2561 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
333 critiques spectateurs
5
52 critiques
4
128 critiques
3
81 critiques
2
40 critiques
1
22 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Uncertainregard
142 abonnés
1 285 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 9 juin 2016
Roman Polanski a vraiment l'art et la manière pour les adaptations de pièces de théatre et donc en particulier les huis clos. Superbe plan d'introduction pour nous faire pénétrer dans ce seul et unique décor d'un théatre de quartier. Il nous présente la personnalité de nos deux protagonistes en deux temps trois mouvements et ensuite les dés sont jetés pour nous dérouler un excellent scénario rudement intelligent. On passe du réel à l'imaginaire sans broncher. Le personnage d'Emmannuelle Seigner se dévoile comme par magie grace à son extraordinaire interprétation à graver dans les annales. Mathieu Amalric très convaincant également surtout à l'inversion de rôle dans ce superbe final assez perturbant accompagné d'une excellente musique d'Alexandre Desplat qui vous entrainera tout du long...
Ce film est divin. Tout d'abord et évidement parce qu'il est servi par deux acteurs d'exception et un réalisateur de génie, une mise en scène troublante, une photographie splendide. Et comme si ça ne suffisait pas, il s'agit d'une adaptation de pièce de théâtre (de David Ives) elle même adaptée d'une oeuvre de poids de la littérature du XIXème (de Sacher-Masoch) sur un sujet dont on s’aperçoit de plus en plus qu'il est un sujet majeur de la philosophie et de la psychologie moderne.
Ce film fait appel à vos colères, vos engagements, vos idées, vos convictions... Tour à tour, les comédiens vous révoltent, vous séduisent, vous perturbent, vous touchent, vous excitent, vous énervent, vous font rire, pleurer (bander aussi)... et réussissent totalement à vous convaincre qu'en plus de leur jeu, rien n'est plus vrai qu'une relation amoureuse basée sur la domination et la soumission, alors que ça n'était absolument pas votre conviction. Leurs bouches articulent à l'instant précis les propos qu'il fallait tenir, ceux qu'on aurait eu envie de dire nous même pour leur répondre ("Je ne sais même plus où je me trouve à cet instant" lancé par un Amalric hypnotisé est bluffant de perfection)... En un mot, le spectateur n'est pas voyeur dans ce film... il est esclave soumis.
Alors oui, c'est polémique et parfaitement rétrograde, c'est archaïque, mais comme tous les sujets profonds le sont après tout. Mais pour peu qu'on soit assez intelligent, on s’aperçoit qu'il ne s'agit pas de traiter du rapport homme/femme, mais plutôt des rapports humains. Qu'il ne s'agit pas de misogynie, mais d'illusion, qu'il ne s'agit pas de perversion, mais de théorie... et au final que la soumission est une domination etc... Pour ceux qui veulent réfléchir sur ces sujets là, grand bien leur fasse. Pour ma part, je me suis soumis à ce film avec bonheur et j'ai pris les coups de cravache avec un plaisir inattendu qui (comme de tous les bons films) m'a permis finalement d'en apprendre bien moins sur le monde que sur moi-même.
La Vénus à la fourrure est mon huitième long métrage de Roman Polanski, cette particularité malsaine qui l'obsède est toujours aussi délectable et intense et ce film n'échappe pas à cette " règle ". Autre plaisir, la mise en scène ! Un régal dans le sens ou l'atmosphère se marie avec la technique, l'ensemble prend le dessus et captive de bout en bout. Grand coup de chapeau aux comédiens, ils se disputent à merveille.
