La Vénus à la fourrure
Note moyenne
3,9
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334 critiques spectateurs

5
52 critiques
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129 critiques
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81 critiques
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40 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 janvier 2014
Ce film aura été une grande révélation pour moi... oui une révélation sur le jeune d'actrice d'Emmanuelle Seigner que j'ignorais si mauvaise!!!!!
2 étoiles tout de même à Polanski qui parvient à garder à peu près intéressant un huis clos jusqu'à la fin.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2024
Cette adaptation d’une pièce de théâtre de David Ives (également coscénariste du film) offre à Roman Polanski un cadre et des thématiques qu’il a toujours affectionnés et qui lui ont souvent permis de donner son meilleur. Huis clos, rapports de forces, dérives fantasmatiques… Le cinéaste fait parler ici sa science de la mise en scène et de la direction d’acteurs pour orchestrer une joute verbale bien piquante, un jeu de provocation, de séduction et d’humiliation malicieusement retors, qui inverse progressivement les rôles de dominant et de dominé, de maître et d’esclave. Et ce, dans une dialectique SM qui embrasse en un même mouvement la réalité (l’audition) et la fiction (la pièce de théâtre). Les personnages se révèlent : la femme apparemment gourde et grossière devient sur scène une actrice fine et manipulatrice (Emmanuelle Seigner, parfaite dans ce rôle), là où le metteur en scène omnipotent, troublé par la concrétisation de son œuvre (et de ses fantasmes inavoués) semble perdre avec jouissance son pouvoir (Mathieu Amalric, étonnant mais qui en fait beaucoup)… Tout cela est habilement agencé et développé, souvent drôle. Mais pas seulement. Le réalisateur pousse plus loin le bouchon, vers des zones déroutantes qu’il a explorées dans les années 1960-1970. Où le fantasme confine au fantastique, dans le sens où l’on doute ici de la réalité de cette Vanda qui porte le même prénom que son personnage, qui connaît le texte de l’auteur par cœur, qui amène costumes et accessoires, qui réoriente le drame à sa guise, avec une intelligence « justicière »… Et puis il y a cette dimension grotesque, associée au travestissement et à la confusion sexuelle, que Polanski a souvent maniée avec audace dans sa carrière : dans un registre pathétique (Cul-de-sac) ou terrifiant (Le Locataire). Ici avec une pure dérision antimachiste, autour d’un homme-enfant, d’un homme-pantin, jouet de ses fantasmes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2014
Impossible d'aller au bout du film, vraiment réservé à un public très particulier, je ne comprends pas qu'on puisse apprécier ce genre de film ? Je ne suis pas étonné qu'il ait fait un flop, il faut arrêter de vouloir tout justifier à travers des films vaseux à l'énigme torturée. Le Huis clos est complètement raté puisqu'on s’ennuie après les dix premières minutes. Je déconseille ce film inutile.
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2013
Un film de 1h36 qui paraît durer 3 heures...

Une situation de départ - transposer les rapports sado-masochistes dans le monde du théâtre entre une comédienne et son metteur en scène est un "pitch" digne d'un court-métrage; de là à en faire un long... - et une situation de fin, prévisible dès le premier quart d'heure. Entre les deux, quelques rares répliques intéressantes, noyées dans un bavardage de quasi-boulevard.
L'un des graves problèmes du dernier film de Polanski (80 ans) est que la pièce dont il est tiré - de David Ives - est de médiocre qualité et que le spectateur a toujours une longueur d'avance sur l'intrigue. Ca tourne en rond, c'est répétitif, peu nouveau dans son propos sur les liens de domination homme-femme.
Autre problème: l'interprétation. Emmanuelle Seigner n'est crédible ni en comédienne cachetonneuse d'une vulgarité surjouée, ni en héroïne de Masoch. On est gêné constamment par cette question qui nous taraude: quand elle joue mal, est-ce volontaire ou non? Amalric s'est fait la tête de Polanski jeune, c'est plutôt une réussite, mais son jeu s'arrête là.

Heureusement, divine surprise: de ce matériau sans grand intérêt, Polanski parvient à en faire parfois quelque chose: quelques éclairs de mise en scène nous confirment qu'il a encore de beaux restes.
Regardez le film jusqu'à la fin: l'avant-dernière scène est la plus grotesque que l'on ait vue depuis longtemps au cinéma. La dernière et le générique final sont d'une platitude indigne du grand Roman.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2013
Avec ce huis-clos très théâtral (unité de lieu, de temps et d'action), réunissant une nuit un dramaturge metteur en scène auditionnant au pied levé une comédienne arrivée très en retard aux auditions, Roman Polanski réussit un film qui ne cesse de se jouer des apparences, exactement comme le théâtre. La fameuse fourrure n'est d'ailleurs jamais qu'une grande écharpe de laine...

