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Cineseba
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4,5
Publiée le 21 mai 2014
"Le film "Joe" est une impressionnante et sombre vision sociale sur la pauvreté dans l'Amérique profonde ... Oppressant, ce film qui est une belle et touchante histoire d'amitié entre un patron, ancien taulard Joe qui essaie de se maitriser pour ne pas se finir en prison et un jeune adolescent maltraité et négligé par son père alcoolique, qui veut grandir et s'en sortir ... Ce jeune ado voit en Joe une figure paternelle et protectrice, un espoir de construire sa vie et de s'en sortir ... Joe, le bon patron pour leurs employés, souffre énormément de sa solitude. Marqué et brisé par son passé qui ressurgit régulièrement, il plonge seul dans l'alcool chez lui. Il va rencontrer un ado motivé pour travailler, s'accrocher et gagner sa vie, il va découvrir que son père le maltraite et va le prendre sous son aile en l'embauchant, en le protégeant ... Intense, touchant ! Tye Sheridan dans le rôle d'un ado, est spontané, naturel dans son incroyable jeu d'acteur, d'où l'impression forte qu'il ignore parfaitement la camera tant qu'il joue tellement bien ! Très à l'aise dans son jeu ! Wouahou ! Il a été déjà très surprenant dans le film "MUD" ... Il faut suivre ce gamin dans son futur parcours cinématographique. Nicolas Cage également bluffant dans le rôle d'un ancien taulard ! Les décors m'ont fait penser à ceux de "MUD", ils sont très beaux à voir ! Pas de décors sophistiqués, à la sauce hollywoodienne ! Sublime ! Excellent film qui aborde avec justesse le thème sur le passage d'un ado vers l'âge adulte malgré la violence de son père et la misère qui pourrait le plonger dans la délinquance ... A voir ! J'ai beaucoup aimé ce film ... "
Bon, clairement, c'est un film glauque. Mais comme on ne vit pas dans un monde de Bisounours, que la violence est partout autour de nous, que l'on veuille la voir ou non, ce long métrage est malgré tout le reflet d'une certaine réalité, très noire encore une fois. Ceci étant précisé, et bien que quelques scènes n'apportent pas grand chose au film (quel est l'intérêt de celle du combat de chien et de ce qui s'ensuit ??!), le scénario tient la route, et on ne s'ennuie pas trop. Le spectateur reste en immersion pendant près de 2 heures dans cette atmosphère très sombre, cramponné à son siège devant quelques scènes particulièrement violentes, un peu plus que suggérée, mais sans voyeurisme ni perversion à mon sens. Au final, allergiques à la violence, n'allez surtout pas voir ce film ! Les autres ? Vous pouvez vous laisser tenter par l'expérience.
Le début est prometteur : on pense que l'histoire se met doucement en place pour ensuite que ça parte vraiment... Et en fait non, au lieu d'avoir des péripéties et une "réelle histoire" faisant le lien entre les différents personnages, il ne passe pas grand chose... C'est assez lent spoiler: (la scène du père alcoolique qui tue un clochard pour une bouteille de vin est interminable et surtout inutile) . Le réalisateur suit les différents personnages un peu séparément : tout ça est mis bout à bout, ce qui donne un rythme haché au film ! Certes Nicolas Cage joue bien mais ça ne suffit pas à nous tenir en haleine. Film à oublier très vite. Mud est 1 000 fois mieux !
Nicolas Cage prouve encore dans ce film qu'il est un acteur brillant. On s'attache aux personnages de ce film, on s'y identifie parfois ... Les scènes de violence ne sont jamais gratuites ou exagérés, la mise en scène est équilibrée. L'ambiance est vraiment sympa et on se prend bien au jeu ! Difficile de sortir indifférent de ce film si on aime les film d'ambiance et les films noirs réalistes.
Joe est un film sympa, voir un bon film, sans plus. Nicolas Cage livre une prestation convenue, tandis que Tye Sheridan s'écrit un nom, tout doucement, mais surement. Mention particulière pour Gary Poulter,qui joue le père.
JOE : Un ivrogne chevronné à l'enfance difficile essaie de se racheter une conduite (et une vie) à travers la rencontre d'un jeune ado volontaire. Le seul mérite de ce drame est de sortir de sa spirale cataclysmique Nicolas Cage et de confirmer le talent de comédien de Tye Sheridan. A croire que cette année est placée sous le signe du "come back sacral d'estampillés ringardos". Les acteurs sont là, le scénar un peu moins. #movie #review
Joe le retour de Nicolas Cage au haut niveau sûrement mais une histoire qui reflète la société américaine aliéné dans la lignée des derniers film comme par exemple killing them softly. Pas le film de l'année...
