Je suis arrivé "maussade" au cinéma, je suis reparti avec la "banane"..... Grace à un film plein de grace , un road movie dans les décors naturels absolument superbes (l'idée d'un voyage en Israel ou au Liban), et un regard presque poétique sur le conflit isarelo-palestinien..... Le film raconte l'histoire d'un aviateur israélien abattu au Liban et qui avec l'un de ses jeunes ravisseurs va traverser le liban Sud vers Israel..... Le premier quart d'heure est assez laborieux (rapports confictuels entre les personnages peu convaincants), mais dès que commence le "voyage", on est nous aussi pris en "otage" par le style poétique et humaniste de Riklis, sa façon de nous imposer l'intimité de ses personnages..... S'y ajoute quelques touches d'humour (avec le chauffeur de taxi, avec les soldats syriens (portrait de el Assad en calandre), puis avec cette même jeep volée)..... Le réalisateur rend "léger" ce qui est à la base une tragédie.....Puisse t-on par l'humour et la tendresse guérir de la guerre ....En tout cas lui le fait l'espace de 100 minutes et c'est un doux bonheur....Je conseille..... PS :Ah oui, je ne sais pas ce que Alice Tagliono faisait dans le film.....Dans le cinema israélien , on cherche aussi le dépaysement, alors si c'est pour voir des acteurs français......Une tendance qui s'est généralisée depuis deux ou trois ans...... ,
Que l’on considère le choix du réalisateur de ne pas prendre de parti-pris politique dans l’écriture de son film soit un levier ou un frein à son intensité dramatique, personne ne peut nier qu’Eran Riklis a toujours son don pour rendre ses personnages particulièrement attachants. L’amitié qui nait entre ce soldat israélien, incarné par un Stephen Dorff qui se fait de plus en plus rare, et Farhed, joué par le jeune et prometteur Abdallah El Akal, se propage au public qui ne peut qu’apprécier ce road-movie poignant filmé dans de splendides décors.
Plutôt déçu, je trouve ce film pas très crédible. Ce jeune Fahed qui manque l'école mais qui parle anglais, qui conduit plutôt bienspoiler: il a quitté son village lorsqu'il était petit mais il va le retrouver et comme par chance sa clé va ouvrir la première maison qu'il voit et j'en passe...
Ne parlons pas des décors qui font plus qu'artificiels. On ne croit pas une seconde à la cellule où est emprisonné ce cher Yoni, tout a l'air d'avoir été posé de manière intentionnelle. Alice Taglioni a l'air de se demander ce qu'elle fout là. Bref, pas très bon tout ça...
2 étoiles pour les paysages mais ça ne suffit pas à sauver le film.
Magnifique Histoire, magnifiques interprétations. bref je vous recommande d'aller voir ce film touchant écrit par Eran RIKLIS Réalisateur du film " les Citronniers ".
Meme si au bout du compte on se dit que c'est une histoire bien romancée, cette rencontre entre ce prisonnier israélien et cet ado palestinien, qui finalement s'entraident pour parvenir à leur fin, permet une humanité touchante et vibrante à travers ce conflit entre ces 2 peuples. Quelques moments qui font aussi sourire lors de l'échappée belle et surtout un très bon jeu de ce garcon troublant et un acteur principal rempli de charme... Si au moins ce film pouvait servir à laisser un message d'espoir...
Ce n’est sûrement pas le meilleur film qui a été fait sur le sujet mais ce film se regarde très bien. le point positif, c’est qu’il n’y a pas de manichéisme, les deux personnages ont des qualités et des défauts. Le scénario est bien construit et on a aucun mal à suivre le film du début à la fin. La réalisation n’est pas mauvaise. Pour les acteurs, Abdallah El Akal s’en sort très bien. Stephen Dorff est excellent.
un joli film sur l'amitié d'un enfant et d'un adulte avec toute la crédulité de l'enfant et l'expérience de l'adulte à travers une trame de guerre entre palestiniens et israéliens. la tolérance et l'espoir peuvent peut-être accéder à la paix entre ces deux peuples.
(...) En résulte un film très périssable pour nos petites mémoires, un drame qui, en partant du concept intéressant de centrer un conflit interminable et plein de haine sur deux êtres qui doutent, a fini par se mordre la queue et passer à côté de son sujet et de l’émotion. Ma première vraie déception de 2013, qui ravira beaucoup d’entre vous j’en suis convaincu mais qui m’a laissé de marbre. Un drame !
Zaytoun est avant tout un très beau film rempli d'humanité. Certes c'est très romancé mais ça fait du bien de temps en temps et cela montre qu'une entente est possible entre n'importe qui. Ce film, même s'il n'est pas parfait, est pour moi tout un symbole et mérite d'être vu. C'est dommage qu'il soit sorti dans si peu de salles, éclipsé par des films de bien moins bonne qualité.
Très bon film! En réalité, il n'y a pas grand chose à dire. Tous les messages véhiculés sur le conflit israélo-palestinien sont déjà connus du grand public...mais l'histoire d'amitié entre les deux protagonistes est assez touchante au fur et à mesure du film, surtout la scène finale qui nous ramène finalement au début, où chacun reste dans "son camp". Un grand bravo à l'interprétation du personnage de Fahed!! Film à voir.
Sur fond de guerre au Liban en 1982, la rencontre inattendue entre Yoni, un pilote israélien fait prisonnier par un groupe de palestiniens et Fahed, un gamin réfugié de 12 ans donne lieu ici à un film excessivement angélique et naïf, offrant une vision pour le moins candide d'un conflit aux mutations incessantes et aux implications diverses qui n'en finit pas d'opposer les peuples israéliens et palestiniens. L'intention principale est bien de réaliser un film mélodramatique qui joue sur la sensibilité d'un spectateur forcément ému par les drames qui s'abattent sur Fahed bientôt orphelin et privé de son meilleur pote. L'esprit de revanche et de vengeance qui anime le fougueux gamin trouve opportunément à s'exprimer lorsqu'il devient le gardien de Yoni. La suite du film ne sera que le déroulement prévisible de péripéties conduisant au rapprochement et à l'amitié naissante entre le soldat et le garçon. On espère à un moment donné que Eran Riklis choisisse le ton de la comédie, lorsque les libanais et les syriens viennent ajouter leur grain de sel à l'histoire, comme une sorte de pirouette et de mise à distance. Hélas, ce sont les bons sentiments qui prennent le dessus avec le recours à de grosses ficelles et de lourds symboles. Le gamin est suffisamment espiègle, débrouillard mais aussi dépassé par les événements pour être attachant et susciter toute notre sympathie. Le sujet devient dès lors l'apprivoisement d'un enfant par un adulte, rejetant du coup les enjeux intrinsèques au conflit qui est de plus en plus cantonné à une toile de fond anecdotique, presque déréalisée - ce qui pose quelque problème au regard des trente années qui séparent le moment où prend part l'action du film avec aujourd'hui. Le réalisateur de La Fiancée syrienne et des Citronniers nous avait habitués à plus de finesse, d'analyse et de décence dans l'utilisation des sentiments, moins de manichéisme et de niaiserie.