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Un visiteur
3,5
Publiée le 10 août 2015
Un film fort en émotion qui ne peut que nous faire haïr la police. La vie "normale" d'un jeune noir américain qui essai de s'en sortir, qui rencontre malheureusement les mauvaises personnes, au mauvais moment. Quelque chose qui pourrait arrivé à tout le monde. Un mauvais concours de circonstance. Quel gâchis.
Les 24 heures de la vie d'un homme dont le destin bascule rapidement. "Fruitvale station" est un film assez intense, en particulier dans la dernière partie. Mais la première moitié du film est intéressante aussi, montrant le quotidien du personnage central du film, et ses interactions avec les uns et les autres. D'une durée assez brève, c'est néanmoins suffisant pour faire passer un message, et rajouter un effet d'instantanéité à l'ensemble.
Véritable coup de poing de ce début d’année, Fruitvale Station raconte les dernières vingt quatre heures d’Oscar Grant tué par un agent de police le 1er janvier 2009. Le final est bouleversant car joué avec sincérité et réalisme. Malheureusement, il ne s’est pas passé d’évènement extraordinaire dans la dernière journée du protagoniste. On suit donc un citoyen lambda qui fait ses courses pour sa mère et qui vend un peu de drogues à ses amis. Ryan Coogler ne pouvait donc que s’appuyer sur ce final pour en faire un film fort. Les acteurs ne surjouent absolument pas et sont touchants. Fruitvale Station est une docu-fiction qui fera très certainement couler quelques larmes mais qui ne doit son émotion que par son dénouement. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Cette chronique sur les dernières heures de la vie d'un jeune homme victime d'une bavure policière est plutôt classique et a parfois tendance à vouloir tirer un peu trop sur la corde sensible spoiler: (le chien écrasé, les scènes avec la petite fille) , néanmoins le tout demeure réaliste et poignant notamment grâce à l'interprétation du charismatique Michael B Jordan et à la sobriété de la caméra qui se pose en simple témoin des faits et nous laisse d'autant plus démunis face à un tel gâchis. La vidéo originale de l’exécution du jeune homme par la police ouvre le film, on assiste donc en toute connaissance de cause à l'ultime journée de ce condamné qui s'ignore avec la boule au ventre, jusqu'à l'inéluctable dénouement qui nous laisse plein de colère et d’incompréhension face à l'incompétence et à l'injustice. Le réalisateur prend le parti de ne pas faire de suspense sur cette tragédie ce qui rend l'immersion dans la vie d'Oscar Grant d'autant plus douloureuse et la conclusion d'autant plus insupportable. Un film qui fait froid dans le dos et qui est malheureusement toujours d'actualité. Un hommage en bonne et due forme.
Quand il s'agit d'une histoire vrai comme celle la, le film devient éprouvant à regarder.. Je ne savais pas de quoi sa traité et une fois visionné on en ressort abasourdi, écœuré, le cœur lourd rempli de tristesse et de compassion, fasse à une tels injustice. Film qui sort 1 an avant le drame similaire actuelle qui secoue les États-Unis, sur la violence policière et l'abus de pouvoir de la police New new-yorkaise.. Le casting annoncé déjà la couleur avec Michael B. Jordan (Futur Mr Fantastic) et Octavia Spencer (la couleur des sentiments) qui n'étaient pas la pour faire une simple reconstitution mais donné une âme au film.. c'est un magnifique hommage pour Oscar Gant mais c'est surtout pour ne jamais oublier. Bravo à l’équipe de Fruitvale Station qui a fait un super job et au réalisateur qui fait ces débuts! Difficile de comprendre son absence ou Oscar ou Golden Globe (histoire encore trop sensible?).. bref un 19/20, peu importe si sa déplait, cette note est mérité pour ce film d'exploitation. Même le début qui pourrait paraitre banal est d'une grande intensité! On plonge tout de suite sur la vie de ce personnage et on veut en savoir plus.
Face à ses facilités évidentes dans la présentation de personnages paumés qui jouent d'excès dans l'illégalité, puis en gémissements et en «pourquoi ça m'arrive à moi», on assiste à l'explosion de plusieures entraves. Une soudaine libération qui place ce premier film en véritable pépite d'authenticité comme seule ligne de conduite. Une rupture qui montre une maturité évidente à la mise en scène et une révélation pour un parcours en devenir.
Une histoire très émouvante qui montre les violences effectués par la police et leurs abus de pouvoir aux USA mais aussi comment beaucoup d'entre eux qui s'en sortent avec presque rien comme condamnation. Film à absolument voir.
Film maîtrisé de bout en bout. Une exposition sans filtre de la société américaine et du triste constat qu'être noir aux états-unis peut vous coutez la vie... Un acteur principal à l'interprétation juste et sincère (très prometteur). Un film doté d'une superbe mise en scène, surplombé d'un un réalisme frappant.
