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Piwi47
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3,0
Publiée le 29 mars 2013
Le cinéma belge regorge de réalisateurs talentueux, les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne en chef de file, de comédiens prometteurs, cf le César du meilleur espoir masculin Matthias Schoenaerts, la « Populaire » Déborah François ou l’animatrice convertie actrice Virginie Efira, d’acteurs talentueux – le « Cloclo » Jérémie Renier, Yolande Moreau, Cécile de France, Olivier Gourmet entre autres, d’icônes générationnelles (Jean-Claude Van Damme, Benoît Poelvoorde, François Damiens), ainsi que de quelques pépites devenues cultes avec le temps comme « C’est arrivé près de chez vous », « Le Huitième Jour » ou « Dikkenek ».
C’est donc généralement avec enthousiasme que nous découvrons chaque nouvelle mouture de nos voisins du Nord, espérant y déceler un joyau surprenant.
Aujourd’hui, le film à grand potentiel s’appelle « Dead Man Talking », rocambolesque reconstitution des mille et une nuits d’un condamné à mort, réalisé par l’ex-mari de Virginie Efira, le belge Patrick Ridremont, crédité également en tant qu’acteur principal.
Synopsis Allociné : 20h. Une prison quelque part. William Lamers est condamné à mort. La loi ne précisant pas la longueur de sa dernière déclaration, il va profiter de ce vide juridique pour dérouler le fil de sa vie afin d’échapper à la sentence. Son exécution qui ne devait être qu’une formalité va alors devenir le plus incroyable des enjeux politique et médiatique.
Satire de la téléréalité ? Pas vraiment. Comédie absurde ? Non plus. Drame social ? Que nenni.
Difficile de définir le genre de « Dead Man Talking », premier film du comédien – réalisateur Patrick Ridremont.
D’un postulat de départ dérangeant very Kafkaïen, mais malgré tout très contemporain – l’influence des médias, le pouvoir politique – Patrick Ridremont navigue ensuite dans l’absurdité pour déployer son récit sincère et subtil in finale dans l’émotion et le mélo. Trajectoire insoupçonnée / insoupçonnable mais touchante !
L’itinéraire pourrait paraître déraisonnable mais « Dead Man Talking » reste cohérent dans son ensemble, y compris dans le ton humoristique un peu léger par moment, probablement afin d’empathiser le spectateur et de ramener ce dernier vers une certaine forme d’Humanité des personnages, et dans cette tournure inattendue du dernier acte avec cette espèce d’ambiance à la « Ligne Verte ».
Le casting s’avère irréprochable, Patrick Ridremont himself accompagné de son ex-épouse, la new bankable Virginie Efira, du cynique François Berléand et du fou furieux Jean-Luc Couchard, toujours très bon.
Bilan : Drôle d’oiseau que ce « Dead Man Talking », premier long métrage du belge Patrick Ridremont, insondable au premier abord, nettement moins insane qu’il n’y paraît quand on y regarde de plus près.
Dead Man Talking est un excellent film et pour moi l'un de mes coups de coeur de cette année 2013. C'est un film sincère, un film qui a été méticuleusement écrit par Patrick Ridremont, à qui l'on doit tous les dialogues, qui sont à la fois drôles et touchants. Le scénario par de l'histoire de Shérazade, dans un contexte différent, mais emmène le spectateur sur différents terrains, dont celui du monde politique ainsi que celui de la psychologie humaine ou encore celui de la télé-réalité. C'est un scénario qui est complet et bien écrit, qui apporte donc au spectateur deux types d'émotions, la joie et la tristesse. On rit grâce aux personnages incarnés par François Berléand, Christian Marin et Denis Mpunga qui sont assez drôles et on est triste grâce à Patrick Ridremont qui excelle dans la dramaturgie sincère. Même si la mise en scène n'est pas parfaite, on se laisse aisément transporté grâce entre autres à un bon rythme qui ne décélère pas, ainsi qu'à une bande sonore convaincante. Un excellent film qui peut paraître simple et qui l'est, mais qui a été finalisé à son paroxysme et c'est ce qui le rend crédible, sincère et émouvant.
Un beau film!! plein de belles réflexions sur la vie, la peine de mort, la famille, et la richesse de l'enfance. Un film qui se détache par un contraste équilibré entre le comique et la tragédie de la vie de prison, avec par derrière une habile critique du pouvoir politique. Un agréable moment!!
Un excellent film qui sort de l'ordinaire. Beaucoup d'humour et de dérision pour aborder quelques sujets sérieux et toujours d'actualité. Très bon acteurs.