Entre rêve et réalité, Polanski place d’emblée son petit théâtre dans un Paris désert, presque fantomatique, balayé par un interminable orage. Qui est cette comédienne versatile, exceptionnellement douée, trop bien renseignée et si conforme finalement aux attentes les plus secrètes du dramaturge et de l'homme ? Est-elle seulement réelle ? Une femme de théâtre, la déesse Vénus en personne ou le fantasme mal assumé de l'intellectuel ? Comme au théâtre, on joue sans cesse entre une réalité recréée, le fantastique et le psychisme incarné, et jamais Polanski ne lève le voile.

La relation entre le metteur en scène et l'actrice devient elle aussi de plus en plus floue. Les personnages de la pièce répétée gagnent peu à peu du terrain sur les comédiens. Qui incarne ? Qui est incarné ? Les jeux sado-masochistes semblent remplacer peu à peu les jeux d'acteurs. Comme chez Sacher-Masoch, les rapports de force se mêlent, se superposent et s'inversent. Tout devient enjeux de pouvoir, l'attirance et le sexe bien sûr, l'aisance financière, mais aussi la culture et l'éducation; ce dernier point étant traité de façon tout à fait brillante selon moi.

Il me semble que pour qui aime le théâtre, cette fable, qui donne des clefs pour les dissimuler tout aussitôt, est forcément savoureuse. Le dynamisme et la constance de jeu d'Emmanuelle Seigner et de Mathieu Amalric, tous deux magnifiques, permettent d'éviter la baisse de rythme qui mène à l'ennui, principal écueil du huis-clos en général.
Une vision intéressante et renouvelée des obsessions de Polanski.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 décembre 2013
du théâtre au cinéma...superbe scénario, interprétation magistrale. Un huit-clos qui demeure dans la mémoire plusieurs semaines après l'avoir vu.
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2013
Le génie de Polanski est encore une fois démontré avec ce film.
Faire un film de 90 minutes avec uniquement 2 personnages en un lieu, sans susciter l'ennui (juste un peu de longueurs dans les 20 dernières minutes), c'est un exploit.
Emmanuelle Seigner est fantastique, marginale, malicieuse et faussement bébête, dans ce rôle d'intermittente dominatrice, et mathieu Amalric tient parfaitement le rôle.
Le jeu des acteurs est drôle et surprenant tout au long du film, bien que j'ai trouvé la fin un peu longue: c'est ma seule déception.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2013
Roman Polanski signe un bijou de comédie, une fantastique mise en abyme s’amusant à perdre le spectateur dans les méandres de la personnalité atypique de Vanda, femme fatale faisant de Thomas, joué par Matthieu Amalric, véritable clone du réalisateur, son objet et sa victime semi-volontaire. Jubilatoire pour l’esprit, "La Vénus à la fourrure" est aussi un joyau pour le regard, étant donné la beauté des décors et des costumes, mais surtout du merveilleux éclairage, modifiant la scène au gré des changements d’ambiance et de la prise de pouvoir de Vanda. L’interprétation des deux acteurs est absolument remarquable, ceux-ci jouant aussi bien le drame que la comédie et permettant au film d'achever sa transition de divertissement hilarant à peinture angoissante, jusque dans les dernières scènes, convoquant par l’intermédiaire du grotesque des figures antiques contrastant avec la sage ambiance rétro du début. Quant à la musique d'Alexandre Desplat, elle est tout aussi jouissive. "La Vénus à la fourrure" accomplit ainsi un tour de force surréaliste et acquiert sans difficulté son statut de chef-d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2013
Je pense que ce film a souffert à sa sortie d'une concurrence qui l'a empêché de faire le parcours qu'il aurait dû.
Huis-clos finalement assez hitchcockien servi par 2 acteurs au top, un texte et une mise en scène au cordeau.
A voir… et revoir !
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2013
Le huit clos parfait ! Véritable tour de force de Polanski, qui signe ici son meilleur film depuis bien longtemps, et son fabuleux duo d'acteurs: Seigner et Amalric.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2013
Réflexion sur la création artistique se déroulant sous nos yeux, la scène ou Emmanuel Seigner s'empare de son rôle est exceptionnelle. le film se transforme ensuite en allégorie des rapports homme-femme ou le dominant devient dominé et inversement. Le dernier plan rappelle la faiblesse des hommes devant le sexe dit faible qui n'aime rien tant que la dualité. Surprenant, souvent passionnant, parfois redondant, le film ne sait pas très bien comment finir, victime de son ambition mais reste captivant, notamment par la musique d'Alexandre Desplat. Emmanuelle Seigner épatante, comme quoi, tout arrive. Intelligent, assez tordu aussi
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 décembre 2013
Super duo d'acteurs, un réal en forme, le sujet aurait pu s'avérer un peu léger pour un film mais à part les 5 dernières minutes on s'en sort plus que bien. Pas sûr d'avoir bien compris la fin (qui est-elle vraiment ..?) mais l'ensemble est frais, érotique et bien souvent marrant. Un bon Polanski.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2013
Dans Carnage (2011), Roman Polanski revenait au huis clos, un genre qu'il avait déjà largement exploré dans ses jeunes années, nous livrant une comédie de mœurs très noire et très enlevée mais qui restait au fond, bien que brillante, une comédie de mœurs. S'étant visiblement piqué au jeu, il revient cette année avec une nouvelle œuvre construite sur les mêmes fondations, réduit cette fois à un simple face-à-face et balayé par une réflexion sur le concept même de création et d'interprétation. Il faut être un sacrément bon réalisateur pour embarquer le spectateur pendant plus d’une heure et demie avec ce seul principe d’action : c’en est assurément un.

