastique,...Bref, un très bon moment que j'ai passé devant ce film!
Pour ma part je trouve l'idée originale pour un film de ce type. J'ai beaucoup aimé, agréablement surpris. Beaucoup de parties de ce films auraient pu être des films en fait. A mon sens il mérite 5/5 pour l'idée développée et pour la sensation éprouvé lors de certaines scènes! Je pense qu'il faut savoir récompensé ce type de prod à "petit budget". Bon film pour ceux qui se tentent;)
Excellent found-footage à sketchs: super effrayant et réaliste à souhait, j'ai eu peur pendant les cinq monstrueuses histoires: une maison hantée, une forêt avec un serial killer, une fille "vampire" et j'en passe. Ce sont surtout les screamers qui effrayent mais bien aussi les différents bruits, anormalement haut. Ce film est juste là pour faire peur et il réussit. Ça aurait été intéressant si en plus, les histoires étaient connectées ou quelques explications données. A voir pour les amateurs de sensation forte (je crois LE film le plus effrayant de l'année).
Il est peu dire que V/H/S est un des films d'horreur les plus attendus de l'année. Tout juste sortie en VOD aux USA et toujours pas annoncé chez nous, cette anthologie de sketches rassemble quelques-uns des talents les plus prometteurs du genre indépendant aux States. Et qui dit film en plusieurs morceaux dit critique dans le même style...
"Tape 56" d'Adam Wingard
Au départ extrêmement dynamique, le fil rouge de Wingard (A Horrible Way to Die) finit par souffrir de son statut de bouche-trou. Statut qu'il s'impose à lui-même en s'obligeant à ajouter un élément flippant par pastille pour au final ne pas raconter grand-chose de plus qu'un prétexte à amener les autres "cassettes" qui manque de repères (à part le moustachu, impossible de savoir qui est qui et où) et qui finit dans un portnawak soit trop simple soit trop complexe pour être appréhendé correctement. On se dit que ce fil rouge aurait peut-être gagner à ne pas utiliser le gimmick imposé aux autres segments afin d'avoir une identité propre et amener des coupures de style plus franches.
"Amateur Night" de David Bruckner
Cette première histoire est aussi une des plus réussies. Trois mecs très en manque ramènent deux nanas dans leur chambre d'hôtel. La première s'évanouit très vite mais la seconde se révèle bien plus menaçante. Jouant avec ce gadget ultime que sont les lunettes-espion, Bruckner (l'excellent The Signal) met un peu de temps à mettre sa situation en place mais se révèle hautement efficace lorsque celle-ci part en couilles. Les personnages sont aussi bien écrits qu'interprétés (le blond bourré est connement drôle) et le crescendo dans l'horreur est contrôlé avec minutie, jusqu'à un final ahurissant, radical et impossible à voir venir.
"Second Honeymoon" de Ti West
Si là aussi, l'exposition est un peu longuette, Ti West (The Innkeepers) parvient à créer deux protagonistes tangibles avec ce jeune couple partis dans road-trip sur lequel plane une menace encore impalpable. Si on a un peu de mal à gober le twist final, West excelle dans sa cruauté à d'abord distiller des fausses pistes malines, puis à faire débarquer la menace au beau milieu de sa bobine dans une scène qui utilise à merveille la forme imposée de l'exercice. Pour l'histoire, on repassera, mais que l'exécution est virtuose.
"Tuesday the 17th" de Glenn McQuaid
Ce n'est probablement pas un hasard si le segment de McQuaid (I Sell the Dead) a été placé en milieu de métrage, puisqu'il en constitue la partie la plus faiblarde. La caractérisation des personnages et la situation (deux filles et deux mecs vont se baigner dans un lac au milieu d'une forêt) sont très clichés et les deux premiers tiers peinent à accrocher. Une faiblesse rattrapée par une dernière partie qui, après un retournement de situation un peu facile (ça sonne comme un film tourné entre potes), parvient à raviver notre attention en dessinant un ennemi visuellement original qui laisse tomber le film dans le conceptuel.