D'abord avant de voir le film on peut être frappé par les multiples similitudes que l'on peut y voir avec "MUD" de Jeff Nichols, que ce soit le cadre du film, ce sud des États-Unis poussiéreux et âpre, le jeune acteur Tom Sawyer ou encore un acteur sur la voie de la rédemption (Nicolas Cage dans celui-là et Matthew McConaughey qui a maintenant pris le chemin vers les étoiles avec Nolan). Mais heureusement, après vision on est loin d'un "copier" ou autres de "Mud".
Finalement, David Gordon Green s'en éloigne et nous emmène au Texas suivre le destin d'un ancien taulard et d'un adolescent qui a besoin de trouver un travail pour faire vivre sa famille et notamment son père alcoolique et violent. Outre la qualité d'écritures, que ce soit dans le déroulement du scénario ou des personnages auxquels on s'attache rapidement, ce qui frappe assez vite et durant tout le film, c'est le climat âpre, poisseux et sombre que le réalisateur arrive à instaurer, tout en dressant une peinture noire et sociale de la situation américaine dans ces endroits... Il arrive donc à rendre cette histoire de rédemption intéréssante et notamment à travers les personnages auxquels on s'attache pour les deux principaux ou au contraire on a de la haine pour le père biologique du gamin. De plus ils sont très bien interprétés, que ce soit Cage (dont ca fait bizarre de le voir aussi bien joué, notamment récemment, le temps de ses prestations chez Scorsese ou les frères Coen commencent à dater) ou Tyler Sheridan, la révélation de "Mud".
Une bonne surprise, emmené par de très bonnes interprétations, c'est un récit captivant avec une bonne atmosphère, bien âpre et sombre que Green nous offre.
Bien. Cage est crédible dans son rôle de loup solitaire sympathique, une bonne surprise. Le scénario se tient et nous garde en haleine. A voir même si un poil moins réussi que Mud, les Rives du Mississipi dans le même genre.
Il y avait peu de monde dans la salle en ce mois de mai, dommage ! Cette vision du sud des USA est magistrale. On y empoisonne les arbres, on y meurt pour une bouteille de vin et même si vous voulez changer les choses, le système est plus fort. Des acteurs magistraux, un scénario toujours surprenant. Retrouver Tye Sheridan, comme dans une suite de Mud est vraiment une bonne surprise. Un gamin à suivre...
Le cinéma est un peu comme une petite amie séduisante à souhait mais un tantinet lunatique. Il peut nous promettre monts et merveilles à base de belles images d’Epinal pour ensuite nous enfoncer un pic à glace dans le dos et nous faire souffrir sans raison aucune, par pur plaisir jouissif. Mais on l’aime quand même notre meuf ! Et à l’instar d’une âme sœur, on le désire, lui donne rendez-vous, on l’attend, zappant d’une pub à l’autre. Puis la lumière s’éteint et l’excitation monte. Alors on déchante parfois en lui disant « C’est pas grave, ça arrive à tout le monde tu sais » ou bien encore on s’enfuit avant même l’épilogue, en claquant la porte et en s’écriant « Toi et moi c’est fini ! Plus jamais ! ». Et il y a des jours où l’on croise son regard, mystérieux, charmeur, au détour d’un hasard. On veut alors apprendre à le connaître un peu mieux, et on retente l’expérience, craintif mais confiant. Le cinéma de David Gordon Green résume à lui seul cette introduction fleur bleue. Un parcours en montagnes russes qui parcourt les décors d’une Amérique éclectique à la rencontre des personnages qui l’habitent. Pour resituer, les plus aficionados se souviendront de « George Washington » fable macabre sous fond de manèges abandonnés. Quant aux plus drogués, ils se remémoreront le délirant mais sans plus « Pineapple Express » avec le quasi gratin Apatow de « Freaks and Geeks », entre autres. Bref, des genres diamétralement opposés qui respectaient tout de même une certaine rigueur dans leur cahier des charges respectif. Oui, mais depuis un moment, Gordon Green faisait dans le fade, laissant le What The Fuck l’emportait. Dommage… Et puis, « Joe ». Découvert au moment de sa sortie, dans un magazine, la curiosité soufflait la poussière qui