Snow Therapy
Note moyenne
3,3
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229 critiques spectateurs

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Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Les Arcs est un bien bel endroit pour y passer une petite semaine à pratiquer les sports de glisse dans un cadre idyllique. C'est ce que s'est dit ce jeune couple suédois qui a tout pour être heureux : une belle situation pour Monsieur, un physique engageant pour l'un comme pour l'autre et deux jolis enfants, un garçon et une fille. Seulement voilà : une vilaine avalanche, si belle à filmer de loin, mais si inquiétante lorsqu'elle se rapproche de vous, va gâcher le séjour de nos chers Scandinaves. Tomas en effet a peut-être la carrure d'un Viking, mais il n'en a pas le courage. La preuve en est que, devant le danger imminent, il s'enfuit à toutes jambes, laissant femme et enfants face au péril et revenant quelques instants plus tard à l'endroit qu'il avait déserté, comme si rien ne s'était passé, une fois que la menace est écartée. L'intrigue est mince et va se concentrer sur les réactions du couple à l'issue de cet épisode qui aurait pu virer au drame. Ruben Östlund nous donne à voir les effets de la crise conjugale qui va s'ensuivre. Et là survient le bonheur du film. Car ce qui eût pu plonger le spectateur dans des abîmes de psychologie bergmanienne va donner lieu à une description sociologique d'un couple, qui scrute les moindres détails de sa vie quotidienne. Superbes instants où l'on voit le mari et la femme occupés à des soins de toilette : ce qui pourrait paraître anodin devient une somme de petits moments où l'exaspération et la nervosité se font de plus en plus évidentes. La critique de la société bourgeoise avec ses faux semblants, ses prétendues valeurs, ses rêves de confort tout artificiel s'étale devant nous, mordante mais sans excès. La litote et le sous-entendu valent mieux selon Östlund que la rage et le poing fermé. Et la nature est prise à témoin, immense et parfois inquiétante lorsqu'un brouillard s'empare des cimes et brouille les pistes, isolant les personnages et les amenant littéralement au bord du gouffre. Quelle belle métaphore pour un couple qui se cherche et ne parviendra que moyennant bien des tâtonnements à se retrouver ! Or, en dépit de la situation, le film comporte des moments fort drôles et c'est peut-être cet humour à froid (normal, nous dira-t-on, vu les conditions climatiques) qui retient en priorité notre attention. Ce sont de petites choses qui vont susciter le sourire du spectateur, ces petites choses qui traduisent la distance du réalisateur face à ses personnages. Il y a du Kaurismäki et peut-être même du Tati chez ce metteur en scène qui sait admirablement interroger la société de son temps, ses illusions et ses faiblesses.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2015
Ce film au synopsis plus qu’intéressant vaut par la beauté de la photo des plans soignés une mise en place des événements somptueuse. D'un point de vue cinématographique pur le film est une vraie réussite seulement s'intercale quelques défauts une longueur inutile de son scenario ou a d'autres moments des raccourcis malencontreux et un final qui me laisse encore plus que perplexe sur la motivation du réalisateur. Cela dit le film se laisse apprécié nous laisse infiltrer dans ce cauchemar familiale et sociale ou les personnages sont aussi perclus dans leur décision que désemparé de certains aspect de leur vie. Il fait partie de ces films qui sans emporter clairement mon adhésion laissera tout de même une empreinte filmique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 février 2015
Inintéressant. Une histoire qui aurait pu donner quelque chose, mais elle tient en elle-même sur 10 minutes. Le reste semble avoir été comblé par des plans de montagnes enneigées. De jolis plans, néanmoins. Mais c'est tout. Ne perdez pas votre temps...
monrod
monrod