"The Sick Thing That Happened to Emily When She Was Younger" de Joe Swanberg
La bonne idée de Swanberg ici aura été de tourner son segment comme une succession de conversions par webcam entre un jeune couple éloigné par la distance et secoué par l'appartement hanté de mademoiselle. Un concept amusant et exploité jusqu'au bout qui se révèle être la partie la plus terrifiante du film. Utilisant des moyens vulgarisés bêtement par les Paranormal Activity, Swanberg se fend ici au moins d'une vraie histoire, quitte à partir un peu trop en couilles sur la fin pour toujours convaincre, mais terminant sur une touche d'humour noir cruel. Et les deux acteurs (dont le réalisateur lui-même) sont captivants.
"10/31/98" de Radio Silence
Définitivement le meilleur segment de tous, celui du collectif Radio Silence est vraiment impressionnant. Parce qu'il parvient en peu de scènes à exposer des protagonistes pas (trop) archétypaux et parce qu'il est formellement impressionnant. Le parti-pris d'un scénario dont plusieurs parties resteront inexpliquées fonctionne réellement et le simple fait de donner une part d'héroïsme à cette bande de trentenaires partis fêter Halloween dans une bâtisse inquiétante donne du corps à l'histoire et nous attache à eux. La mise en place visuelle de cette maison qui se retourne contre ses visiteurs est absolument bluffante (les mains qui sortent des murs, les fenêtres qui rétrécissent) et le final tordu et immoral au possible. Tant mieux.
S'il n'est pas la réussite totale souhaitée ni le tournant annoncé dans le genre V/H/S se présente comme une entreprise louable et originale qui permet de nous faire circuler à travers le spectre de l'horreur contemporaine et surtout de prouver que les nouveaux talents à surveiller sont nombreux. Et même si on voit beaucoup de seins gratuitement et que les deux heures sont parfois un peu longuettes, le plaisir de flipper sa maman est bien là.
Un des meilleurs film d'horreur de tout les temps. Effets spéciaux très réalistes. Par contre oubliez le scénario. A voir avec un home cinéma : Frissons garantie.
Certains peuvent trouver que les 5 courts métrages mettent longtemps à entrer dans leur vif du sujet, la caméra fait toujours mal au crane dans certains situations de panique. Mais après le visionnage complet de V/H/S on ce rend compte que dans l'ensemble il laisse de bon souvenir et on ce laissent à débattre de son scénario favoris (comme la fête Halloween <3 ) avec les copains.
Sans atteindre la subtilité d'un Paranormal activity et l'ingéniosité d'un Grave Encounters, V/H/S/ se positionne toutefois parmi les meilleurs found footage grâce à son climat angoissant particulièrement réussi et nouveauté, par son vif intérêt pour l'horreur graphique. Si évidemment les plus réfractaires ne s'habitueront pas plus à ces mouvements de caméras typiques au genre, les amateurs apprécieront ces histoires horrifiques et effrayantes, rendues immersives par la caméra amateur. Lire notre critique complète sur le site Terreurvision !
Association équilibrée de courts métrages horrifiques à voir seul (ou mieux à plusieurs) dans une pièce sombre de préférence. Paranormal Activity fait pâle figure à côté ! Petit Bémol : le pauvre scénario qui relie les différentes histoiresspoiler: (des gamins s'introduisent chez un vieillard pour voler des vhs) n'apportent pas grand chose. Dommage. Un +1 pour le premier et le dernier court métrage !
