certains thèmes apparaissent et fleurissent jusqu'à agacement. La pédophilie est en ce moment particulièrement traitée ( de "Michael" à l'excellent "la chasse " avec Mad Mikkelsen pour n'en citer que quelques uns ). Egoyan livre donc ici son suspense révoltant, pervers et énervant qui ne peut laisser personne indifférent de par son sujet. On retrouve avec plaisir Mireille Enos, dont la carrière semble éclore après la bonne série "the killing", mais rien de vraiment très neuf ni dans le traitement, ni dans la couleur. un film honnête et prenant. Simplement.
Le film raconte l'enlèvement d'une petite fille par un réseau pédophile, puis l'enquête policière visant à la retrouvé, sous fond de neige éternelle. Monté en analepses, le scénario tient parfaitement la route. Ce procédé permet de tenir le spectateur en haleine tout du long. Ce n'est pas un chef d’œuvre cinématographique, mais les paysages, l'interprétation des acteurs et la trame tiennent. On pourrait reprocher une enquête un peu trop "facile" voire bâclée, des personnages un peu grotesques, mais l'ensemble reste cohérent.
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3,0
Publiée le 2 décembre 2014
Ce nouveau film d'Atom Egoyan est pas mal, il est même bien, mais après l'avoir vu, je reste avec cette sensation qu'il aurait pu être excellent si le scénario était plus "costaud ", car même si l'histoire est prenante un peu plus de rebondissements et surtout une vraie enquête n'aurait pas été de refus, car l'histoire s'enlise petit à petit et commence à tourner en rond puis tout d'un coup tout s'accélère et comme par miracle l'intrigue avance enfin pour connaitre son dénouement. J'aurais aimé voir une vraie tension qui monte crescendo ce qui n'est pas le cas à part à la fin qui est d'ailleurs trop rapide ainsi qu'un vrai mano-à-mano entre les deux camps car ici le "duel" reste un peu trop gentil les deux parties s'observent mais sans réellement passer à l'attaque puis on a du mal à ressentir de la peur pour le personnage d'Alexia Fast car le kidnappeur n'a pas l'air bien méchant il a même tendance à céder à ses caprices car comme elle le dit : "elle est essentielle dans leur réseau" même si celui-ci à tendance à être beaucoup plus dur avec la mère en jouant avec elle un jeu pervers. Après les points faibles, les points forts, j'ai bien aimé la construction du film qui se passe entre le présent et le passé sans réelle distinction ce qui est perturbant au début, mais c'est comme un puzzle dont on nous donne les pièces au compte-gouttes puis pour finir, c'est obligé de souligner la performance des acteurs qui sont très bons surtout les deux rôles masculins, Ryan Reynolds et Scott Speedman. Un film au potentiel inexploité à mon sens mais quand même bon.
Le genre m'intéresse beaucoup ainsi que le thème mais je n'ai pas réussi à pleinement plonger dans le film à cause de spoiler: son désordre chronologique ... C'est dommage car l'histoire est vraiment bonne et d'actualité.
Le Canadien Atom Egoyan est un habitué de Cannes, il était presque évident qu’on allait le retrouver dans la sélection de cette année avec Captives, son dernier film, un thriller qui parle d’enlèvement d’enfants.
Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Oui, bien évidemment, cela rappelle Prisoners de Denis Villeneuve, cet excellent film sorti en fin d’année dernière. Clairement, Captives souffre de la comparaison avec ce film-là, tant par la qualité de son interprétation que par la différence de mise en scène et de scénario entre les deux. Globalement, les deux films racontent la même histoire : un père veut retrouver sa fille et se retrouve à devoir agir lui-même plutôt que de laisser ça à la police. On ne connaît que trop bien ce genre de scénario et même avec toute la sympathie qu’on peut avoir pour Ryan Reynolds ou Scott Speedman, ils sont bien moins performants que Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal. Ce qui pose réellement problème, ici, c’est aussi la bêtise absolue des rebondissements qui interviennent au fur et à mesure que le film avance : il ne faut rien dévoiler, mais c’est aussi illogique et débile qu’un thriller lambda qui passerait sur TF1 un dimanche à 22h40. La construction du film pose un réel problème, avec ces satanés flashbacks très mal placés et le tout n’est réellement pas fin, en témoigne le personnage de Kevin Durand, très mal servi ici.
