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Un visiteur
4,5
Publiée le 8 août 2013
Excellent film, ambiance western décalée, ruée vers l'or au Canada par personnages allemands qui parlent allemand tout le film! Mise en scène minimaliste mais extrêmement efficace, casting parfait, acteurs remarquables, humour grinçant. Très bonne surprise!!!
L'argument marketing qui vend Gold comme le nouveau film de Nina Hoss, après Barbara, est compréhensible mais risque fort de décevoir ceux qui avaient été impressionnés par la performance précédente de l'actrice. D'une part, le thème du film de Thomas Arslan n'a rien à voir avec celui de Christian Petzold ; d'autre part, Nina Hoss n'est pas, à proprement parler, la vedette de ce post-western, situé à la fin du XIXe siècle, sur les pistes menant aux gisements aurifères du Canada. Le trail-movie, si on peut le qualifier de tel, raconte le périple de 7 "pionniers" allemands embarqués dans une aventure qui ne peut que mal se finir. Sa trame est très distendue, les scènes d'action presque inexistantes, mais on se laisse prendre au charme contemplatif du film qui joue dans un premier temps la carte du réalisme. Les péripéties finales, plus classiques dans la mythologie westernienne, gâchent un peu cette impression mais pas complètement. De beaux paysages et une interprétation sobre et efficace comblent les manques d'une mise en scène sèche qui se marie cependant de façon satisfaisante avec un scénario qui n'est pas dénué d'aspérités.
Je viens juste de voir le film et je suis enthousiaste. J'ai adoré : casting excellent, paysages grandioses, l'esprit pionier où personne ne sait de quoi sera fait le lendemain. La belle partie du Canada, ce n'est pas le Québec, c'est la Colombie Britannique, les Rocheuses. Les personnages sont taciturnes, leur réelle motivation pour affronter tant de difficultés est un peu occulté, certes, mais on se croit parfaitement au XIXè siècle. C'est un "trail" movie, tant les scènes où on les voit déambuler à cheval sont nombreuses. Le spectateur est vraiment amené à faire partie du voyage, et à souffrir sur une selle. Certaines scènes sont exceptionnelles, comme le travelling qui montre le train à vapeur amener in situ le personnage campé par Nina Hoss.
Un western magnifique, au rythme parfait pour nous plonger dans cette quête folle de l'or, mais surtout des démons de chacun. Comme dans le film "Aiguirre ou la colère de Dieu", cette longue errance dans un espace immense où les Hommes finissent par disparaître, disséminés comme des graines au vent par une nature insensible à leurs peurs et à leurs fantasmes , est ponctuée de rares moments d'humanité, de longs silences et de solitude infinie. Très belle interprétation.
Road-movie lent (à l'allure d'un cheval) et atmosphérique, Gold montre en quelque sorte l'envers du décor d'une ruée vers l'or entreprise ici par des allemands en Colombie Britannique au Canada, région hostile de montagnes et de zones arides au nord de laquelle la bourgade de Dawson et sa rivière semblent être l'eldorado convoité. Ce long périple au milieu de paysages grandioses, par instants lunaires, (l'atout majeur du film) se transforme en une cruelle hécatombe rapprochant, de manière prévisible, deux des protagonistes. C'est dans son scénario, au demeurant peu développé, que le film pêche le plus. Les personnages sont plutôt enfermés dans des stéréotypes tout en étant guère approfondis. Enfin, certains éléments de l'histoire sont traités de façon artificielle, autrement dit utilisés pour la relancer et, sans doute, lui apporter un minimum de suspens. Dans un registre similaire, La Dernière Piste signée par Kelly Reichardt s'était révélée une œuvre plus singulière et plus réussie.
