Derniers Avis : Journal d’une femme de chambre - Page 7
Journal d’une femme de chambre
Note moyenne
2,4
1432 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
188 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
24 critiques
3
51 critiques
2
63 critiques
1
23 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 avril 2015
Troisième adaptation du roman d4Octave Mirbeau , Journal d'une femme de chambre, réalisé par Benoît Jacquot. Si la réalisation est efficace, le film est ennuyeux au possible et l'histoire assez sans intérêt, étant donné qu'elle a déjà été traité à deux reprise au cinéma. Les effets de caméra, entre plan séquences, zooms et plan fixes sont orignaux, mais donne un sacré mal de tête. Léa Seydoux est certes très jolie, mais médiocre. Vincent Lindon est quand à lui bien plus expressif. L'apparition de Vincent Lacoste est ridicule, de plus qu'il a toujours le même jeu de l'ahuri endormi qui agace. Reste de beaux décors et de beaux costumes. Moyen malheureusement;
C'est un bon film, reprenant de manière très réaliste la vie de ces femmes au destin particulier. Tout va bien et pourtant il manque la petite flamme qui aurait fait un film remarquable. Je n'ai pas cru une seconde à l'histoire d'amour entre l'héroine et l'homme à tout faire de la maison. Encore moins quand dans l'épilogue elle dit "qu'elle fera tout ce qu'il voudra". Il faut dire qu'on ne comprend pas très bien ce que raconte Vincent Lindon qui, à force de faire l'homme des bois, est inaudible. Mais l'ensemble constitue une peinture sociale très intéressante et bien rendue.
Beau témoignage que ce film sur la condition de la femme au début du 20ème siècle. L'affiche du film le résume d'ailleurs assez bien : soumission entre autre. On est subtilement plongé dans ce temps qui n'est pas le notre et on va de découvertes en découvertes : les toilettes de l'époque (si bien portées par l'héroïne) et des thèmes plus graves : les conditions de vie des domestiques, leur exploitation, l'absence de liberté sexuelle de la femme. Léa Seydoux est parfaite dans ce rôle de rebelle juvénile. La caméra est si proche d'elle que le spectateur est comme invité à prendre sa place.......c'est pas mal de changer de peau le temps d'un film !!!
Je me suis ennuyée à de très nombreux moments devant ce film. Les acteurs n'articulent pas. Le ton sonne faux ... Le rythme lent aurait pu être charmant mais il ne fait que nous laisser le temps de consulter notre montre. N'ayant pas lu le livre, je n'ai pas saisi l'intérêt ni l'histoire du film.
On a du mal à être totalement convaincu par le film, qui souffre d'un rythme inégal et finalement peu abouti formellement. Mais impossible de ne pas être ravi par la prestation de Léa Seydoux, qui porte le film sur ses épaules par toutes les facettes qu'elle compose, notamment une dose d'humour très intéressante.
Troisième adaptation cinématographique du roman éponyme d’Octave Mirbeau ; Benoît Jacquot relève ici un gros défi, passer après Renoir et Bunuel. Début du XXème siècle, Célestine est une jeune servante au caractère bien trempé qui débarque en Province après avoir servi la bourgeoisie parisienne. Insoumise et très belle, elle attise la convoitise ; mais libre de son destin, elle choisira seule le destin qui lui convient... et son homme ! Cette chronique sociale est une dénonciation de la domesticité et d’une servitude proche, chronologiquement et dans la manière de traiter humain comme une bête, de l’esclavage. Tout y passe : rapports maitres serviteurs, sexualité asservissante, aspiration au changement de classes,… Par ce portrait fort de femme bien décidée à sortir de sa condition, Jacquot dresse aussi un portrait au vitriol d’une bourgeoisie décadente. Les maîtres et le voisinage offre une palette de bourgeois atrocement burlesques. Préférant bien souvent les petites phrases lancées dans sa barbe par Célestine à une voix off distante, il parvient à donner de la modernité à son propos et à son personnage principale ; la langue, dans ces moments n’est pas d’époque, mais les répliques tombent tellement justes. C’est là une des différences avec la Célestine plus insondables de Bunuel ; celle de Jacquot est « cash ». En matière de casting, il ne s’est surtout pas trompé en faisant à nouveau confiance à Léa Seydoux…pulpeuse en diable, déterminée, énergique… Un rôle sur mesure ; sur son dos tout le temps, elle nous porte de bout en bout. De nombreux seconds rôles aussi bluffant : la placeuse, la maitresse, le capitaine ; mais à nouveau pas convaincu par un Vincent Lindon platement énigmatique. Son personnage très ambigu est aussi traité à l’emporte pièce : une histoire de meurtre gravitant autour de lui tombant comme un cheveu sur la soupe et reste inexploité par la suite ; une étiquette d’antisémite collée en deux scènes… Dans son montage aussi, Jacquot présente trois flash backs pas toujours bien articulés. Et puis je suis resté interloqué par le choix final de Célestine ; elle si libre et insoumise. Chez Bunuel, elle ne couche pas avec le jardinier et épouse le voisin de ses maitres ; et parvient donc à s’élever socialement. Ici, sans dévoiler le final, elle a maintes occasions de s’extirper de sa condition par le haut ; et elle fera le choix d’une liberté et d’une ascension sociale toute relative. Belle reconstitution d’époque portée par une plus que convaincante Léa Seydoux malgré une faiblesse scénaristique assez importante autour du personnage de Lindon. A voir tout de même
Benoît Jacquot livre là un film qui, s’il se laisse regarder, a du mal à réellement capter l’attention du spectateur, notamment du fait d’une construction un peu étrange et d’une réalisation qui manque parfois de fluidité. Léa Seydoux est plutôt convaincante dans le rôle de cette jeune femme qui cherche à maîtriser son destin.