Ajoutez-y une musique réellement pénible et un rythme anémique, qui rend le film absolument interminable, Captives est un des plus mauvais films de la compétition. Dommage.
Était en compétition pour le Festival de Cannes de 2014, Captives est le nouveau thriller canadien d'Atom Egoyan qui est satisfaisant mais pas extra. Il s'avère original par son sujet d'actualité : spoiler: les enfants utilisés sur le web. Une société pleine de secrets. Bien sûr, on aurait aimé que l'effort soit encore plus implacable, surtout spoiler: dans sa dernière ligne droite mais le réalisateur en a décidé autrement. Le scénario se met parfois les pieds dans le tapis des invraisemblances. Pourtant, l'intrigue reste intéressante à suivre. Et puis, le casting est franchement plaisant ! Ryan Reynolds interprète un père dévasté suite à la disparition de sa fille. Une tache plus sérieuse pour celui-ci en le faisant avec efficacité et de profondeur. Rosario Dawson est très convaincante dans son rôle de flic coriace et engagée. Mireille Enos est, aussi crédible et arrive à transmettre des émotions fortes. Kevin Durand n'est pas assez charismatique, mais reste tout même agréable dans sa performance de vilain. Des personnages bien campés. Cependant, la bande son est vraiment sublime et elle sonne juste. Certes, le rythme de récit est lent mais on reste captiver devant cette production angoissante. La mise en scène est très élégante comme son atmosphère, maîtrisée et glaciale en tout point. Notamment, des beaux plans séquences pour définir les enjeux du récit. Quelques rebondissements sont là, pour nous distraire. De plus, une légère déception est présente à cause spoiler: des innombrables flash-backs et retour dans le présent qui se mêle dans le déroulement de l'histoire. Malgré tout, Captives est un thriller noir correct et assez classique en jouant les codes du genre. Pas aussi fascinant, ni prenant que Prisoners mais une belle découverte.
J'ai pu voir ce film au Festival de Cannes et pour moi le film est bien mais sans plus .Puisque l'histoire met du temps à commencer et la fin ce passe très rapidement,même trop rapidement. C'est dommage. De plus rien qu'en voyant le debut,nous savons comment va se finir et le film,et surtout de quelle maniere, et il n'y a pas de suspense. c'est un film à voir.
The Captive est un thriller bien travaillé, correctement réalisé et dont les personnalités des différents protagonistes confèrent à ce film une toute autre dimension, mais qui n’arrive pas à trouver son point de chute, en se perdant quelque fois en chemin et sans proposer le puzzle sophistiqué tant attendu. Un bon divertissement certes, mais pas un grand thriller. Sifflé par la presse lors de la projection officielle, ce film me semble quand même bien sous-estimé.
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Retour attendu d’un Atom Egoyan peu productif depuis quelques années, Captives repose sur un pitch qui oblige la comparaison avec Prisonners sorti un peu plus d’un an plus tôt. En matière de thriller sur les enlèvements d’enfants, le film de Denis Villeneuve semble en effet être devenu un maitre-étalon. Avec ses vastes décors enneigés, Captives fait aussi penser à Fargo mais la comparaison s’arrête là. La façon dont Egoyan traite de la question de la technologie pour créer une certaine ambiance paranoïaque semble survenir d’un discours dépassé, mais c’est surtout dans le suspense quasi-inexistant et sa la structure narrative désordonnée que le scénario fait choux blanc. A aucun moment l’intensité dramatique ne parvient à faire de la recherche de la jeune Cassandra un enjeu qui prenne aux tripes. La multiplicité des flashbacks, que ce soit dans l’enquête menée par la détective interprétée par Rosario Dawson ou dans le désœuvrement du père incarné par Ryan Reynolds, est très mal intégrée dans la narration et n’a finalement pour seule vocation que d’espacer les rebondissements de ce scénario tiré par les cheveux. La résolution bâclée de l’histoire et le jeu trop lisse pour être convaincant de Kevin Durand en pédophile machiavélique participent à la grosse déception de ce thriller bien fade.