3332 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
385 critiques spectateurs
5
28 critiques
4
84 critiques
3
79 critiques
2
85 critiques
1
68 critiques
0
41 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 octobre 2019
Les enfants issus du mariage avec l'homosexualité, élevés par des mères aux foyers dont les pères sont morts pendant la 2nd Guerre Mondiale, c’est désolant. On est face à une jeunesse qui est tentée par ce qu’elle ne connaît pas et qui se laisse dénaturer par une sexualité nouvelle qui ne lui appartient pas. 1974 : l’ennui d’une société qui a pourtant tant à faire. Un film causant d’une transexualité assumée. Ce film m’a fais comprendre que l’amour est transcendant et qu’il libére. Il est d’une beauté majestueuse rempli de décors divins et de pièces dont on ne pouvait même plus penser qu’ils existaient encore.. et l’âme d’un poète dévoilée que je connaissais pas. On ne connaît pas les personnages et c’est bien ça le plaisir de l’histoire, tout se dévoile petit à petit sous nos yeux étoilés. Un style à faire craquer les femmes elles-même et les faire se tourner vers leur idéal du même sexe. On assiste à l’apparence modifiée d’une société qui change complètement ses codes de Beauté. A vrai dire; tout le monde en avait marre de lui, il n’y avait plus aucune originalité. A travers ce film on voit comment le temps passe vite et comment il s'est protégé de sa propre vie….elle ne l'a pas tuée mais on ne sait pas ce qu’elle lui a fais vraiment..alors qu’un peuple entier est dénaturé de sa, sans doute, plus belle étoile. Qui eût cru que c'eût été la tragédie triste d’un artiste tant adulé mais si incompris ? C’est à en pleurer sec.
La vie d’un homme de génie est si pénible ? Ce que je m’en souviens par rapport à ce film est plutôt les scènes où Yves Saint Laurent se déprave avec l’alcool ou la drogue, le sexe que ceux où il est heureux. J'ai appris que son habitude, c’est trop loin de la dernière méthode pour garder la santé qui nous conseil la vie régulière, beaucoup de légumes, pas trop de gras, pas d’alcool, pas de cigarette...j’ai l’impression que cet homme de gènie, il faisait n’importe quoi en fait !! Mais il a vécu pendant 71 ans et a eu les grands succès. C’est incroyable. C’est-à-dire que l’on a pas forcément besoin de s’inquiéter à la santé ??
Sinon personnellement j’ai aimé les scènes de travail à l’atelier de la maison YSL où des gens fabriquent des vêtements. C’était cool pour moi.
Entre les deux films d’Yves Saint Laurent qui sont sortis en 2014, mes deux amis me disait qu’ils préfèrent celui-ci à celui de Pierre Niney, moi, je ne sais pas trop si c’est une très bonne idée de comparer les films et porter une appréciation, mais je préfère celui de Pierre Niney. Dans ce film, j’ai trouvé plus de elegance, beauté. La musique aussi je crois.
Un quatre étoiles amplement mérité. Gaspard Ulliel est tout simplement excellent dans ce rôle. Le travail qu'il a réalisé pour incarner le rôle se ressent. Un biopic assez sombre mais au casting équilibré et aux costumes somptueux.
Un film sur la construction de l'entreprise YSL et sur les frasques sexuelles et droguées d'Yves Saint Laurent. À part la composition de Gaspardt Ulliel, rien ne vient sauver le film de l'ennui. Le génie de YSL ne ressort pas. On déconstruit plutôt le mythe en découvrant un homme aigri, prude pour le comportement des autres, mais pas pour le sien. Il aurait fallu que B. Bonello aime un peu plus son sujet pour en faire un bon film !
) Le récit n'est pas chronologique, et d'ailleurs ce n'est pas un récit, ce sont des tranches de vie. C'est un choix et pourquoi pas ! Encore faut-il que ce soit réussi ! Ce n'est pas le cas, les dialogues sont souvent idiots et/ou inintéressants. Et puis quand il faut se farcir 15 minutes de réunion de travail entre Bergé et des américains avec une interprète au milieu qui parle plus vite que son ombre, on se demande si on est vraiment en train de regarder un film. Tout cela finit par devenir ennuyeux, lassant à ce point qu'on se demande si on ne serait pas mieux à regarder autre chose.
