Quelle honte, n'avoir vu que trois Polanski! Ba oui, comme pour BEAUCOUP d'autres, mais que voulez-vous, je suis jeune, et je rattrape petit à petit mon retard. Bon j'ai encore du chemin. Mais passons. C'est marrant mais ce film je n'en ai pas beaucoup entendu parler, même à Cannes, alors que Polanski à Cannes devrait créer l'événement. Bon après j'étais peut-être trop focalisé sur La Vie d'Adèle pour faire attention au reste de la compétition. M'enfin. J'ai vu ce film mardi dernier, je n'étais pas allé au cinéma depuis Snowpiercer le 31 octobre (dont je n'ai toujours pas fait la critique d'ailleurs, et pourtant j'ai adoré), je fait celle-là seulement maintenant, en ayant été le voir très tard et ce même si j'avais adoré The Ghost writer (et apprécié The Ninth gate)!! Autant vous dire que tout ne va pas bien dans ma tête! Ah, et sinon, La Vénus à la fourrure, c'est comment? C'est très bien. C'est ce que vous voulez savoir n'est-ce pas? Après tout, pourquoi liriez-vous ces lignes torchées à la va-vite si ce n'est pour le savoir (sûr que ce n'est pas pour m'entendre parler de ma vie)? Bon là c'est le moment où ça commence à vous emmerdez au point de lâcher la lecture et de passer à la critique suivante (en général, c'est là que ça m'arrive quand c'est long), donc je développe : il y a une chose qui m'a laissé sceptique, c'est le premier plan, le travelling dans la rue qui pénètre dans le théâtre isolé et vide. Je ne sais pas, ça bave un peu de numérique, je n'ai pas trop aimé ce plan. Mais ça vient de moi. Et c'est la seule chose à reprocher, tout le reste est au poil. Les acteurs sont juste fabuleux, on savait qu'Amalric était un acteur génial et il le prouve plus que jamais. Je ne sais pas si c'est possible d'avoir un "film théâtral" aussi bien filmé, c'est parfait à ce niveau. Une leçon de mise en scène. Emmanuelle Seigner elle aussi est parfaite, mystérieuse, elle passe d'un rôle à l'autre d'une façon délicieuse, ça sent bon les césars (si Adèle ne le rafle pas, oui je l'appelle Adèle c'est mon amie). La dernière fois que l'ai aperçu dans un film c'était dans le code à changé (je dis aperçu parce que je ne l'ai pas vu en entier) où elle était affreusement nulle (en même temps Danièle Thompson, quelle blague, ce genre de personnes ne devraient pas avoir le droit de tenir une caméra) mais ça ne reflète en rien son talent. C'est ça, c'est un film délicieux. Gentiment sensuel sans tomber dans une vulgarité idiote. Et moi qui aime le théâtre mais qui ne peux pas y aller beaucoup (ça coûte cher) voir ce genre de film est un bonheur, surtout si c'est aussi bien foutu! Moi qui avait balancé beaucoup trop vite que les grands films de cette année était passé, je fonçais dans le mur! Bon il ne me reste plus qu'à voir le Dumont, et peut-être L'Inconnu du Lac.