122 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2015
un regard sur la faiblesse de l'Homme face à ses instincts, sur le poids social du rôle de l'homme et de la femme dans une famille, sur le courage face à ses faiblesses !!!! Mais aussi un bijou d'esthétisme , un travail d'orfèvre dans la composition des images et des images de montagne qui réveille mon amour pour ces paysages .
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 février 2015
Avec ce film scandinave on peut dire avec certitude qu’on reste aussi froid que l’est le contexte dans lequel il se déroule. L’exemple parfait du film d’auteur chiant et complètement hermétique qui plutôt que de faire plaisir à son public se complait dans un nombrilisme lénifiant et soporifique. Tout est hérmétique dans ce long-métrage, de la psychologie des personnages à la réalisation en passant par certaines séquences incompréhensibles.
Pourtant, l’histoire de cette famille en vacances qui va se morceler et se détruire petit à petit après que le père est abandonné sa femme et ses deux enfants lors d’une avalanche dont ils sortent sains et saufs pouvait laisser espérer une étude comportementale pertinente ou un drame poignant. Que nenni ! Le couple se disloque mais on ne comprend pas vraiment les réactions des protagonistes, dès lors difficile de s’identifier à eux et encore moins d’être émus par l’épreuve qu’ils traversent.
Qui plus est, les longueurs abondent, les plans fixes s’étirent à n’en plus finir et certains passages, notamment celui avec l’autre couple, n’apportent strictement rien de plus au film si ce n’est des scènes inutiles qui le rallongent encore plus. Et que dire de la réalisation poseuse et prétentieuse. On tombe parfois même dans l’absurde voire le comique involontaire. Ce « Snow Therapy » pourtant primé dans pas mal de festivals laisse de glace autant que les personnages désagréables qui l’habitent. Franchement, une thérapie ennuyeuse à fuir !
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2015
Un bon film qui démarre sur le grand moment de lâcheté du père face à une avalanche et le mal être de la mère de famille, mais quelques longueurs qui cassent le rythme.
Claire G
Claire G

18 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2015
INTENSE serait le mot qui définit le mieux ce film.
Un très bon film, original et émouvant. Je le conseille absolument à ceux et celles qui aiment aborder les questions existentielles.

La situation initiale présente une famille qui semble parfaite : de très beaux enfants, deux très beaux parents (Tomas et Ebba), de la tendresse, de l'amour, et de l'argent. Ce début souffre de quelques longueurs non nécessaires. MAIS ensuite...
Ensuite la complication, révélé au préalable par le synopsis, l'affiche du film, et la bande annonce (que je ne conseil pas de voir avant le film, si ce n'est pas trop tard !! elle est trop développé) : une avalanche, terrifiante mais sans danger. Le mari, pris de terreur, fuit, il abandonne sa famille. De cette instant de lâcheté s'en suit les réactions du couple qui tiraillent la famille. Le dialogue entre le mari et la femme est difficile. Des acteurs extérieurs à la famille, notamment le couple d'amis Mats et Fanni, permet un prisme assez génial, ils apportent leur perspective au spectateur. Mats et Fanni sont témoin du traumatisme vécu par le couple, ils se questionnent, et prennent une place assez généreuse dans le film. D'un coté ils expriment leur soutient, et dans leur intimité leurs questionnements : comment aurais je réagis ? Comment aurais tu réagis ? Par ailleurs ce second couple apporte un rythme au film, avec des entrecroisements de scènes. Il apporte également une fraîcheur et des pointes d'humour imprévisibles qui relâchent l'atmosphère intense, entraînant des rires incontrôlés dans la salle.

Je me suis particulièrement attaché à Mats joué par le très reconnaissable Kristofer Hivju (connu pour son rôle dans Games of Thrones). Son jeu est à la fois robuste et innocent, et les paroles du personnage sont pleines de comparaisons inattendues. Tout les acteurs sont très convaincants.

La montagne et le sport d'hiver sont une ressource intelligemment utilisés. Tout au long du film résonne le court et spectaculaire moment de l'avalanche. Après cette avalanche j'ai associé les majestueuses montagnes enneigées avec la notion du danger. Ainsi les scènes passés sur les pistes sont angoissantes. Chaque nuit les machines de l’homme travaillent sur les pistent, elles me rappellent que l'homme tente de maîtriser une nature qui peut le dépasser. De même quelques scènes dans un brouillard blanc épais entraîne un écran blanc, alors nous cherchons dans ce monochrome angoissant quelques indices. Les montagnes sont un paysage spectaculaire, monumentale, sensationnelle, inquiétant, il participe à l’atmosphère du film.

Enfin la musique est discrète, avec des sursauts sensationnels des Quatre saisons de Vivaldi. Elle permet de décrocher pour mieux s’imprégner. Mais ces climax ne sont pas judicieusement exploités, devenant gênants sur la fin, en décalage. La musique ne sert pas le film.
Max G
Max G

