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"Je suis vivant" est une sorte de polar / giallo plutôt original. Cependant, sans pouvoir l'expliquer je ne suis pas rentré dedans. Les enjeux du scénario ne m'ont pas vraiment intéressé, et j'aurais sans doute oublié ce film dans deux semaines tellement je l'ai trouvé anecdotique.
Présenté comme un "giallo déviant" (car il s'écarte résolument des canons du genre, pour épouser la fibre paranoïaque propice au contexte du Rideau de Fer), ce polar haletant, dont photographie est particulièrement soignée, bénéficie de la participation de (au moins) deux acteurs de renom : Jean Sorel, fleuron français du cinéma d'auteur (chez Visconti, Duvivier, Bunuel, ou encore dans le méconnu et admirable films à sketches "De l'amour", de Jean Aurel, d'après Stendhal) ; et, surtout, Ingrid Thulin, muse de Bergman alors couverte d'honneurs, que Lado fut estomaqué de pouvoir enrôlé dans son tout premier film !
Plutôt qu'un traditionnel giallo, il s'agit d'une thriller esthétisant en terre communiste, avec toute la mythologie totalitaire et sectaire que cela peut véhiculer... Avec une oppressante atmosphère kafkaïenne, justement accentuée par le quartier de Mala Strana (le titre original du film, que Lado ne parvient pas à imposer en France, laissant le distributeur céder à la facilité de ce "Je suis vivant !" qui pourrait faire fuir le cinéphile trop regardant - ou trop précieux) à Prague, où a vécu Kafka.
Bref, une belle surprise, bien au-dessus des prétentions ordinaires du genre, qui en ravira tout amateur éclairé.
Plutôt qu'un traditionnel giallo, il s'agit d'une thriller esthétisant en terre communiste, avec toute la mythologie totalitaire et sectaire que cela peut véhiculer... Avec une oppressante atmosphère kafkaïenne, justement accentuée par le quartier de Mala Strana (le titre original du film, que Lado ne parvient pas à imposer en France, laissant le distributeur céder à la facilité de ce "Je suis vivant !" qui pourrait faire fuir le cinéphile trop regardant - ou trop précieux) à Prague, où a vécu Kafka.
Bref, une belle surprise, bien au-dessus des prétentions ordinaires du genre, qui en ravira tout amateur éclairé.
Je viens de voir ce film en dvd, je suis assez surpris.
Le film reste un excellent giallo, mais qui semble plus influencé par Buñuel, ou les surréalistes en général, que par Bava. Ce qui confère au film une atmosphère étrange où le héros voit des images défiler devant ses yeux et qu'il tente alors de se souvenir à tout prix.
Les souvenirs étant la seule chose le raccrochant à la vie au fond.
Et puis, le propos du film sur le pouvoir reste assez sensé, on peut y voir une critique de ce pouvoir et de ceux qui le détiennent. En France ce genre de scène devrait être programmé à une heure de grande écoute que ça ferait pas de mal à certains!
Et puis l'interprétation des différents acteurs est fabuleuse, tout comme la mise en scène.
Le film reste un excellent giallo, mais qui semble plus influencé par Buñuel, ou les surréalistes en général, que par Bava. Ce qui confère au film une atmosphère étrange où le héros voit des images défiler devant ses yeux et qu'il tente alors de se souvenir à tout prix.
Les souvenirs étant la seule chose le raccrochant à la vie au fond.
Et puis, le propos du film sur le pouvoir reste assez sensé, on peut y voir une critique de ce pouvoir et de ceux qui le détiennent. En France ce genre de scène devrait être programmé à une heure de grande écoute que ça ferait pas de mal à certains!
Et puis l'interprétation des différents acteurs est fabuleuse, tout comme la mise en scène.
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