s’était accumulée sur le nom de Gordon Green, ravivant un souvenir presque oublié. Prévenant d’un retour aux sources, d’une renaissance, les mots sur le papier vendaient le film au lecteur comme un texto de minuit en guise d’invitation à une partie de jambes en l’air improvisée. Séduit donc, les lumières s’éteignent et l’écran illumine une image tremblotante qui dévoile la gueule (mais cette gueule !) du regretté Gary Poulter (mort peu après le tournage) se faisant sermonné par son fils incarné par le prometteur Tye – Tree Of Life, Mud – Sheridan. Plan séquence efficacement simple, mais d’une complexité indescriptible et frissonnante au milieu d’une voie ferrée. En très peu de temps les personnages sont décryptés, leurs démons exposés, le décor planté. Du génie ! Puis la pluie. Le son crépitant d’une radio qui découvre un Nicolas Cage hirsute, bonhomme, marlborien et budweiserisant. Le temps fut long Mr Coppola ! Le temps de voir passer une filmographie à bout de souffle, sans plus aucune promesse. Le temps de comiquement conquérir internet malgré vous. Ce fut long mon cher Nicolas, mais vous revoilà, desservant une figure paternelle chère au cinéma du sud yankee, appliquant votre talent d’antan. Chapeau l’artiste. Vous l’aurez compris, la force du film réside dans ses personnages, dans ces gueules cassées par la vie, illusionnée d’un rêve américain mort dans l’œuf. Des hommes et des femmes errant dans la subsistance, luttant contre les fantômes de leur histoire personnelle à grands coups de stupéfiants adjuvants. Passage de l’enfance à l’âge adulte, confessions en forme de puzzle, fatalité d’un violent exutoire, rires gênés et crasse bordélique forment une histoire qui coule du caniveau vers des mares plus calmes. Alors dans ces moments-là et dans le noir de la salle, entre vous et votre âme sœur, une trêve s’installe, douce et paisible.
Ne choisissant jamais vraiment son personnage central, David Gordon Green nous entraîne surtout dans une longue virée pas toujours maitrisée à travers une certaine Amérique déshéritée. Heureusement que les deux acteurs principaux tiennent vraiment la baraque…
Une meute de chiens galeux renifle les poubelles d'un petit Drugstore miteux, la langue pendante, espérant tomber sur quelques denrées à se mettre sous la dent. Une aura de misère grignote la fourrure du chef de famille, rachitique clébard au cerveau bouffé par l'alcool, dans ses prunelles ricane la démence et son échine de frémir devant les coups-bas de Sa Majesté.. Dans une maison abandonnée la troupe se terre, à l’abri des regards de cette société ingrate qui se complait à les juger - la mère mâchouille des mégots dans la plus totale indifférence, au fond de sa boite crânienne flotte un relent d'humanité déchiqueté par l'alcool, c'est à peine si elle entrevoit sa gamine murée dans le silence : économie des mots, économie des gestes, on navigue en terrain connu : ces déchets pitoyables nous montrent ce que l'on voulait voir : Joe incarne cette ancestrale Pitié qui nous ronge, prêt à bondir au moindre coup de phalange apposé à la gueule du jeune chiot, parallèles inutiles esquissés par un réalisateur un peu trop terre à terre, les clichés se lattent à la gniôle, laissant peu de place à la Liberté. Mais quand celle-ci timidement s'esquisse, les ombres ploient sous sa grandeur, les bêtes règnent en Maitres, fidèles et dangereuses, snifant avec panache les racines d'arbres centenaires condamnés. Joe n'est pas un grand film en soit mais un putain de mollard étalé à la tronche de tous ceux qui se pensent à l'abri, un petit bout d'âme nécessaire pour qui veut vivre, tout simplement.
Véritable drame dans cette amérique profonde. Ce que j'ai trouvé dommage; c'est qu'il n'y a pas assez de dialogues et de relations entre N. Cage et l'ado & aussi le manque d'exploitation (meme dans une petite partie du film) d'une certaine vie à trois entre le môme, la nana que Cage héberge. Mais on se laisse bien entraîner sans savoir ou ce film va nous mener (un peu comme les brasiers de la colère) _ dommage que je n'ai pas vu M.U.D...