Le meilleur film de cette semaine sans la moindre hésitation, ce fut une sacré claque pour moi. On se retrouve ici dans un huit clos avec Emmanuel Seigner que j'ai trouvé extraordinaire, parvenant à jongler avec une grande maîtrise entre les différents rôles qui lui incombent et arrivant même parfois à nous tromper, comme son partenaire Mathieu Almaric qui nous campe un metteur en scène, maître de cette petite salle de théâtre qui sera tour à tour subjugué, désarçonné et finalement perdu par la jeune femme. Il s'agit ici d'une audition que doit passer cette dernière pour la Vénus à la fourrure, une pièce adaptée d'un livre narrant une relation passionnelle entre un homme et une femme au XIXème siècle basée principalement sur une domination liée au sado-masochisme. Je ne peux en dire grand chose puisque tout le film est basé sur les échanges entre les deux personnages, et il est difficile d'en parler sans risquer de trop spoiler mais chaque étape dans le récit est vraiment prenante, le film arrive à traiter des relations homme-femme avec une certaine intelligence et m'a presque motivé à lire l'oeuvre d'origine (ce qui est un exploit en soi). La mise en scène parvient à être changé au cours de cette même scène par le biais des personnages ce qui permet de modifier l'ambiance sur scène et rendre la tension entre les deux protagonistes toujours plus palpable. Polanski a donc encore une fois su être à la hauteur, il me tarde de décrouvrir le reste de sa filmographie.
Imbrication entre théâtre, séduction et travail d'auteur. Un exercice brillant, certes intellectuel, sur la création et une oeuvre qui va au-delà de sa portée littéraire, mais guide en vérité leur cheminement. Passionnant et troublant jeu du désir, de la métamorphose, de l'illusion, de la provocation et de l'assouvissement.
Un huis-clos remarquable sur l'audition d'une comédienne par un auteur, pour sa pièce de théâtre classique teintée de sadomasochisme : peu à peu, l'exercice semble dépasser son cadre normal et brouiller les frontières entre jeu et réalité, sur fond de séduction. Les deux acteurs, Emmanuelle Seigner et Mathieu Almaric, se révèlent tout à fait brillants dans leurs rôles respectifs. Pleines de finesse et admirablement appuyées par des effets de mise en scène et par son cadre (théâtre vide, un soir d'orage), l’ambiguïté croissante et la perversité des situations m'ont à la fois amusé, impressionné et fasciné. Une très belle réussite de Roman Polanski !
film admirablement interprété , une mise en scène efficace , des dialogues percutants, on ne s'ennui pas une seule seconde. Avec ce film Polanski frise le génie.
Pas terrible le dernier Polanski. Fort bien interprété avec des dialogues hauts en couleurs, ce huis-clos traîne en longueur et provoque un ennui infaillible jusqu'à la fin sado-maso, pourtant audacieuse à souhait. Mais il tourne en rond et déçoit en comparaison avec ce que le génial cinéaste a pu nous proposer. Une oeuvre mineure du réalisateur.
Excellent film et pourtant. . . Un huit clos dans une vieille salle de théâtre déserte avec deux acteurs. Une actrice qui passe une audition avec un metteur en scène, pour le rôle de la vénus à la fourrure, texte sulfureux, erotique et lettré. Mathieu Amalric est peu à peu envoûté et vampirise par cette actrice étrange, vulgaire et terriblement sensuelle. Un chef d’oeuvre de mise en scène du grandissime Roman Polanski qui mieux que quiconque sublime le talent et la beauté de sa femme Emmanuelle Seigner. Malgré le cadre restreint on est scotché et envoûté tout du long comme le pauvre Mathieu Amalric qui de dirigeant va se muer en quasi esclave. Emmanuelle Seigner est plus belle et sensuelle que jamais. Un film qui montre le talent à l’état pur des acteurs et du réalisateur. Grandiose !
Très surprise que un film dont je n'ai jamais entendu parler auparavant sois si génial. Un chef d'oeuvre qui preuve qu'il me faut pas plus de deux acteurs et d'un lieu de tournage pour faire durer un suspens parfait tout le long d'un film Reellement bluffant, le talent y est, et la fin m'a bien faire rire. Merci au blog "La dernière séance" qui est absolument parfait et sans lequel je ne serais sûrement jamais tombé dessus. Merci, et bravo.
