Oh boy, le titre ne doit rien au hasard... C'est ce que l'on se dit à la fin du film....Voila un premier film qui réunie et condense le savoir-faire de la nouvelle vague, le désabusement à La Woody Allen, et la quête sociale à la Fatih Akin.... Une histoire d'un jeune homme désœuvré, qui erre dans Un Berlin Lumineux (même la nuit) et rencontre des personnages plus ou moins perdus comme lui.... L'émotion est brillante, presque fastueuse, et je dois dire que le jeune homme (Tom Schellig éblouissant) a l'art d'ouvrir les portes de la relation sociale, par une fausse innocence consentie mais très attachante... Le film finit par vous "posséder", par vous appartenir aussi, que ce soit au vu de l'ancienne fillette boulotte de la classe, où ses voyous patibulaires et marginaux..... Le film est magistral dans son noir et blanc, dans son atmosphère et en fin de compte dans son humanisme.... L'eldorado est dans le cœur dit il, il peut être chez ce vieil homme qui dans un bar aux lumières tamisées, rappelle les premières agressions de juifs avant guerre ( on peut supposer que c'est cela dont il parle) ou chez cette danseuse amoureuse qui essaie d'oublier son enfance.... C'est un film d'une lumière rare, qu'elle soit dans la photographie concrète de la ville ou dans le cœur de ses personnages.... Il serait dommage de passer à côté.....
Le thème de l' errance de l'homme contemporain dans l'immensité des grandes villes est bien courant dans le cinéma et c'est à travers de cette errance que le réalisateur essaie d'exprimer sa solitude. En effet, ce film exprime bien ce point de vue, mais, ayant la volonté d' être objectifs, on essaiera de ne pas tenir compte des critiques des autres. Tout d'abord, le titre original en anglais, alors que la langue de ce film est l' allemand n'est pas justifié. Même, si le spectateur ne lit pas des critiques et va directement voir le film, il peut être surpris, car ce titre ne peut faire penser qu'aux histoires des adolescents ou des délinquants. Si le thème de l'errance paraît inintéressant, cependant, l'argument ne peut supporter que vingt minutes. Par conséquent, ce film devient lourd, lent avec des scènes insignifiantes. Le noir et blanc de ce film nous fait penser que le réalisateur peut s'appuyer sur une expression abstraite ou allégorique, mais hélas, ce n'est pas le cas. La banalité ne fait qu'à accentuer l' ennui de ce film qui s'avère souvent maladroit. Une seule exception: Le discours que Niko a avec ce vieux Berlinois, mais cette scène est trop courte pour pouvoir atténuer le caractère ennuyeux de ce film. Tout le monde a entendu parler de Berlin comme une ville qui a vécu les effets de ,la guerre froide mais qu'elle renaît et joue un rôle important à la vie des autres européens. Hélas! Peu de scènes nous montre cette ville et peu des moments nous font vivre l'aspect culturel de la capitale Allemande. Le film Oh Boy, pourrait être intéressant et même nous faire voir qu'on peut réaliser des films "autrement". Dommage, le réalisateur n' a pas su mettre en valeur tous les éléments de son inspiration.
On s'ennuie ferme. La dégringolade d'un fainéant qui pense vivre sur le dos de son père et ne devoir rien à personne. C'est lent, prévisible et le noir & blanc n'apporte rien.
En plus d’une très grande profondeur psychologique, le personnage de Niko Fisher, est interprété pas un jeune acteur talentueux, très prometteur, Tom Schilling. Cette balade, dans un Berlin à l’ambiance jazzy, renforcée par le noir & blanc, ainsi que l’excellente bande-son, nous transporte dans un univers riche en émotions et nous donne une leçon de vie formidable. Décalé, et on est ravi du résultat !!! Critique complète sur cineaddict...
Ni plus ni moins, un film qui a le mérite d'exister, mais qui n'a rien de foncièrement palpitant ni de déshonorant. Il manque peut être un peu de passion et d'engagement pour que ce film nous touche d'avantage. Sans grand intérêt!!
Décidément la ville de Berlin semble ces derniers temps destinée à être la toile de fond pour une description désenchantée de la jeunesse actuelle. Après le roman "Demain Berlin", "Oh boy" adopte aussi cette thématique mais sur un mode beaucoup plus soft. Niko, presque trentenaire, va vivre une journée de désillusions ou d'étonnement, au fil de rencontres diverses qui vont ancrer dans son esprit, et dans le notre, que nous vivons dans un drôle de monde en voie de perdition. Tous les personnages sont tous un peu déphasés, désagréables, dépressifs, ... Ils portent tous les stigmates d'une société malade ou qui n'arrive toujours pas à assimiler un passé fort sombre. C'est filmé très nouvelle vague, très "Cléo de 5 à 7" d'Agnès Varda, avec un beau noir et blanc qui rend Berlin totalement intemporelle. L'interprète principal est attachant, suffisamment talentueux et lisse pour que l'on puisse y projeter nos propres doutes. Mais au final, à trop vouloir lorgner sur les réalisateurs des générations précédentes, le manque d'originalité se fait pas mal sentir, y compris dans la manière de mettre en scène certaines séquences, teintées d'humour presque burlesque (Jarmush ? ) ou bavardes, drôles et intellos (Woody Allen ?). Ces nombreuses références à tous ces grands films en noir et blanc est ludique mais empêchent "Oh boy" d'avoir une expression vraiment personnelle. Un peu plus sur le blog
Le film suit pendant 24 h un trentenaire désabusé qui accumule les emmerdements avec en fil rouge sa difficulté à obtenir un café. Cela donne lieu à de nombreuses rencontres loufoques, souvent touchantes et drôles. Le tout est bien servi par du jazz, du noir et blanc (décidément à la mode !) et un excellent acteur. Un premier film d'auteur très prometteur.
Oh Boy est un film pas forcément facile à appréhender tant il ne ressemble pas à grand-chose. Entre road-trip, film à sketch et réflexion accélérée sur le vrai passage à l’âge adulte, ce long métrage se cherche quelque peu. Et moi, j’ai eu du mal à m’y retrouver malgré une esthétique pas déplaisante.
j'y suis allé avec une amie nous en sommes sortis tous les deux relativement déçus. Certes le jeune comédien joue bien, on s'amuse de ses péripéties dans le 1er tiers du film, mais en toute sincérité dans la seconde moitié on peine réellement à s’intéresser à ses aventures. On peut dire qu'on pique sévèrement du nez, jusqu'à cet épilogue plutôt incongru. Peut être y a t'il une atmosphère propre aux allemands, je ne sais pas, mais en matière de film allemand du même calibre je préfère très très nettement Good bye Lenin
Un film très réussi, évocateur de la vie d'un jeune adulte un peu perdu dans ses doutes. Le choix du noir et blanc est très pertinent pour imprimer le décrochage avec la réalité qui l'habite. La photo est superbe, Berlin très bien filmé, on aimerait s'y trouver.
On suit le personnage principal du début à la fin au travers des rencontres improbables, évocatrices d'un passé proche ou lointain, mais toujours douloureux, tous interprétés avec beaucoup d'intensité et un fil conducteur très simple, une histoire de café qu'il est impossible de boire...
Bref tout est réussi dans ce film un peu mélancolique! Courrez-y!