Ce Saint Laurent peut avoir le cachet YSL sur son affiche sans problème car c'est bien une œuvre d'art comme pouvait l'être les créations de l'auteur du même nom ! C'est une expérience sensitive que nous livre le réalisateur par la beauté de la mise en scène, la qualité de la musique et quelques séquences osées et mystiques. Au delà de cet aspect visuel, le film est relativement peu intéressant, il n'est pas vraiment un biopic, il est parfois choquant et le casting n'est pas non plus excellent à l'exception de Gaspard Uliel qui crève l'écran.
C’est plutôt de Yves que de Saint Laurent dont il est question ici, soit plus l’homme contrarié, ambigu, morbide, excessif, passif, qui est montré ici par B.Bonello, que le grand couturier révolutionnaire d'un’art qu’il a et l’a imposé. C’est à l’image de ce personnage torturé de mélancolie et d’errances émotionnelles, que le réalisateur tire un film rempli de spleen et d’ivresse, très contemplatif et par conséquent assez peu touchant et parfois inintéressant. Même si B.Bonello filme soigneusement comme une oeuvre d’art, apportant quelques séquences irréalistes voire poétiques, le personnage qu’il décrit avec beaucoup trop de longueurs, en tournant à vide sur sa fin, intrigue souvent, fatigue parfois, face à une certaine incompréhension devant la complexité et l’inaccessibilité de l’affect de son personnage principal. G.Ulliel livre une prestation très habitée, réaliste et émotionnelle de Y.Saint-Laurent. La galerie des personnages secondaires est parfois moins convaincante (J.Renier, L.Seydoux). Observateur d’un artiste qui aurait pu faire ici mille autres choses que de la haute-couture, ce “Saint Laurent“ joue sur du sensationnel plutôt que sur du formel, parti-pris louable car il apporte une originalité à son biopic et une jolie esthétique, mais l’appauvrit quand il s'agit de raconter la riche histoire d’un homme dont on apprend pas grand-chose sur sa carrière. A trop vouloir jouer sur l’égocentrisme du personnage, le spectateur est mis à l’écart et le contemplatif ambiant ne suffit pas à convaincre.
Ce biopic sur Saint Laurent est bien réalisé. Pourtant il s'attarde plus sur le fait d'essayer de faire passer des émotions par l'image que de raconter la vie de YSL au spectateur. Gaspard Ulliel est très convaincant dans son rôle. Par contre j'ai trouvé Pierre Berger un peu plus en retrait, je me serais attendu à voir quelqu'un de plus fort, de plus extraverti et autoritaire. Louis Garrel est aussi un personnage qui marque les esprits. Les femmes autour de YSL sont elles aussi très charismatiques. Mais à l'instar des personnages masculins une meilleure introduction des personnages aurait été souhaitable. Bref je me suis senti un peu perdu dans cet univers dont je ne connais pas les codes. Une approche un peu plus cartésienne aurait pu améliorer la compréhension à mon avis.
Un film adulte, d'une esthétique admirable et virile dont on ne peut faire que des éloges. L'alliance entre Bertrand Bonello et Thomas Bidegain a pour résultante de pallier les ambitions à la fois fragiles et altières du réalisateur. L'oeuvre majestueuse est composée avec virtuosité. La marque Saint Laurent est déployée tel un coffret hype, la personnalité du maître, caractérisée par ses excès, toujours exposée à son allure roturière et chic. On pourrait regretter que le produit soit apposé tel un trophée litigieux : il projette en contrepoint la rutilance du monde des affaires et du luxe.
