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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2018
Je n'avais jamais entendu parler de ce film jusqu'à ce qu'on nous le prête en DVD, connaissant notre intérêt pour l'histoire des sciences. J'avais donc un a priori plutôt négatif, vaguement condescendant, sur un film qui avait séduit un novice et qui - à coup sûr - ne m'en apprendrait pas beaucoup... Tout faux ! Ces trois femmes ont une histoire formidable, dans les coulisses de la technologie et de la science. La reconstitution des décors est bluffante, tout est au quart de poil. Chaque cravate est à sa place, chaque paire de lunettes est d'époque, crédibilisant cette rencontre un peu romancée de ces destins hors normes. Le contexte historique est bien dessiné, faisant curieusement écho à The Butler que j'ai vu il y a seulement trois semaines.
Certes les figures de l'ombre est l'un des meilleurs films de l'année 2017 tant il possède de nombreux atouts pour être l'une des percutantes reconstitutions des histoires de la NASA.
Déjà la reconstitution est juste parfaite, elle permet au spectateur de rentrer dans cette histoire portée par trois sublimes actrices qui sont l'âme, le coeur et la vie de ce film. Certes chacune ont des destins différents mais tous liés par la volonté de changer l'histoire de leur pays et nous suivons leur cause avec intérêt et surtout admiration.
Tout cela est très bien film et rythmé par l'une des plus belles BO de l'année dernière. Ce film est l'une des plus belles réussites du réalisateur Théodore Melfi, une vraie réussite.
Un excellent film qui fait du bien. Dur, dans les années 60, d’être une femme et en plus d’être noire. Quand on y pense, c'est une époque pas si lointaine... Les actrices sont remarquables, tout comme les personnages qu'elles incarnent, fortes et volontaires. J'ai adoré ce film, adoré le message, en plus ça se passe à la NASA, tout pour me combler. Le personnage de K. Costner est aussi excellent. Un film positif et intelligent comme il en faudrait plus.
Certes, il est d’un classicisme parfaitement assumé, pétri de bons sentiments et de valeurs typiquement américaines comme le sens du devoir ou le patriotisme donc puissamment calibré pour plaire au plus grand nombre. Mais comment résister à ces femmes de l’ombre, longtemps restée méconnues et enfin portées à l’écran ? Impossible en ce qui me concerne d’autant plus qu’elles sont interprétées par trois excellentes actrices. Cette mise en parallèle de la conquête spatiale et des droits civiques permet également d'aborder le ségrégationnisme, le racisme, le machisme, mais aussi la place de la femme dans le monde du travail et l’importance de l'accès à l'instruction. Un excellent film drôle, émouvant et plein de peps, tout à fait le genre de film qui vous met de bonne humeur à la sortie du cinéma. Mais je vous défie de ne pas avoir la larme à l’oeil à la fin du film.
Hiden Figures est tout d'abord un film qui soulève de nombreux sujets dont le sexisme , le racisme , le progrès et le surpassement de soi. Et il le fait très bien , en effet le film a un rythme soutenu et mélange bien les moments d'humour et les moments assez triste et ça grâce à de bons acteurs.
Hidden Figures m'a emporté. Et ce même si il fait partie de ces films qui te caresse plutôt que te confronte à la réalité, même s'il se base trop souvent sur des scènes caricaturales destinées à provoquer l'indignation de foules qui jouissent de se sentir supérieur à des us révolus et à des personnages manichéens. Hollywodd a lissé, rendu divertissant cette quête de respect mais elle n'avait pour cela pas besoin de créer des personnages aussi caricaturaux. L'ingénieur et la responsable sont désespérants ce ne sont même plus des personnes ils sont réduits au rang de créateur d'indignations, de véhicule de révolte. Pareils pour ces trois femmes, des super-héroïnes tellement parfaites qu'elles en deviennent irréelles. Quand on voit les 30 super cerveaux de la NASA rester bouche bée devant la démonstration de madame c'est trop facile. Enfin on ne pas se plaindre que pour une fois 3 blacks sont autre chose que les stéréotypes dans lesquels on les enferme habituellement : dealers, side kick vanneurs ou victime de banlieues. Hollywood fait toujours du divertissement, à la fin c'est toujours les américains qui gagnent et c'est fatiguant mais au moins ici le propos est utile et instructif.
