Derniers Avis : L'Amour est un crime parfait - Page 5
L'Amour est un crime parfait
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Simon P.
50 abonnés
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4,0
Publiée le 13 novembre 2014
Un nouveau style de cinéma. Thriller ultra bien pensé et maîtrisé (adapté d'un livre à la base mais bon quand même). Amalric, Viard ou le duo génial d'un frère et d'une soeur dont les échanges peuvent paraître très théâtrals j'ai remarqué. Maïwen et Podalydes très bon aussi. Un très bon film
Le compagnonnage des frères Larrieu avec Mathieu Amalric toujours centré sur l’expression d’une sexualité cherchant à s’échapper des sentiers battus s’enrichit pour ce quatrième travail commun d’une dimension comico-noire assez déroutante. La part de mystère et de perversité contenue, intrinsèque à la nature d’Amalric s’accordait fort justement au personnage du roman de Philippe Djian (Incidences -2010) que les deux frères ont choisi d’adapter pour changer un peu le décor de leur thème récurrent portant sur la difficulté à se frayer un chemin vers une sexualité libérée des tabous. Marc est un professeur d’université incapable de maîtriser les pulsions qui le poussent à séduire les jeunes filles en pamoison devant l’intellect brillant de cet écrivain raté échoué dans une université suisse où il survit malgré son comportement à la marge grâce à la protection de sa sœur (Karin Viard), bibliothécaire dont le chef du département littérature (Denis Poladylès) cherche en vain à obtenir les faveurs. Une tendance à frôler la ligne jaune teintée d’un sentiment d’impunité rappelant de loin la désinvolture incarnée par Gian Maria Volonté dans « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (1970), pousse fatalement Marc de l’autre côté du miroir, là où le prix des choses n’est plus le même. Etre totalement désincarné, incapable de se sortir d’une relation incestueuse avec sa sœur, Marc semble dépassé et souvent effrayé par son incapacité à l’empathie. Dès lors entretenant une relation amoureuse avec la belle-mère (Maïwenn) d’une de ses étudiantes disparue il s’en remet à la providence pour trouver une issue à sa douloureuse confusion des sens. De quel côté va tomber la pièce ? Le grand amour purificateur ou la confrontation inacceptable avec l’indicible ? Les frères Larrieu qui marient assez adroitement le film noir à suspense et leur penchant irrépressible pour la provocation sexuelle baroque nous mènent avec le troublant Mathieu Amalric pour guide jusqu’à cette acmé dramatique où le film épouse pour un court moment les codes du film de genre. Un exercice de style convaincant certes non dénué de quelques longueurs et digressions inutiles mais assez réjouissant grâce à des acteurs remarquablement dirigés.
Il y a les frères Coen, surcotés notoires, les frères Dardenne et leur cinéma exigeant et humain et les frères Larrieu ici en France plus difficiles à cerner tant leur filmographie est inégale. Après le surprenant tableau de maitre « Peindre ou faire l’amour », « Le voyage aux Pyrénées » nous avait laissé à quai. Et l’horrible « Les derniers jours du monde » nous avait carrément fait souhaiter le dernier film des frères.
Peut-être que c’est une des raisons qui rends sympathique ce film là. Partir de si bas pour remonter vers les cimes. Le scénario est volontairement mis au second plan...
Une belle déception vu la brochette d'acteurs! Je n'ai jamais réussi à rentrer dedans essentiellement à cause de l'interprétation que j'ai trouvé beaucoup théâtral particulièrement Amalric.... L'intrigue n'est pas bien captivante non plus alors que je pensais que ce serait le point fort du film... Le seul véritable intérêt, c'est la photo, le cadre est magnifique et donne une ambiance particulière au film mais ce n'est évidement pas suffisant pour s'intéresser à cette histoire logiquement pleine de suspense.... c'est vraiment loupé de ce côté là.
Thriller à la prose très littéraire qui avait pour ambition de ressembler à du Hitchcock, l'ambiance des décors neigeux de Suisse était propice à un climat inquiétant. Au final il n'en est rien puisque le film demeure bien trop sophistiqué pour maintenir l’intérêt durant presque deux heures, en plus de cela les personnages malgré un casting séduisant sont guère intéressants et approfondis. Il n'a que la mise en scène délicate qui permet à un film soporifique de ne pas sombrer.
Un thriller qui se révèle ne pas en être un étant donné que le suspense y est inexistant. Mais plutôt une comédie dramatique. Casting impressionnant (mis à part Maïwenn que j'ai du mal à prendre au sérieux), intrigue banale mais tout de même haletante. Bref, une bonne petite comédie dramatique sous couvert de thriller pour un film intéressant, ni plus ni moins. Mathieu Amalric est une fois de plus remarquable.
Un professeur de littérature en suisse, qui vit avec sa soeur, est un séducteur maladif. Ce qui frappe d'emblée c'est qualité de la réalisation, elle est tantôt aérienne, tantôt proche des personnages mais toujours dans une forme de distance neutre. Ensuite, comment ne pas parler des acteurs, Amalric en tête, le film pourrait être vu que pour eux. Enfin l'histoire compliquée à souhait, labyrinthique et tortueuse envoûte. Rien n'est évident tout est suggéré avec une grande finesse. Voilà un film dont on se dit, que le cinéma parfois cela produire cela, une aventure humaine inédite et fascinante. Un grand film.