Deuxième biopic en une année sur Yves Saint Laurent, le film de Bertrand Bonello est radicalement différente de celui de Jalil Lespert, en s'intéressant d'avantage à l'oeuvre de Yves Saint Laurent qu'à sa vie privée. Bonello réalise une oeuvre fascinante, d'une esthétique remarquable et d'une grande maîtrise. Le métrage ne cherche pas à être un biopic et se révèle fascinant dans le regard qu'il porte sur l'oeuvre du styliste. Gaspard Ulliel est remarquable, métamorphosé et propose un jeu tout en nuances. Bonello apporte une ambiance feutré et assume totalement la longueur de son film ce qui lui permet de prendre le temps de dérouler son intrigue. Le film a malgré tout quelques problèmes de rythme mais le film est un véritable succès, un métrage élégant , surprenant et bien maîtrisé.
Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint-Laurent s'apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.
Ce film est long, ennuyeux, on voit un Yves saint Laurent, en proie avec ses démons, torturé, addict à l'alcool et certaine drogues, aux soirées sado maso...La face du grand couturier qu'il était est épisodique, mis à part la ressemblance physique, qui mérite mon étoile, ce biopic est raté.
Tout cela c'est bien beau, le film est esthétiquement joli, l'histoire enamourée pourrait avoir quelque intérêt, mais je ne comprends pas le titre du film, "Saint Laurent". Car il me semble que la première chose à faire, si l'on veut rendre hommage cinématographique à un artiste, c'est de montrer l'intérêt de l'art qu'il a voulu servir, or, avec Yves Saint Laurent, on peut douter que ce qu'il a créé ait une vraie valeur. Personne n'a su prouver que la mode était un art et, dans ce film, on mesure surtout que c'est un bisness. D'ailleurs, les artistes cités - Hervé Guibert, Lisa Minelli, Mondrian, Duras, Sylvie Vartan, Johnny Halliday, Andy Waroll (de loin le plus doué de ce triste lot) - ne sont toujours pas reconnus comme de grands créateurs (sauf Duras par des paresseux). Du coup, le film semble vouloir apitoyer sur la vie du célèbre couturier tout en nous montrant, sans aller jusqu'à la dénoncer, l'horreur de ce commerce, à mon sens coupable, de la mode. Un film long dont on ne sait pas à quoi il sert.
Inutile de vouloir comparer les deux oeuvres sur Yves Saint-Laurent La première Yves Saint Laurent de Jalil Lespert est plus "commerciale" présentant essentiellement la vie artistique et connue du grand public de Saint-Laurent La seconde de Bonello est plus intimiste, plus raffinée, plus torturée. Elle montre la face cachée, le côté sombre de l'artiste. J'ai préféré cette deuxième version, plus lente, plus troublante, et ne jouant pas sur des faux-semblants. La vérité au grand jour sur la vie d'Yves Saint-Laurent, homme de goût, solitaire et mal dans sa peau. Certaines scènes ont pu dérangés mais elle montre les libertés d'une époque révolue où tout était permis. La musique bien choisie (notamment Wagner) et la présentation détaillée des belles étoffes, de beaux mannequins pour ses défilés haute couture tranche avec la froideur d'autres moments. Bertrand Bonello signe un très grand film, un merveilleux hommage, réaliste, tendre et terrible à la fois.
Après le biopic très appliqué de Jalil Lespert – par ailleurs très bon grâce à son duo d’acteurs magistral – voici la vision auteurisante de Bertrand Bonello sur la figure de Saint Laurent. On retrouve ici les constantes du cinéma de Bonello avec des recherches formelles constantes, mais aussi cette volonté de plonger au cœur des contradictions de personnages extrêmes. Il en ressort une œuvre inconfortable, bien moins académique que l’autre biopic, mais finalement assez complémentaire. Ici, la vision du cinéaste est plus artistique et s’appuie sur la formidable interprétation de Gaspard Ulliel que j’apprécie enfin dans un film. Pas étonnant en tout cas que Pierre Berger ne valide pas cette vision de Saint Laurent car si le créateur n’est pas dévalorisé, Pierre Berger apparaît surtout comme un homme d’affaires impitoyable qui exploite jusqu’à plus soif son poulain génial. Il n’en sort donc pas grandi. Passionnant malgré une durée un poil excessive.