Véritable pari cinématographique, La Vénus à la fourrure, bien qu’excellemment réalisé mais ce n’est pas une surprise, n’aurait pu exister sans un casting à la hauteur. Construit sur le double jeu permanent de deux individus, un réalisateur de théâtre et une aspirante actrice se donnant autant la réplique en répétant le texte que dans les intermèdes espaçant ces scénettes, le film de Roman Polanski dépend en effet fondamentalement de la capacité de ses deux acteurs à incarner chacun la dualité de leur personnage et d’être en somme à la fois leur propre réalisateur et leur personnage.

Dans le rôle du metteur en scène excédé par une journée entière d’auditions ratées, Roman Polanski agite avec le jeu de Mathieu Amalric, d’une justesse déconcertante de la première à la dernière seconde, la marionnette d’un homme dont on n’a du mal à s’empêcher de penser qu’il ne serait pas en partie son double. Une impression d’autant plus troublante que le réalisateur polonais choisit ici son épouse à la ville pour donner la réplique à Mathieu Amalric à la scène, reconstituant ainsi un couple déjà aperçu dans Le Scaphandre et le Papillon (2006).

Impossible évidemment dans ce contexte de ne pas s’interroger au moins un moment sur l’étrange formule de ce ménage à trois, offrant au film une infinité de lectures et sous-lectures. Mais là n’est sans doute pas le plus important et il est d’ailleurs permis de se demander quelle Vénus aurait pu nous offrir Roman Polanski si son casting féminin avait été plus osé, Emmanuelle Seigner ayant un peu de mal à nous faire avaler qu’elle peut jouer une gamine ingénue à moitié illettrée comme le début du film le suggère, même si elle est ensuite bien plus crédible dans la peau d’une dominatrice à mesure que l’intrigue se met en place.

Même cette légère approximation n’empêche cependant à aucun moment La Vénus à la fourrure de fonctionner, l’étonnant duel s’installant entre ses deux acteurs parvenant à merveille à nous transporter dans le public du théâtre, captivés par l’alchimie et la dramatique en marche. Pour accomplir pareil exploit, il fallait deux acteurs investis jusqu’au bout des onglets et des textes écrits à la virgule près : Roman Polanski les a.

Ce faisant, il nous offre alors à voir une œuvre aussi minimaliste que labyrinthique et proprement hypnotique, interpelant sans cesse. Superbe hommage au cinéma, son film est un monde à part entière, interrogeant avec une intelligence rare notre vision de l’art, de l’artiste et de ses motivations déclarées et cachées. Son film est alors plus qu’une simple mise en abîme du septième art mais une invitation à la réflexion, que chacun pourra d’ailleurs saisir selon sa propre imagination et ses propres codes, ce qui montre toute la réussite de l’entreprise.

Roman Polanski nous montre ici avec éclat que l’écriture et le jeu peuvent à eux seuls transformer une figure imposée en création vivante, sans le moindre effet spécial ou largeur de casting. Le talent est par contre préférable, mais il n’en manque pas. C’est à peu près tout ce que l’on peut demander au cinéma.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2014
Étrange, déroutant, ovni, multiples interprétations possibles, envoûtant, hypnotisant, difficile a critiquer, intelligent, bien mené, excellemment interprété, dialogues superbes, huit clos entonnant, arrière goût de Bergman dans la mise en scène, dans l'aspect psychologique des personnages, et dans le côté huit clos! Polanski raconte beaucoup ici en peu de temps, il crée des situations inattendues, des retournements, des parallèles entre l'homme, la femme, la séduction, la domination, la soumission, l'érotisme, la masochisme! Assez dur d'y voir clair la dedans, assez dur de savoir a quoi pensait le monsieur, je suis quelque peu dérouté a l'issue de ce film, et les mots en cette heure tardive ne viennent pas comme c'est habituellement le cas... Je pourrai ajouter que je regrette la fin, où Polanski change de ton d'un seul coup et nous balance sans prévenir une scène finale d'une bizarrerie sans nom comme un paquet de merde, qui ajoute a la déroute, essayait il de nous dire que tout ceci était une blague, un avertissement, un rêve? Comme si le film n'avait jamais vraiment existé et qu'on n'était simplement rien allé voir...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 décembre 2013
Film sympa tourné autour de deux seuls personnages. Une pièce de théâtre où s'emmêlent l'histoire de la pièce et la réalité, avec l'attirance des deux comédiens... C'est bien fait...
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