Sorti en 2013, un an avant les événements de Ferguson, “Fruitvale station” entre douloureusement en résonance avec la dénonciation de la violence des forces de police, particulièrement quand le contrevenant est noir. Le réalisateur s’est d’ailleurs inspiré d’un fait réel : la mort le jour de l’an 2009 d’un jeune homme noir tué par arme à feu (apparemment accidentellement) par un policier alors qu’il était maintenu au sol. Le réalisateur ne s'appesanti pas sur l’événement lui-même, qui ne fait que 15 minutes dans le film, il préfère faire le portrait de cet homme, ni quasi ange comme l’aurait décrit la défense, ni grand criminel récidiviste comme l’aurait dépeint l’accusation. On suit l’intimité d’un jeune homme qui cherche à s’en sortir et à remettre sa vie sur les bons rails pour conserver sa compagne et pourvoir élever sa fille qu’il adore. Il est interprété par Michael B. Jordan, excellent, qui sans faire dans la caricature, portraiture un jeune homme parfois en colère qui par amour, de sa femme et de sa fille, cherche comment revenir dans une société qui ne lui facilite pas la chose en le considérant toujours comme délinquant irrécupérable. Le film ne cherche pas à masquer les travers de cet homme - difficulté à gérer la colère notamment - mais veut montrer que les apparences et les stéréotypes sont les principaux obstacles à sa réinsertion. Un premier film tout en nuance qui ne cherche pas à faire dans le militantisme, mais essais de décrire la complexité d’une situation qui a amené à une tragédie où un homme est mort pour une bagarre sans grande importance. Un film poignant, mais pas larmoyant ni bien pensant, à voir à absolument.
Plus qu'un film, c'est un véritable hommage à cette tragédie. Pour se souvenir, pour que ça n'arrive plus... Si l'on considère l'histoire telle qu'elle est livrée par cette fiction inspiré des faits réels alors c'est terrifiant de voir une vie basculer si froidement, si injustement. La mise en scène est excellente recréant l'univers difficile de ce jeune en difficulté semble-t-il pas si "mauvais" et en quête d'un nouveau départ. Elle apporte toute la dimension humaine et l'ambiance sombre et horrifique de cette terrible fin de soirée qui termina tragiquement suite à un banal incident (cf la bagarre dans la rame). Mais qu'en penser réellement?? Le réalisateur choisit de retracer les évènements et de dépeindre la personnalité de ce jeune en créant de l'empathie pour lui et en le victimisant. Mais est-ce à tort ou à raison? Etait-il réellement tel qu'il est présenté?? Sincère, compréhensif du monde qui l’entoure, à l’écoute constante des autres, prêt à se remettre dans le bon chemin et offrir à sa jeune fille le père qu’elle mérite... Le film, faisant de la victimisation de ses figures le cœur de sa narration, reste surtout dangereusement manipulateur, dans le sens où il se prétend être l’adaptation réaliste du drame alors qu’il n’en présente qu’une vision "fantasmée", manichéenne, qui lorgne dangereusement avec le communautarisme – les flics sont forcément blancs et blonds tandis que le médecin qui soignera Oscar est noir. Dans un tel contexte, difficile de croire à une coïncidence de casting... C'est toute la difficulté d'un tel film où la réalisation prend clairement parti dans sa narration. Dans le bénéfice du doute et en mémoire à Oscar tout autant qu'aux vies brisés de ses proches, je me laisse porter par cette version qui fait froid dans le dos avec beaucoup de peine quant à cette tragédie injuste. Puis avec du recul, me permet de me poser quelques questions quant à la véracité objective de ces faits puis des autres récentes tragédies de même nature. Comment des policiers peuvent-ils en arriver à de telles "bavures", crimes?? Quel est leur réel quotidien à eux aussi pour en arriver là?? Commençons par réduire les inégalités.
Je découvrais Ryan Coogler avec ce long métrage. Le fait de le revoir ce soir après mettre un peu familiariser avec son cinéma ( Creed, en attendant Black Panther ) m'a fait aborder cette épreuve avec un autre regard ... Le registre n'est pourtant pas forcément le même mais il y'a quelques concordances et similitudes dans son approche. Cette histoire date d'y a presque 10 ans maintenant, je l'ai vu il y'a 3, pourtant en 2018 peu de choses changes ... Enfin si, les visages, peut être, la colère aussi, elle augmente en touts points ! Je m’interrogeais la première fois sur le partit pris du réalisateur, filmer sous un seul angle pour être plus précis, je comprends mieux avec le temps ... Fruitvale Station prend aux tripes, les minutes passent et la fin est inéluctable ! On s'attache à mesure à Oscar, à sa famille, son sort et sa malchance ... C'est terrible ! Coogler est pourtant sobre, sans fioritures ni chiquées il apporte beaucoup de cœur et d’esprits à son récit. Il faut souligner le travail du casting et plus précisément celui de Michael B. Jordan que je redécouvrais jadis et que je vois partout depuis ... Il démontrait déjà tout son talent dans The Wire et ce fut le cas encore ici comme dans Chronicle, Creed ou bien Friday Night Light. Un avenir encore plus brillant s'offre à lui, j'en suis persuadé. Pour conclure, ce film fait preuve d'humanité et d'une très grande force !!
Un film réaliste et humain qui retrace les 24 dernières heures de Oscar Grant, un homme de 22 ans en couple et père d'une petite fille. La nuit du nouvel an en 2009, il as malheureusement été victime d'une arrestation qui as mal tourné. C'est très triste et révoltant... Les 20 dernières minutes sont très prenantes.
Je me suis ennuyé terriblement pendant tout le film spoiler: en attendant la scène du métro puisque ce film est tiré d'un fait divers. Je regrette que le réalisateur ai meublé autant pour en faire un film aussi long et ennuyeux. Le spectateur est entrainé petit à petit dans le point de vue tranché de l'auteur pour nous faire adhérer à son point de vue manichéen spoiler: (le gentil black américain victime d'une injustice à cause d'un flic très méchant) . Tout l’intérêt du film se trouve selon moi dans la mise en scène du fait divers dont il est tiré, donc autant lire un article de presse moins engagé, sans parti pris.