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issanissa1
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5,0
Publiée le 3 avril 2014
peut-être abusé sur le fond, le film est d'une très grande beauté plastique et tente de nous montrer que l' homophobie, sournoise, reste un sujet de base et devrait donner une leçon à certains sur la théorie du genre qui, hélas pour le moment, est mise en stand bye (voir les propos d'hier de sainte boutin)
Ce thriller apre sur la drague homosexuelle, et ses pièges tendues , sont magnifiquement filmés ,la gare du nord entre autre et la banlieue et ses jeunes désœuvrés sans papiers. Longtemps après avoir quitter ce film les images nous parlent encore, un très bel hymne à l'Amour .
Malgré des longueurs inexplicables et quelques réactions naïves ou incongrues des protagonistes qui pourraient se justifier par la suite, ce film apporte un regard amoral de la solidarité, de l'homosexualité et de comportements humains qui n'est pas inintéressant. Ça parle de problématiques sociales des sans papiers (rappelant un peu à "Welcome") de communication, de solidarité, d'amitié, de sexualité.... La fin est quelque peu dérangeant par la confusion de genres...
Eastern Boys...de Robin Campillo, qui est le réalisateur des «Revenants» réalisé en 2003. L’homme tourne donc peu. Le pitch ? Un mec d’une quarantaine d’années, Daniel, en drague un autre, Marek, dans une gare parisienne. Le tapin vient de l’est. L’homme lui file son adresse, et un rendez-vous est fixé pour le lendemain. Sauf que le lendemain, ils arrivent à vingt ! Autrement dit, toute la pègre made in «pays de l’est», qui va cambrioler l’appartement de Daniel, en toute impunité, et en plein jour ! La scène dure une bonne demi heure, est anxiogène au possible et l’on se pose vraiment la question suivante : à quoi est due la passivité de Daniel ? Quelques jours après, Marek revient...seul cette fois. Commence alors une histoire dont on ne sait si elle est d’amour, de vengeance, de règlement de compte, et cette ambiguité amplifie encore le sentiment d’angoisse que l’on éprouve. Puis le film prend un virage inattendu, et devient presque politique, pamphlétaire, où l’on repose la question des conditions de vie des sans papiers aujourd’hui en France (!) Ils finissent par coucher ensemble, puis à vivre un peu en couchant de moins en moins, puis Daniel veut extirper Marek des griffes du méchant Boss avant de décider de l’adopter...strange non ? Alors bizarrement, je peux être en empathie totale avec les mecs qui traversent la méditerranée ou l’atlantique sur des barques de fortune, mais la pègre venant de Bosnie, d’Ukraine, de Slovénie ou autre pays de l’est, je m’en tamponne le derche à un point dont vous ne pouvez pas imaginer...C’est la que ça coince pour moi. Sinon, j’ai beaucoup aimé la mise en scène, glaciale, impersonnelle au possible, le cran du dessus étant à mon avis un film médical, voire une intervention médico-légale. Une demi heure de moins aurait dynamisé le film, mais quand on tourne si peu on peut s’octroyer la demi heure superflue. Les comédiens sont crédibles et très bien dirigés. Beaucoup de qualités donc pour ce second film, mais également beaucoup d’agacement. Je recommande...surtout après tous les navets vus ces derniers temps.
Avant-première à l'Arlequin en présence de l'équipe. Une claque dès la première image: la Gare du Nord comme on ne l'a jamais vue. Séquence en forme de ballet hypnotique. La rencontre entre le cadre bobo homo parisiano-banlieusard (Olivier Rabourdin, d'une grande finesse) et la Bande d'Eastern Boys, zonards de la gare, une petite meute menée par le chef auto-proclamé, "Boss", au charisme et au regard magnétiques. Approche, drague en mode tapin, et surprise du lendemain. Tout concours à déstabiliser dans ce film. On ne sait jamais où l'on va aller ensuite et ça fait du bien d'être un peu malmenés dans le paysage français morose. La profondeur des personnages se dévoile progressivement, subtilement. Jusqu'au 4ème acte, avec un retournement de genre, d'ambiance, de rythme et l'arrivée d'un nouveau personnage inattendu (surprenante Edéa Darcque). Bref, une bouffée de fraîcheur dont on avait bien besoin, loin des mièvreries romanticomiques qui se ressemblent toutes. Si vous cherchez un film différent, intelligent, prenant et qui ne vous laissera pas indifférent, vous l'avez trouvé. Bravo Robin Campillo, chapeau maestro.
