Le casting est superbe, comment résister à 90 minutes de franche rigolade à l'américaine avec un duo qui a déjà fait ses preuves par le passé et qui fonctionne bien.
Verdict: le duo fonctionne toujours aussi bien.
J'espère et j'ose supposer que ces deux énormes acteurs ont pris un chèque hors du commun pour cette publicité géante et non déguisée pour rien de moins que... Google.
Google est omniprésent dans chaque scène, chaque frame, et s'il n'est pas l'image, il est le centre de la discussion. C'est une auto-promotion géante pour la vie d'entreprise Google (cafés et bagels gratuits pour les employés, capsules de siestes, et le droit de rester dormir au bureau (tant qu'à faire)). Pour la vision d'entreprise et de société de Google (réunir le monde entier autour d'un seul Dieu numérique (c'est Google). Et toujours "tant qu'à faire", une fin en apothéose sur les très mercantiles "services google" et les merveilles qu'ils rapportent à tous les commerçants... On passe même une tête au "support client", genre, des vrais gens qui répondent au téléphone pour expliquer comment supprimer des cookies ou un malware... Ce film d'entreprise est fou.
Le scénario tient sur un bout de papier pour ceux qui en utilise encore: deux boomers sans emplois postulent au culot chez Google, et malgré qu'ils soient incapables d'ouvrir un onglet sur Chrome (oui oui) ou tout simplement de prononcer correctement "en ligne" (le running gag est
" sur la ligne "
, pour bien montrer leur nullité...), ils obtiennent un "stage" ! Et bien qu'ils soient des incapables dans ce monde de jeunes loupset de dévellopeurs ultras-pointus, leur ténacité et leur originalité leur permettra.... bref, je vous spoil pas, vous avez compris la suite.
Il y a des moments agréables, des moments amusants, des moments gênants les seconds rôles étant excessivement caricaturaux et peu charismatiques.
Vince Vaughn est en pleine forme et assume son job. Owen Wilson, que l'on sait maintenant extrêmement dépressif, n'a pas la mine des grands jours, il semble à peine maquillé, et surtout mal coiffé ! Sa pourtant "belle tignasse" vantée dans le film n'est pas travaillée à la hauteur d'un film hollywoodien et le côté "coiffé/décoiffé un peu rock, un peu insolent et insolemment beau" se résume à : "négligé". Pour le coup.
Ce n'est pas du temps totalement perdu, mais j'aurai sans doute oublier 90% de ce film dans trois jours.