2561 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
333 critiques spectateurs
5
52 critiques
4
128 critiques
3
81 critiques
2
40 critiques
1
22 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Guiciné
209 abonnés
1 351 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 17 novembre 2013
Avec un personnage féminin qui souffle le chaud et le froid, ce film m'a déstabilisé et pas franchement convaincu. Certes, il y a des moments forts et intenses, mais hélas aussi, il m'a semblé que cela tournait en rond et se répétait sans cesse. Il faut dire que les 2 personnages n'ont rien fait pour que je puisse accrocher davantage et pour ma part ils m'ont plus agacés qu'intéressés. Aucune émotion m'a atteint et je suis sorti déçu.
Deux grands acteurs, un huit clos et l'ironie de l'arroseur arrosé. Une belle introspection et un magnifique jeu de rôle sur l'échange, la domination, les metteurs en scène et comédiens...
Entre le théâtre et le cinéma puisqu'il s'agit d'une pièce de théâtre portée à l'écran. Un texte subtil et bien écrit, un très bon jeu d'acteurs (même si Emmanuelle Seigner a une entrée un peu difficile), très bon d'autant qu'ils doivent alterner plusieurs registres et qu'ils y arrivent globalement fort bien. J'aurais certainement été plus généreux n'était ce le dernier quart d'heure et surtout la dernière scène qui d'une certaine façon détruisent le film. Il s'agissait des liens cérébraux subtils entre personnes, l'un dominant l'autre à moins que ce ne soit l'inverse et vice versa alors que le fin ramène à des schémas hélas moins subtils ... je n'en dis pas plus pour ne pas tout gâcher !
Voici un excellent film de Roman Polanski qui interroge le désir masochiste de manière très fine. C'est un film très articulé et la fin est magistrale. Chapeau bas aux acteurs et à la musique d'Alexandre Desplat.
Mise en scène remarquable pour ce huis clos.. Jusqu'à la fin le spectateur est tenu en haleine...la perversité est omni présente mais bien gérée par les acteurs
La Vénus à la fourrure...Un huis clos entre une comédienne et un metteur en scène sur la scène d’un théâtre. A la base c’est un casting. La pièce ? L’oeuvre de Sacher Masoch, qui a donné son nom au masochisme. Cette audition va très vite se transformer en répétition, et va dégénérer jusqu’au point de non retour. Deux personnages, Emmanuelle Seigner, géniale dans ce rôle bipolaire, qui m’a vraiment bluffé, oscillant entre la femme fatale du rôle, super classe d’ailleurs, et le personnage «de la vie de tous les jours», super vulgaire, un vrai mélange entre sa soeur Mathilde et Nadine Morano. Mathieu Amalric, égal à lui même, autrement dit formidable, toujours juste, toujours là où il faut, un modèle d’exactitude, de précision et d’intelligence. Le film précédent de Roman Polanski, «Carnage», était également un huis clos entre quatre personnages, ici il n’y en a plus que deux, peut être que le prochain sera un monologue. Après le règlement de comptes de «Carnage», «La Vénus à la fourrure» est un duel entre ces deux personnages, sauf que les balles sont à blanc. Je me suis vraiment ennuyé, peut être à cause de la matière même du film, un peu vieillotte, un peu ringarde même. J’entendais des rires dans la salle sans comprendre ce qui provoquait cette hilarité, ce n’est ni drôle ni essentiel, ni moderne, ni même contemporain, on supporte l’attirail du parfait sado-maso (collier de chien, talons aiguilles, cuissardes en latex) en se disant que les accessoires avaient sans doute évolué depuis, mais tout cela reste «gentillet» et un poil poussiéreux. Polanski j’adore, mais ce film ne correspond pas du tout à ce que j’attends de cet immense cinéaste.
