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annereporter94
57 abonnés
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3,0
Publiée le 19 octobre 2014
Déroutant, intrigant... Difficile de classer ce film qui mêle maints univers sans jamais vraiment en abandonner un seul. On est parfois un peu perdus, mais toujours attirés par l'intrigue...
White bird, le nouveau film de Gregg Araki est, une fois n'est pas coutume pour le cinéaste, une œuvre magistral. Retour à une veine plus réaliste, après le génial et délirant Kaboom, Araki nous livre un film bouleversant assez proche dans sa structure du très beau Mysterious Skin. On y suit Shailene Woodley, sublime en adolescente à la découverte d'elle-même et de son propre corps, qui fait subitement face à la disparition de sa mère incarnée par une Eva Green absolument éblouissante. Le film avance, ente présent et passé, évoque la jeunesse insouciante de l'héroïne avant de basculer dans une seconde partie proche du sublime dans un mélodrame bouleversant. Si l'image est léché et le kitsch cher au cinéaste toujours présent, le film surprend par sa sobriété. Les séquences oniriques qui pourraient être ridicules deviennent tour à tour poétiques et dérangeantes. White bird est un grand film car il ne cherche pas forcément de réponses. La conclusion finale digne d'un thriller quelconque est transcendé par le jeu des acteurs avec en tête un Christopher Méloni assez exceptionnel. Araki se sert de son intrigue de polar pour mieux raconter la détresse d'un couple et d'une famille. Subtil, bouleversant accompagné d'une bande original incroyable reprenant quelques grands titres pop indé de la fin des 80's , White bird est la preuve que Gregg Araki est l'un des plus grands cinéastes encore en activité.
Déçue par ce film qui n'est pas vraiment captivant. Le scénario méritait un montage moins ennuyeux. Les acteurs ne jouent pas tous très bien, aucun n'est touchant. Improbable scène d'un étranglement sans résistance.... Bref, mieux vaut un bon livre.
Attachant malgré quelques défauts (ou peut-être grâce à eux) : quelques longueurs et un twist final certes saisissant mais mal préparé. Les acteurs sont très convaincants et Eva Green sublime d’un bout à l’autre, mi-femme fatale, mi-femme mystifiee.
Gregg Araki est un véritable cinéaste avec des sujets qu'il affectionne particulièrement et sa manière de réaliser lui est propre. Même si White Bird est l'adaptation d'un livre (encore une fois), passé dans les mains de Araki, on ne sent pas vraiment l'empreinte du livre et ça fait du bien. L'histoire de cette adolescente dont la mère disparait et qui s'en moque est assez surprenante surtout au niveau des émotions. La relation mére-fille et tous ce que cela peut entraîner dans la vie d'une femme est bien abordée. La réalisation est très stylisée et c'est agréable. Les acteurs sont bons, tous bons. Eva Green, jouant une femme 10 ans plus âgée qu'elle, est très convaincante. La coqueluche du moment, Shailene Woodley, montre quelque chose de différent par rapport à ses autres films et c'est agréable. Un beau film qui ne dépasse pas le fabuleux Mysterious Skin du cinéaste, mais dont on se souviendra dans sa filmographie.
Pour la bande son on peut ne pas aimer Dépêche Mode, version fin des années 80, époque où se passe le film. Moi j'aime, comme j'aime ce film un peu adolescent. Les adultes semblent avoir renoncé à la vie. Le point de vue du film est très subjectif. Il semble être filmé de l'intérieur. C'est comme si nous étions dans la tête de l'héroïne, bouleversée et submergée par ses hormones. Aveuglée par une rivalité mal gérée avec sa mère (trop belle), mais encore dans les brumes de l'enfance, incapable d'avoir un jugement personnel sur ses proches. Elle se rend compte de la réalité de la situation vers la fin du film (et nous aussi par le fait) alors que tous les autres personnages semblent être au courant. C'est un film à voir.
