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Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mars 2013
Un film vraiment passionnant, on appréciera le côté fait réel qui nous met en avant un côté du monde marocain que nous avons tendance a oublier.. Et oui les bidonvilles ne sont pas qu'au Brésil..
Un film marquant sur "l'endoctrinement de l'islam radical".. Sujet au combien difficile mais maîtrisé de bout en bout par son réalisateur et ses acteurs (tous très bons). Une tension incroyable jusqu'à la fin, une "docu-fiction" dont on ne sort pas indemne.
Enfin un bon film! l'histoire est émouvante, la qualité d'image est merveilleuse et les acteurs rien a dire !! chapeau pour ces jeunes talentueux, pour qui ce film était une première expérience. A voir absolument
Du très bon cinema, rien à jeter, un excellent film sur la base de deux parties aux rythmes différents. On en arrive à trouver les kamikazes sympathiques et les endoctrineurs presque pas trop méchants. La vision du bidonville fait très million dollar mais est réaliste. Courrez voir ce film!
J'aime le cinéma quand il permet de découvrir des petits bijoux comme ce film d'une intensité poignante. Le réalisateur ne prend pas parti, ne juge pas et reste neutre : il filme et nous montre tout simplement. Et dre que ces acteurs sont non professionnels. C'est tout simplement le meilleur film de ce début d'année .
Laissez tomber Die hard, Flight, Vive la France ou du moins pour plus tard et courrez voir ce magnifique film réalisé royalement traitant d'un sujet sensible et omniprésent. C'est un film très touchant traçant l'itinéraire de futurs kamikazes. Quelques scènes m'ont marquées. Wow quelle surprise ce film !!
Bonjour à tous. Il est rare d'avoir une description aussi précise et intimiste des habitants des bidonvilles du Maroc ainsi que de leur environnement. Le processus conduisant aux attentats de 2003 est bien représenté dans ce film qui ressemble à un documentaire... mais n'en est pas un. Très bon film.
Bon, tout d’abord, il faut laisser descendre tout cela avant de pouvoir en parler.
Parce que le traitement de ce sujet si actuel qui est vu de manière si proche peut être très troublant.
En effet, la vision intérieure d’un martyr donne une toute autre vision du personnage et l’on peut découdre les raisons qui aboutissent à un tel acte politico-religieux.
De l’enfance aux responsabilités, du coeur à la pierre, des querelles aux kamikazes.
Cette approche douce et lente de l’endoctrinement d’un être en manque de repères, nous révèle chaque étape psychologique d’un homme mal entouré qui, confronté à des situations difficiles, ne peut se résoudre autrement qu’à trouver refuge dans le côté obscure de la religion qu’est l’islamisme radical.
Cette issue tragique est particulièrement cruelle puisqu’elle n’est issue que d’un frère sorti de prison et non d’une confrontation direct avec ” l’ennemi ” de l’islam.
Ce portrait de famille au passé difficile nous livre une image isolée de la famille musulmane qui finalement ne se rebelle pas contre d’autres mais garde une simple histoire d’ego de frères qui s’entre-aident paradoxalement en se prouvant mutuellement qui est le plus fort, qui est le plus proche d’Allah.
Avant ils n’étaient rien, après cela ils seront portés en héros sans même savoir quelles causes ils auront défendu.
Evidement, c’est l’histoire de leurs terres, et de leurs guerres qui les rattrape pour les délivrer à Dieu en se sacrifiant au nom de l’Islam pour rejoindre assurément le Paradis.
Dans une société de plus en plus séctaire aussi bien socialement que religieusement, ce film ne montre pas juste pourquoi des kamikazes se font explosés pour défendre leur foi. C’est surtout l’histoire d’hommes à l’égo déchu par une erreur de parcours que le coran peut donc pardonner.
Le 16 mai 2003, 14 jeunes kamikazes se faisaient sauter à Casablanca dans des attentats qui firent 41 victimes. Tous ces terroristes, sans exception, étaient originaires des bidonvilles du quartier de Sidi Moumen, en périphérie de Casa. Si Les chevaux de Dieu n'est pas un documentaire, Nabil Ayouch, familier des lieux (voir son film Ali Zaoua) a enquêté et fait de nombreuses recherches pour que son récit soit le plus proche possible de la réalité et explique la genèse de ces actes. Il n'existe pas de vérité historique absolue et le recours à la fiction permet des raccourcis et des simplifications, soit, cependant le film est un modèle du genre en termes de réalisme. En évoquant l'enfance et l'adolescence des futurs "martyrs" dans une puissante première partie, Ayouch pointe le doigt sur la déliquescence des liens sociaux, l'absence de figure paternelle, le dénuement d'une population mise à l'écart et ghettoïsée. Il évite de faire preuve de didactisme et la démonstration est claire et pertinente. Tout comme l'est l'embrigadement subtil des organisateurs des attentats montré avec une sobriété exemplaire. A ces éléments s'ajoute une très belle histoire entre frères, à la vie, à la mort. Les chevaux de Dieu est un film qui frappe juste et fort. Très fort.
