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Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mai 2014
Bien qu'étant un bon exercice de style, ce Tom à la ferme ne mérite cependant pas la pluie d'éloges dont il a fait l'objet, certains même n'hésitant pas à le comparer à du Hitchcock. Loin, bien loin de ses trois quasi-chefs-d'oeuvre précédents, Xavier Dolan semble s'être offert une petite récréation sous la forme d'un film de genre, lui-même ayant déclaré dans une interview l'avoir réalisé très rapidement. L'ensemble est bancal, offrant pas mal de surplace mais aussi quelques moments intenses, en particulier lorsqu'il s'agit de traiter de l'ambiguïté qui règne entre Tom et le frère de son défunt amant. Mais le souci majeur est que, malgré les thèmes traités, aucune réelle émotion ne semble affleurer à la surface du film, tant Dolan paraît avoir voulu maîtriser absolument tout, de manière froide et scolaire (malgré le fait qu'il n'y ait presque plus rien ici des éclats esthétiques auxquels il nous avait habitués). Sans compter que le moment paroxystique tant attendu de ce prétendu thriller n'arrive en fin de compte jamais. Finalement, on peut se dire que, venant du petit génie québécois du 7ème Art, ce film est décevant, mais aurait pu paraître bien plus accompli s'il avait émané d'un réalisateur un peu plus lambda...
Pas convaincu par la bande d'annonce et ayant reçu de mauvais échos, j'y allais plutôt à reculons, craignant d’être rapidement gagné par l'ennui. Et bien, encore une fois, Dolan m'a totalement conquise avec ce film qui s'inscrit dans un genre différent tout en reprenant les thèmes chers à son réalisateur à savoir l'homosexualité, le désir, la sensualité et l'amour à sens unique. La photographie du film est magnifique, tous les plans sont impeccables, les dialogues incisifs, et le scénario est, je trouve, passionnant. Je me suis totalement laissée emporter par ce jeu d'attirance et de manipulation entre Tom et Francis, qui pourrait se résumer à la scène du tango... vraiment un très grand réalisateur, qui ne ressemble à personne d'autre et qui me bouleverse à chaque fois. A voir
Film d'atmosphère, de suspense même pour dénoncer l'homophobie, les préjugés, l'intolérance... Bien sûr on pense a Hitchcock, et ce des les premières images, mais Xavier Dolan s'émancipe rapidement du maître pour retrouver son style et nous offrir un film nerveux, malin, généreux ... Je le conseille grande
Tom se rend à la ferme de son mec, récemment décédé et se rend compte que celui-ci n'a jamais parlé de lui, ni de son homosexualité... Sauf à son frère, un vilain bonhomme homophobe. Une ambiance pesante pour ce petit trip à la ferme de Xavier Dolan qui n'est pas sans rappeler le Calvaire du Du Welz. Jolie maîtrise, mais quelques lacunes scénaristiques (et encore, hein... C'est pas si grave) A 25 ans et plusieurs long-métrages, on ne peut qu'attendre la suite avec impatience.
On s'est presque ennuyés. Pas vraiment d'intrigue dans ce film tendance masochiste ou l'on navigue entre la mère folle, le fils refoulé et le gendre maso. Peu crédible et sans surprise.
Après le superbe "Laurence Anyways" confirmant le talent indéniable de Xavier Dolan et son impressionnante maturité, le cinéaste a visiblement décidé de se lancer dans un terrain auquel il ne nous avait pas encore habitué, celui du thriller psychologique. La bande-annonce (conçu par le réalisateur lui-même) brouillait alors les pistes avec malice mêlant montage cut très rapide qui n'est pas sans faire penser à l'univers des films d'horreur tranchants à vif, travellings aériens ensoleillés par une lumière obscure, et galerie d'images étranges à deux doigts de l'onirisme (portière qui vole, image soudainement retourné à l'envers, cadavre de vache...). Le tout accompagné d'une musique tantôt electro-pop (commune à l'univers de Dolan) tantôt semblant appartenir aux gammes de Bernard Herrmann (compositeur attitré d'Alfred Hitchcock notamment). "Tom à la ferme" c'est donc tout ça à la fois. Un climat d'angoisse pur qui reprend les codes du fantastique (la maison au milieu de nulle part, le taxi qui refuse de déposer la jeune fille près de la demeure, semblable à l'homme peu rassuré qui ne veut pas mener son voyageur jusqu'au château de Nosferatu, les champs de maïs coupant comme des lames...) enveloppe de manière étouffante le film. Citant comme source d'inspiration "Le silence des agneaux", Dolan en a effectivement repris l'essence avec ce rapport ambigu qui réside entre les deux personnages principaux (Tom et le frère redneck de son amant décédé). Entre haine et fascination, tout est de l'ordre d'une certaine violence physique et mentale, voire sentimentale (car la passion destructrice est bel et bien présente). Mais si le film ressemble a priori à un cahier des charges fort bien respecté du thriller, il est surtout un moyen pour Xavier Dolan de se réapproprier les codes d'un cinéma classique afin de faire jaillir avec une ampleur différente de ces autres long-métrages les thèmes qui l'animent profondément (la marginalité dans les rapports sociaux, l'amour passionnel, les relations mère/fils...) . Réappropriation à l'image de sa reprise de la pièce de Bouchard qui est à la base une comédie. Beaucoup reprochent à "Tom à la Ferme" d'être la représentation de l'ego surdimensionné de Dolan. Or, en s'inspirant de matériaux cinématographiques qui semblaient étrangers à son univers très stylisé, le réalisateur semble au contraire prendre de la distance par rapport à son image de jeune génie canadien et fait de son oeuvre un tribut assez bluffant au cinéma qui l'a précédé tout en restant fidèle à ses préoccupations d'auteur.
