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Sebastien s
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2,0
Publiée le 6 mars 2016
Je trouve ce film incomplet, robert pattinson joue parfaitement bien. Le monde dans lequel il joue donne une ambiance sombre mais parfois trop de n'imp.
On sait que dans tout Art, la caractéristique la plus évidente de la "décadence" est la prépondérance de la forme sur le contenu, ou plutôt un formalisme extrême qui fait que la forme n'est plus au service du fond, mais constitue l'objectif primordial de l'artiste. Pour le 7ème Art, cette situation critique, anticipée dès la fin des années 80 par l'offensive des "pubards", a même largement contaminé le cinéma dit "d'auteur" : si Michôd n'est heureusement pas atteint au même degré que l'ignoble Iñarritu, il régresse néanmoins salement dans son second film par rapport à la réussite de son premier, "Animal Kingdom". Car si l'élégance et l'intelligence de sa mise en scène bluffe le spectateur pendant la première partie du film, avec en particulier une excellente gestion du temps, qui est toute à l'honneur de Michôd, on finit par ce rendre compte que "The Rover" n'a rien d'intéressant à nous dire, si ce n'est que "l'homme est un loup pour l'homme" (... mais pas pour le chien !). Le surjeu de Pattinson, tranchant avec le sous-jeu de Pëarce (mais les deux approches sont excessives, et fondamentalement formalistes), mais aussi le désir obsessionnel qu'a Michôd de surprendre à tout prix son spectateur, soit par la mise en scène, soit par le récit, finissent par jouer contre le film, et par nous détacher des enjeux de la fiction. La dernière scène, sensée être le "twist" révélateur qui remet en perspective ce que nous venons de voir, ridiculise en fait le film tout entier, et montre que tout le récit ne fonctionnait en fait que sur la convention artificielle du comportement mutique du personnage principal. Michôd n'avait rien d'intéressant à nous raconter, il nos a juste impressionné par son savoir faire formel
Le réalisateur de "Animal Kingdom" réalise son "Mad Max" à lui, deux films qui, à dire vrai, m'ont tous les deux laissé sur le bord de la route. Mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise, alors j'ai tenté ma chance. Finalement je suis content d'avoir vu le film, je n'en suis pas ressorti avec l'impression d'avoir perdu 1h40 de ma vie, et ça c'est grâce à la fin. Une scène assez remarquable de fin qui donne à elle seule une toute nouvelle dimension très puissante au film, comme quoi on ne peut réellement saisir les tenants et aboutissants d'un film et la démarche de son auteur qu'après l'avoir vu du début à la fin. Le problème c'est justement que comme la fin explique le film, en expliquant surtout le pourquoi du comment des motivations du personnage principal, tout ce qui précède cette fin n'est qu'errance dépourvue de sens dans une Australie désolée presque dépourvu de la moindre trace d'humanité (tu la sens l'influence ?), et ça n'a malheureusement pas suffit pour me porter plus de quelques minutes, je crois que je ne suis pas sensible à ce genre de cinéma, malgré la prestation assez dingue du tandem d'acteurs, Robert Pattinson en tête. Dire que j'ai failli à plusieurs reprises arrêter le film avant la fin...là pour le coup j'aurais perdu 1h40 de ma vie. Du coup même si je suis content d'avoir vu "The Rover", le voir n'a pas été une expérience grisante pour autant. Par contre si contrairement à moi vous pensez être sensible à ce genre d'expérience plus sensorielle que narrative, je vous dirais de tenter votre chance.
Un film "post-apocalyptique" à l'atmosphère et au charme certain. Des personnages parfois bizarres aux motivations ou comportements étranges, une ambiance lourde, un rythme de film contemplatif, une BO planante et réussie mais car il y a un mais, cela devient vite trop lourd et surtout trop lent pour finalement pas raconter grand chose. Et c'est fort dommage car le film m'aurait plût davantage si cette lourdeur, cette lenteur ambiante avait été plus modérée et si l'histoire ou scénario était plus riche et moins simpliste. Le réalisateur a peut être voulu se la faire un peu trop cinéma d'auteur mais ce n'est qu'une façade. Dommage, on frôlait la réussite cinématographique.
