Mon âme par toi guérie
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131 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 septembre 2013
Mon âme par toi guérie...Le titre est particulier, la phrase est particulière aussi. Dernier film de François Dupeyron (Drôle d’endroit pour une rencontre, La chambre des officiers), oeuvre elle aussi particulière dans le fond et dans la forme.
Oui je vais défendre ce film qui ne sera plus à l’affiche dans une semaine, même s’il y a des moments chiants et des scènes non essentielles. Le pitch ? Fredi a peut être le don de guérison hérité de sa mère. Pourtant il le renie. Jusqu’au jour où il renverse un enfant qui va sombrer dans le coma.
Fredi, c’est Grégory Gadebois, ours au grand coeur, néanmoins un peu mal léché, qui est omniprésent et très convainquant. Plus encore, ce mec est bouleversant d’intensité, de fragilité, d’intelligence de jeu, et porte le film quasiment à bout de bras, et ce pendant deux heures chrono. En revanche d’autres personnages moins intéressants nous détournent de l’action et de l’affection portées d’emblée à Fredi. Son ami d’enfance, personnage lourd et pas essentiel, incarné par un comédien qui en fait des tonnes qui casse la poésie de l’ensemble et n’apporte rien à rien.
La mise en scène ne ressemble à aucune autre, surtout aujourd’hui dans l’ère du speed, car Dupeyron prend le temps de se/nous poser et propose de longs plans, des champs/contre-champs où celui qui parle n’est pas toujours celui que l’on voit. Il impose un rythme plutôt lent, dans une lumière du sud, orangé mais crue, un savant cocktail original que l’on ne voit pas souvent à l’écran. L’histoire racontée est triste, les personnage le sont aussi, le lieu, la côte d’Azur est également mélancolique, mais malgré cela le film propose un espoir, une petite lumière qui sauve tout.
Signalons une bonne fois pour toutes, que Céline Sallette est peut être la plus grande actrice de sa génération, et que sa composition d’alcoolique, rôle casse gueule à souhaits, remet pas mal de pendules à l’heure.
Ce n’est pas un film à mettre entre toutes les mains, mais c’est un film qu’il faut aider coûte que coûte. Je poste en même temps le papier de Grégory Marouzé dans lequel il fait état du coup de gueule de François Dupeyron sur l’état de la production dans le cinéma français d’aujourd’hui. Je recommande.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2013
Film d'une justesse absolue, enfin l'on parle de ce difficile "don" avec simplicité, transparence....... merci à tous ceux qui se sont battus pour que le film soit, merci aux acteurs merveilleux, merci pour tout. Une nouvelle porte est ouverte, espérons que cette lumière puisse taper dans la fourmillière des préjugés et idées reçues sur le sujet. Gregory Gadebois est sublime.
platycodon
platycodon

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2013
Très beau film, acteurs tous très bons surtout Gregory Gadebois, déjà repéré dans Toni et Angel. A voir absolument, lorsqu'on sait que ce film a eu du mal à trouver une production à cause de son originalité.
Merci Mr Dupeyron d'aller hors des sentiers battus et rebattus nous raconter une belle histoire humainement si riche.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2013
Magnifique film, très belle lumière et très belle photo, somptueuse interprétation de Grégory Gadebois !
Merci François Dupeyron de nous donner la possibilité de voir encore ce genre de films. Bravo.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 septembre 2013
Adaptation de son propre roman "Chacun pour soi, Dieu s'en fout" de François Dupeyron, ce film révèle Grégory Gadebois. Une belle réussite que je conseille.
Shaka666
Shaka666

63 abonnés 504 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2013
Ce film est décevant car quand on ressort de la projection, on a l'impression que le réalisateur nous a ouvert des tas de portes pour au final n'en refermer aucune. A comprendre qu'on reste sur notre faim, plein de questions restent en suspens, des scènes dont on se demande ce qu'elles signifiaient. C'est dommage car Grégory Gadebois est vraiment très bon. A noter quand même que parfois, la manière dont tout est filmé fait un peu mal à la tête.
Eloch
Eloch

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2013
Sur une route de bord de mer, Fredi roule à moto... Sur cette image, première du film, le générique commence. Pas de titre. C'est que l'âme, encore, doit guérir.

Frédi est présenté comme un colosse qui garde tout à l'intérieur et libère autour de lui la parole des autres. C'est un accident qu'il provoque, et un regard foudroyant qui le pousseront à accepter peu à peu le don que sa mère lui a transmit. Lui qui est si blessé, si incapable de tracer pour sa vie une ligne droite, s'engage dans une entreprise de guérison, donnant aux autres des leçons qu'à lui-même il ne s'applique pas. Il vit ainsi coincé entre son père et ses voisins et amis qui se déchirent plus ou moins. Il y a dans ce désespoir lattent des trouées d'humour, des moments qui jaillissent dans la vie. Le rythme du film est lent, saupoudré de scènes transitoires à moto, de cycles et des rencontres que fait Frédi. La caméra lui colle littéralement à la peau. Elle s'envole même jusque dans ses cauchemars en noir et blanc.