8 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2023
Tout est déjà très bien dit dans d'autres critiques sur le fil conducteur du film, à savoir la déchirure du couple face à la réaction lâche du père et la métaphore de la détonation et de l'avalanche. J'ajouterais que le film va même plus loin, en abordant le contrôle de l'image, de la prise de risque dans le couple et dans la vie en général.
De nombreux passages suggèrent ce deuxième niveau de lecture :
Il y a d'abord la scène où l'amie brune en couple libre parle de son mode de fonctionnement et dont on perçoit bien qu'elle se sent en sécurité affective, là où Ebba (le personnage féminin principal) s'aperçoit à la lumière de l'expérience de l'avalanche que son couple plus classique est assez fragile. Un peu à l'image de la fable du roseau et du chêne.
Il y a aussi la scène de ski des hommes, qui après des engueulades mémorables avec leurs conjointes côtoient un peu le risque en hors piste sans grande crainte, et on prend même le plaisir avec eux.
On retrouve encore cette métaphore de la souplesse d'esprit à la fin, où cette même brune décide de rester dans le bus et d'aider le chauffeur. On ne sait pas ce qui lui arrive par la suite, mais il semble que le film nous illustre ici l'avantage et le confort psychologique qu'il y a à prendre quelques risques et à lâcher prise.
spoiler: Enfin, toujours à la fin, le père reprend le contrôle de lui-même en abandonnant son image de père parfait et en proclamant "oui, je fume".
Un très beau propos tout en sous-entendu pour un très chouette film qui prend souvent les tripes. Mon premier coup de coeur de 2015.