Visuellement intéressant, très coloré dans l'image pour mettre l'accent sur l'ambiance 80's. Visuellement aussi parce qu'on retrouve les 2 plus belles actrices du moment, très bonne dans leur interprétation aussi, ce qui est tout de même le plus important. Après malheureusement le mystère de la disparition n'est pas très bien exploité selon moi, ce qui rend le film sans réel intérêt. Même si les révélations faites durant le film et à la fin ne sont pas forcément sans surprise, on a quand même l'impression d'avoir tout deviné à l'avance. Des bonnes actrices mais un film qui n'emballe pas
J'aime beaucoup, et je suis vraiment pas étonne. Plus propre, plus beau que ses films précédents, Araki nous livre sa deuxième adaptation qui marche du tonnerre, grace a un lot d'acteurs superbes et une mise en scène quasi parfaite.
L'excellente Eva Green Disparaît et laisse sa fille ado délurée rêveuse traumatique et son mari brave type conventionnel seuls. Une balade agréable dans les suburbs de l'Amérique de la fin des années 80 début 90 bande son en prime. Une réalisation et des seconds rôles impeccables.
Je trouve que Shailene Woodley ne fait aucune erreur dans sa filmo. Eva Green, je crois que je la découvre avec ce film en fait. Je me suis régalé, mais je ne peux pas développer tant il est important de se laisser surprendre par ce film qui comment classiquement et qui explose totalement sur la fin. A ne pas manquer!
Je n'en pouvais plus de cette histoire molle, de ces personnage mous, de ces dialogues indigents. Le sujet était pas mal, la thématique, les acteurs sont bien. Mais les dialogues... Et la mise en scène ... Il ne s'est rien passé pendant une heure. Non, merci.
Une adolescente en proie à ses hormones et une mère destructrice qui disparaît du jour au lendemain, le nouveau film de Gregg Araki semblait prometteur, à la fois bouleversant et sensuel. Si White Bird s’offre un casting en or, le film ne fait qu’effleurer la surface d’un sujet multiple qui aurait pu être bien mieux exploité. Au lieu de cela, si Shailene Woodley se lâche enfin sur grand écran, son personnage reste malheureusement très plat, face à une Eva Green géniale. White Bird passe largement à coté de son potentiel dramatique pour proposer une histoire tiède, attendue et pas vraiment intéressante. Dommage.
Une agréable surprise. Le film se laisse bien regarder, on ne s'ennuie pas autant grâce à cette histoire de disparition qu'à la vie de Cat, un rôle extrêmement bien joué. Le dénouement n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais ce qui en fait un film dont je me souviendrait.
C'est un bon film porté par une Shailene Woodley beaucoup plus a l'aise dans des roles comme ceux ci que dans les grosses productions. La camera de Gregg araki se veut douce et cabotine tendrement aux rythmes des souvenirs de son actrice porté par une photo réussi qui font de quelques plans un vrai plaisir cinephile. Mais le souvenir d'un Mysterious skin en tout point somptueux vient quelque peu ternir le bonheur de voir ce film car son réalisateur a fait bien mieux ....
Bon, ayant déjà aimé "Kaboom", je pense que mon avis n'est pas totalement impartial vis-à-vis des films de Gregg Araki. J'ai été heureux de reconnaître sa patte à travers certains choix de scénographie, notamment la narration constante en voix off de la protagoniste principale et l'importance enivrante de la V.O - ajoutée au nouveau jeu à la mode de faire profiter la salle de la musique des personnages avec la même intensité qu'ils l'écoutent, le jeu des écouteurs qu'on retrouve dans les films récents tels que "Mommy" ou encore "If I stay" - qui augmente l'effet onirique des passages de rêves.
L'histoire est assez captivante, un semi thriller désorganisé entre souvenirs et actualité sur une période de deux ans et des personnages aussi tracés physiquement que psychologiquement. Notamment Shailene Woodley qui a une beauté naturelle subjuguante qui colle bien finalement avec le rôle de sa mère interprétée par Eva Green qui est - comme à son habitude - d'une beauté et d'une classe inimitable. Shiloh Fernandez est l'équivalence pour le rôle masculin et j'avoue qu'il est dur de ce contrer ce ce qu'il dit quand il est torse nu.
En somme, un film féminin de caractère avec des personnages étranges mais attachants dans leur bizarre. Un fin originale et inattendue - encore un trait spécifique d'Araki - qui clôt ce film très bien ficelé.