Je ne connaissais pas l'histoire d'Oscar Grant, mais ce film m'a profondément touchée. Je ne doute pas que certains de ses traits de caractère aient été adoucis ou enjolivés pour rendre l'injustice de sa mort plus criante, mais néanmoins c'est un fait, il n'était pas armé, donc pas une menace immédiate pour la police ferroviaire et il a été tué à bout portant. La peine de prison du policier qui l'a tué est tout simplement révoltante
Un film qui vaut surtout pour ses 20 dernières minutes mais quelles 20 dernières minutes ! Je ne m'étais pas particulièrement intéressé à l'affaire d'Oscar Grant et à vrai dire j'ai presque vu ce film sans savoir de quoi il traitait. Au final j'en sort dubitatif. Le film tente visiblement d'humaniser Oscar Grant et de nous le présenter sous un jour très favorable, tout le film donne par ailleurs un sentiment d'immersion assez fort. Cela étant il s'avère vite ennuyeux. Sans offense à Oscar Grant et se proches, la vie assez banale d'un individu et d'une vie de famille n'est pas particulièrement intéressant, ni même divertissant. A vrai dire un documentaire axé sur des témoignages auraient même été plus instructifs car le fait de remixer ses derniers jours en leurs donnant une allure de film scénarisé me semble malavisé ou du moins étrange. La force du film réside finalement dans ces 20 dernières minutes abordant le drame qui rendu cette affaire célèbre. J'avoue avoir prit une vraie gifle en contemplant l'injustice et l'horreur de la scène et savoir que cette scène à vraiment eu lieu rend la chose encore plus troublante. Comme quoi bien que m'étant ennuyé durant la majeure partie de ce film, je ne regrette absolument pas de l'avoir vu.
L’histoire bouleverse, révolte, afflige. Autant dire que pour son premier long métrage, Ryan Coogler aura frappé un grand coup dans l’industrie cinématographique. Fruitvale Station parvient à émouvoir le spectateur tant son histoire est terrifiante, son personnage attachant - et parfaitement interprété - et sa mise en scène efficace. On lui pardonne bien ses petits défauts de victimisation
Nul, une perte totale de temps. Oscar Grant est tué sans raison par un policier, le film nous retrace les evenements 24h avant le drame. Autant vous prévenir tout de suite : il n'y a ABSOLUMENT aucun lien entre la mort d'Oscar et ce que le film nous montre : la vie cliché d'un américain noir en galère. Le film en lui meme n'est donc pas justifié. Il s'agit d'un hommage en raison des émeutes qui suivirent cet "assassinat".
Ma note concerne le film, pas son fait divers de la haine ordinaire.
Ce n'est pas parce qu'un film est tiré d'une histoire vraie et pathétique que ça en fait un bon film. Là, on a droit au bon gros baquet de pathos et à la description très partiale d'un pov'jeune ma pov'dame... Sans revenir sur le genre "filmé avec les pieds" à la mode, l'enchainement de scènes voulant rendre la future victime sympathique sont lourdingues : c'est long.
Je ne vois pas en quoi les antécédents, qu'ils soient bons ou mauvais, de la victime, changeraient quoi que ce soit à l'impardonnable meurtre, sur fond de délit de faciès de ce jour là : le meurtrier ne savait rien de sa victime, il a réagi à une ambiance, à une couleur de peau. Il serait probablement possible de faire un film sur le meurtrier, de la même façon, qui en ferait un brave gars, ayant commis l'irréparable par accident . Les récompenses de ce film sentent l'exutoire à culpabilité d'un pays divisé en communautés presque étanches.
Aux Etats-Unis, le meurtre d’Oscar Grant III par un policier Blanc un peu trop zélé a fait la une des journaux et a remué les consciences sociales à propos des arrestations appelées ”racistes” trop fréquentes.
Le film de Ryan Coogler essaie d’expliquer comme cette tragédie est arrivée. On pouvait craindre une hagiographie à charge contre la police blanche qui martyrise les jeunes Noirs des quartiers chauds, mais non, le film est bien plus intelligent. Le talent de Ryan Coogler est de présenter Oscar Grant comme un être humain et non pas comme un symbole. Et pourtant, ce n’est pas faute de le filmer, Michael B. Jordan, magnétique, excellentissime, oscarisable (sans jeu de mots) étant de tous les plans. La structure du film, qui semble simple de plein abord, est particulièrement remarquable, la scène en flash-back au beau milieu du film fonctionne parfaitement avec l’ensemble et renforce la puissance émotionnelle d’un final absolument génial. Impossible cependant de signaler les quelques longueurs du film et deux ou trois scènes qui échappent à la volonté d’éviter la symbolique, comme la séquence du chien. C’est d’autant plus dommage que toutes les performances du film sont fabuleuses, d’Octavia Spencer à Melonie Diaz, en passant par Ahna O’Reilly et les deux policiers, Kevin Durand et Chad Michael Murray, jamais totalement diabolisés par Coogler. Quand Grant est touché, le réalisateur montre clairement l’officier Caruso (fautif, la question n’est pas là) en train d’appeler les urgences et de réparer les dégâts. On traite alors moins du racisme que de la bêtise humaine.
