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softy76
40 abonnés
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3,0
Publiée le 18 août 2025
Un film qui a le mérite d'exister! Lyes salem est un immense acteur avec beaucoup de talent et un réalisateur intelligent mais son film manque de rythme et il a trop d'ambitions (l'identité, les moudjahidines, l'après révolution, les ambitions, les projets, les trahisons) cela méritait un film de 4h voire une série tv en 12 épisodes. Les acteurs sont bons et il y a quelques scènes fortes et qui reste en tête.
En tant que franco algérien ce film m’a beaucoup parlé car il dépeint bien comme un super projet post colonisation à été insidieusement battu en brèche par les intérêts particuliers de ceux qui étaient au bon endroit au bon moment à l’époque et qui ont pu s’accaparer certaines richesses
Film captivant qui raconte une très belle histoire d'amitié et de trahison. Excellente réalisation d'une fiction algerienne sur la révolution algerienne.
Avec Allo ciné ce n'est pas possible de faire une critique concise de quelques lignes. Ce n'est pas "assez argumenté" paraît il.
Je comprends maintenant pourquoi la plupart des critiques font 3 km de long.
Vous pourrez retirer ma critique à nouveau puisque j'imagine qu'il doit y avoir une interdiction de critiquer allo ciné dans vos règles de base. Tant pis, j'ai mieux à faire
Toujours est il que le film est très très lent (comme la scène du théâtre ou c'est quasiment l'intégralité de la piece qui est filmée). Donc je me suis franchement ennuyé, peut-être parce que le sujet traité (indépendance de l'Algerie) ne m'intéresse pas plus que ca et quelques vérités ou détails m'ont sans doute échappé. Le film plaira sûrement à ceux qui sont sensibles à cette période de l'histoire, raison pour laquelle le film est bien noté.
Faire évoluer des personnages sur une vingtaine ou une trentaine d'années n'est jamais un exercice facile. Cela impose toutes sortes d'ellipses et de raccourcis qui nuisent à la compréhension du récit. L'Oranais n'est pas parvenu à surmonter ce handicap, en dépit de caractères attachants et bien campés. Certaines scènes sont réussies et traduisent bien l'état d'esprit des Algériens à certains moments de leur histoire, en particulier l'illusion que leur pays allait décoller et rejoindre les Etats industriels avancés en lançant des satellites dans l'espace. Le sketch sur les errements linguistiques d'un gouvernement qui entendait imposait l'Arabe littéraire que personne ne parle est lui aussi bienvenu. Toutefois l'ensemble manque de souffle et de rythme, les séquences sont souvent décousues. On remarquera aussi qu'on ne voit quasiment que des parvenus du régime, jamais la population algérienne, et que les femmes n'ont que des rôles très effacés, alors qu'elles jouèrent un rôle très important dans la lutte de libération nationale. On reste donc un peu sur sa faim...
Les films sur la guerre d'Algérie sont rares et ne commencent qu'à peine à être traités au cinéma. Le réalisateur Lyes Salem qui est issus du métissage culturel des deux belligérants fait partie de ces réalisateurs qui essaient d'avoir un regard honnête et distancié face à ces événements. Dans ce long-métrage il ne traite pas vraiment la guerre en elle-même, mais les années d'indépendance qui ont construit l'Algérie actuelle. Il le fait au travers de Jaffar, combattant hésitant de l'indépendance, héros un peu malgré lui et spectateur de la politique post-indépendance. le réalisateur ne construit pas pour autant un film somme sur cette période, mais survole cette période en lui adjoignant une intrigue sur l'amitié et sur un de ces secrets de famille qui ont fait suite aux atrocités de la guerre. Le film prend son temps et à travers des flashbacks et dépeint la lente érosion du sentiment national des politiques au profit d'intérêts personnels. Si le film a un peu de mal à démarrer, on finit par se passionner pour le destin de cet homme aux premières loges du destin de son pays et qui pourtant n'est jamais touché dans cette innocence qui a présidé son engagement dans les fellahs. Une fresque familiale et sur l'amitié qui balaye les 25 premières années de l'indépendance de l'Algérie. Un beau drame, moins militant que “Hors-la-loi” ou “Indigènes” de Rachid Bouchareb, mais qui n'en est pas moins passionnant. Il serait dommage de ne pas l'avoir vu.