Et tout à coup, c'est le corps, son besoin de l'autre, sa souffrance, ses cris que filme François Dupeyron, comme une douleur inexprimable que la chaleur d'une main vient apaiser. La caméra suit alors ces personnages qui se parlent, se retrouvent, se perdent, espèrent et se délaissent. Elle vole parfois au dessus d'eux, souvent elle glisse de visages en visages mais surtout, elle suit indéfiniment Frédi dans ses errances...

Le film semble un petit miracle de bout en bout, à l'image des rayons du soleil qui accompagnent et bercent le visage de Frédi dans chaque plan. Comme si cet homme si détruit qui aspire les souffrances portait en lui une force de l'au-delà, qu'il n'est nulle besoin de rattacher à un dieu quelconque. C'est là, puissant, dévastateur et Frédi accepte dans tenter de comprendre. Il sait juste, qu'il y a l'avant et l'après et qu'entre les deux, c'est le vide. Comme après une crise. Ce trou, il se sent le seul incapable de le combler. Il sent qu'il ne peut vivre comme les autres. Mais il ne sait pas clairement comment il est. Il ressent, entièrement, tout, tout le temps.

Et, c'est ici que le film prend un nouveau tournant dans sa dernière 1/2 h, quand apparaît Nina. Une apparition véritable. Une incurable... Détruite, lessivée, massacrée, enivrée jusqu'à vaciller, elle est tout à coup la sauveuse ou du moins, celle pour qui, peut-être, il est bon de tenter de remplir le vide. Entre le moment où il la croise et celui où il la retrouve, le vide, l'oubli. Mais surtout la sensation tenace que quelqu'un a besoin d'aide...

On ne sait pas où vont aller ces deux là, ils ne sont pas même conscients d'être ensemble. La musique, très belle BO, de ce film emmène, chaque fois, les personnages plus loin. Elle arrive puissante et forte, brusque dans ce rythme parfait que prend le film où tout semble arriver avec une fluidité assez impressionnante pour sa durée (2h). Elle recouvre leurs voix quand ce qu'ils se disent compte moins que le fait de dire quelque chose, de couper la crise... Le choix des interprètes mérite d'être souligné, il est extrêmement judicieux. Gregory Gadebois à la stature imposante, à la voix douce et forte habite ce personnage, lui donne une consistance inattendue. Il est puissant. Les autres interprètes sont justes, bien dans leurs rôles. Et Céline Sallette, actrice à la présence irradiante, qui laisse son empreinte sur la caméra, était l'actrice parfaite pour ce rôle d'apparition, de corps blessé, qui ne marche plus droit... Elle reste longtemps dans la pupille du spectateur. Le film passe comme un souffle, il est parfaitement maîtrisé, il ne se passe comme rien mais tout se passe en fait, la tension est toujours présente, de savoir, ce que l'instant d'après, il se passera...Simplement simple et puissant. On serait bien restés plus longtemps mais le voyage de retour se terminait déjà...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 septembre 2013
J'ai eu la chance de voir une avant-première de ce film à voir absolument
Jeanluc.M
Jeanluc.M

26 abonnés 219 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2013
J'avais quelques attentes préconçues avant de me rendre devant l'écran, rien qui pouvait me faire passer un moment négatif, et pourtant... lorsque l'on traite ce genre de thème troublant et où la prudence devrait être la dominante selon moi (guérisseurs),

Ce qui m'a absolument dérangé dans ce film pourtant beau d'un certain point de vue a été totalement occulté par la présence d'honteuses blagues sur la Sainte vierge Marie, véritablement aimée, priée et adorée par des millions de personnes.

Que viennent faire ce genre de propos dégradant au sein du film ?!

Non ce n'est pas hasardeux selon moi, et c'est je trouve un peu limite...

Quel message le réalisateur veut-il réellement faire passer ?!