C’est en cela que Fruitvale Station est remarquable. Il ne prétend pas avoir totalement compris l’affaire mais tient juste à hurler sa détresse et son incompréhension, justement, du pourquoi de la mort de ce jeune homme, ce qui rend le film infiniment plus intéressant. Et comme la technique suit…
L'inspiration de faits réels récent en fait la force de caractère de ce film filmé vraiment à la "street". "Fruitvale Station" suit les dernières 24h avant l'incident à la station de métro, d'Oscar Grant, ancien dealer et qui tente d'avoir une vie rangée pour lui, sa femme et sa fille. Un vrai portrait de cette autre amérique, cette Amérique-noire comme on le voit souvent au cinéma. Avec son langage et son attitude, on est plongé dans la vie d'un afro-américain stéréotypé aux alentours de New-York. Le film trouve son apogée dans les dernières minutes et la rencontre avec les policiers en excès de zèle. On assiste impuissant face à cette injustice tragique mais qui fait appel à l'idée que notre passé nous rattrape toujours, un jour ou l'autre. "Fruitvale Station" ne fait en aucun cas le procès d'Oscar Grant ou des policiers mais tire un portrait des plus réel de cette amérique ou les préjugés et les incidents sont leurs quotidiens. A conseiller !!
Un films basé sur des faits réels, mais qui s'en détache un peu trop parfois pour émouvoir le spectateur.
Le "héros" est trop idéalisé en vue de son sacrifice final. Cependant, même si la victime n'était pas aussi "blanche" et pure que suggéré dans le film, rien n'excuse son assassinat par les forces de l'ordre.
MAGNIFIQUE FILM! Un coup de poing cinématographique. Une petite perle de cinéma indépendant très beau et qui fait réfléchir. Les acteurs sont phénoménaux, Michael B Jordan insuffle beaucoup d'émotion à son rôle et Octavia Spencer nous prouve encore que c'est une très grande actrice. En clair, un des meilleurs film de l'année à mon goût.
C’est un terrible fait-divers qui avait secoué la ville de San Francisco. Dans les premières heures de l’année 2009, un père de famille de 22 ans meurt après un coup de feu tiré par un policier. Fruitvale station débute par cette vidéo authentique incroyable qui nous propulse comme témoin de la scène avant de reconstituer la journée d’Oscar Grant. C’est vrai que Michael B. Jordan est impeccable dans ce rôle mais ce qui est assez gênant c’est de voir son personnage présenté de sorte à susciter l’empathie du spectateur. C’est un homme qui a décidé de reprendre sérieusement sa vie en mains, qui n’hésite pas à appeler sa grand-mère pour conseiller une cliente ou encore adoré par les enfants. La seule nuance apportée à ce portrait c’est ce flash-back en prison dont on ne sait finalement que peu de choses.
Couronné de lauriers, tant aux USA qu'à Cannes, "Fruitvale Station" était fort attendu... etr se révèle une complète déception... La dernière journée de la victime d'une bavure policière inqualifiable, voici un beau sujet, et ce d'autant que le cinéma politique militant US est quasiment inexistant. Mais, au final, qu'est qu'on voit à l'écran ? Pas grand chose, et en plus mis en scène et filmé sans aucun talent. Pas grand chose parce que, logiquement, la dernière journée de la future victime n'a rien d'une "Journée Particulière" (clin d'oeil voulu à un grand film politique de Scola), et donc limite singulièrement le propos politique potentiel : alors oui, Coogler s'est cru malin en ajoutant du sentimentalisme à la pelle, en montrant la mort d'un chien pour nous faire un petit symbole sympatoche, et en suggérant que ce jour-là, l'ex-dealer avait justement décidé de ne plus dealer ! Edifiant, tout cela, mais pas très subtil, non ? Mis en scène et filmé sans aucun talent : un critique français, sans doute sourd, aveugle et amnésique, a mentionné Cassavetes ! Une envie de hurler nous saisit, car comment même imaginer comparer l'incandescence d'un Cassavetes - qui n'a malheureusement aucun hériter aux USA - avec la bouillie fade et conventionnelle qu'on voit dans "Fruitvale Station" ? Alors bien sûr, le fait divers en lui même, atroce, impressionne, mais c'est bien le moins qu'on puisse attendre, non ? Il est finalement déplorable que le seul ressort du film - fondamentalement malsain - c'est le suspense que le spectateur se crée lui-même en essayant de deviner comment on va en arriver à la fin, chronique d'une mort annoncée... Triste bilan !
Un excellent film! Très émouvant, très bien fait, les acteurs sont excellents et transmettent parfaitement leurs émotions au spectateur. On y croit d'autant plus que le scénario est basé sur des faits réels. Unt rès beau film, à voir!!!