J'ai eu la chance de gagner des places pour aller voir ce "petit" film. "Petit" car il ne contient pas beaucoup d'originalité, que c'est du déjà-vu permanent. Bien qu'il y'ait des moments sympathiques et émouvant entre frères interprétés par des acteurs qui jouent bien, mais qui sont énervants vers la fin à cause de leurs problèmes à rallonge qui bloque toujours l'histoire. En effet, à cause de ça, on retombe beaucoup trop vite dans l'ennui. Et à la fin, on a hâte que ça se termine!
Mauvais. On s'ennuie et quand on connait l'Argentine, on regrette que le film passe complètement à côté tant des gens que des paysages. Même en ne payant pas le ciné, on regrette d'avoir perdu 2 heures.
Afin de célébrer le mariage de leur cousin à Mendoza, deux frères s’envolent direction l’Argentine. Le plus jeune est dévasté par sa récente rupture, tandis que l’aîné appréhende la vie avec simplicité en écrivant des chansons ridicules et impopulaires. Après de multiples péripéties, nos deux protagonistes se retrouvent aux côtés d’un gérant d’hôtel qui a tout perdu et une grande beauté argentine. Face à un pays qu’ils ne connaissent pas, la meilleure des perspectives est encore de se laisser aller sur les routes en essayant de semer les ennuis… Prolongeant l’impression que la comédie française se trouve actuellement en pleine mutation – sentiment renforcé récemment avec le plaisant Comme des frères –, Mariage à Mendoza vient s’inscrire dans la nouvelle tradition du feel-good movie que l’on appellera bientôt « à la française ». Récit d’amour et d’amitié, trouvé ou retrouvé, ce nouveau genre semble remporter un certain succès. Souvent, il narre les (més)aventures de quelques personnages qui n’ont rien en commun et doivent ainsi apprendre à cohabiter, à vivre ensemble. Aussi, les protagonistes accumulent généralement les rencontres, au fil d’un trajet enrichissant. C’est dans cet esprit que le road-movie comme tel symbolise un voyage moral. Pour les personnages, tout d’abord, puis pour nous autres, spectateurs, qui partons loin. Loin du quotidien. Loin de la froideur de l’hiver, le temps d’un film, au cœur des magnifiques contrées de la belle Argentine. Et avec humour, s’il-vous plaît. Pas trop non plus, ce serait indigeste. Encore une des vocations de la nouvelle comédie : préférer la nuance aux rires gras d’antan. Ces divers éléments, Mariage à Mendoza en est totalement constitué. Parfois l’humour marche. D’autres fois plus très bien. Parfois, on se rit du comique de répétition demeurant. D’autres fois, la surexposition du frère un peu simplet peut fatiguer. Malgré tout, l’alliance de dialogues fins et de bons acteurs a de quoi apporter au long-métrage un certain charme. Nicolas Duvauchelle – nouveau beau-gosse du cinéma français, que l’on peut voir sollicité un peu partout ces derniers temps – insuffle de nouveau un côté Nicolas Duvauchelle à son personnage (tant que ça marche, on n’a pas à s’en plaindre) tandis que, bien entendu, la révélation se trouve en la personne de Philippe Rebbot. Personnage haut en couleurs qui n’aura accordé que 30 secondes de son précieux temps pour aller pioncer lors de l’avant-première, l’aspect purement décalé de l’homme a de quoi faire sourire – si on lui ajoute aussi ses quelques faux airs de Didier Super. Enfin, il serait difficile de passer à côté de la superbe Paloma Contreras, qui s’avère totalement attachante… Etonnamment, les défauts que l’on pourrait attribuer à ce Mariage à Mendoza ne sont en rien ceux d’un premier long-métrage – ce qui est un atout. Les qualités esthétiques sont présentes, au même titre que la direction d’acteurs. Toutefois, c’est à cause d’un scénario légèrement trop simple que l’on en vient à se dire que le charme aurait pu être plus grand encore. Plus grand que cette escapade pleine de frivolité qui, malgré tout, laisse un sentiment d’inachevé une fois le film terminé… Il nous faudra malgré tout ajouter le nom d’Edouard Deluc aux nouveaux venus du cinéma français (avec Hugo Gélin), puisque si le feel-good movie « à la française » doit véritablement naître, ça sera aussi avec lui… Mariage à Mendoza est donc un premier film sympathique, alternant avec aise les moments de comédie, de passion ou de tension. L’avion nous embarque, nous partons.
