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Gilles 3169
8 critiques
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1,0
Publiée le 2 mai 2026
Film lent et dont le message me semble sorti de la tête d'un jeune adolescent souffrant. Thèmes abordés survolés au mieux. Techniquement beau et maîtrisé mais l'intrigue est lente et on s'ennuie. De la peine en sortie de film pour ces acteurs qui méritent sûrement mieux que cette fin et que dire du décor naturel maltraité gratuitement. Je ne partage pas les avis positifs il lui manque du (bon) sens
Film indépendant américain revigorant. 1988, dans un Texas paumé qui vient d'être ravagé par des incendies extrêmes, deux gars réparent les routes et une amitié fraternelle naît peu à peu. La nature, le silence et les animaux pour compagnie. Emile Hirsch (Into the Wild) et Paul Rudd avec un jeu aux petits oignons et l'alchimie étincelle alors. Un très bon film, sans prétention mais qui met particulièrement de bonne humeur.
Un film intimiste au rythme un peu trop contemplatif pour réellement attirer l’attention du spectateur qui la plupart du temps s’ennuie même si on peut grandement apprécier les prestations d’Emile Hirsch et de Paul Rudd.
Petit film sympathique dont l'intrigue tourne uniquement autour des deux personnages principaux, bien incarnés ici par Paul Rudd et Emile Hirsch. On se délecte de leurs échanges et de leurs personnalités décalés. Pourtant, on ressent vite l'absence d'une direction narrative et le fait que le cinéaste, David Gordon Green, n'a finalement pas grand chose à raconter.
La bonne mise en scène et l'excellente BO contribue à mettre en place une petite ambiance agréable à défaut d'émotions et de passages marquants.
"Prince of Texas" est un bon film mais qui manque un peu de consistance et de contenu.
David Gordon Green prend une nouvelle fois la température de ces hommes pour qui tout fout le camp, il s'y colle avec abnégation et immense tendresse. Prince Avalanche est à titre personnel le troisième de ces films que je découvre après Stronger et Joe, à chaque fois, il manipule la tristesse et la mélancolie et la remodèle à hauteur tangible, proche des personnages qu'il bâtit et nous fait prendre en affection.
Paul Rudd viens d'ailleurs lui aussi comme à son habitude nous sortir une composition à la Paul Rudd ! A chaque fois, il manigance son coup et insère dans ses films cette petite gaucherie, on l'adore pour cela. Emile Hirsh que je n'avais plus croisé depuis belle lurette livre quand à lui une réelle démonstration de drôlerie bêtasse et illuminé. Un binôme que je ne vais pas oublier de sitôt.
Je me suis fais la réflexion lors de ce film sur le fait qu'il m'arrivais d'être une cible facile ... Sérieusement, c'est fou comme une petite envolée de caméra vers un ciel bleu, un branchage, sur un type qui s'allonge sur du bitume peu à ce point m'éclaté et m'émouvoir, enfin à ma façon quoi. David Gordon Green n'est pas Terrence Malik, il ne s'attarde pas, il magnifie néanmoins ce qu'il filme, et en cela il creuse une digue solide et admirable.
Un film qui tutoie la rudesse et qui pourtant fait constamment sourire. Un petit tour de force bien sentit.
Perdus sur une route au fin fond du Texas, déduction faite de la quasi-inexistence de trafic routier, Prince of Texas nous conte les aventures légères et épurées de deux perdants magnifiques incarnés par Paul Rudd et Emile Hirsch. Face à la caméra de David Gordon Green, réalisateur capable d'évoluer aussi bien du côté de la comédie facile (Délire Express) que du drame sombre et crasseux (Joe), le réalisateur nous entraîne ici dans une épopée qui trouvera grâce à nos yeux à mesure de son avancée. D'abord un brin déroutant, le film gagne en sympathie avec le quotidien de ces deux hommes que tout oppose et qui, à force d'échanges et de discussions, finiront par complètement nous séduire. Le tandem Rudd/Hirsch fonctionne à merveille et les deux acteurs finissent par nous décocher quelques fous rires alors que plane en parallèle sur le film, une espèce de sérénité dans leur solitude. Bercés par les belles images de cette forêt et par la musique d'Explosion in the sky, Prince of Texas fonctionne tout autant sur le fond que sur la forme. Un film qui prend son temps, qui ne le gâche pas et qui mêle adroitement douceur et humour pour nous laisser conquis malgré quelques flous inexplicables mais parfaitement intégrés à l'ensemble.
