"Love Is Strange" raconte l’histoire de Ben et George, ensemble depuis près de quarante ans, qui décident enfin de se marier après la légalisation du mariage homosexuel à New York. Mais peu après la cérémonie, George perd son emploi dans une école catholique, mettant brutalement le couple en difficulté financière. Contraints de vendre leur appartement, les deux hommes doivent vivre séparément chez des proches en attendant de retrouver une stabilité. Les deux comédiens apportent énormément de douceur et de naturel à cette relation de longue durée. Leur complicité paraît sincère, simple, profondément humaine. On croit immédiatement à leur histoire commune, faite d’habitudes, de silences et d’affection discrète. Ira Sachs filme tout cela avec beaucoup de retenue. Il refuse les grands effets mélodramatiques pour privilégier les petits moments du quotidien. Malgré la tendresse évidente qui traverse le récit, le rythme très calme et la mise en scène extrêmement discrète empêchent parfois le film de réellement bouleverser. On admire la finesse de l’écriture et la qualité des interprètes, sans toujours être totalement emporté émotionnellement.
Chronique sensible et cruelle mais un peu trop mollassonne d’une romance contrariée entre deux hommes qui se marient après plusieurs décennies de vie commune, portée par un casting attachant. 2,75
C'est une histoire d'amour entre deux hommes d'un certain âge, traitée avec une infinie pudeur, une immense tendresse, portée par deux acteurs exceptionnels. Les difficultés sociales et pécuniaires ne sont pas escamotées tant la société américaine, sous une apparence de tolérance, reste hostile aux homosexuels. Mais ce qui compte avant tout, ce sont les sentiments amoureux qui permettent de survivre et de faire face. Un très beau film.
Superbe histoire Film touchant sur la vie ordinaire de gens sans histoire... Pourtant a travers les vies simples de personnes l'histoire s'écrit... Le sujet l'amour la vie les sentiments... A voir absolument.. Cela coule on aime les gens leur vie...
Film tout en subtilité sur les thèmes de la famille, de la mort, et de l'homosexualité. Très belle histoire d'amour, loin des clichés. Des acteurs formidables. Bravo et merci !
cette chronique évoque les conséquences pour l'environnement familial, d'une décision de l'église (qui montre qu'elle peut rendre des gens malheureux plutôt que de faire preuve de soutien et de compassion). mais ce récit reste en permanence en surface, n'approfondissant pas les situations, à l'image du final, expéditif et qui tombe subitement par surprise! seule la tendresse de ce couple mis à mal (et peut importe qu'il soit homosexuel) reste touchante. il y avait bien mieux à proposer!
Un très beau film d'amour qui, grâce à l'atmosphère qu'Ira Sachs arrive à transmettre tout au long du film, semble inconditionnel malgré les épreuves que la vie met sur le chemin de ce couple. Les cadres sont très beaux ce qui permet une identification encore plus poussée.
Un film dans la veine de Brooklyn Village, le film suivant de Sachs. Même cadre new-yorkais bourgeois, même mélange de distance et de tendresse pour les personnages, même intérêt pour l’influence d’une situation financière sur les rapports humains, même finesse dans l’analyse de ces rapports et même pureté dans l’émotion. Le film est légèrement moins abouti et rythmé que Brooklyn Village, mais il est tout aussi sous-estimé à mon avis. Sachs a définitivement un style et un regard bien a lui, et les derniers plans du film sont magnifiques. Un cinéaste à suivre.
Léger, parfois trivial, voire anecdotique, le film prend son temps avant de déboucher sur un final bouleversant. En cela il ressemble à la vie elle-même. Très beau.
Ira Sachs réalise un beau film sur l'homosexualité. John Lithgrow et Alfred Molina incarnent un couple homosexuel qui veulent vivre ensemble en se mariant. Touchant, admirant , marrant, plein de sensibilités.
Belle psychologie des personnages ; ce film defend pas mal de choses ; pas cliché. Petit film avec de grands acteurs. Des vies. Tranches de vies urbaines. Plutôt mignon.
On peut dire de "Love is Strange" (le titre) qu'il ne colle pas à ce que propose le film : difficile, en effet, de voir l'étrangeté de cet amour ou même des conditions qui séparent temporairement les deux hommes. Comme titre au long-métrage d'Ira Sachs aurait plutôt convenu "Love is Sweet", tant l'ensemble est régi par une douceur constante; elle est en même temps appliquée au montage dans son refus de transitions brusques entre chaque scène, à l'écriture dans la mesure où aucun coup de force scénaristique ne vient s'imposer - l’ellipse finale n'est pas une surprise en soi - et enfin au jeu d'acteurs avec sur ce point une mention spéciale au duo Molina-Lithgow, capable en une poignée de secondes de faire ressentir la puissance des sentiments qui unit leurs personnages. En séparant le couple, on pouvait craindre que cette relation ne soit pas (ou partiellement) traitée; or, le film parvient à montrer avec justesse autant le dysfonctionnement de la famille accueillant Ben (John Lithgow) que la douleur de ce dernier d’être séparé de George (Alfred Molina). L’évidence de leur amour est retranscrite lors d’une scène bouleversante où, dormant dans un lit superposé, George descend pour rejoindre Ben avant de s’enlacer, un moment qui trouve son écho lorsque dans cette même chambre Ben parle au jeune Joey du sentiment amoureux. Grave et anodin, terrible et lumineux, « Love is Strange » n’essaye jamais de hausser le ton mais s’en tient à sa modeste cohérence formelle et rythmique jusqu’à une issue qui fait succéder deux événements contraires dans un bel élan de simplicité et de grâce. Un art de la douceur qui me donne envie de suivre le cinéma d’Ira Sachs.
Au début c'est bien; les personnages sont sympathiques, les dialogues sont intelligents, puis je trouve que le film a de moins en moins d'intérêt. Le film devient ennuyeux, puis ...