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Nicolas N.
55 abonnés
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3,5
Publiée le 27 mai 2024
"Avant l'hiver" est un film qui se distingue par son atmosphère subtilement mélancolique et sa profondeur émotionnelle. Daniel Auteuil livre une performance nuancée en tant que Paul, un neurochirurgien dont la vie apparemment parfaite commence à se fissurer sous le poids des secrets et des non-dits. Kristin Scott Thomas est tout aussi impressionnante dans le rôle de Lucie, apportant une vulnérabilité touchante à son personnage. Leïla Bekhti, en tant que Lou, ajoute une couche de mystère et de tension à l'intrigue.
Philippe Claudel, en tant que réalisateur, excelle dans la création d'une ambiance intime et introspective, bien que le rythme lent du film puisse décourager certains spectateurs. Les thèmes de la crise de la cinquantaine et de la fragilité des apparences sont explorés avec finesse, offrant une réflexion profonde sur la nature des relations humaines et les choix de vie.
Cependant, malgré sa réalisation soignée et ses performances d'acteurs remarquables, le film peine parfois à maintenir l'intérêt tout au long de ses 103 minutes. Les moments de tension sont parfois étouffés par une narration trop contemplative.
En somme, "Avant l'hiver" est un drame psychologique élégant et poignant, méritant une note de 3,5/5 pour sa capacité à capturer la complexité des émotions humaines, bien que sa lenteur puisse en rebuter certains.
Un scénario trop faible au regard de sa distribution de renom. Un drame psychologique où tout est dans la retenue, le non dit et qui ne parvient pas à émouvoir. A noter, un montage par moments aléatoire...
Avant l'hiver est un film qui se résume tout à fait par son titre, un mélange d'attente et de froid... on attend qu'il se passe quelque chose, on se demande ce qui lie ce médecin et cette jeune femme qui croise son chemin, cette énigme, ces bouquets de fleurs, tout est suggéré, rien n'est dit, on imagine et...rien...rien n'arrive, on reste sur notre faim, sur notre fin, ça ne finit pas, c'est bien joué mais l'histoire est lente et pas terrible. Trop décevant, à éviter, surtout en ce moment où on a besoin de légèreté et pas d'être plombé par un film...
Le film souffre selon moi d'un manque d'orientation de genre entre la comédie dramatique et le thriller, deux étoiles pour les comédiens dont le jeu sauve miraculeusement l'ensemble.
Entre Chabrol et Sautet, le charme du film prend son temps pour nous gagner. Le talent des acteurs nous aide dans un premier temps à être patient. Puis la petite musique des non-dits attise un peu plus notre curiosité et on se demande bien où tout cela va nous mener. L'ambiguïté d'Auteuil, sa capacité à ne jamais vouloir trop lever le voile sur ce qu'il ressent, nous emmène sur une pente psychologique sans qu'on doute jamais de ce qui se trame vraiment en coulisses et qui, en ce qui me concerne, m'a vraiment surpris.
Ou comment tenter de raconter une histoire en se vautrant. Tout est bancal dans ce film, et c'est bien ce qui déçoit puisque le réalisateur tente de nous plonger dans une histoire plausible qui ne l'est à aucun moment. Quel chirurgien digne de ce nom irait s'intéresser à cette coquille vide qui ne présente aucun intérêt alors qu'il a tout chez lui pour être heureux ? Cette petite écervelée agaçante dont on comprend dès la première image qu'il faut la fuir est en plus mal campée par une actrice au charisme d'une huître. Heureusement, il reste les impeccables Auteuil, Scott-Thomas et Berry. Et puis, ce qui aurait ajouté un mystère, j'eus aimé que Paul reçût un bouquet sur la dernière image du film....
Très déçu par ce film, qui donne le sentiment d'une addition d'ingrédients sans que la sauce ne prenne jamais. Les minutes passent sans que l'on ressente les enjeux dramatiques censés se nouer sous nos yeux. Pourtant, il y avait de quoi faire vu le casting, et Philippe Claudel nous avait habitués à développer par le passé des sujets intimes avec bien plus d'à-propos. L'ensemble souffre d'une trop grande mollesse, tant dans la mise en scène que dans le scénario ou les dialogues.
J'ai beaucoup aime au départ l'ambiance du film mais peu à peu je me suis perdue et c'était treeeees, trooop long .spoiler: .. si bien que je me suis arrêté après une fameuse scene ou il y a une baignoire... est ce que quelqu'un peut m expliquer ce film svp ? Vraiment je sèche....