Mariage à Mendoza ou mon objet de consolation ! Je vais être très franche ce n'est pas la synopsis du film qui m'a poussé à franchir les portes du MK2 quai de Loire mardi dernier. A la sortie d'une audition foireuse, j'avais un grand besoin de réconfort. Trop loin de ma chère maman pour qu'elle puisse me cuisiner une douceur venue d'Argentine, j'ai opté pour une tablette de chocolat et les décors de Mendoza (la belle rime).
Et finalement je n'ai pas été déçu, j'ai entendu les accents chantants qui ont raisonnés en moi comme une berceuse réparatrice. J'ai beaucoup rit, surtout de l'accent franchouillard de Marcus joué par Philippe Rebbot. J'ai été ému par les personnages touchants, tous joliment dessinés. Même si le scénario n'est pas d'une immense complexité, c'est une parenthèse enchantée très savoureuse, on sent la générosité de ce pays, la douceur des rapports et de la vie. L'actrice argentine Paloma Contreras est divine, Philippe Rebbot époustouflant de justesse et émouvant. Le bémol revient à Nicolas Duvauchelle, quelconque. Allez y !
Antoine et Marcus sont deux frères, leur but un voyage pour se rendre à un mariage. Le contenu du film : le plus jeune et encore petit au départ il est malade et sort d'un gouffre, quitté ; le plus âgé cache des secrets. C'est à travers ce trajet qu'ils vont comprendre ce qui s'est distendu entre eux, ce qui se rejoue. Un bon duo Nicolas Duvauchelle et Philippe Rebot, c'est Benjamin Biolay qui est le marié : wouahhh! Lumière et soleil, de beaux paysages et des belles scènes, c'est sur le ton de la comédie. Pour un premier film c'est réussi, j'espère que le réalisateur va encore choisir nico. C'est lumineux et divertissant.
En premier lieu je tiens à remercier le Cameo Ariel d'avoir pojeter ce premier film d’Edouard Deluc. Sous le charme de ce Road Trip hilarant et bluffant!! Scénario généreux qui regorge de scènes et dialogues indélébiles! Des photographies somptueuses de l'Argentine (coup de coeur pour la Vallée de la Lune). Des personnages haut en couleurs (sombres, lumineux, étincellant). Nic...olas Duvauchelle en déprimé toujours aussi impressionnant (on ne va pas contredire Marcus quand il dit à Antoine "t'es petit mais beau, tu es beau mais petit, très beau!") ; et LA révélation Philippe Rebbot, irrésistible déjanté, il est impeccable (je comprends pourquoi il est l'acteur fétiche d'E.Deluc)! On fond de plaisir quand il parle SA langue (mélange de français, d'anglais et d'espagnol)! Ils sont accompagnés de Gustavo Kamenetzky (Gonzalo l'hôtelier guide) que l'on va considérer comme le 3ème frère (émoustillant de fantaisie, de folie et de tribulations), et de Paloma Contreras à la sensualité ravageuse qui interprète son rôle à merveille! Brève mais jolie et juste présence de B. Biolay! Le tout accompagné d'une BO composée par H. Dune en totale harmonie avec le very good road trip! La fraternité, la maladie (le syndrome de Stendhal), la jalousie, la rivalité, l'amour, l'égoïsme...beaucoup d'ingrédients qui font de ce film une ode à l'humanité! A ne surtout pas manquer!