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Georges C.
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5,0
Publiée le 23 octobre 2022
"Muriel", c'est l'histoire d'une jeune mythomane happée par des rêves superficiels. De son existence fade, entre une famille bouffée par un père autoritaire, des envies de mariage quelque soit le prétendant, elle arrive à perdre toute dignité en poursuivant des "amies" qui la méprisent et auxquelles, elle s'accroche comme une moule à son rocher. Le film est un voyage initiatique qui va la révéler à elle même. Il devient une délicieuse fable bercée par la musique d'ABBA. Une douce comédie aux teintes amères qui sait nous épargner toute forme de morale. Dans le rôle titre, Tony Colette est juste éblouissante, une chenille qui devient papillon, sans aucun effet de manche, juste sur son jeu de comédienne, elle devient sublime, irrésistible, même alors qu'on l'avait découverte moche et sans aucun charisme. J'avais découvert ce petit OVNI cinématographique lors de sa sortie en salle sans avoir été plus charmé que cela. C'est à force de le revoir que j'ai pris la mesure de ce bijou qui vous parle des apparences, de ce verni de la vie que Muriel finit par gratter pour se révéler à elle-même dans toute sa profondeur humaine. C'est aussi une sublime histoire d'amitié avec Rachel Griffith, elle aussi magique dans son rôle. spoiler: Je retiendrais comme symbolique, le long travelling de son mariage où l'on voit des gens venus l'admirer dans sa belle robe et qui cachent tous les autres, qui viennent lui flatter l'égo au point qu'elle ne puisse réaliser la présence des gens pour qui elle est importante, ce jeune homme qui l'aime sincèrement, sa propre maman et son amie Rhonda, malade et tellement seule.
« Muriel » de P.J Hogan, sorti sur les écrans en 1995, confirme la vitalité du cinéma australien dans tous les genres durant les deux dernières décennies du XXème siècle. Les comédies loufoques tout d’abord comme « Ballroom Dancing » (Baz Luhrmann en 1992) ou « Priscilla, folle du désert » (Stephen Elliott en 1994). Les films visionnaires et fantastiques comme « Mad Max » (George Miller en 1979, 1982 et 1985) ou « Panique à Hanging Rock » (Peter Weir en 1975). Mais aussi les drames intimistes plus confidentiels comme « Bad Boy Buddy » ( (Rolf de Heer en 1993) ou « Love Serenade » (Shirley Barrett en 1995). La liste est loin d’être exhaustive, débordant sur la première décennie du XXIème siècle. Film de quasi débutants avec P.J Hogan à la réalisation, Toni Collette et Rachel Griffiths dans les deux rôles féminins principaux, « Muriel » rythmé par les chansons d’ABBA se veut être une chronique provinciale tout à la fois vivifiante et désenchantée qui tente et réussit le pari de mélanger critique du conformisme social et familial, difficulté à s’affirmer au sein d’une petite bourgade où tout le monde observe tout le monde, éloge de l’amitié et promotion du dépassement de soi-même en bravant ses complexes et ses préjugés. Ses deux formidables actrices qui par la suite ont fait une carrière plus qu’honorable en Europe et aux Etats-Unis, diffusent une énergie et une émotion que l’on peut encore ressentir intacte 26 ans après la sortie d'un film qui n’a pas pris une ride. Elles sont incontestablement le gros atout de "Muriel" qu’elles portent gaillardement sur leurs déjà solides épaules. L’intrigue plutôt classique s’attarde sur la souffrance d’une jeune fille plutôt rondelette (Toni Collette a pris 20 kilos pour le film !) qui rêvant de mariage doit s’affirmer face au mépris d’un père (Bill Hunter formidable), monstre d’égoïsme qui la ramène en permanence à un statut d’inutile et face aux railleries de copines trop contentes d’avoir trouvé un souffre-douleur docile. S’appuyant sur deux actrices complétement engagées que rien ne semble pouvoir effrayer, P.J Hogan qui a écrit lui-même son film ne lésine pas sur les scènes tape-à-l’œil qui paradoxalement ne nuisent pas à l’efficacité du propos. La rencontre avec Rhonda (Rachel Griffiths) ,spoiler: jeune femme libérée, ne souffrant d’aucun complexe ni d’aucun tabou, va permettre à la chrysalide Muriel de devenir pour un temps le papillon Mariel. Une amitié indéfectible va naître qui quoique mise à rude épreuve par les accidents de la vie, va trouver une issue heureuse lors d’une scène finale libératrice portée par le fameux « Dancing Queen » d’ABBA, chanson hymne du film. Formidable ode à la vie et à ses valeurs cardinales, « Muriel » n’a rien perdu de sa force, signe des films importants de leur époque. Gageons que cela durera encore longtemps.