Les Figures de l’Ombre : un audacieux mélange de conquête spatiale, de féminisme et de réflexion sur la question noire américaine. Des destins extraordinaires réunis dans l’Etat de Virginie des années 1960, alors en pleine ségrégation raciale. Les héroïnes principales traitant d’ailleurs avec force ce sujet puisqu’elle apporte un regard contraire à la résignation du peuple noir. Ici, elles combattent l’injustice et évoquent avec brio le sens du mot - acceptation - . Le contexte historique du film nous replonge au centre de la guerre froide qui oppose les Etats-Unis d’Amérique à la Russie dans tous les domaines quel qu’ils soient. La tension est donc maximale quand les deux peuples s’épuisent à être le premier à envoyer l’espèce humaine dans l’espace, et c’est là que le film tient toute son ingéniosité. Il tient un rôle de retranscription fidèle mais aussi émotionnelle tant il permet au spectateur d’actualiser sa vision de la science et des droits civiques à cette époque. Si la NASA avait déjà été le centre d'un film comme dans Apollo 13 de Ron Howard ou Armageddon de Michael Bay, dans Les Figures de l'Ombre tout y est présenter autrement, ce qui en fait sa force. Le scénario d’Allison Schroeder (réalisé à partir du roman de Margot Lee Shettery) intègre avec intelligence les mathématiques au cœur de l’action et donc réussi à rendre l’enjeu principal accessible à tous. L'autre thème principal, la ségrégation raciale des années 1960 en Virginie est abordé simplement mais avec beaucoup de charisme et de sentiments. Outre les images de Martin Luther King, les séparations "noirs-blancs" dans les lieux publics, la mise en scène offre des clins d'oeil mémorables telle la scène de la craie blanche pour développer les formules mathématiques au tableau. Le casting, c'est le grand point positif du film. Les trois actrices crèvent l'écran. En visionnant certaines scènes ont croirait presque assister à la suite de La Couleur des Sentiments (2011) tant le fil conducteur est le même et tant Octavia Spencer (La Couleur des Sentiments, Divergente 2 : L'insurrection) joue à la perfection offrant à chaque regard et chaque réplique une vague d'émotions tout comme elle le faisait dans le film de Tate Taylor. On retrouve aussi un Kevin Costner (Danse avec les loups, Bodyguard) au top de sa forme. Un rôle indispensable pour ce film comme pour le reste de ce casting cinq étoiles. Un film relayant le message d'espoir et de changement, d'avancée scientifique et de renouveau continu. L'histoire de ces femmes qui ont poussé les barrières dans de nombreux domaines nous emmènentdans les étoiles le temps d'une séance...
Le style est assez banal et on n'évite pas la caricature mais l'histoire de ces femmes a le mérite d'être intéressante et d'être portée par des acteurs convaincants. Quelques moments d'émotion à la clé en bonus.
Des faits réels romancés avec un peu de facilité et de manière attendu, la sauce hollywoodienne est trop présente à mon goût. Il faut reconnaitre que le sujet du racisme est toujours délicat à traité mais une fois de plus c'est trop clivé et manichéen. Ce qu'il y'a de beau comme message c'est qu'il faut persévérer et croire en son talent, en son potentiel pour être reconnu (tout est une question de volonté).
Les américains ont le don de trouver des histoires vraies pour nous émouvoir tout en se questionnant sur leur passé. Les figures de l'ombre montre une Amérique, post seconde guerre mondiale, où les blancs considèrent les noirs comme des sous hommes. Et là des femmes noires vont casser toutes ces barrières pour écrire une des plus belles pages des Etats-Unis avec la conquête de l'espace. A voir pour se cultiver et se rappeler.
Waouw!! Quelle claque historique. J’ai adoré le traitement de cette page d’Histoire. Le réalisateur a su placer objectivement le contexte social pour parler de l’une des avancées majeures du XXe siècle. Bravo aux 3 actrices qui ont porté ce film et à Kevin Costner !
Un récit touchant sur une histoire méconnue : celle de trois Afro-américaines en pleine Segregation qui ont su se rendre indispensables à la NASA grâce à leurs brillants esprits et leur détermination sans faille.
Un film très “woman-empowering”, positif, qui rend hommage à ces trois femmes d’exception.
Certains pourront objecter que LES FIGURES DE L’OMBRE est un peu too much : le film présente ainsi une communauté de la middle class afro-américaine croyante un peu trop idyllique, un patriotisme un peu trop appuyé, un féminisme un peu trop utopique et des héroïnes un peu trop parfaites… On répondra néanmoins que LES FIGURES DE L’OMBRE, en rendant un si bel hommage à ces femmes de l’ombre, porte aussi un sacré message d’espérance à propos de l’intelligence humaine !
Lumineuses et attachantes figures de l’ombre J’ai pris, ce lundi 18 septembre, un sacré coup de vieux en allant au palais des congrès (Montélimar). Dans une salle emplie de jeunes venus pour la projection aux scolaires des Figures de l’ombre, je suis encadrée par des lycéens d’Alain Borne, l’un venu avec son prof de philo, l’autre avec celui de physique. Il doit y avoir des profs de maths aussi, le sujet s’y prête : la remise à l’honneur de trois femmes noires qui, au début des années 60, ont contribué au succès de la NASA et de ses premiers vols dans l’espace. Confrontées à la triple difficulté d’être noire, femme et scientifique dans une Virginie ségrégationniste et misogyne, elles s’accrochent néanmoins et ruent (un peu) dans les brancards. Non sans mal, Mary Jackson deviendra ingénieure aéronautique, Dorothy Johnson Vaughan, responsable du service de programmation –en fortran- du supercalculateur IBM. Avec Katherine Goble-Johnson, qui calcule plus vite que son ombre les trajectoires des fusées, elles font partie des pionnières. Faire reconnaître leurs droits et gagner leur vraie place professionnelle prendra du temps, beaucoup de temps. Car, attendre 2015 et les 97 ans d’une femme pour la récompenser, est-ce bien raisonnable ? Dès le générique, je le sens bien, ce public de jeunes, aux visages assez monochromes. Tout au long du film, assez peu de brouhaha, une poignée de téléphones portables et leur petite loupiote intermittente, mais des applaudissements à chaque moment fort ou émouvant du film. Les baisers, déclarations d’amour ou de mariage font recette. Les comportements courageux sont soulignés, comme quand le chef détruit la pancarte des toilettes, en déclarant que noirs et blancs pissent de la même couleur.