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Un visiteur
1,5
Publiée le 19 avril 2013
Le cinéma français a ce goût de vouloir adapter les faits divers de l’actualité française. Parfois avec raison, parfois sans. On pensait tout savoir de l’histoire de ce convoyeur qui déroba plus de onze millions d’euros à l’état français, et bien … nous avions raison ! Le film ne nous apprend strictement rien de cette histoire, la majorité nous avait été racontée dans les journaux télévisés. On suit le quotidien de Tony Musulin sans grand intérêt entre son travail, son (seul) ami et sa femme. Tout ça durant les deux-tiers du film qui sont d’une longueur sans fin. Cette longueur serait justifiée pour que l’on cerne bien le personnage mais quinze minutes suffisaient. Tony Musulin est un homme froid, qui fait son boulot correctement, et qui a un goût prononcé pour les belles voitures. Quand je vous dis qu’en quinze minutes on a fait le tour …
La réalisation de Philippe Godeau est aussi froide que son personnage. Un ton sombre englobe tout le film, de quoi vous filer le cafard durant une heure et quarante minutes. Aucune audace n’est prise, aucune proposition de mise en scène n’est là. Juste la caméra, qui enchaîne les plans comme un ouvrier enchaîne ses mouvements à l’usine. La salle de cinéma est sensée nous proposer une autre façon de voir le film, mais pour « 11.6 » que vous le voyez dans votre salle de cinéma habituelle ou au chaud sous une couverture dans votre salon sur votre téléviseur ne changera rien. Vous serez peut être mieux devant votre petite lucarne.
Je peux paraître sévère avec ce film mais s’il y a bien une chose que j’ai aimé (la seule ?) c’est les performances des trois acteurs principaux. François Cluzet et Corinne Masiero sont formidables créant de véritables moments d’émotions lors de leurs dialogues. Les deux acteurs sont imprégnés des personnages et ça se voit ! Mais celui qui m’a le plus surpris est Bouli Lanners dans le rôle de l’ami et collègue de travail de Tony Musulin. Il joue ce gros balourd, possédant une souris blanche et subissant les moqueries de ses collègues. Même lorsque Tony Musulin l’envoie balader méchamment, il reste à ses côtés car comme il le dit « Tony est mon ami. ». Ce sont ces caractéristiques qui vont, très vite, le rendre attachant et l’on se surprend à avoir de la compassion pour lui. Les acteurs : gros et seul point fort de ce film sans véritable intérêt, si l’on a suivi les actualités.
« 11.6 » n’est qu’un autre fait divers adapté par le cinéma français pour afficher « histoire vraie » sur l’affiche. À voir pour la performance de ses acteurs.
J'ai regardé se film comme si je regardé un reportage à la télé. Très intéressant pour comprendre l'histoire et le personnage mais manque d'action et de réalisme<<; je suis resté sur ma fin
Avec les histoires qui ont deffrayées la chronique, on se demande toujours ce qu'un film en retraçant les faits, peut bien apporter de plus. Et puis la magie opère : une réalisation très précise, des comédiens à la pointe de leur art (François Cluzet, habitué de ce type de film, retranscrit parfaitement la pression de Toni Musulin qui dérape petit à petit), une musique percutante pour accompagner cet incroyable casse sans violence, sans blessés...
Philippe Godeau retrace le parcours du convoyeur de fond Toni Musulin, à travers une réalisation soignée et sans esbroufe. Il apporte un regard psychologique et social sur le personnage, interprété par un François Cluzet juste mais sans surprise. A voir si l'on ne connaît pas trop l'affaire, pour mieux appréhender la partie policière du récit.
Une approche tout aussi modeste que le hold-up lui même : dramatique et réaliste, ça change des thrillers trop musclés.
Film psychologique bien plus que d'action, le réalisateur s'attache à la personnalité trouble de Toni Musulin et offre à François Cluzet un rôle à la mesure de son talent. Le récit est très bien mené et la tension tout à fait perceptible.
Faute de nous apprendre ce qui s'est réellement passé (et pour cause, personne à part l'intéressé ne le sait), Philippe Godeau nous offre un long-métrage dans l'intimité de Toni Musulin formidablement interprété par François Cluzet. Sa prestation de très haute volée nous permet de ressentir toute la pression qui pèse sur ses épaules. Celle du quotidien, de la morosité, du manque d'ambition ambiant, de l'absence de rêve atteignable et de l'irrespect de ses supérieurs. La cocotte minute Musulin reste sur le feu et peaufine son coup de A à Z. Suivre l'homme dans ses faits et gestes, quasiment jusque dans sa tête est un délice dépaysant. Le film offre une intensité qui empêche le spectateur de s'ennuyer un instant. Les paysages et d'une manière générale l'image sont très beaux. Après, chapeau d'avoir réussi à faire un film qui soit captivant comme ça grâce à la forme, mais le scénario reste un peu vide et ne mène nulle part. Ça, on le savait depuis le début, donc il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Belle surprise en somme, pour un film qui pouvait être casse-gueule.