Avant l'hiver, logiquement c'est l'automne. Or, ce film ou, tout du moins, les relations entre ce couple marié de longue date, est glacial comme l'hiver justement. L'usure. Le temps qui passe. Ce n'est pas vraiment un plaidoyer en faveur du mariage. Moi qui me suis toujours figuré qu'au contraire, l'amour se bonifiait avec le temps comme un bon vin, je revois mes positions. Je croyais qu'on s'aimait toujours. De manière moins démonstrative peut-être mais plus intensément. Bref, toutes ces frustrations sortent petit à petit et c'est là que le rôle de Leïla Bekhti est impressionnant. Elle est à la fois l'épouse jeune, douce, insouciante, aimante, que Kristin Scott Thomas n'est plus. Et à la fois l'enfant que Paul (Daniel Auteuil) n'a jamais eu. En réalité, il a bien un fils mais avec qui il ne partage rien. Ces non-dits, ces secrets de famille remontant à la surface, ce sentiment de ce chirurgien d'être passé à côté de sa vie et de ses plaisirs, ne donnent pas forcément goût à la vie. C'est même assez pessimiste même si on pourrait penser qu'après l'hiver vient le printemps. Le réalisateur n'en a cure. Son film se termine par un twist là encore faisant froid dans le dos. C'est dans la continuité de ce qu'il s'est passé durant une heure trente. Il y a moins de légèreté que dans son film précédent, Tous les soleils, mais il arrive à brosser une galerie de personnages tous très intéressants avec leurs fêlures, leurs maux, leurs désirs. Comme Philippe Claudel est écrivain à la base, c'est peut-être normal qu'il arrive à donner une vraie importance à ses personnages, principaux comme secondaires (comme cette patiente lui racontant l'histoire de cette famille). Un pur film d'auteur, pas du tout commercial et qu'on ne verra jamais sur TF1 sauf cataclysme, conçu comme un thriller donc évitant au spectateur de sombrer dans l'ennui. Si ça pouvait toujours être comme ça.
Kristin Scott-Thomas et Leila Bekhti au générique, Richard Berry en prime, bien entendu je fonce les yeux fermés sans même savoir de quoi on va nous parler...bah, je ne me suis pas (trop) ennuyé, mais c'est vraiment grâce aux deux actrices que j'adore, parce que sinon c'est pas terrible ce drame très bourgeois, dont les ficelles sont aussi épaisses que les câbles de Tancarville. Même si par moment le délitement d'un couple est assez bien décrit, et certains décors extérieurs surprenants, la charpente du film est bien trop molle pour emporter l'adhésion...meilleur moment : le générique de fin quand Leila Bekhti chante "mon coquelicot", de sa voix fragile et trop basse d'ailleurs, mais on s'en fiche, la meilleure actrice française de sa génération a tous les droits.
C'est lent, ça traine, c'est confessions intimes chez les bourgeois et états d'âme psychanalytiques du genre est ce que finalement j'ai réussi ma vie maintenant que je suis riche et rangé. Qu'est que le bonheur, l'usure du couple, bref rien que des thèmes passionnants, le tout avec des dialogues insipides dignes des feux de l'amour. Un film français ennuyeux , sans grand intérêt malgré un casting de grands acteurs.
Philippe Claudel avait déjà saisi la force émotive de Kristin Scoot Thomas. Il revient avec une maîtrise totale des émotions de ses personnages. L’actrice accompagnée de Daniel Auteuil et de Richard Berry sont saisissants. Ceux-ci sont tellement professionnels que la jeune Leïla Bekhti n’arrive pas à les suivre et œuvre seule dans son jeu d’abattue perdue sur le bord de route. Le drame est donc réussit. Mais l’aspect thriller ne raconte pas grand-chose. Le scénario tourne en rond, est insipide et fini par battre de l’aile. Avant l’hiver n’a pas été assez peaufiné et l’intrigue n’est pas assez stricte pour retenir l’attention. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une jolie histoire et un film tendre, délicat, où les silences ont autant d’importance que les dialogues et véhiculent beaucoup d’émotion. La critique du Parisien me plaît bien et correspond exactement à mon impression : « ce film sur les non-dits, le temps qui passe, les battements du cœur malgré l’âge qui vient, et sur l’amitié aussi, est troublant. Il est servi par des acteurs au diapason d’une histoire en demi-teintes, en particulier Auteuil, qui joue formidablement sur l’ambiguïté de son personnage. »