Guy Pearce est ultra charismatique comme à son habitude et je tire mon chapeau à Robert-twilight-fragile-Pattinson qui livre une grosse performance d'acteur ! Je ne l'ai pas vu dans le Cronenberg Metropolis mais il m'a mis la puce à l'oreille... Concernant le film, ambiance post apocalyptique fascinante, du rythme et un dénouement qui pousse à la reflexion, j'adhère.
Si encore les paysages australiens étaient beaux dans ce film, on se dirait que bon, on a au moins vu un beau docu. Mais même pas ! Tout n'est que misère, stérilité, absence de sentiments (bons ou mauvais). Pattinson est pathétique dans un rôle d'abruti complet. Le scénario est aussi mince que du papier à cigarette. Rien à sauver ! Passez d'urgence votre chemin ! Tiens, allez plutôt revoir un bon vieux John Wayne ou un De Funes, vous y trouverez plus de surprises que dans ce navet !
L'Australien David Michôd, déjà doué en tant que scénariste s'avère l'être tout autant lorsqu'il passe derrière la caméra. Il nous offre pour le coup un voyage en territoire hostile sur des terres désolées mais parfaitement réalistes, d'ailleurs elles le sont, réelles, puisque ça a été filmé dans les grands espaces australiens avec une photographie superbe. Outre l'aspect visuel, la force du film est également dans son casting, le duo Pearce/Pattinson est impeccable, le premier trop souvent sous-estimé et le second à des années-lumières de Twilight, ils nous livrent tous deux une prestation remarquable, tant au niveau du jeu que du physique. Certains pourront être rebutés par le rythme très lent mais cette ambiance incroyable et cette intrigue des plus étranges arriveront dans tous les cas à maintenir un tant soit peu l'intérêt des plus réfractaires et ce malgré un scénario des plus simple. Une vision d'un futur proche déroutant et dérangeant dans des paysages parfois lunaires et ponctuée d'un final original et inattendu. A découvrir d'urgence.
En plus de nous laisser des grains de sable du désert australien en travers de la gorge, "The Rover" a cette capacité à faire voler en éclats le peu de foi qu'il nous reste en le devenir de l'humanité.
Dix ans après la Chute (sociétale, économique, politique, les trois ? On n'en saura pas plus), Eric (Guy Pearce) se fait voler sa voiture par trois malfrats en cavale. Guidé par une étrange obsession pour la récupérer à tout prix, il se lance à leur poursuite et fait la connaissance, en cours de route, du petit frère mentalement déficient de l'un d'eux, Rey (Robert Pattison).
"The Rover", sous couvert de western post-apocalyptique, prend la forme d'un road-movie émaillé de rencontres aléatoires avec des autochtones que le besoin de ressources a totalement déshumanisé. Dans une ambiance très contemplative enchaînant les plans sublimés par la photographie de Natasha Braier, le film suinte en permanence la rage viscérale et contenue de son personnage principal pour mieux exploser lors de courts instants de violence meurtrière. Avec cette atmosphère lourde comme une chape de plomb, les rares lueurs d'espoir que David Michôd sème sur la route de ses deux protagonistes s'éteignent inexorablement une à une (le médecin, les aborigènes, une conversation avec un militaire au détour de laquelle un intéressant parallèle entre l'effondrement sociétale et la perte d'humanité se dessine et, enfin, même la relation entre Eric et Rey, principal éclair d'optimisme du long-métrage, ne sera pas épargnée) nous dressant un réquisitoire amer et sans concession sur l'état de l'humanité. Alors qu'Eric finira enfin par laisser transparaître un peu d'émotion, la scène finale, magistrale, nous assènera un ultime coup imparable derrière la tête nous laissant désemparé de tristesse quant au but recherché inlassablement par le personnage.
Le pire avec "The Rover", c'est qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'à quelques variations près, cette histoire était parfaitement transposable dans nos sociétés contemporaines. Désespérant. Mais tellement réussi.
Rien de très original, mais ce film nous entraîne dans le désert australien pour un duel post apocalyptique avec le héro de Twilight, de bons acteurs, dépaysement assuré.