Comédie dramatique pas très connue, Muriel est une bonne surprise. L'histoire nous fait suivre une jeune femme - qui donne son prénom au titre du film - qui est une fille rejetée par ses amies et mal considérée par sa famille qui est assez spéciale entre un père ambitieux, une mère qui subie et des frères et sœurs qui ne font rien de leurs vies. Alors oui Muriel a le tord de souvent mentir mais dès les premiers instants on ressent de l'empathie pour elle et on est heureux de la voir changer sa situation. Pendant une bonne heure et demi on passe un agréable moment grâce notamment à l'ambiance qui est très lumineuse ce qui donne un film positif malgré quelques coups durs. L'essentiel pour une comédie c'est bien évidemment d'être drôle et ici la mission est bien menée, sans être hilarante on sourit à maintes reprises. Il faut dire que les personnages sont réussis et hauts en couleurs avec un casting très plaisant qui interprète tout ce beau monde avec en tête une Toni Collette rayonnante au sourire communicatif ainsi qu'un Bill Hunter qui campe parfaitement son rôle. Les dialogues eux sont sympas et les différentes relations entre les personnages fonctionnent parfaitement. Pour ce qui est de la réalisation, Paul John Hogan livre une prestation de qualité, efficace. Il en va de même pour la b.o. essentiellement composée de tubes du groupe Abba qui colle à merveille avec cette ambiance légère et énergique. Reste une dernière partie qui prend une tournure plus dramatique pas forcément attendue mais d'une belle justesse ce qui n'est donc pas déplaisant avant de conclure convenablement cette histoire avec un fin satisfaisante. Au final Muriel est un bon petit film qui vaut la peine d'être vu pour la fraicheur qu'il apporte.
Muriel's Wedding est un film potache et niais, mais dans l'ensemble ça se regarde, grâce à la performance de Toni Collette, la belle BO et l'ambiance sympathique. Vraiment pas incontournable dans le genre, un film moyen.
Muriel a peut-être tous les défauts du monde mais elle n'est pas gâtée par sa famille. Son père est un homme politique local magouilleur. Sa mère est complétement effacée. Une vraie coquille vide. Ses frères et sœurs, comment dire, sont tout aussi transparents. Ils vivent tous sous le même toit. Ne font rien de leurs journées. C'est curieux comme vie. Du coup, Muriel préfère s'évader. C'est bien normal. Entre deux chansons du groupe ABBA, elle rêve du prince charmant, d'un beau mariage avec une belle robe. Ses copines, si on peut appeler ça des copines, se moquent de son poids et de sa supposée laideur. Alors qu'avec un peu plus de confiance en elle, elle serait tout à fait charmante. C'est une vieille copine de lycée qui va lui donner le goût de vivre. Même si Muriel semble emprunter la voie de son père, la différence c'est qu'elle est suffisamment intelligente et sensible pour s'en écarter et retrouver le bon chemin. Sa maladresse, sa gaucherie font rire. Sa naïveté touche. Les drames humains qu'elles affrontent, son amie et elle, émeuvent. Il faut parfois savoir couper le cordon, bouger, même si ça fait mal, pour trouver sa voie. C'est mieux de le faire en compagnie d'une vieille connaissance en qui on peut avoir toute confiance. Comme ça, on peut se serrer les coudes. Tant pis pour la famille. Pour le mariage. Une amie, un boulot dans un vidéo-club (le pied) quand ils existaient encore, une petite maison. La ville pour les commodités. Le bonheur.
Petit film sympathique qui mêle humour, romance et drame, Muriel donne a réfléchir sur l'acceptation de soi. On y retrouve l'actrice Toni Collette qui tente tant bien que mal d'être la personne qu'elle souhaite et à réaliser son rêve qui est de se marier. Personne attachante et drôle, le personnage de Muriel va tout faire pour atteindre son but, jusqu'à se transformer et ne plus être elle-même. Sur fond du groupe ABBA, on suit l'avancée de la jeune femme au travers de son entourage pour le moins égocentrique, et l'on apprécie de la voir évoluer au milieu de sa famille et de ses « amies ».
L'accomplissement de soi
Ce film mêle très bien le côté complètement décalé des personnages et des situations plus ou moins extravagantes, ainsi que les moments pouvant paraître assez dramatiques même si l'on insiste peu sur ces émotions. On ressent bien l'idée de montrer un accomplissement de soi, une aventure au cœur de sa propre existence, alors que l'on est tiré vers le bas par la plupart des personnes qui nous entoure.
Un film appréciable en somme qui m'a permis de passer un bon moment drôle et attendrissant.