Le found foutage a trouvé son chef d'oeuvre avec Vhs. Le collectif de réalisateurs vient sans doute d'inscrire leur oeuvre dans les annales. Vhs est un film hors normes qui mixe donc le found footage et les légendes urbaines dans un style tonitruant, alerte et assez flippant. Certaines scènes sont tout simplement extraordianires, aidées par une ambiance anxiogène hyper réaliste. Vhs est habile dans son traitement ( une histoire et des segments indépendants reliés par les vidéos ) et se permet d'exploser le trouillomètre. A voir seul, tard le soir dans une cabane dans les bois... 5/5
Déjà en premier je dirai que ce qui m’a le plus plu dans le film, c’est son originalité. La manière dont les courts-métrages ont été répartis et entrecoupés est vraiment sympa, ce qui a eu pour effet de maintenir mon intérêt tout au long du film. Et c’était pas gagné, parce que dès le début le film affiche aussi son premier défaut : la caméra portée. Alors non j’ai rien contre ce style, mais ça bouge tellement ici que c’est franchement dégueulasse à regarder. Après rassurez vous, tout le film n’est pas comme ça et l’ensemble est réussi. Autre point fort, c’est la diversité des thèmes abordés par les courts-métrages. Car si tous sont filmés en caméra portée, chacun raconte une histoire différente (tous les sous-genres horrifiques y passent, ou presque) et chacun utilise la caméra de manière différente. Ce qui donne un ensemble qui ne se répète pas, et qui ne lasse pas. D’ailleurs, au niveau de la réalisation on peut dire qu’il y a vraiment de bonnes choses (je pense notamment aux deux derniers, qui sont de loin les meilleurs) et qui foutent VRAIMENT les chocottes. Même moi qui suis assez difficilement impressionnable, je dois dire que j’ai eu peur à certains moments (alors que j’ai vu le film en plein après-midi). C’est aussi un film qui plaira aux amateurs de films d’horreurs en général. Tout y est : violence, sexe, gore, situations malsaines et dérangeantes, etc. Un bon petit mélange sympathique, qui se laisse regarder avec un certain plaisir. Mais c’est pas parfait non plus, car même si les histoires et les styles sont diversifiés, il y a quand même des longueurs dû au fait que la qualité des courts-métrages est inégale. Comme dans tous les films compilant les oeuvres de plusieurs réalisateurs, il y en a toujours de moins bons (cela m’a rappelé le film 3 extrêmes, pour ceux qui l’ont vu !). Car si certains sont vraiment bons, d’autres tapent franchement dans le prévisible, le cliché ou alors semblent complètement inachevés (là je pense au second court-métrage, qui m’a presque semblé de trop). Mais au final, ce film est une sacrée surprise. Je dis pas que c’est extraordinaire, mais c’est clairement bien mieux que tout ce que l’on a pu voir ses derniers temps en matière de films d’horreurs. Cela se laisser regarder avec beaucoup de facilité, c’est assez ambitieux et bien que là encore ce ne soit pas parfait, on peut dire que techniquement c’est réussi. Un film que je conseille vivement !
Un film à sketches qui promettait d'aller très loin dans l'épouvante pure, c'était plutôt une bonne nouvelle. La première mauvaise, c'est qu'il est réalisé selon la grande mode du "found footage" (littéralement : enregistrements trouvés) immortalisée par le très surestimé "projet Blair Witch". L'autre, c'est qu'ils s'y sont mis à plusieurs pour étaler le bousin. Ainsi, même si le 2ème et le dernier segments possèdent un indéniable potentiel, je dirai pour être gentil, qu'il existe plusieurs niveaux dans la "mauvaiseté", (même pourr des mecs habituellement talentueux comme Ty West). Mais pour être tout simplement objectif, la totalité du métrage (près de 2 h, quand même !!) est plombée par cette manière de "filmer" caméra au poing qui rend le machin carrément insupportable. Attendez-vous à un sacré mal de tronche en sortant de la salle et surtout à n'avoir quasiment rien vu des promesses si alléchantes. Found footage, oui... Footage de gueule, assurément.
Sur le marché de l'horreur, V/H/S est l'un de ces petits films qui parvient non seulement à innover encore dans un contexte de vu et revu mais qui parvient à faire beaucoup avec si peu. Le scénario global reste très primaire : un bande d'amis pénètre dans une maison et regarde quelques VHS qu'ils trouvent. Mais, sur ces bandes, se trouvent des histoires horribles, choquantes et bien traitées. Elles reprennent les codes de l'horreur et les utilisent pour les assaisonner à sa sauce, dans un cocktail frissonnant et qui devrait servir à bien des productions actuelles qui ne se contentent que de recycler un genre trop souvent sous-exploité.