En lisant les comparaisons publicitaires avec Mad Max ou la route, j'ai comme senti une odeur d'arnaque qui s est installée tout au long du film d un ennui continu. Il ne se passe rien, les personnages sont aussi inintéressants que hermétiques. Pour l ambiance post apocalyptiqu, un peu de récupération de décharge et de poussière feront l affaire.
Les 20 premières minutes sont grandioses. Une course poursuite lente, stressante, intrigante. Des acteurs parfaits, des décors splendides et un suspens instantané. Avec l'arrivée de Patinson, que je ne porte pas dans mon cœur il est vrai, le film devient moins accrocheur. On délaisse le suspens et la "vengeance" (un grand mot pour un si petit point de départ) pour laisser place à quelques scènes chiantes.
Hier soir j'ai regardé "the Rover"en général j'aime bien le cinéma australien (sauf les Mad Max) je me suis laissé tenter.
Je ne sais quoi en dire, c'est le genre de film qui se démarque, soit on déteste soit on aime beaucoup, moi j'ai aimé mais j'ai conscience qu'on peut détester.
Tout est voulu, c'est pesant, obsédant avec une musique étonnante très métallique (rien à voir avec le rock métal
Y a pas d'action: Ok c'est vrai c'est en général un road movie dans les paysages magnifiques du désert australien, road movie d'un homme dans une société abrutie par la fin de la civilisation occidentale (on ne nous dit pas pourquoi ni comment) et l'Australie semble aux mains de la Chine ou autre pays d'Asie, des mines fonctionnent cependant toujours et rapportent, donc convoitise et rivalité pour même le plus pourri des jobs. Donc sans rien dévoiler notre bonhomme se voit voler son seul bien sa voiture! et il s'en va entêté a à la recherche de sa voiture, rencontrant en cours de route un jeune homme naïf et débile mental qui se trouve être le frère d'un des voleurs. Ironie, le gars a récupéré le Rover des voleurs à la poursuite de sa propre voiture.
Y a pas de dialogue: C'est vrai ces personnages sont taiseux et absurdes seulement à la fin ils se délient un peu.
On s'ennuie: Pour ceux qui à la lecture de thriller dans la description du film naturellement il n'y a pas de grosses poursuites ni de cascades ni de grands affrontements ni de menace.
C'est trop long et violent: Oui c'est très long (124 minutes) et violent oui mais justement d'une violence lente et implacable on ne s'explique pas, les sentiments n'existent plus vraiment autrement que celui de survivre, bouge toi que je passe....tu ne veux pas? Alors tant pis t'es descendu illico. La loi de la survie pas du plus fort pour personnage principal un seul respect pour un chien. Très symbolique.
Bref je le dis il n'y a pas deux poids deux mesures pour ce film, j'ai été très surprise pour Robert Pattinson le "séduisant vampire" de Twilight, c'est la seconde fois que je le vois dans un rôle décalé pour moi il est l'acteur -30 ans le plus intéressant, il pourrait faire une carrière à la Joachim Phoenix en sachant entrer dans des personnages très différents (je l'avais vu dans Bel Ami et Map to the stars) ici dans son rôle de gamin débile il vaut le détour Guy Pearce fait une très bonne composition on n'oublie pas sa démarche..
Bref je conseille ou déconseille selon ce qu'on est par rapport au cinéma.
La mise en scène de l'introduction est épatante : en quelques minutes, le décor et l'intrigue sont posés et les personnages facilement identifiables. Un homme qui a perdu foi en l'humanité doit aller d'un point A à un point B pour rattraper ceux qui lui ont volé sa voiture. Avec un concept aussi simple, il faut aller droit au but et malheureusement j'ai trouvé que le film s'égarait en dialogues inutilement compliqués. Comme si la simplicité du pitch n'était pas assumée. Ce constat se retrouve également dans la réalisation. Il ne se passe que très peu de choses dans ce film et pourtant les plans sont très longs comme étirés artificiellement. Un film comme No country for old men peut se permettre de prendre son temps parce qu'il a beaucoup à dire. The Rover lui a fini par m'ennuyer à force de ne pas avancer.