Journal d’une femme de chambre
Note moyenne
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187 critiques spectateurs

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Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 avril 2015
Décevant "Journal".
Comme dans "L'Adieu à la reine" où, sous les yeux d'une servante, déjà jouée par Léa Seydoux, s'effondrait la monarchie, Benoît Jacquot s'intéresse aux rapports de classes. La jeune Célestine sert ses maîtres qui s'en servent. Entre conduite et inconduite, elle hésite pour choisir, à la surprise du spectateur - mais conformément à la conclusion étonnante du roman - une troisième et terrible voie.
Je me souviens avoir été enthousiasmé par le Bunuel, délicieusement libertin, subversivement anti-bourgeois. La gouaille de Jeanne Moreau y faisait merveille.
Léa Seydoux est une erreur de fatale de casting. Je ne comprends pas le succès de cette actrice que je trouve fade et monocorde. Cette fille de, au port aristocratique, à la lippe pincée, est aussi peu crédible en lesbienne peroxydée dans "la vie d'Adèle" qu'en soubrette tirée à quatre épingles dans "Le journal".
Le cinéma français ne manque pas de jeunes talents féminins. Pourquoi ne pas y faire appel ?
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2015
Quel intérêt en 2015 de refaire une adaptation de ce journal d'une femme de chambre après plusieurs adaptations dont la dernière a plus d'un demi-siècle? On me rétorquera que la lutte des classes, bien que larvée est toujours d'actualité. On me dira que l'antisémitisme de l'époque rappelle bien la montée xénophobe actuelle. Cependant, la vision du nouveau film de Benoît Jacquot ne me convainc pas tout à fait, non par son histoire, mais par le traitement.
Le film nous propose un beau portrait de femme en avance sur son temps par son envie d'émancipation qui se butte aux codes bien serrés d'une société étriquée. Le roman, autant que je me souvienne, s'attachait beaucoup plus à décrire une société bourgeoise se vautrant dans l'abjection, l'esclavagisme social et cachant sous une mise proprette des secrets inavouables. Si tout cela est présent sur l'écran, c'est le personnage de Célestine qui accapare la caméra. Et c'est là que pour moi le bât a blessé.
Mes lecteurs réguliers ricaneront en signalant mon masochisme à encore aller voir un long métrage avec Mlle Seydoux et penseront que j'ai encore fait une fixette sur elle. Point du tout ! Elle n'a rien à se reprocher cette fois-ci portant avec grâce le costume d'époque et, sans pour autant atteindre des sommets, fait plutôt bien ce qu'on lui a dit de faire. Ce qui m'a gêné c'est l'imagerie qui l'entoure dans le film. Pour nous montrer que Célestine a une capacité de réflexion supérieure à celle de ses maîtres souvent autoritaires ou prétentieux, en plus d'arborer une mine altière et à la limite de l'insolence, on l'a costumée comme une grande bourgeoise, changeant de belle toilette à chacune de ses sorties. On se dit qu'elle gagne rudement bien sa vie cette femme de chambre ! Du coup, on croit moins à son personnage et on se demande si Célestine/Léa Seydoux n'incarne finalement que le désir du cinéaste pour une belle jeune femme libre de son corps mais pouvant jouer aussi les femmes soumises. Un fantasme de réalisateur pour la soubrette d'un autre siècle, surtout que la caméra ne la quitte jamais, la filmant souvent au plus près, avec une préférence pour les plans offrant sa nuque. Tout cela est très joli c'est vrai mais détourne un peu l'attention de l'histoire.
La fin sur le blog
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 avril 2015
Je suis réellement fan de l univers dans lequel Jacquot nous plonge cependant certains elements sont evoqués puis ne sont pas mentionné par la suite du film ce qui crée une vide au récit c est dommage ! et la fin m a laissé sur le cul totaleme.t baclée !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2015
A la fin du 19° siècle, les Bretonnes qui venaient servir comme bonnes à Paris étaient appréciées pour leur courage. En bonne jeune fille d’Audierne, Célestine, était aussi suffisamment têtue pour résister aux ordres sans discernement des maîtresses de maison et même parfois pour ne pas succomber aux avances sexuelles des patrons. Quand elle arrive chez les Lanlaire, une famille bourgeoise de province, Célestine a donc déjà fait quelques places. Et elle n’est ni surprise de l’autorité de madame, ni des tentatives de monsieur pour exercer son droit de cuissage. La jolie femme de chambre en a vu d’autres…
C’est cette vie de soumission et d’émancipation que décrivit Octave Mirbeau en 1900 et qu’avant Benoît Jacquot, Jean Renoir et Luis Bunel ont adapté au cinéma. Dans la présente version, la peinture de mœurs prend le pas sur la critique sociale. Et si « les dessous nauséabonds du beau monde » y sont dénoncés, c’est pour mieux souligner les conditions d’exploitation des gens de maison. Mais point de révolte au bout. D’ailleurs le cœur de Célestine finit par battre pour le cocher/jardinier qui est loin d’être blanc/bleu…
La beauté est partout dans le film de Jacquot : maison richement meublée, parc soigné et toilettes des dames magnifiques. Lea Seydoux est aussi très belle. Même si elle semble davantage utilisée pour l’érotisme qu’elle dégage. Bref, la noirceur du « Journal » s’estompe dans la palette colorée du peintre. Malgré la volonté de moderniser le récit en dénonçant un antisémitisme galopant ou en montrant une héroïne capable de prendre sa vie en main, on reste sur cette impression de joliesse. Plus plaisant que dérangeant !
jacquesecret
jacquesecret

10 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2015
Je ne dirais que du bien de l'adaptation de Benoit Jacquot dont, je sais, sans avoir lu l'œuvre d'Octave Mirbeau, qu'il lui est plus fidèle...