"Gold" (le même mot en anglais et en allemand, mais rimant avec "colt" dans la langue de Goethe)... D'or, on ne verra que 2 (grosses) pépites montrées à l'occasion par le chef d'expédition, Laser, pour remonter le moral de ses (maigres) troupes, recrutées par petite annonce. Ils étaient 7 petits Allemands (dont 1 en fait sujet de l'empire austro-hongrois, le factotum, Böhmer), dont un couple (les cuisiniers, d'ailleurs du "métier" puisqu'ils ont vendu leur restaurant pour tenter l'aventure), deux autres hommes seuls (outre Laser et Böhmer), un père de famille désespéré de ne pouvoir offrir mieux à son épouse et à ses 4 enfants souffreteux qu'un entresol humide et sombre à New York, Rossmann, et un pisse-copie en quête de gloire journalistique autant que de pactole, Müller, et enfin l'intrigante Emilie Meyer, qui a quitté Chicago, un emploi de bonne et un mari éphémère, sans regrets. 1898. C'est la ruée vers l'or, direction le Klondike, dans le Yukon canadien. Les 7 immigrés, à peine Américains, se lancent dans un périple de 1.500 kms, à travers une nature où vivent encore les seuls Indiens, à quelques très rares bourgades près, reliées par aucune route en suivant l'itinéraire choisi par Laser. Ils quittent la scène les uns après les autres : 1, puis 2, puis 1, et encore 1. N'en restent plus que 2. Je vous laisse découvrir lesquels.... "Road movie" sans voiture, pour une carriole (bientôt abandonnée) et quelques chevaux. C'est l'été, mais la neige est déjà présente vers la fin, et les péripéties, pour ne pas être spectaculaires (à un règlement de comptes près) ou romantiques (à une romance ébauchée près) comme dans un western classique, sont ravageuses. Chronique réaliste (le scénario s'inspire de témoignages de l'époque), âpre et austère, très luthérienne quelque part. Normal pour un film allemand (7ème réalisation de Thomas Arslan - je ne connais pour ma part aucune des 6 premières), en allemand (sauf courts passages en situation en anglais, bien sûr), avec une distribution allemande (remarquable en général) dominée par Nina Hoss, vue dans "Barbara" en 2012. Le seul bémol pour moi venant de la musique, à laquelle je n'ai pas du tout adhéré. A découvrir.
Quelques mois après le très bon "Barbara" (2012) de Christian Petzold on retrouve Nina Hoss dans le rpole d'une pionnière en partance pour la ruée vers l'or au Klondike... Un western 100% allemand !... Un western presque exotique en sommes... Premier bon point avec un réalisme fort, à l'évidence fortement documentée on suit donc une petite caravane de colons allemands plein d'espoir, ce qui n'évite pas le panel habituel (une femme forte et indépendante, le beau ténébreux, la grande gueule,...). Très contemplatif on pense à "Aguirre la colère de Dieu" (1972) de Werner Herzog, dans le sens où l'odyssée devient cauchemardesque, le danger venant essentiellement de la nature environnante, le Klondike en lieu et place de l'Amazonie mais toujours avec l'or au bout (ou pas !). Tournée en lumière naturel on sent le travail physique (notamment les acteurs ont dû apprendre à monter à cheval), en témoigne les traits creusés des visages ce qui apportent un réalisme naturel non négligeable. Il est dommage que ce film manque aussi singulièrement de folie, la démence y est trop douce, la violence trop sous-jacente. Mais le lus gros bémol sera la musique, en elle-même elle colle parfaitement, mais elle est trop unique, sans envolée, trop récurrente et omniprésente ce qui crée une inertie maladroite. Néanmoins ça reste une curiosité qui ne manque pas d'ambition et de mélancolie.
what can you expect from a German western taking place in British Columbia at the dawn of the 18th century and where the hero is a woman, a former housekeeper from Chicago originally from Breme? everything! traveling along the 7 members of this improbable group of gold seakers you learn to like or hate them, you ask yourself what you would have done, if would have have been a coward or a leader, if your heart would have been strong enough to withstand all this ordeal. The photo is also beautiful and the landscapes breathtaking. The movie to go too, before escaping to the beach.
Mouais... l'argument avait de quoi séduire, mais le film a du mal à le dépasser. Car enfin, il ne s'agit jamais que d'une bande de gars (et fille) qui marche à dos de cheval dans la forêt pendant 1h30. L'image est terne, l'ambiance ou l'atmosphère générales n'ont rien d'hypnotique, les personnages de présence et de charisme. Tant pis.