Muriel est un film que je voulais voir depuis longtemps, sans avoir jamais eu l’occasion, ayant entendu sa réputation très positive. Et bien, si je ne parlerai pas du tout d’un « feel-good movie » comme certains le dise, en revanche je soulignerai que c’est en effet un excellent film. D’abord le casting est mémorable de bout en bout. Le duo Toni Collette-Rachel Griffiths est énorme, et la première est géniale. Elle apporte tellement de subtilité à son rôle. Elle parvient à merveille à le rendre sympathique même lorsqu’elle est amenée à faire de vraies bourdes qui ne sont pas juste de petites bêtises, et que la naïveté seulement ne pourrait pas excuser. Drôle, touchante, elle porte à merveille ce personnage éponyme et lui apporte aussi une surprenante sensualité. Bref, c’est fin, et elle est entourée de solides interprètes qui ne déçoivent pas non plus. Evidemment Rachel Griffiths, au personnage non moins intéressant et qui offre une interprétation non moins remarquable, mais encore tout ce casting d’acteurs restés dans l’anonymat, injustement d’ailleurs. Il faut avouer qu’Hogan propose pour chaque personnage, même secondaire, une écriture brillante et que chacun présente un intérêt. Le scénario de Muriel pourrait apparaître basique, et on pourrait imaginer une bête comédie romantique, un film à la Bridget Jones… Mais non. Muriel est bien plus complexe que cela, et pourra déconcerter par son mélange constant de drame et de comédie. Car oui, Muriel c’est à la fois la couleur pimpante, la naïveté enfantine et les rires et la poésie qui vont avec, mais c’est aussi une tonalité plus sérieuse, celle du monde dans lequel évolue Muriel en fait. Il y a de vrais moments graves dans ce métrage, et une reflexion profonde sur la vie, le temps qui passe, les imprévus, bref, le film est tout le temps entre enchantement et désenchantement. Très dynamique, fluide à souhait, Muriel se laisse suivre avec un plaisir certain dès lors qu’on est prévenu que l’on ne va pas seulement rire ici ! Mais il y a tout de même des passages très cocasses. Formellement Muriel c’est déjà une bande son excellente. Rythmé par une grande galerie de tube pop et surtout par ABBA, elle est une actrice directe du film et vient surligner à merveille les scènes importantes et les sentiments du personnage. Mais Hogan signe plus généralement un film haut en couleur, généreux, doté d’une mise en scène brillante (par exemple la scène avec le taxi dehors est un bijou de non-dit !). C’est à l’image de la bande son, à la fois plein de finesse et de délicatesse et de rythme et de nervosité. Clairement, Muriel est un film qui appartient à ces rares réussites de l’éclectisme des genres. Aussi bon dans la comédie que dans le drame, c’est une chronique surprenante, détonante, poétique et grave qui donne envie de réfléchir sur soi-même, sur ses proches, sur la vie et la mort, bref, sur plein de choses. 5
Dans le genre comédie dramatique, Muriel est un petit bijou. Personnages attachants, dialogues incisifs, scènes jubilatoires.... un pur "feel good movie". Et Toni Colette est éblouissante.
Un film émouvant, troublant, souvent déjanté, dialogue ciselé pour tous les personnages, acteurs parfait, LE film de l'année 1994. A voir et à revoir, on ne s'en lasse jamais !! Muriel, you are the dancing queen !!
S'il faut souligner une certaine qualité dans les dialogues, parfois très incisifs, ainsi que quelques idées amusantes ou au contraire poignantes, le film me fait surtout l'effet d'un énorme fourre-tout, où l'on accumule les clichés pour apparemment s'en jouer, mais en donnant l'impression de naviguer à vue jusqu'au moment où on décidera d'en finir avec cette histoire. C'est une succession de saynètes autour d'une nana à moitié paumée qui se reprend en main et fait le grand saut dans l'inconnu. Heureusement que les interprètes sont à la hauteur et permettent de passer un bon moment.
Une comédie touchante et formidable. Elle a le mérite d'avoir découvert cette formidable Toni Colette. L'histoire est émouvante et pleine d'optimisme. Les seconds rôles sont parfaits aussi et le tout rythmé par la musique qui convient parfaitement au style. Réussi.
Une très bonne comédie dramatique de P.J. Hogan. L'histoire simple et touchante de Muriel, une fille boulotte, maladroite, attendant le prince charmant en écoutant ABBA et étouffée par sa famille entre spoiler: un père politicien cruel, une mère gentille mais dépassée et des frères et sœurs fainéants . Elle décide de partir à Sydney ou l'on voie ses choix, ses problèmes, ses désirs pour spoiler: au final réévalué ses rêves et accepté le réel . Rythmé par les chansons d'ABBA qui sont bien choisies. Toni Collette est incroyable dans le rôle de Muriel, Rachel Griffiths est attachante dans le rôle de son amie Rhonda et Bill Hunter est excellent dans le rôle du père de Muriel.
Un film drôle et dramatique ,des personnages incroyables et Toni Collette formidable comme toujours ! une actrice magnifique, elle mérite d être reconnue pour ses films et son authenticité .