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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2014
Une oeuvre, une véritable oeuvre. On en sort bouleversés, presque un opéra. Les acteurs sont tous hallucinants de vérité, film grandiose. Merci M. Bonello
Le film m'a paru interminable tant je me suis ennuyé. Le scénario n'est pas bon, les dialogues sont d'une platitude consternante. Pourtant toutes les anecdotes de la vie d'YSL sont citées, les acteurs ont plutôt des belles gueules et sont bien habillés (et déshabillés aussi) mais ni Saint-Laurent ni l'époque ne me paraissent incarnées. C'est une succession d'images qui véhiculent tous les poncifs sur l'homosexualité, sur la création artistique, sur l'addiction aux drogues....Pour un film sur la haute-couture je pense que le scénario de Bonello est cousu avec de grosses ficelles....
Un vrai film d’auteur. Bertrand Bonello fait des choix esthétiques difficiles et en fin de compte plutôt réussis. Plutôt, mais pas toujours, hélas. Deux exemples, parmi tant d’autres. Un, la juxtaposition à l’écran d’un enfilage d’images en couleurs de défilés de mode et un enfilage d’images politiques d’époque en noir et blanc. Un long parallèle visuel qui ne permet pas au spectateur normalement constitué de voir un quelconque lien entre les deux et de trouver un sens à l’ensemble. Deux, l’étirement fréquent, et à l’extrême d’une grande partie des scènes. Un choix qui, souvent, apporte un aspect contemplatif et poétique à la narration, mais qui, par moments véhicule de l’ennuie pur et simple. Alors que le film de Jalil Lespert apporte un regard consensuel, dans sa forme et son fond, du personnage d’Yves Saint-Laurent, le film de Bonello apporte une véritable réflexion analytique sur l’artiste. Sans doute très personnelle, elle reste sans compromission, sans complaisance. Avec en prime, une tentative inédite de montrer le processus de création du génie dans son travail. Le point culminant de cet effort se résumant à la scène où YSL transfigure, sous nos yeux, en quelques secondes, une ancienne ouvrière défraîchie et craintive, en une bombe sexuelle assumée.
Immense déception, 2h30 ennuyeuses à attendre ce qui ne se passe pas. On a du mal rentrer dans le film qui retrace d'avantage la vie privée et son coté sombre que la face auréolée, artistique, révolutionnaire dans la libération vestimentaire de la femme.
YSL a véhiculé une nouvelle tendance de la mode dans le monde et à aucun moment on a ce ressenti. le rôle de Yves REYNIER est beaucoup plus réaliste en mentor maîtrisant tous les domaines business, protecteur et lanceur du talent YSL. Dommage qu'on soit soulagé d'arriver à la fin du film.
Je ne comprends pas comment on peut proposer un tel montage... Je viens littéralement de subir les 2h30 du film, et si ce n'étaient les spectateurs qui m'encerclaient et les amis à côté, je crois bien que ça aurait été la première fois que je serais sorti d'une salle de ciné avant la fin. On en apprend tout de même un peu sur YSL, Ulliel est intéressant, mais ça ne m'étonnerait pas qu'il ait attrapé un cancer sur le tournage (même si c'était lui et sa bande de bons pompiers, c'est insupportable de ne voir que des cigarettes pendant 2h30). En prime, mais ça fait plutôt passer le temps, si vous écoutez le Yves Saint Laurent vieux en fermant les yeux, vous croirez entendre Golum ! Dommage encore pour ce montage incompréhensible qui ruine totalement le film, ils auraient peut-être pu en tirer une oeuvre intéressante...
Après le très médiocre Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert, c'est au tour du projet concurrent de sortir sur grand écran, porté cette fois-ci par Gaspard Ulliel. En sélection officielle du dernier Festival de Cannes, le film de Bertrand Bonello surpasse allègrement celui de Lespert grâce à un rythme plutôt soutenu mais contenant quelques lenteurs mais un récit intéressant en nous présentant la vie du célèbre couturier français durant les années 60-70. Alors oui, il y a de longs passages ennuyeux mais on se délècte de la sublime mise en scène de Bonello, tellement plus originale que celle insipide et trop classique de Lespert, que ce soit le split screen de deux des défilés ou alors le générique lui-même. Le réalisateur use aussi de beaucoup d'effets de miroirs, reflétant à la perfection le monde de la mode. De plus, on se retrouve gratifié de l'excellente performance de Gaspard Ulliel, parfait en homme torturé par son propre art, mais ne parviendra tout de même pas à éclipser la prestation de Pierre Niney. De même pour le rôle de Pierre Bergé, bien interprété par Jérémie Rénier mais mieux joué par Guillaume Gallienne. Cependant, le film sait beaucoup mieux développer ses personnages principaux ce qui donne un vrai plus à son développement et la bande originale du film participe aussi activement à la réussite de celui-ci et à l'immersion du spectateur. Au final, Saint Laurent se révèle être beaucoup plus réussi que son concurrent grâce à son esthétisme et une reconstitution tout simplement bluffante mais pêche par une durée excessive provoquant ennui et un scénario quelque peu classique.