Un film simplement beau, aussi poétique et délicat qu'un genêt, aussi drôle que les films belges que l'on adore, LE film de ce début d'année, a voir et a revoir pour en dénicher toutes les douces subtilités
Un film bien embarrassant, avec son esthétique en toc qui rappelle les 80's, et une intrigue qui rappelle les spectacles pompiers de Robert Hossein. Et surtout... un comédien qui cabotine comme jamais. Ne manquez pas les tirades en gros plan, certainement tournées pour sa bande-démo !
Avec "Dead Man Talking", Patrick Ridremont signe un film avec une idée de base géniale : celle d'un condamné à mort qui échappe à son exécution chaque soir en racontant son histoire jusqu'à minuit. Cette idée pouvait s'écrouler si elle n'était pas suffisamment bien exploitée sur la durée mais Ridremont, aussi à l'aise devant que derrière la caméra signe un scénario bien abouti qui ne repose pas seulement sur son idée mais qui donne la part belle aux différents personnages présents que ce soit celui du directeur de la prison (irrésistible François Berléand), du gardien ou du prêtre. Bénéficiant de dialogues aussi drôles qu'émouvants ainsi que d'une mise en scène maîtrisée à la superbe photographie, ce film s'impose comme un petit bijou du cinéma belge.
Ridremont se paie, à l'évidence, une tranche de bon temps ! Nozigue aussi, du moins au début. spoiler: Dès qu'il décarre de taule , on a envie, comme lui, de mettre les adjas.
Très bon premier film. Entre humour et univers décalé, on se laisse facilement porté par l'histoire et le jeu d'acteur. Un film sans prétention, fait avec l'amour et la tendresse du Belge. La plupart de acteurs sont comédiens de théâtre, ayant débuté dans l'improvisation. Il fallait osé, et respect pour le travail réalisé.
Ridremont tient adroitement cette première réalisation mais fait preuve d'un manque de recule sur l'ensemble qui pénalise cette attachante farce humaine.
Tout d'abord, bien que le film soit une sorte de remake des contes des Milles et une nuit ( l'histoire de Sheherazade, une référence complétement assumée ) agrémenté de la sauce Truman show, j'ai tout de même trouvé le scénario fort original. Comme on pouvait s'en douter, le film se moque de la télé-réalité mais également du fait que les spectateurs sont vraiment des moutons, à travers quelques scènes sympathiques et drôles. D'ailleurs, le long-métrage est avant tout une comédie, malgré qu'il raconte la mise à mort d'un homme. Les gags fonctionneront généralement assez biens, notamment grâce aux personnages, et donc aux acteurs, mais j'y reviendrais plus tard. Toutefois, certaines séquences dramatiques seront au rendez-vous, qui m'ont soit touchées, ou m'ont soit laissées de marbre. Elles sont toutefois utiles ( sauf une ou deux, qui font d'ailleurs partie de celles qui m'ont laissé de marbre ) pour expliquer comment Lammers en est arrivé là, afin de le rendre sympathique, tout en montrant bien qu'il s'agit tout de même d'un dangereux criminel. D'ailleurs, certains passages sont d'une violence innatendue et vraiment très brutale.
Comme je l'ai souligné, le personnage de Lammers a été bien écrit. Et ce n'est pas le seul, car l'écriture des personnages est la principale qualitée du film. On nous présente donc toute une galerie de personnages, souvent très drôles, à commencer par Karl Raven, le personnage interprété par François Berléand. Ce dernier est excellent dans son rôle de fonctionnaire consciencieux, le seul personnage dont le passé, qui pourrait paraitre dramatique, est ici traité de façon absurde et très drôle. Le personnage de Virgine Efira, une des têtes d'affiche, est un des seuls qui est sérieux, mais il n'est pas raté pour autant, juste moins intéressant que les autres. Par contre, le gouverneur, tout comme son adjoint, est juste hilarant et il permet d'introduire un peu d'humour lorsque le film devient un petit peu plus sérieux. Le gardien, interprété par un illustre inconnu qui gagne à ne plus l'être, le curé, et l'ancien gardien au coeur fragile mais à l'appétit féroce, sont également très drôles. Malheureusement, au milieu de ces personnages très bien écrits et de ces acteurs parfaitement dans leurs rôles, une tache noire est présente, en la personnage de la fille de Ramirez. En plus du fait que l'actrice joue mal ( regard vide et répétition de répliques sans âme ), son personnage est assez étrange et ne sert à rien !
Un film au scénario original, avec de vrais partis pris de mise en scène et un acteur qui crève l'écran. A la fois drôle et totalement bouleversant. A voir absolument
Un très beau film, qui plus est, belge!! J'ai été agréablement surpris par la manière de filmé et certains plans, un peu comme dans les films plus anciens. Les acteurs sont tous attachants, dans leur style. Patrick Ridremont signe ici une première oeuvre plus que correcte. A la fois drôle et émouvant, j'en ai eu les larmes aux yeux, à voir!!!