Pour aimer ce film il faut avoir conscience en allant le voir qu'il s'agit d'une adaptation d'une pièce de théâtre, elle-même basée sur un livre qui jette les bases du masochisme. Tout le monde ne peut pas apprécier ce huis clos audacieux, nous étions 5 (uniquement des femmes) hier soir dans le cinéma, au bout de 20 minutes l'une d'elles est partie. La relatio particulière qui se dévelloppe durant le film est très habilement menée par Polanski, et admirablement interprétée par les deus seuls acteurs, qui s'en donnent à coeur joie. Le texte est précis, constamment détourné et affiné par Emmanuelle Seigner qui nous charme et nous invite à l'abandon. Amalric est toujours aussi impressionant, les deux comédiens investissent leurs rôles avec précision et la sobriété du décor, des éclairages et de la mise en scène forcent l'admiration. Un grand film pour un public averti. "Merci, Déesse !" ;-)
Ce film reste dérangeant, surtout les 20 dernières minutes. On ne sait finalement plus si les personnages sont dans leur vie ou jouent le rôle des personnages qu ils interprètent. Tout finit par s entremêler. On ne peut s empêcher de faire un amalgame entre l adapteur de la pièce qui sent habiter en lui Véga et la pièce de théâtre interprétée (avec les plaisirs dépassant le charnel...) et Polanski...
Est-ce une question de forme, de moment ou de film ? Je ne sais, mais "La Vénus à la fourrure" est ce genre de film que l'on regarde placide sans que jamais on plonge dans quelconque enthousiasme ni énervement. C'est à la fois du cinéma un peu pèpère, pas trop mal fichu mais jamais emballant. Pourtant Emmanuelle Seigner habillée en pute sado auraient dû activer mon oeil de spectateur. Malgré l'attrait de ses appâts débordant de sa tenue moulante en cuir, son jeu hésitant entre vulgarité et domination ne m'a guère électrisé, même si parfois, le trouble passe entre deux moments surjoués. De l'actrice de bas étage voulant à tout prix un rôle dans une pièce à la dominatrice exerçant son pouvoir et sa séduction sur un homme, l'épouse du réalisateur occupe l'écran sans jamais convaincre tout à fait. Face à elle, Mathieu Amalric, qui, tel un caméléon, prend presque l'apparence de Roman Polanski, passe très rapidement de l'auteur/metteur en scène bougon et intransigeant au pauvre mec prêt à toutes les humiliations devant cette poupée hystérique aux agissements mystérieux. Le mâle dominant qu'il est au départ arrive à se féminiser avec aisance et même, dans un plan, à avoir plus de seins qu'Emmanuelle Seigner ! Ceci dit malgré tout le talent de l'acteur, je ne suis pas arrivé à y croire vraiment. L'intérêt de ce film est à chercher dans la mise en scène de ce qui est en fait du théâtre filmé. Là, on peut dire que c'est plus réussi que dans "Carnage" voilà deux ans, le réalisateur faisant preuve d'un indéniable savoir-faire. Le savant mélange de la pièce inspirée du roman de Sader-Masoch et de l'intrigue contemporaine, que l'on peut sans doute considérer comme brillant, m'a par contre laissé un peu de marbre. Peut être ne suis-je pas assez sensible aux jeux masochistes, ne jubilant pas facilement devant une maîtresse femme mâchonnant son chewing-gum, ne craquant pas devant les harnachements en cuir et autres bottes noires. La fin sur le blog
Complètement maîtrisé. Amalric et Seigner sont parfait. Confrontation de 2 acteurs au sommet pour un 8 clos étonnant et envoûtant. Et quels dialogues !
Enfermée mais captivée par ce duo (Vendaa, le jeune comédienne et Thomas le metteur en scène de la pièce). On se perd entre la réalité de leur rencontre qui brule au fur et à mesure, et le casting de "La vénus à la fourrure". Ce film est intéressant tant dans sa structure que dans le déroulement des actions, car nous suivons une transformation des deux personnages. Vendaa (Emmanuelle Seigner) s'affirme, s'impose dans ce décor à huit clos : une salle de théâtre. L'enchainement est prenant. La ressemblance physique entre Mathieu Amalric et Polanski est saisissante par ailleurs.
Le nouveau film (comme souvent) de Polanski est un huit clos et pourtant il y souffle un vent de liberté et d'évasion au travers du texte comme des nombreux revirements des rôles où on sait plus qui est qui ! Derrière le texte de Sacher-Masoch le jeu de rôle extrêmement fin se développe dans un plaisir d'écoute presque jouissif . Et montre encore une fois les méandres des préoccupations de Polanski à savoir les rapports humains basés sur la Domination . Quand à E Seigner d'une sensualité ravageuse dévoile une qualité d'interprétation exceptionnelle ! Et un M Amalric lui aussi au sommet !