La marche...Comment une telle chose est cinématographiquement possible ? Le pitch ? L’histoire de la marche des beurs en 1983. Une poignée de marcheurs au départ, plus de cent mille à l’arrivée, pour une marche contre le racisme et pour l’égalité. Je me souviens qu’à l’époque mon intérêt grandissait au fil des jours, quand le peu de médias existants, relataient cette formidable aventure humaine. Nous étions en tenus en haleine par la détermination de ces «marcheurs», bluffés par leur attitude qui imposait le respect. Malheureusement le film ne restitue pas du tout cela, et c’est sont plus grand défaut. C’est une succession de clichés, de bon sentiments, ça dégouline de mièvrerie, c’est démago au possible, et ça donne l’impression de s’adresser à des demeurés. De plus, c’est réalisé comme une pub pour une assurance du pauvre, une pub de propagande cheap. Les comédiens, si l’on peut les nommer ainsi, ne sont pas dirigés et sont livrés à eux mêmes, sans cohérence, sans direction majeure, un comble quand tous ces personnages devraient marcher dans le même sens. Jamel Debbouze, pitoyable, pathétique, encore plus mauvais que d’habitude en en faisant des tonnes, ayant squatté toutes les chaines de télévision pour vendre cette camelote, avec son sempiternel fond de commerce qui commence sérieusement à lasser. Passez votre chemin, ce film ne sert à rien, une honte avec un sujet comme ça. A éviter absolument.