J'en profite aussi pour une précision : le titre original du film est "Turist", le titre "Force majeure", qui semble apprécié par beaucoup, est celui de la sortie américaine. cf la page wikipedia. Dans une interview à Première, le réalisateur dit qu'il ne préfère aucun des trois titres et plaisante en disant qu'il aurait préféré "le charme discret de la bourgeoisie" :-) ! Et je trouve que ça montre encore davantage cette idée de la rigidité néfaste qui parcourt le film.)
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 février 2015
Gros sujet, avec beaucoup de choses intéressantes et importantes, qui qui nous a semblé pas traité au mieux...
Des passages longs, soit trop subtils pour nous soit pas assez explicités sur leur rôle ou intention (par rapport aux relations dans le couple "fracturé"),
Un fin un peu simpliste façon "happy end"
Bref, on est ressortis un peu déçus à circonspects, mais au moins ça a suscité des discussions sérieuses entre nous sur le sujet !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2015
Sublime. Sublime. Sublime. An outstanding film in narrative, style, story and acting.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 février 2015
Malgré quelques bonnes idées de mise en scène(j'ai beaucoup aimé les interludes paysagers ou la scène de brouillard-le blanc qui irradie l'écran)il faut reconnaître que la symbolique est lourdingue(Freud continue à faire des ravages)et qu'on s'y ennuie comme dans un film de Hanneke.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2015
Pour aimer ce film, il faut aimer la subtilité des mots, des non-dits, des regards fugaces porteurs d'une lourde éternité, des instants interminables où le poids de mots socialement inconvenants rend muet une équipe jusque là rigolade. Bref, ce film est destiné aux spectateurs qui décodent les attitudes et les codes sociaux...jusqu'à en devenir schizophrène (elle) ou paranoïaque (lui). On appréciera enfin de voir si bien rendu à l'écran la célèbre froideur suédoise, qui n'est pas feinte spoiler: , avec une femme qui n'hésite pas à terre son mari devant témoins en brisant et trompant un accord pourtant explicite établi dans ce couple
. Et cela devant témoins, ce qui est évidemment un sans-gêne énorme, un coup de poignard dans le dos du mari. Le manque d'empathie d'elle, de respect de la finesse des sentiments, et l'absence de pardon détruisent ce couple spoiler: dans lequel lui fait tout pour garder une bonne humeur artificielle (en France, on dirait que son épouse est une "pétasse" ou une tête à claques) tandis qu'elle fait tout pour le détruire subtilement : elle l'ignore, le délaisse, prend les commandes de la famille...
Là encore, il s'agit de techniques de harcèlement moral et lui fait mine de ne pas le voir. Mais il souffre, jusqu'à la rupture psychologique. Et la fin où elle demande au grand viking roux de porter la fille, spoiler: alors que son mari est là pour le faire, et se met à marcher aux côtés de ce même grand viking au lieu d'être aux côtés de son mari
montre que la messe est dite, la rupture est consommée...et lui rit béatement en pensant à on ne sait quoi...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2015
La scène qui nous frappe le plus est sans consteste la scène de l’avalanche, impressionnante de réalisme et complètement innatendue par le spectateur. Une famille suèdoise, Ebba, la mère, Tomas, le père, et leurs deux enfants, sont en train de déjeuner dans un restaurant au pied des pistes. Soudain, une avalanche programmée se déclenche. D’abord émerveillés par le spectacle de cette vague blanche et face à cette avalanche ne semblant pas s’arrêter comme annoncé, les vacanciers attablés commencent à prendre conscience du danger et un vent de panique finit par gagner l’assistance. C’est alors que, face à cette déferlante, Tomas prend son téléphone et s’enfuit, laissant Ebba et ses enfants, seuls face à l’adversité.
Le film semble véritablement démarrer à ce moment. Il s’agirait alors d’un film sur la place du père au sein de la famille, sur son importance, son rôle. Ce film pourrait donc avoir pour objet de s’interroger si, au fond, le bon père de famille, protecteur des siens, a complètement disparu du fait du changement des mœurs sociétales ou bien peut être, celui ci, n’aurait, finalement jamais existé. Peut-être serions nous victimes, simplement, de notre insconscient colllectif, imaginant le père comme un héros, un héros qui sauverait coûte que coûte sa famille, peut être même avant lui même. Ce serait passer à côté du film. Plus qu’un film sur ce sujet, Snow Therapy est en réalité un film qui s’interroge sur le couple et la valeur de l’être aimé. A l’image du film « mardi aprês noël », de Radu Muntean, qui peint avec minutie la fin d’un couple et détricôte non sans plaisir l’image que l’on avait de l’autre, Snow Therapy nous offre avec précision le spectacle d’un couple qui s’interroge sur ce qui fait qu’on aime l’autre, sur ce que l’on projette sur l’autre, nos fantasmes et sur la triste réalité qui fait de l’autre un homme, une femme, simplement, avec ses faiblesses. Faut-il y laisser la vie pour montrer à l’autre que l’on aime ? Faut-il l’aimer plus que soi-même ? Et sommes-nous vraiment fidèles à l’image que l’on a de soi ? En sommes nous la réplique exacte ? Ce sont les questions suscitées par ce film. L’avalanche est alors vu comme une métaphore du couple. Même programmé, maintenu, celui-ci peut déborder à tout moment, tout recouvrir et anéantir sur son passage.
C’est donc avant tout un film sur le couple.
Les enfants, le couple d’amis, entre parenthèses, excellemment joué, ne sont que spectateurs omniscients, presque voyeurs de ce couple qui s’interroge sur leur essence. Ils sont les réceptables de leurs interrogations. Il ne faudrait pas oublier les premières scènes du film. Incapables de tendresse naturelle, on sent un malaise évident lorsque le photographe demande aux protagonistes de se rapprocher pour rentrer dans le cadre. Leurs casques s’entrechoquent. Ils sont déjà loins l’un de l’autre. Puis, cette longue scène, lourde de silences criants et inquiétants où ils se suivent en skis sans savoir quoi faire…
Il est difficile de définir le film. Drame ? Comédie ? Le réalisateur ne prend pas le partie de se ranger dans telle ou telle catégorie. A l’image de ce couple, le film est indéfinissable, on ne sait pas. On ne sait pas vraiment ce que ressentent véritablement Ebba et Tomas mais, étonnamment, on est dans leur tête. C’est le bordel, la confusion, les sentiments contraires, les frustrations. A tout moment, cela peut déraper. A tout moment, ils peuvent rire, pleurer. Ils s’aiment c’est évident.
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 février 2015
Pour la forme, c'est encore un de ces gibiers de festival international: dispositifs de mise en scène voyants et affectés faits de longueurs et lenteurs compassées, de cadres chics et désespérément fixes, d'imperceptibles travellings avant, etc. bref, du cliché "arty" pour jury cannois.
Pour le fond, c'est pire encore, un galimatias glacé sur la lâcheté et le sentiment de culpabilité. Pas une once de vie là-dedans...Pas une once de cinéma non plus.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 février 2015
Vacances d’hiver aux Arcs, pour une famille suédoise, Tomas, Edda et leurs deux enfants. Alors qu’ils déjeunent sur la terrasse d’un restaurant d’altitude, une avalanche leur fonce dessus. Dans la panique générale, Tomas détale, abandonnant femme et enfants à leur sort. Apparemment, plus de peur que de mal… Sauf pour le couple qui va devoir soigner quelques traces douloureuses laissées par cette fuite précipitée !
Tomas est-il un lâche ? Edda le pense sans le dire. Et comme elle n’a pas de quoi être fière de son mari, le mépris s’instille sournoisement dans le couple. Dans un premier temps, Tomas dit juste avoir été « victime de son instinct », avant de craquer. Deux occasions lui permettront de retrouver une certaine estime de soi. D’abord lorsqu’ils se perdront sur les pistes noyées dans le brouillard. Puis dans un car, lorsqu’il verra Edda pas si différente de lui face au danger.
Dans un environnement feutré par la poudreuse, crissant comme un hors-piste, le suédois Ruben Östlund signe un film original, déjà multi-primé, sur la lâcheté ordinaire des hommes. La machinerie psychologique, froide et cynique, fonctionne parfaitement. Et si cette « thérapie familiale », fait parfois penser à Bergman, son auteur aurait aimé « piquer » le titre Bunelien « Le charme discret de la bourgeoisie ». De bonnes références tout de même !
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