Décidément branché film de théâtre depuis le succès inattendu de son Carnage, Roman Polanski passe toutefois à la vitesse supérieure avec cette adaptation très libre de La vénus à la fourrure de Masoch où l’on retrouve le cinéaste en pleine possession de ses moyens. Il traite ici d’un thème qui lui est cher, à savoir les rapports de domination et de soumission à l’intérieur du couple. Il le fait une fois de plus brillamment grâce à une écriture fine qui travaille sur plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation. Avec beaucoup d’humour, il livre une œuvre à la fois sulfureuse, furieusement sensuelle et en même temps cocasse et d’une grande liberté de ton. Il s’appuie sur un casting quatre étoiles avec une Emmanuelle Seigner qui trouve ici son meilleur rôle et un Mathieu Amalric toujours aussi juste. L’alchimie entre les deux est palpable à l’écran dans un jeu de séduction-répulsion-attraction qui fonctionne à plein régime. On laissera à chacun la liberté d’interprétation quant à la véritable nature de la fameuse Vénus. En tout cas, Polanski signe ici une œuvre jubilatoire qui démontre une fois de plus le génie d’un réalisateur capable de tourner des fresques imposantes ou bien de se débarrasser de tout artifice, en ne perdant jamais l’essence de son cinéma. Un grand bravo.
Vraie bonne surprise, parce que je l'avoue, le cinéma de Polanski, bon... Mais ici tout fonctionne à la perfection, et même une fin assez moyenne ne parvient pas à nous gâcher le plaisir. Les dialogues sont vraiment savoureux et plusieurs thèmes sont abordés (la manipulation et la fascination bien entendu, mais également les mystères de la création artistique) qui font de cette Venus une oeuvre plus subtile qu'il n'y parait. Si Emmanuelle Seigner ne joue pas toujours juste dans sa diction et ses expressions, elle compense largement par une présence corporelle assez, euh, remarquable (dans le sens : qu'on remarque)... Et Mathieu Amalric est dans un bon jour, donc il est excellent.
Après « Carnage », Polanski réussit à me captiver avec cette Vénus à la fourrure. Encore une fois, le film tient par la force des acteurs Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, formidables d’intensité, par la force de l’écriture et la maîtrise d’une mise en scène minimaliste mais ô combien efficace. Polanski sait filmer du théâtre car il connaît le théâtre. Cependant, ce n’est pas du théâtre filmé, c’est un film tout simplement qui rend aussi hommage au théâtre. Ce peut être aussi un hommage à la femme, aux féministes ! Vanda réussit remarquablement à ne jamais être dominée par Thomas, le metteur en scène, Thomas l’homme et Thomas l’acteur. La fin du film prouve toute son habileté et se ponctue par une danse tribale triomphale.
Second huis-clos de Roman Polanski, "La Vénus à la fourrure" va cette fois-ci encore plus loin en ne mettant en scène que deux comédiens pendant un peu plus d'1h30 de film. Il n'est d'ailleurs probablement pas anodin que le réalisateur ait choisi Matthieu Amalric et Mathilde Seigner pour jouer ces deux rôles... En effet, sa relative ressemblance avec le premier, et sa vie conjugale avec la seconde, n'ont pas pu m'empêcher de penser qu'il ait voulu (inconsciemment ou non) mettre en scène son propre couple... Ce qui peut s'avérer dérangeant, voire déplacé, pour le spectateur. Le film, en lui-même, a cependant réussi le pari de me garder jusqu'au bout, notamment grâce à sa mise en scène et à l'intelligence de son propos sadomasochiste. Les deux acteurs s'en sortent bien, même si j'ai eu de mal avec le rôle de Mathilde Seigner "à la ville", qui sonne assez faux - heureusement celle-ci se rattrape dans celui d'actrice. Au final, même si ce long-métrage est intéressant, on ne peut pas dire que ce soit du grand cinéma...
Habituellement très fan des films de Polanski, je n'ai malheureusement jamais totalement adhéré à cette histoire théatrale. E. Seigner m'a dérangée dans cet exercice et pourtant je ne suis pas farouche à une certaine découverte d'expression. Déçu, j'attendais beaucoup plus de ce film qui avait un scénario alléchant.