Patrick Ridremont signe un premier long décalé. Alors il y a deux histoires dans ce film, d'abord la prison, le maton, le directeur du pénitencier, l'aumonier, les souvenirs et la condamnation à mort et ensuite le gouverneur, sa campagne politique, sa secrétaire, son premier assistant. Il y a un tel gouffre entre ces deux histoires, à tous les niveaux, qu'on a du mal à croire qu'ils se retrouvent dans un même film. Tout est tellement subtil, touchant, drôle, cynique, ironique, burlesque, émouvant dans la prison, à travers l'entièreté de ses personnages et de ses petits histoires. Tout est tellement caricatural, mal joué et lourd de l'autre côté. Heureusement, au final, ne demeure que Ridremont, son personnage, Berléand, la prison, le maton et la condamnation à mort. Du jamais-vu. Et rien que pour ça, ça mérite le coup d'oeil pour ce premier film.