Les frères Larrieu signent là un film habile, autant d'un point de vue plastique que narratif. Le jeu sur le mélange des décors est d'ailleurs passionnant, avec certains qui seraient partagés par tous les personnages et d'autres plus artificiels perçus par le seul Marc (Mathieu Amalric excellent). Mais le film va plus loin dans son étrangeté, avec un jeu d'acteurs globalement décalé, un humour singulier et un scénario pour le moins opaque. Ainsi, les Larrieu préfèrent miser sur les possibilités interprétatives du spectateur plutôt que sur une stratégie explicative, même si cette dernière est vaguement employée à la fin. J'émets cependant une réserve concernant la façon dont les personnages féminins tiennent le second rôle les unes après les autres. Cette disposition est quelque peu perturbante dans le sens où on ne parvient pas totalement à se passionner pour elles, ce qui crée un réel décalage par rapport au vif intérêt que l'on porte au personnage de Marc. Mais dans l'ensemble, le film est réussi grâce à sa façon de déconstruire les codes du suspense.
Une oeuvre étrange, sorte de polar sentimental à l'ambiance glacée et malsaine, teintée d'humour noir et de mystère. Les acteurs adoptent une diction littéraire, surtout Amalric, pour réciter des dialogues très écrits, ce qui accentue encore la dimension singulière de "L'amour est un crime parfait" (2014). On a comparé cet univers à ceux d'Hitchcock ou Simenon, mais on comprend un peu trop vite les grandes lignes de l'intrigue, même si les frères Larrieu souhaitent brouiller les pistes et nous réservent en effet quelques belles surprises dans le déroulement du récit. La mise en scène est inspirée, en phase avec le sublime décor montagneux et avec l'architecture splendide de l'université, cube de verre et courbes de béton, où chacun peut voir et être vu. Si les actrices ne déméritent pas, les personnages féminins qui entourent le héros sont trop peu définies à mon goût, si floues que l'empathie pour elles ne vient pas spontanément (sauf peut-être Maïwenn), ce qui empêche de se passionner pleinement pour leurs destinées respectives. On reste un peu à distance... Par conséquent, même si j'ai passé un bon moment, mon ressenti à l'égard du film reste ambivalent ; j'en attendais mieux mais je le recommanderais malgré tout, surtout aux amateurs de thrillers psychologiques.
Un film sympathique pouvant paraître un peu lent à certains moments. On aime largement la belle performance d'acteurs de ces quatre personnages suppléés par d'excellents seconds rôles. Peut-être que l'intrigue de ce thriller est un peu trop légère pour être intéressante. Les décors et surtout le campus universitaire sont agréables à l'image. A voir, sans plus.
Maïwenn, j'adore : la comédienne, la réalisatrice. On ajoute Mathieu Amalric, Karine Viard, Sara Forestier et on obtient un casting de Pros. Quant à “L'amour est un crime parfait”, ça sonne plutôt bien, ça accroche l'oreille. De quoi expédier direct mes fesses sur mon fauteuil de mon cinéma préféré.
Dès le démarrage, j'ai la nausée à force de voir la caméra emprunter ces routes sinueuses de montagne, mais je m'accroche et parcours ce chemin ingrat. J'arrive chez Mathieu Amalric, le prof séducteur autour duquel gravitent tous les autres personnages. Il est accompagné de Barbara, étudiante avec laquelle il passe la nuit. Au petit matin, Barbara n'a pas l'air de vouloir se réveiller. J'atteris ensuite à la Fac où enseigne le prof. Puis débarque Maïwenn, la jeune et jolie belle-mère de Barbara qui, apparemment, a disparu. Le prof, non content de se taper ses étudiantes, va aussi se taper la belle-mère, dont il tombera finalement amoureux. Parallèlement, Sara Forestier campe une étudiante nympho qui harcèle le prof. (utilité de la présence de ce personnage dans le film : ???). Et cerise sur le gâteau : la soeur du prof., Karine Viard, un peu/beaucoup strange, à la relation incestueuse avec son frère … encore plus strange. Bref, j'attends fébrilement le dénouement qui justifiera d'avoir posé mes fesses sur mon fauteuil de mon cinéma préféré … => La belle-mère de la disparue Barbara est en fait un flic et le prof., un tueur somnambule. Waaaah!!! Confus, mal ficelé. Déçue.
Un long métrage troublant et une atmosphère glaciale pour ce thriller. Des acteurs passables, sauf pour Mathieu Amalric plutôt alaise dans ce rôle de professeur charismatique et draguer. On rentre rapidement dans le vif du sujet, le rythme est volontairement lent, on cherche a alourdir l'ambiance générale. La mise en scène tient la route et les dialogues sont percutants. Un scénario très bien construit avec une intrigue bien ficelée et une fin originale.
Un thriller mou, sans grand intérêt. Ni les paysages, ni la musique relèvent le niveau. Un Amalric qui donne l'impression de lire son texte et une Maïwenn habituelle qui n'apporte rien de nouveau. Quant à l'intrigue, la mise en scène nous embrouille pour nous apporter une réponse toute simple.