Une adaptation sans doute un peu trop lisse... On suit avec curiosité le parcours de cette femme de chambre, mais sans la moindre empathie. Non pas qu'elle soit antipathique, mais elle n'émeut pas, ne nous touche pas...
Une satire sociale féroce des Années 1900 merveilleusement interprété.... J'adore aussi la dimension que donne B Jacquot à ses personnages.... Surtout féminin !
À découvrir pour les amateurs de la complexité de l'âme humaine ! Film aussi esthétique par de bonnes prises d'images.
Nous étions curieux de voir ce film qui promettait, déjà au niveau du casting et de l'histoire en elle même... Eh bien, nous avons été très déçus dans pas mal de domaines. Les personnages sont caricaturaux avec beaucoup trop de clichés, des situations déjà vues dans d'autres films, les traits sont forcés jusqu'à la limite du ridicule ! On s'est assez vite désintéressé de l'histoire, ça manquait de rythme et d'intensité dramatique...C'est trop souvent surjoué par exemple,la scène du cambriolage et la patronne qui crie "oh mon argenterie" avec beaucoup trop d'exagération selon nous..à tel point que nous nous sommes esclaffés ! Le scénario truffé de flash-backs incessants accentue cette impression de gâchis... On aurait aimé bien plus de sensualité et d'érotisme notamment dans le personnage de Célestine (joué quand même avec charisme par Léa Seydoux) et là ce n'est que du glauque à tous les étages. Certaines scènes intéressantes en sont restées à l'état embryonnaire... Un film vraiment raté à tous points de vue !
Mais qu'est ce que c'est que ça ? Très mal joué, très mal écris, gros probleme de montage, un réalisation de téléfilm avec des fondus incessants et des plans completement resserré pour cacher la pauvreté des décors. Du sexe gras, des personnages antipathiques, des enjeux mal fichus et une fin à la française ou rien ne se résou, rien n'a avancé, et seule une pirouette est là pour nous laisser penser que quelque chose à changer. Je n'ai rien contre les biopic ou les films un peu naturaliste, mais quand en plus c'est mal fait, là c'est une torture. Sans le moindre intérêt. Lisez des livres sur le sujet s'il vous interesse, vous n'apprendrez rien dans ce truc.
Les amateurs de blockbusters américains devraient s'abstenir d'aller voir ce film et de donner leur avis car il est tout en finesse et en élégance, ainsi il serait apprécié à sa juste valeur ...
On perçoit rapidement l'approche voulue par le cinéaste et l'angle d'observation privilégié. Le réalisateur met en évidence la volonté d'émancipation inconsciente de l'héroïne dans une époque et une société structurée en quasi caste. Une femme seule, sans aucune éducation, ni soutien affectif, et malgré toute sa bonne volonté, n'a aucune chance d'émerger de sa condition sociale et tombe malgré tout sous la coupe rassurante et sentimentale d'un homme qui n'hésitera pas à l'exploiter. Le conditionnement reçu depuis son enfance, (femme, dominée, domestique etc..) prends le dessus pour un peu d'amour.. La réalisation est de haute volée avec une mise en scène travaillée au service du récit et des acteurs impeccables valorisant et justifiant cette version contemporaine. Léa Seydoux et Vincent Lindon impriment un bonus supplémentaire certain. Une belle réussite
Ce n'est pas que le film soit mauvais, c'est qu'il n'y a pas de film. Il n'y a pas eu match, comme on dit en foot. Le pire. Des images mais pas d'histoire, une belle actrice mais aucune sensualité. Les personnages sont édifiés "à la polonaise", leur caractère surgissent du vide comme des grands coups de katana aléatoire... ah! celui là est antisémite apprend-on du valet après une demi heure de grands silences mis en scène comme s'ils étaient révélateurs. Ah! Célestine (Léa Seydoux) est tombée amoureuse. Un meurtre. Un vol. Le film se résume à quelques pétards dans la nuit. L'histoire de notre femme de chambre est brossée par des flashbacks d'épisodes douloureux, là pour justifier son départ avec le valet qui n'est présenté que comme un sale type du début à la fin, censé nous rendre le départ avec Célestine incompréhensible. Mais tout est flou, rien n'émerge, on ne comprend pas bien pourquoi Célestine aurait envie de quitter sa maison, en quoi elle tombe amoureuse de lui, de quel mal souffre t elle au juste... Une énigme. Et tout cet argent du CNC ...