Le réalisateur concentre essentiellement son film sur Tony Musulin. La personnalité du convoyeur, son mode de vie, sa détermination, ses motivations … Le casting est extrèmement juste. François Cluzet incarne Toni Musulin, il est parfait comme d’habitude. Bouli Lanners touchant et Corinne Mastero formidable. Si le film se concentre sur le personnage, il reste toutefois une partie du film consacrée au casse et l’arrestation. Le personnage décrit est radin, en conflit avec son supérieur, anti capitaliste et surtout très complexe. Il s’offre une ferrari mais n’est pas capable d’aider son amie ou même de l’aimer, même chose pour son collègue et ami. Le réalisateur ne nous donne malheurement aucune explication ou semblant d’explication sur l’argent manquant. A noter également la lenteur du film.
11.6 est servi par un trio d’acteurs formidables. La personnalité de Tony Musulin est complexe. Sans être le film de l’année, et malgré quelques bémols, 11.6 est intéressant
Un scénario que tout le monde connait plus ou moins. L'adapté était une chose pas si facile. Uen histoire bien simpliste, ou l'on connait les contours de la trame mais ou le film englobe quand même autre chose. LE choix de François C. est un choix excellent. Une prestance, un jeu brillant... Bref, pas de mauvais point sur le personnage qui arrive à garder une certaine classe mais en même temps à donner le ton. Sans parler de la fin, qui conclut le film en beauté et réserve quand même quelques surprises et rebondissements (là ou basé sur un fait connu, et une histoire basique on aurait pu penser le contraire). D'autant que pour une fois, bye bye ; les codes des films de hold up traditionnels ou l'on va également s'attacher à la psychologie du personnage. Rendant le personnage un peu plus touchant, intriguant. Eprouvant même parfois une certaine empathie...^^. LE tout servit, par de bon dialogues et ou chacun des acteurs, tient la distance sans problème. Quelques séquences sont peut être un peu "maladroite" ; mais l'ensemble du film ; fait passé cela sans problème et nous le fait presque oublié. Une oeuvre donc touchante, ou l'on aurait ^quand aimé que le personnage soit moins énigmatique.. MAis d'un coté, cela fait partie du mystère... Un sympathique petit moment.
Totalement insipide. Film mal filme, mal monte et pas tres bien interprete meme l'excellent Francois Cluzet n'arrive pas pour une fois a etre parfait dans la peau du personnage et dans sa psychologie seule Corinne Masiero excelle dans une composition juste a souhait. L histoire de Thierry Muselin meritait mieux. Et dire qu on le laisse en prison sans remise de peine alors que cette merde de justice francaise relache sans vergogne criminels violeurs et autres delinquants. Il n a pas de sang sur les mains ni commis de violence lui. Seulement si il a reussi son coup c'est qu'il y avait des failles dans le systeme et mieux vaudrait y reflechir et se remettre en question or ca en France on ne sait pas faire!
Très décevant. Le Parisien a écrit "Le réalisateur a volontairement esquivé les codes traditionnels du film de hold-up pour s'attacher (...) à l'approche psychologique du personnage"; Sur le fait que Philippe Godeau a esquivé les codes du film de hold-up on ne peut qu'être d'accord (un gateau au chocolat sans chocolat), mais pour ce qui est de l'approche psychologique des personnages .... j'ai l'impression d'en savoir moins sur la phsychologie de Toni Muselin en sortant du film qu'en y entrant. Il ne suffit pas qu'un film soit ennuyeux pour que ce soit du grand cinéma ! Rien àd ire sur l'interprétation de François Cluzet; ce n'est pas de sa faute.
C'est pas trop mal, sans plus. Le film s'attarde sur la psychologie de Toni le fameux convoyeur et voleur de 11,6 millions d'euros de Lyon et sur sa préparation. Sans explications, juste les faits. Il n'y avait pas forcément beaucoup à raconter, du coup y'a des longueurs. François Cluzet joue bien comme à son habitude mais ne suffit pas à lui seul à nous éviter l'ennui. Bref regardable sans problème mais sans plus.
Mon dieu, mais pourquoi François Cluzet s'est-il embarqué dans une telle galère. En effet sans sa présence, et son talent exceptionnel, le film n'existe pas. La mise en place de l'histoire est trop longue à prendre son envol. Ainsi il faut attendre, plus de la moitié du film pour que le scénario sorte de sa torpeur et de ses scènes inutiles. Encore une fois, merci à François Cluzet qui grâce à son jeu nous tient éveillé, car les autres acteurs passent totalement inaperçus tellement ils sont fades et sans textures. La réalisation reste cependant sans surprise et se laisse aller à quelques facilités. Un gros ratage....