Mais - mon grand âge... - j'ai vu en 1964 la version de Luis Bunuel, adaptée par Jean-Claude Carrière, en N & B, transposée dans les années-30 et avec d'autres "libertés" par rapport au roman. Célestine épousait le capitaine, lui fermait son caquet et finissait par le commander...Joseph allait ouvrir un bistrot sur le port de Cherbourg et hurlait avec les loups " mort aux métèques" . Ces remarques mises à part, un "grand Bunuel" tout de même..
.
L'inconvénient c'est que j'ai eu du mal à me défaire des comparaisons des interprétations. Jeanne Moreau était une Célestine plus garce que Léa Seydoux; Georges Geret un Joseph plus grande gueule et moins mutique que Vincent Lindon ; Michel Piccoli, un M. Lanlaire sous pression et obsédé sexuel parce que Mme Lanlaire se refusait à lui. Bunuel faisait d'elle une infirme (?) ne nommant pas sa frigidité; enfin Daniel Ivernel était un capitaine à la retraite fanfaron mais pas méchant comme l'acteur X...qui a le rôle; etc. etc.

Bref ! à tout prendre je préfère la version de Benoit Jacquot et je le classe comme un très bon film !
jaja77
jaja77

75 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2015
film pas trop mal mais sur lequel je le divise en deux. la première partie je l'ai trouvé excellente mais la seconde partie l'est trouvé moins bien faite cela devient un peu long et par moments ennuyeux et touche finale un peu mieux.il y a deux très bon acteurs, " léa seydoux " qui est sublime en femme de chambre ainsi que celle qui dirige la maison est pas mal en femme autoritaire par contre les autres personnages sont quelconques avec un " vincent london" qui tient un rôle inutile banal en homme presque muet parle très peu. je lui attribue quand même une note de 3 étoiles pour la bonne performance de " léa seydoux " qui nous fait vivre un bon moment durant la projection du film pas si mauvais que ça.
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2015
Bon j'avoue m'être un peu ennuyée non pas que le film soit mauvais mais il manque ce petit quelques chose pour en faire un très bon film Léa Seydoux joue toujours sur le même registre et Vincent Lindon était par moment inaudible
WutheringHeights
WutheringHeights

132 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2015
Benoît Jacquot filme avec classicisme et fièvre les humiliations de son héroïne, avec d'iconoclastes zooms avant sur les visages pour accentuer les émotions. Les seconds rôles sont aussi parfaits que les premiers (Clotilde Mollet, Hervé Pierre, Patrick d'Assumçao, Joséphine Derenne) et le cinéaste se range aux côtés des petits sans pour autant cacher quoi que ce soit de leurs turpitudes et, parfois, de leur vilénie. Un grand film sombre et fascinant.

LA SUITE :
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 avril 2015
Quatre ans après Les Adieux à La Reine, Benoit Jacquot retrouve Léa Seydoux pour lui redonner un rôle de servante asservie. Moult fois adapté, le roman de Mirbeau sur les rapports entre une bourgeoisie détestable et une soubrette avait fait, chez Buñuel, une œuvre culte. En grand amateur de portraits de femme, rien d’étonnant que son récit soit entièrement axé sur son personnage féminin et filmé d’une façon terriblement littéraire. Mais justement, à trop vouloir coller au texte original, avec pour unique parti-pris de faire déclamer à l’oral certaines de ses pensées intérieures, on est rapidement gêné par le jeu sans saveur des acteurs. Les détracteurs de Léa Seydoux seront ravis de la voir à ce point déplorable en récitant, sans jamais y croire, ses textes. Alors qu’ils sont censés incarnés incarner une menace omniprésence, les personnages sont finalement plus intéressants, sans doute grâce aux interprétations de Vincent Lindon, Patrick d'Assumçao et même Vincent Lacoste, qui donne un minimum de corps au drame de l’histoire. Même si la mise en scène est brillante dans sa façon de rendre étouffante l'oppression sociale et sexuelle dont souffre son héroïne, dans l’ensemble, le film est laborieux à regarder tant sa construction antichronologique n’arrive jamais à lui donner l’épaisseur qu’elle mérite mais rend au contraire sa construction psychologique encore plus insipide.
The Rotisseur
The Rotisseur