Le deuxième biopic tant attendu sur le créateur français sort enfin. Et il est bien différent du premier. Ce dernier abordait la jeunesse du personnage, son apogée puis son déclin physique. Saint Laurent nous parle de sa célébrité différemment. Bien sûr, la mode, la drogue, la sexualité, le business nous sont contés mais d'une manière plus expérimentale. La réalisation y est pour beaucoup. C'est intéressant car cela change des autres biopics que nous avons l'habitude de voir. Malheureusement un grand manque de rythme nous fait décrocher. Heureusement, la performance de Gaspard Ulliel arrive à palier à ça, mais pas toujours... Un bon film qui mériterait d'être un peu plus court et de pousser ses intentions.
Très et trop long. On s'ennuie , on reste distant dans cette atmosphère glaciale qui ne présente qu un succession d étapes et de dates au lieu d une histoire continue . Le défilé en fin de film s éternise et l idée de projeter YSL en fin de vie dans un rôle d une personne âgé dure et ne présente aucun intérêt. De plus on ne peut s empêcher de comparer au premier film sorti , il y a quelques mois et on n apprends rien de plus sur cette nouvelle adaptation ennuyeuse.
Décousu ? Non, fresque impressionniste, immersion dans une époque, dans l'esprit du maître, dans ses rêves, ses amours, son génie. Les acteurs sont sublimes, la mise en scène totalement maitrisée, la musique hypnotisante. Oui, c'est à voir !
Un film d'une grand beauté esthétique, les plans sont dignes d'une peinture parfois . Cependant le rythme est très lent et le moindre rebondissement tombe illico à l'eau. Ce Saint Laurent est beaucoup moins académique et donc accessible au grand public que le premier du fait de cette lenteur et ce montage "désorganisé". L'ambiance est très noir voire malsaine parfois et on comprend que Pierre Berger est refusé ce second biopic au vu du regard que Bonello nous propose sur le mythe désormais écorné de Monsieur Saint Laurent. L'icône de la mode est présenté comme un être empli de mélancolie,de solitude, de mystère, de folie mais d'une grande sensibilité et d'un génie indéniable. Un homme qui écume les boites de nuits parisiennes qui a tout pour être heureux mais derrière ce masque de joie de festivité apparente se cache le pessimiste et la solitude. En bref un film d'art dérangeant, envoûtant, pour un artiste qui en fait de même porté par un Gaspard Ulliel extraordinaire.
Bien que la haute couture me laisse de marbre, je me suis laissé toucher (un peu) par le portrait d'un homme vulnérable, pathétique et totalement déconnecté du monde réel. Malheureusement, la mise en scène de Bertrand Bonello n'évite ni les longueurs ni les afféteries de style (les serpents par exemple). C'est regrettable car cela amoindrit considérablement la valeur de ce film. 6/10
Oui, artistiquement, les qualités de ce St Laurent sont indéniables, Bonello est un réalisateur de talent. On y retrouve sa mise en scène faite de suites sans réels enchaînements comme il avait pu le faire dans l'Appollonide. Cependant, l'ennui prend le dessus et on peine à s'intéresser aux personnages entre un YSL fragile et torturé, un Bergé businessman obnubilé par le profit et la réussite et des personnages féminins sans relief. L'interprétation de Gaspard Ulliel est remarquable, Aymeline Valade est captivante, Jérémie Rénier est décevant (les biopics ne lui réussissent pas tout comme Cloclo, il est bien meilleur dans des personnages lambda), Louis Garrel sans grand intérêt pour une fois et Léa Seydoux inutile. De plus, cet étalage de luxe et leurs flopées de préoccupations inutiles finissent par être vraiment gerbants (ex : le caviar donné au chien), le parallèle avec les évènements historiques de l'époque ne permet pas d'y remédier.
J'ai hésité entre deux étoiles et trois étoiles et finalement j'ai fait la moyenne! C'est d'ailleurs ainsi ce film. Entre des scènes magnifiquement photographiés et finalement la plastique sans grande émotion qui en résulte. J'avais vu le film de Jalil Lespert qui est bien plus intéressant. On sent que Bertrand Bonello a envie de nous emmener au plus profond d'Yves Saint Laurent pour mieux le comprendre mais il n'y parvient pas. La longueur excessive du film pourrait nous installer dans une dimension fantastique mais hélas elle se perd dans les séquences incongrues.
Très bon film. Pour avoir vu les deux, les deux étant très bons, j' en ai apprécié les nuances psychologiques, à la fois succinctes, évoquées et, chose remarquable, justes. La chronologie est moins précise que dans l'autre film, ou du moins apparaît ainsi, malgré les scansions de dates qui rythment l'évolution de Saint Laurent durant les années 70. Une mort annoncée... une mort réelle, sublimée. Un effet de floutage donc de scènes en scènes, sans ajout à la perversion du système, quoique l'ambiance se rapproche de l'autre adaptation à ce niveau, tout en rappelant de manière métaphorique la confusion du succès, mêlée à la détresse existentielle. Une digression parfaite, entre deux mannequins, telles que vues depuis le regard d'un homme. Lequel ? Une réussite pour cette équipe. Et, au vu des longueur qui là encore ne sont pas sans se rapporter à l'énigmatique souffrance d'une langueur, le film ne cesse de s'étirer à même la drogue, l'anesthésie, la solitude.