C'est l'histoire de deux gars qui doivent peindre une route perdue au milieu de nul part. Entre quêtes initiatiques, repli réflexif, recherche de la vie en autarcie, et recherche sur soi-même le film part avec de bonnes idées. La réalisation est pas mal, et les acteurs sont convaincants. Mais le rythme du film est lent, le scénario pas très captivant, et les péripéties sont très monotones. Après on peut analyser cette monotonie comme une analogie au tracé droit des grandes routes américaines, oui on peut chercher des réflexions tirés pas les cheveux. Mais ça n'empêche que pour un spectateur normal, le film est tire en longueur et présente quelque chose de moyennement palpitant. Une bonne expérience cinématographique cependant.
1987, des incendies ravagent des milliers d'hectars de forêts au Texas. Un an plus tard, Alvin et le frère de sa petite amie, Lance, sont chargés d'y rétablir la signalisation des routes et errent des journées entières à peindre des bandes jaunes sur l'asphalte au milieu d'une nature désertique en pleine renaissance. A priori, on ne peut pas faire plus différents que ces deux-là : Alvin adore ce job solitaire qu'il a pris pour subvenir aux besoins de son couple en vue d'une nouvelle vie et se retrouver là lui donne l'impression d'être un "homme de la forêt" capable de tous les exploits, Lance, lui, au crépuscule de sa jeunesse ne rêve que de retourner en ville le week-end pour "tremper son biscuit". Pourtant, aux travers de scènes contemplatives aux dialogues épars mais toujours lourds de sens, on va vite comprendre que ces personnages sont ensemble coincés dans une forme d'insouciance stagnante dont ils n'ont pas conscience (surtout Alvin). Ils ont oublié que le temps défile et fait son oeuvre dévastatrice sans les attendre. Certes, Lance l'a saisi mais ne sait pas trouver un sens des responsabilités qui lui servirait de boussole pour y remédier, se contentant de mésaventures futiles que son collègue prend un malin plaisir à écouter. Et, du côté d'Alvin, un dur retour à la réalité sera nécessaire pour qu'il se rende compte de sa situation perpétuelle de fuite face à son couple. Il leur faudra un certain temps pour saisir que les choses essentielles de leurs vies respectives disparaîtront tôt ou tard s'ils n'agissent pas pour elles, la réalité reprendra son dû de rêves à un moment ou à un autre et se rappellera toujours à eux -à nous- de la manière la plus abrupte.
Ce difficile réveil prometteur d'un passage tardif à l'âge adulte, David Gordon Green le filme avec une vraie tendresse pour ses personnages. D'ailleurs, il ne le fait intervenir qu'en bout de course, nous laissant avec un certain sens du burlesque implicite pour mieux juger -et nous amuser- du comportement infantile d'Alvin et Lance (la scène de la confrontation et de la bagarre de grands enfants qui s'ensuit) au milieu de séquences beaucoup plus profondes et souvent magnifiques. L'apparition de la vieille dame fantomatique recherchant inlassablement son brevet de pilote dans les débris de sa maison ("Tout cela c'est un peu comme des souvenirs de ma vie, j'ai l'impression de chercher dans mes propres cendres" dira-t-elle) est un des points culminants émotionnels du film tout comme cette retranscription téléphonique d'une rupture amoureuse illustrée par une route qui défile jusqu'à l'inévitable crash. David Gordon Green a parfois tendance à égarer un peu trop sa caméra dans la nature (il n'est pas un des fils spirituels de Terrence Malick pour rien) mais ces plans portés par la magnifique bande originale onirique d'Explosions in the Sky participent au charme de ce "Prince of Texas". Et il y a bien sûr ce duo parfait de comédiens, véritable plus-value du film, Emile Hirsch et Paul Rudd, des acteurs à l'aspect faussement juvénile qui épousent autant physiquement que spirituellement les contours de leurs personnages.
"Prince of Texas" se révèle donc être une virée existentielle réussie dans les forêts meurtries du Texas se ressentant aussi comme une renaissance cinématographique pour David Gordon Green, réalisateur talentueux qui s'était inexplicablement enfermé dans des comédies futiles (hormis "Délire Express"). La preuve, il passera encore à la vitesse supérieure quelques temps plus tard avec la claque "Joe".
Quand on lit le résumé de Prince Of Texas, on se dit que ce n'est pas son synopsis qui nous aura poussés à voir le film, mais bien notre curiosité. Résultats des courses, on aura bien fait, car l’œuvre de David Gordon Green est surprenante! On aurait même pu noter à la hausse le film et ajouter une moitié d’étoile, car bien que les débuts du film soient longuets et douteux, on finit par s'attacher à ces deux personnages sympathiques, Alvin et Lance. Mais ce n’aura pas suffi à me faire décoller comme je l'aurais voulu. Des irrégularités sont venues alourdir l’histoire, de petites faiblesses dans le scénario, des choses trop prévisibles et des longueurs. Heureusement, les acteurs étaient au top et nous auront encouragés à aller jusqu’au bout. En résumé, trop de parasites pour adorer l’ovni. PS Étonnant de voir Paul Rudd dans ce type de rôle!