57 abonnés 496 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2015
Tout baigne dans le moyen. Impossible de trouver de bonnes qualités concernant "Journal d'une femme de chambre". Entre une réalisation classique, un montage archaïque et des acteurs qui n'exploitent pas leur jeu à leur maximum (hors Vincent Lindon), je n'en tire rien de spécial de ce film. Bien que la trame scénaristique suit sa route tranquillement et que le reste nous maintient captivé, ce film tombera très vite dans l'oubli pour le reste. Dommage, car l'esthétique des décors et des costumes est véritablement exquise.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 avril 2015
Benoit jacquot est un grand cinéaste que j’apprécie et qui est adoré par la critique , mais qu’à –t-il été s’affronter inutilement au journal d’une femme de chambre .Il a fait un film propret , sans odeur , déco SFP/Buttes Chaumont tout est propre et rangé et semble pas habité, costumes somptueux pour Léa , la femme de chambre est mieux habillée et maquillée que ses patronnes .Bonne interprétation même si on entend pas bien ce que dit Lindon qui murmure à peine avec sa diction digne de Dèmosthène lorsqu’il remplissait sa bouche de cailloux . Un problème de scénario sans doute corrigé grossièrement au montage qui fait surgir tout à coup l’histoire du tuberculeux à un endroit du récit ou on ne l’attend pas , seule audace un peu étrange du film .Bref on s’ennuie un peu , mais c’est pas grave on regarde la belle Léa , on regarde les mouvements de la caméra , les cadrages , on regarde sa montre et on se dit que l’on va louer le DVD du film de Bunuel qui nous avait laissé un meilleur souvenir.
virnoni
virnoni

110 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2015
Attention BA trompeuse. J'ai longuement hésité avec "pas terrible" mais pour le jeu des acteurs et la réalisation assez splendide de Benoit Jacquot je met un tout de même "moyen". Je n'ai pas lu le livre mais je n'ai pas adhéré à ce journal d'une femme de chambre et à sa description d'une époque sexiste, pauvre, violente. Pourtant, le début s'annonce prometteur avec une "bonne" acerbe et révoltée. Mais les flash back finissent d'achever l'élan de l'histoire et la fluidité du récit. On ne suit pas vraiment le changement qui s'opère chez elle et pourquoi elle se prend de passion pour le personnage de Gaston, interprété par Vincent Lindon (pourtant brillantissime comme d'habitude dans un rôle pas simple du tout et aux antipodes de ce qu'il fait en général). Elle si libre et entière, elle vire sans véritablement de sens, malgré donc ses flash back censés nous éclairer justement dessus. Les personnages sont aussi trop antipathiques pour la plupart, comme dépourvus de sens moral, ce qui fini par lassés. La faute peut-être à une réalisation assez froide distante. Les mouvements de caméra sont pourtant plein de vie, au plus près des personnages, caressant presque leurs formes par instant, mais le rendu reste glacial. On s'ennuie au final vite et on se perd dans cette histoire noire et perverse. Reste des interprètes donc au diapason. Mention à Léa Seydoux qui décidément ose et se lance à corps et coeur perdu dans ses rôles, pour le plus grand plaisir du spectateur! Elle est encore une fois lumineuse et crédible, déchirante et mutine aussi. Un vrai spectacle à elle toute seule.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 avril 2015
Cette nouvelle adaptation du célèbre livre de Mirbeau, est sans aucun doute la plus fidèle au texte d'origine et la plus convaincante. Benoit Jacquot dénonce la servitude et la bourgeoisie rancie du XIXè siècle. Il ajoute une modernité à ce texte pourtant démodé, notamment grâce à des dialogues acérés et à Léa Seydoux, éblouissante en femme de chambre rebelle, insolente et sensuelle. Il dissèque la violence des discriminations sociales, sujet au combien actuel, et révèle la face sombre de cette œuvre. Au début, ce film fait penser à une tragédie burlesque, mais très vite grâce notamment aux flashbacks il se transforme en un récit sombre, âpre et implacable. Le personnage de Vincent Lindon, antisémite, mutique et misogyne, ajoute encore un peu plus de noirceur à ce film qui n'en manquait pourtant pas. Il dénonce également les inégalités entre les sexes encore plus criantes à cette époque où les femmes étaient considérés comme des personnes soumises. Un excellent film, plus actuelle qu'il n'y paraît, qui à certain moment fait penser à une toile de Renoir et à d'autres moments à un livre de Zola !
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2015
Je n'ai pas retrouvé le charme du livre qui lui, est magnifique. Ce film m'a laissé froide et indifférente. J'ai été gênée par les scènes d'amour que j'ai trouvé mal faites.
Il ne suffit pas d'avoir de bons acteurs ; il faut sentir l'époque et les contraintes de la vie provinciale d'alors. Les scènes du film rappellent le livre mais il manque le vécu authentique de cette femme de chambre, la difficulté de son état et comment elle parvient à survivre.
Dommage ; j’espérais un beau voyage dans le temps.
karadik
karadik

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 avril 2015
d un ennui !!! tellement décevant,aucune émotion . on a du mal a comprendre les acteurs ils n’articulent pas . un vrai somnifere
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