En 1997, Nabil Ayouch réalise son premier long-métrage, « Mektoub », qui remporte un énorme succès au Maroc et qui sera le premier film à représenter le pays à l'Académie des Oscars. Seize ans plus tard, Ayouch propose le drame « Les Chevaux de Dieu », qui sort en catimini cette semaine dans les salles, malgré sa sélection en compétition officielle au Festival de Cannes 2012 dans la catégorie « Un certain regard ».
« Les Chevaux de Dieu » surprend par sa capacité à démontrer l'évidence : les pires idées naissent hélas souvent dans une société altérée sociologiquement et économiquement parlant, en l'absence de repères pour sa jeunesse. Le film de Ayouch puise sa force dans l'empathie douloureuse que nous ressentons tout au long des 1h55 de bobine, sans jamais néanmoins, une prouesse, nous pousser à condamner les protagonistes – devenus des marionnettes totalement lobotomisées et défaits de leur libre-arbitre – y compris lors de l'épilogue à la tension insoutenable.
La première partie propose un aperçu des bidonvilles de Casablanca et de ses habitants, mais ne verse jamais dans la caricature. Ayouch dépeint objectivement, de manière quasi factuelle et documentariste, les problématiques et les incertitudes des jeunes banlieusards plongés dans le chaos de leur sinistre environnement.
« Les Chevaux de Dieu » soulève très justement dans sa seconde partie la question de l'endoctrinement des Djihad, recrutés souvent très jeunes, sur des personnalités vulnérables et désemparées, autrement dit, du gibier facile. Aucun élément n'est traité ici de façon démonstrative ou brutale, et sans parti pris, nous sommes simplement spectateurs (impuissants et bouleversés) du processus lent et minutieux de la manipulation insidieuse orchestrée par les radicaux.
On suit enfin dans un troisième temps la destinée tragique des personnages principaux (la fratrie et leur entourage immédiat) dans une séquence haletante et ultra réaliste d'attentats à la bombe. Ici encore, pas de jugement, seulement des faits.
Casting composé d'acteurs non professionnels issus du bidonville de Sidi Moumen, le film n'en demeure pas moins excellemment interprété. Et pour cause !
Bilan : Une œuvre unique, forte et puissante, maîtrisée de bout en bout par le réalisateur Nabil Ayouch, un homme audacieux et courageux, un type d'envergure qui filme la véritable descente aux enfers de ces jeunes qu'il connaît bien avec un côté saisissant de réalisme et d'inéluctabilité.
Intéressante présentation de l'enrôlement des jeunes privés d'avenir dans un islam radical, il s'agit de marocains sympathiques et on ne peut que faire le parallèle avec les djiadistes de tous les pays. A voir et réfléchir
Description très réaliste de la transformation de jeunes paumés d'un bidon-ville de Casablanca en kamikazes qui voient dans cette acte d'auto-destruction un accomplissement.A voir en dépit de quelques longueurs dans la deuxième partie.
Il est assez amusant de comparer Les chevaux de Dieu au récent film de Philippe Faucon, La désintégration, qui traitait du même sujet : comment en vient-on à être un martyr de l'Islam dans un attentat suicide ?
Autant le film de Faucon était intellectuel, presque désincarné dans une France froide et austère, autant celui de Nabil Ayouch, tourné au Maroc, est chaleureux, sensuel et romanesque.
On suit tout d'abord l'enfance d'une bande de gamins : Yachine et son frère Hamid, Nabil, Fouad, et quelques autres. L'aspect presque documentaire du tournage dans un bidonville de Casablanca, les péripéties dramatiques de cette période rendent le film tout à plaisant.
La montée en puissance de l'islamisme radical est ensuite analysé d'une manière exhaustive et passionnante. On retrouve évidemment les causes habituelles (mais ici subtilement incarnée) : sentiment d'......... la suite sur Christoblog.
Manque de dynamisme (on s’ennuie donc un peu), réaliste, intéressant, évolution passionnante des personnages et des relations.
Le tout début nous met immédiatement dans l’ambiance mais malheureusement, l’engouement retombe rapidement après la première partie décrivant la jeunesse des deux frères. Pour autant, l’histoire – traitant à la fois de la jeunesse, des relations fraternelles, de l’endoctrinement religieux et du monde du terrorisme – reste très intéressante malgré le fait que le film soit peu entraînant.
C’est donc un bon film qui explore différents univers sans trop en faire, tout en témoignant des terribles attentats de mai 2003 à Casablanca.