Ne cherchez pas de scénario ici, il n'y en a pas! David Gordon Green nous donne juste à voir une mission de travail de 2 gars du coin, beaux frères au caractère opposé. Ca donne quelques situations plutôt marrantes mais peut être pas suffisamment pour intéresser 1h30 durant. C'est vrai que c'est un peu long parfois vu le peu d'événements qu'il arrive à ces deux mecs qui vont apprendre à s'apprécier un minimum malgré leur façon d'appréhender la vie radicalement différente. Malgré ce petit scénario, j'ai carrément apprécié cet ambiance réaliste, cette proximité avec les personnages. Personnages que j'ai fini par trouver attachants. J'ai immédiatement pensé à "Joe" que j'ai vu à sa sortie et cela ne m'a pas étonné d'apprendre qui était derrière la caméra... Cette façon de filmer m'a beaucoup plu mais je comprends que certains puissent trouver ça chiant et sans intérêt... mais réussir à rendre si belle à l'image cette nature presque "morte" vaut le coup d'oeil... Il faut juste prendre le temps d'apprécier.
4 personnages en tout et pour tout dont une femme, Joyce Payne de son véritable nom, que le réalisateur a rencontré sur les lieux même du tournage et qui est une vraie victime de l'incendie... Elle ajoute un côté retour sur terre face au duo d'hommes immatures, vieux ados un peu paumés dans la désolation d'une forêt qui reprend vie malgré tout. Si l'idée est bonne on regrette un peu le fond de l'histoire qui se résume à quelque chose près à leur rapport avec la gent féminine et ce, de façon plutôt primaire. Ca reste un joli film, maitrisé, avec une atmosphère douce-amère un peu hors du temps.
Prince Avalanche, c'est 4 personnes dont 1 victime d'un incendie, qui a été rencontré sur les lieux du tournage, 15 jours de présence, un budget simple : caméra, habits, location de matériel et salaire des acteurs. Ce remake d'un film islandais sera tout de même primé pour sa réalisation, mais ce que l'on retiendra est l'intimité dans lequel on s'immisce : un homme et son beau-frère tracent les routes perdues du Texas, entre eux va naître la confiance, la méfiance, la haine et l'amitié. Parvenir à ce résultat en 1h30 et connaissant toutes les contraintes, on ne peut dire que chapeau. A voir !
La bande-annonce de ce film m’avait intrigué et je me réjouissais de pouvoir enfin le voir. Las, le spectacle qui m’a été proposé était loin d’être aussi enthousiasmant qu’espéré et sans être ennuyeux le film se regarde d’un œil assez indifférent. En fait je n’ai pas vraiment compris le sujet du film… On passe quelque jour avec deux gars (beaux-frères de leur état) qui ont pour boulot de peindre les démarcations sur les routes du Texas, entre deux séances de travail ils font apparemment connaissance. Si les personnages sont vaguement attachants et parfois cocasses, on reste plus dubitatif devant les péripéties un peu insipides qui nourrissent une intrigue plutôt plate. Les personnages secondaires, fort peu nombreux, qui croisent le chemin de nos deux peintres, n’aident pas non plus à rendre l’histoire plus vivante et apportent même une touche supplémentaire d'incongruité qui n’aide pas à rendre ce film plus intéressant. L’interprétation de Paul Rudd et Emile Hirsh est solide et la manière de filmer de David Gordon Green plutôt belle, mais cela ne suffit pas à sauver un film dont l’intrigue manque sérieusement de nerf. Un film en somme pas ennuyant, mais qui se regarde d’un œil vraiment indifférent. À voir pour ceux qui sont des fans acharnés de cinéma indépendant américain, les autres ne perdront rien à l’éviter.
Un film sans prétention qui met en scène une amitié émouvante. David Gordon Green nous offre un petit film, ravissant comme tout, qui pourtant aurait pu tomber dans les affres de la prétention "sundancienne". Mais le cinéaste imprime une telle mélancolie à son film, que l'ensemble est un vrai objet émotionnelle, qui touche par sa simplicité et quelques plans ou scènes désarmantes de beauté. Les personnages aussi sont sans prétention,mais tellement attachants qu'on tombe vraiment sous le charme.A noter également une mise en scène naturaliste absolument réussie et une bande originale qui ajoute également à la mélancolie ambiante. Bref un bon petit moment qu'on ne voit pas passer avec un Paul Rudd comme jamais on ne l'avait vu.