Xavier Dolan est fort, il aborde le thème très déshonorant de l'homosexualité dans le milieu rural, et dépeint avec une justesse presque pudique les relations familiales empreintes de non-dits, et de machisme ordinaire. Sous couvert d'une question sociale, Xavier Dolan nous livre un thriller excellemment réussi, brillamment interprété par Dolan himself sans oublier les non-moins excellents al et .
Il y a des films que l'on a envie de revoir en prenant l'excuse d'avoir peut-être raté quelque chose ....
Bon soit on est sympa et on annonce que c'est un coup raté, soit on est directe et on écrit que Xavier N a fait un film sur l'homosexualité à la ferme, ou sur la violence à la ferme ou encore sur l'amour refoulé de frère à la ferme, ou encore sur les mère possessive à la ferme.
Étrange de la première à la dernière seconde. On ne sait pas où Xavier Dolan veut nous emmener (sinon à la ferme) ni pourquoi. Mais il le fait en nous mettant dans une ambiance si étrange qu'on ne peut que se laisser porter. D'autant que le film est pur et spontané, sans trop de lumière, sans trop d'artifice. Juste comme dans la vie. Et les acteurs sont très forts, notamment dans cette scène intense aux plans ultra serrés. Bref, à voir, ne serait-ce que pour se faire son propre avis sur cette étrangeté.
Thriller glauque au fin fond de la campagne québécoise, au coeur d'une famille de paysans homophobes, "Tom à la ferme" signe le retour du petit génie, passé cette fois des deux côtés la caméra. Xavier Dolan est de tous les plans, de toutes les séquences, de tous les dialogues et c'est là peut-être le seul défaut du film : l'omniprésence du réalisateur/acteur en mal de reconnaissance artistique, au risque de paraître un poil prétentieux-narcissique. "Tom à la ferme" n'en reste pas moins un bon petit film d'auteur indé, entre "Sheitan" et "La mort est dans le pré".
Comme réalisateur, producteur, acteur, monteur, Dolan porte trop des casquettes et s'éparpille dans ce film, beau quand-même, qui examine la vie à la campagne d'une famille minuscule criblé de douleur. En flirtant avec le genre du thriller psychologique, c'était les scènes des horreurs inexpliqué qui ont obscurci ce que Dolan fait de mieux--montrant les conflits internes et les émotions purs, qui peuvent être en même temps limpides et contradictoires, en même temps tendres et odieuses.
C'est un film difficile à comprendre mais, je crois que comme acteur et réalisateur Xavier a bien joué son rôle et aussi il a donné au public un message sur lequel réfléchir sur l'homosexualité et sourtout montré les differents points de vue des paysans et citadins. La bande originale est un des points les plus importants d'un film, et dans ce film la bande originale est magnifique.
C'était un film interessant mais un peu trop long. C'est une histoire réaliste et les acteurs jouent très bien leur rôle. C'est amusant de voir le realisateur jouer le rôle principal dans ce film. La photographie et la lumière sont très belles. L'ami de Tom est décédé et il doit aller à la ferme pour être à l'enterrement. La maison est de la mère de l'ami de Tom et le frère de son ami décédé, Francis. Pendant son séjour là-bas il ne peut pas partir parce que Francis est très violent. Il essaye d'echapper mais sa voiture est détruite par Francis. Francis veut que Tom dise quelque chose à l' enterrement mais pas que son frère décédé était homosexuel. Aux funerailles il ne va rien dire. Francis est en colère et très agressif.
Les dialogues sont réalistes et vraiment sérieux.
En général c'était un film lent mais realiste! Il n a pas peur de montrer qu'il est homosexuel et exprime ça dans ses films.
Dans le genre Thriller, l'ambiance hitchokienne, l'esthétique et le jeu des acteurs ... Au top! Cependant la fin aurait mérité un peu plus de réflexion..
Un thriller plutôt bâclé. Le fond de l'histoire qui aurait pu être intéressant, perd son possible intérêt pour la forme et la façon dont il est réalisé. Un secret de famille que, sans le dévoiler, est mené par les personnages péniblement. L'arrivée de Tom au fin fond de la campagne pour les funérailles de son ex compagnon chez la mère et frère de celui ci, sème le trouble et opère une transformation des personnages que, petit à petit, apprennent un peu plus les uns des autres et leurs rapports, plutôt tordus, qu'ils ont. Le dénouement m'a laissé perplexe. Non pas pour qu'il soit surprenant mais parce qu'il es absurde et peu conséquent. Dommage..... j'attendais un peu plus de ce film. Puis j'ai eu du mal avec l'accent québécois, surtout celui du frère. Il suffi de rater une phrase clé et tu mettras un bon moment pour rattraper la lacune. Le comble ce les rires histrioniques de certains spectateurs de dimanche.... Dommage!