De l'art de rater sa promo quand on tient une pépite. Contrairement à ce que j'ai pu lire, je trouve les acteurs formidables notamment Lyes Salem. Un film avec une finesse rare sur le sujet. Et puis la bande son d'Amazigh Kateb...
L'Oranais est sans doute l'un des rares films Algériens qui nous prends dans tout un autre espace, on plonge dans l'histoire dès le début, on rêve , on espère et on pleure tout au long des deux heures de projection. Lyes Salem est sur les pas de Rachid Bouchareb,
Film courageux qui retrace un vague portrait, vraiment très édulcoré, de ce qu'a été, et est encore d'ailleurs, l'algérie indépendante. Des libérateurs, ces hommes de rien que le pouvoir a dénaturés, des hommes qui se sont battu contre l'oppresseur et qui le sont devenus eux mêmes... Des despotes corrompus qui n'ont eu de cesse d'asservir leurs frères pourtant libérés avec eux en 1962. Des algériens abusés et asservis peut être plus férocement encore qu'ils ne l'avaient jamais été. Même s'il peut déranger, tant d'un côté que de l'autre, et qu'il n'est pas dénué d'imperfections, le film a le mérite d'avoir été réalisé ce qui n'a pas du être chose facile.
"l'Oranais" aurait pu être un bon film, aurait dû être un bon film... Mais il y a quelque chose qui ne prend pas. Un manque de rythme dans la dramaturgie, une construction scénaristique un peu bancale, particulièrement dans les flashbacks, une approximation chez certains acteurs, des maladresses et un manque de rythme. Oui, "l'Oranais" aurait pu être un bon film, mais il se révèle long. Et quand un film paraît long, tout est dit. ( je pense aux 3 heures de "boyhood", si courtes tellement la réussite était bluffante) dommage.
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1,5
Publiée le 20 juin 2015
Dans le fond, le film est plutôt intéressant, mais le traitement est superficiel, la mise en scène est trop scolaire, ça manque d'émotion, il n'y a aucun rythme ni intensité, les acteurs ne sont pas très bons et tous ces détails font que le film est décevant et surtout ennuyeux ce qui est dommage tant le sujet était prometteur.
Même si on est très loin du nombre de films ayant comme cadre la 2ème guerre mondiale et ses conséquences, la guerre d’Algérie a généré, petit à petit, une quantité intéressante de scenarii, et ce, des deux côtés de la Méditerranée. Peu, toutefois, se sont intéressés, côté algérien, à ce que sont devenus les combattants une fois obtenue l’indépendance. C’est tout l’intérêt de "L’Oranais" de se pencher sur ce thème. Pour traiter son sujet, Lyes Salem a choisi de mettre en scène deux amis d’enfance, Djaffar et Hamid, qui ont partagé la vie dans le maquis entre 1957 et 1962 et qui se trouvent face à des choix lorsque la guerre est terminée. Ce qui se passe entre eux se partage entre ce qu’on peut (ce qu’on doit?) cacher, même à son meilleur ami, lorsqu’on est impliqué en tant que résistant dans une guerre et ce qu’on peut, ce qu’on veut devenir, une fois la guerre gagnée et qu’on se retrouve du côté du manche. D’un point de vue historique, "L’Oranais", en nous montrant la fragilité et les hésitations d’une jeune nation, est un film important. A plusieurs reprises, Lyes Salem apporte la preuve d’une grande maîtrise dans la mise en scène. Moment particulièrement fort lorsqu’un spectacle de pantomime retrace, devant un Djaffar plein d’émotion et des spectateurs enthousiastes, une « histoire officielle» quelque peu arrangée de « L’Oranais ». Par ailleurs, Lyes Salem n’oublie pas d’utiliser de temps à autre le sens de l’humour qui avait fait le succès de Mascarades, son premier long métrage. La scène sur l’utilisation obligatoire de l’arabe littéraire en lieu et place du dialecte algérien en est sans doute le meilleur exemple.
Alors la grande fresque romanesque pourquoi pas... mais on est pas obliger de faire un téléfilm à la mise en scène plate et au jeu des comédiens souvent caricatural quand il n'est pas mauvais. Ceci d'autant plus qu'on à l'impression d'être pris pour des abrutis notamment lorsqu'on nous fait un petit recap' de l'histoire à mi-parcours... Bref, le fait de s'intéresser à un sujet comme la guerre d'Algérie ne fait pas tout.