C'est une grande surprise! Voilà un film français d'auteurs parfaitement maitrisé, un petit chef d'œuvre. On est pris dès le début par le ballet à la gare du Nord. On pénètre doucement dans le film, dans le cinéma. Et c'est ici et maintenant. Ça se passe aujourd'hui. Et pourtant ça transcende. On croit deviner, connaître l'histoire, à cause entre autre de la bande annonce. Pas du tout. On est baladé jusqu'à la fin. On n'est loin d'un donneur de leçon. L'auteur nous considère comme des adultes. Et ça fait du bien. Le film fait du bien, trouble, questionne, raconte l'histoire de cette rencontre de deux solitudes.
Une vraie claque ! J'ai vu ce film ce matin aux Halles et j'en suis encore toute chamboulée... "Eastern boys" porte un regard à la fois poétique et clairvoyant sur les marginaux. Une grande tendresse en émane... Bravo au réalisateur. Si vous aimez le cinéma, le vrai, je vous le recommande !!
La mise en scène soignée et la musique font de cette histoire un très beau film de cinéma. L'histoire entre Marek et Daniel est à la fois perturbante et touchante. L'interprétation de ces personnages complexes est sans faute et on se souviendra du jeune Kirill Emelyanov. Jusqu'au bout l'intrigue oscille parfaitement entre romance et thriller.
Film vu en AP ce soir. La longue scène d'ouverture sans paroles est fantastique. La fluidité de la caméra exceptionnelle. La barre est mise très haut dès le début et force est de constater qu'elle ne descend pas souvent. Super scenario, musique au poil. Casting parfait. C'est donc un thriller (au meilleur sens du terme), avec quelques scènes érotiques, qui ne surprennent personne, vu l'affiche. Je me suis demandé sans cesse où le film aller m'amener. J'ai juste trouvé la première scène dans l'appartement un peu trop longue (seul défaut du film à mon goût). Des scènes sont fort embarrassantes et restituent parfaitement la gène. Le tournant du film est très émouvant et fait basculer progressivement le film en mode thriller. La dramaturgie est excellente et la tension monte. Légèrement plus court, le film aurait encore pu gagner davantage d'intensité, à mon humble avis.
EASTERN BOYS : Film attendrissant et touchant bien qu'un peu facile à certains moments. Le casting est surprenant de justesse (à une exception près). Une jolie histoire à laquelle on aimerait croire se concluant par une fin qui, reprise de façon mal intentionnée, pourrait donner raison à un débat nauséeux et glissant dangereusement vers l'amalgame. Un peu plus de profondeur n'aurait pas fait de mal à ce mythe de la putain et son prince à la sauce ukrainienne. #movie #review
Un film très impressionnant dans sa montée en puissance, au suspens qui va crescendo, malgré son côté assez minimaliste dans sa forme et en rapport à certaines longueurs, surtout le début, ce film est d'une profondeur incroyable et d'une magnifique beauté humaine. Du grand cinéma, à ne pas rater!
Mal joué. Pas crédible du tout (la scène de la "fête" notamment...). Des longueurs inutiles. Bref un mélange raté. Pourtant les ingrédients étaient luxueux (histoire entre un mec homo et un prostitué est-européen).
Vu ce film en avant première à Paris. Bluffant. J'avais déjà aimé Les revenants, le précédent film de Robin Campillo, (adapté en série pour Canal+). Son deuxième essai en tant que réalisateur est un coup de maitre. Le scénario est d'une grande intelligence, à la fois surprenant et inventif. On est sans cesse surpris par la tournure que prend l'histoire. Les acteurs sont tous formidables, (mention spéciale à Olivier Rabourdin et à l'incroyable acteur qui interprète Boss, le chef de bande). La séquence d'ouverture dans la gare du Nord à Paris est d'anthologie. A voir absolument.