Cela m'a réellement gâché la séance... même si nos convictions sont opposées, quel intérêt d'aller souiller celles de millions d'autres personnes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2013
J'ai découvert ce film en avant première en présence de Grégory Gadeboy et du réalisateur
François Dupeyron
Une merveille, un film juste, touchant, rempli de lumière.
Un mélange sublime de dialogue, de paysage et de musique.
un grand bravo au réalisateur qui nous offre un petit bijou et aux acteurs qui sont formidables.
mati01
mati01

65 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2013
Les temps sont durs pour les petits films français, encore plus lorsqu'on tourne peu et avec des acteurs pas trop connus comme le fait François Dupeyron. Si les télévisions (le dernier grand distributeur) ne veulent pas vous aider, vous n’aurez pratiquement plus aucune chance de monter et diffuser votre film. C'est ce qui s'est passé pour "Mon âme par toi guérie", à cause du sujet pas forcément vendable mais aussi à cause du parcours du réalisateur qui, pour aider son ami Claude Berry, s’est un peu grillé auprès de la profession et du public pour « Trésor ». Ce ne l'a pas empêché de faire ce très beau film qui « mon âme par toi guérie » et de parcourir toute la France pour le présenter avec ou sans son acteur principal. Avec un talent de grand orateur qui donne l'impression que le temps s'arrête. On l'écoute parler du film, de la difficulté de le monter, de son expérience avec les distributeurs, de sa filmographie qui fait le grand écart (mais toujours avec le même dénominateur commun : le père absent ou blessant), la convention collective, sa relation avec le regretté Claude Berry qu’il a dû remplacer après 4 jours de tournage sur « trésor »,... Ce sont des sujets difficiles mais passionnants à écouter. « Mon âme par toi guérie » a donc été adapté du propre roman de Dupeyron ((car on n’est jamais mieux servi que par soi-même) « Chacun pour soi, Dieu s'en fout « et est réalisé avec trois bouts de ficelle, avec le plus possible de la lumière naturelle et des acteurs qui ont réduits leur salaire de trois fois pour faciliter le tournage. Le décor est réduit à quelques caravanes alignées, un hôpital, un café et une grande maison prêtée par une amie du réalisateur. Et le film est une merveille, un concentré de vie et de sincérité. Porté par un Grégory Gadebois (un acteur qui tarde à exploser) dans un rôle qui lui va comme un gant : un bourru au cœur tendre. On l’a déjà vu incarner parfaitement ce personnage dans « Angèle et Tony » (d’Alix DeLaporte) pour lequel il avait eu un césar en 2011. Ici, il incarne un homme qui refuse son don de guérison mais qui, à cause de ça, se coupe du monde et donc passe à côté de sa vie. Sa vie auprès de son père (Darroussin) qui s’est remis à parler après le décès de sa femme car « elle parlait pour nous deux », ses ami(e)s eux aussi dans un tournant dans leur vie, sa prostituée régulière qu’il va voir quand il est « en manque de contact » et qui est devenue une amie, ses petits boulots fonctionnels, sa fille qui pleure tout le temps et cette femme qu’il croise plusieurs fois et qui lui donne l’impression de devoir sauver. Cette femme au bout du rouleau qui arrive à un tournant de sa vie : mourir ou se relever. Céline Sallette incarne cette femme à fleur de peau, perdue, dépressive. Elle a cette façon de jouer, ce regard et cette voix qui nous poignarde en plein cœur. Une de ses meilleures scènes est pratiquement muette. Il y a juste le jeu du regard et des mimiques. Elle écoute pendant plusieurs heures les discussions entre Grégory et ses patients, comprenant ainsi qui il est, ce qu’il fait et sa présence à elle dans sa vie à lui, puis il l’a rejoint, lui fait des compliments qu’elle rejette d’un air catégorique (« vous êtes belle ».. « Non pas à cette heure-là non ») et l’incite à ne pas la sauver. Car « vous n’y arriverez pas, c’est trop tard » accompagné d’un très beau travail de lumière (d’Yves Angelo, dont le travail avait déjà été vu dans « tu seras mon fils » et certains anciens films de Dupeyron). Malheureusement le jeu de Céline n’est pas toujours juste lorsque son personnage est en état d’ébriété (ce qui est souvent) mais sa dernière scène (commune avec Grégory) est d’une incroyable justesse et est bouleversante. Il est amusant de savoir que ces deux acteurs avaient déjà joués ensemble dans la série « les revenants » où, dans leur unique scène commune, c’était elle la plus « saine », elle qui l’aidait à vivre, à se remettre d’aplomb, à revenir à la surface. En espérant qu’ils rejoueront ensemble à l’avenir (certainement dans la saison deux des revenants, sur nos écrans fin 2014) car il y a cette complicité, ce plaisir à jouer ensemble qui se voit, se ressent et qui est un plaisir pour le spectateur. Il en est de même pour la relation père/fils (Darroussin toujours très bon). On devine tout au long du film qu’ils ne se sont jamais vraiment parlés, et que le dialogue s’est mis en route lors du décès de la mère /femme, alors ces scènes-là pleine de pudeur sont très émouvantes. Que ce soit affalé dans le canapé avec une bière à la main, ou à la plage, tout mot est mesuré, rien n’est dit au hasard. Le film est un bout de vie, qui s’étale sur 2h. Une durée qui pourrait faire peur pour un film au scénario aussi « simple » mais le spectateur est embarqué à bord de la moto de Freddy en est même déçu que le voyage s’arrête aussi vite.
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